“CARNET D’ÉMOTIONS” ET “FLEURS DE FEU” D’ALI BEDRICI. Pérégrinations au cœur de la passion humaine

Portrait de MedSouilah
Share/Save
L’auteur compte éditer très prochainement un roman et un autre recueil de nouvelles. M Bedrici voudrait faire profiter la nouvelle génération de sa carrière qui le mène encore dans les quatre coins d’Algérie.
Carnet d’émotions et Fleurs de feu, tels sont les titres de deux ouvrages édités par les éditions alpha et dont l’auteur n’est autre que Ali Bedrici.

 


Tel un voyage dans les profondeurs de la passion humaine, ces deux ouvrages présentent des similitudes à bien des égards tant sur le plan de la pensée que du contexte social dans lequel l’homme évolue. La femme aussi. À lire avec soin, Carnet d’émotions retrace la vie sévère de Fadhma, mariée très jeune à un mari difficile, et qui a prospéré dans un climat hostile et austère. Des empreintes de la guerre à la vie impossible, le héros de cet ouvrage nous rappelle la condition féminine en Algérie. Masculine aussi quand on sait le pourquoi des “retenues” sociales, des prohibitions, des interdits, des amours confisquées au grand dam des âmes et des proportions de souffrance que chaque être humain devaient subir. Dans le silence. Le style de M. Bedrici est pourtant simple. Tellement simple que l’on s’interroge pourquoi certains auteurs se compliquent la vie pour transmettre un message. Pourtant, il suffirait de le faire avec des mots simples mais aux portées savantes. M. Bedrici a fait appel à ses souvenirs d’enfance, de son entourage immédiat qui lui avait transmis les droits et devoirs. Dans la discipline et le respect de l’autre. D’ailleurs, il choisira de Fadhma son intelligence, sa beauté et son charisme pour aller vite chercher cette héroïne dans les profondeurs d’une Algérie souvent réduite aux misères. Hélas, ce recueil de nouvelles, à travers ces dix chapitres, dont Mission accomplie, Le destin incendie, Le courage du père ou encore Vengeance, se veut une invitation aux belles lettres soigneusement rédigées par les héritiers de la bonne vieille école, surtout de la vie. Dans ses élans lyriques, comme souligné dans la postface, Fleurs de feu complète par d’autres morts les contrastes de la vie. Mais surtout du quotidien. Et au poète d’interpeller : “Je peux tout gérer : sauf la mauvaise foi !” La sublimation est à son comble dans ce joli recueil de poèmes dédié à la vie “qui nous quitte”, à l’amour “mort”, au “ciel déchaîné” et passons. La touche de M. Bedrici est très particulière. De la sensibilité vers la veuve et ses enfants, de l’angoisse, de l’injustice, de la vocation humaine détournée jusqu’aux regrets souvent étouffés, l’auteur nous invite également à marquer une halte pour “regarder”, “écouter” et “toucher du bout des doigts” ces vérités qu’on n’admettra jamais.

Car, à défaut de se solidariser, de s’aimer et de s’entendre, les hommes entretiennent la rupture, la déchirure et la haine. Comme une interpellation aux consciences humaines, Fleurs de feu se veulent également un rappel à l’ordre. Après tout, la nature a horreur du vide. Ce à quoi M. Bedrici a remué ciel et terre pour faire entendre la voix d’un poète pas comme les autres. À sa modestie, chapeau bas !

 

F  B

 BIO-EXPRESS

Né en 1951 à Taguemount El-Djedid, un village situé à proximité des Ath Douala et Ouadhia, Ali Bedrici a suivi  quelques rudiments d’enseignement dans son village natal ainsi qu’à Ouadhia pendant la guerre de Libération nationale. Après l’Indépendance, il partira sur Alger avec ses parents alors qu’il n’avait que 11 ans. Après le retour de France de son père qui était moudjahid dans la Fédération de France (il a fait la prison et le camp du Larzac), Bedrici a réussi à se faire inscrire au cours de fin d’études à l'école primaire Les Orangers à Birkhadem où il a obtenu le CEP. L’année, suivante, il fut admis en 6e au CEG (collège d’enseignement général de Birkhadem) où il passera 4 ans jusqu’au BEG. Après le lycée Émir-Abdelkader de Bab El-Oued (bac), et en 1972, il entre à l’ENA d’où il sera diplômé en 1976. Après son service national à Tamanrasset de 1976 à 1978, il débutera sa carrière de fonctionnaire de l’administration territoriale qui lui permettra de connaître toutes les régions d’Algérie.

Par : Farid Belgacem

http://www.liberte-algerie.com


 

 

 

 

medsouilah@jijel.info

Commentaires

SANS  COMMENTAIRE !

 

Par isla - 06/02/2012 - 15:42

A propos : non seulement je suis haut cadre dans une organisation internationales,  j´ai une double nationalité !!! et mes intervention sur ce site font  partit de mon travaille. Et ben oui il y´en a des gens bien placé dans la scène internationale  qui sont entrain de vous lire et nous lire.

 

Par Le Petit Grand - 06/02/2012 - 16:04

dire alkhir une fois fi ahyatek, je suis un misérable au bled,  dirli les papiers, sauves une vie, aide autrui stp.........toi qui a la double nationalité (enfin si tu n'es pas mariée bien évidement lol)

 

 

Par isla - 06/02/2012 - 16:23

vous me dites aider ??? j´ai aidé et j´aide et j´aiderai . c´est la vocation de l´espris musulman . de jijel ville et hors ville on tend la main , on ná jamais aun nez de qulequún .si non pourquoi je poste des commentaires içi .

 

Cela donne l’évaluation du QI d’Isla.

«Le courage, c’est dire la vérité sans subir la loi du mensonge triomphant.»

Effectivement, tout est dit!

Alors grande experte, haut cadre d'une organisation internationale.....et bi-nationale de surcroit, puisque tout est dit, va donc jouer avec tes poupées! Ce sera certainaiment moins pénible pour toi que de mettre ton clavier en marches.


Mais avant de mettre tes joujoux en marche, fait donc profiter ces pauvres algériens (tes demi-compatriote puisque tu es bi) vivant dans la misere en nous montant tes grandes réalisations publiées dans d'aussi grandes revues ouù ta maîtrise des langues est certainement appréciée à sa juste valeur calculée à l'aune de ton expertise dans la langue de Hugo.

 

Maintenant, cours vite, les joujoux doivent s'ennuyer de ne pas être mis en marche mais fais surtout attention à ne pas les traiter comme tu as maltraité le clavier. 

Et ta maîtrise des langues

«Le courage, c’est dire la vérité sans subir la loi du mensonge triomphant.»

C´est tout ce que vous avez trouvé á  dire « !!!!

Et ben moi je vais aller jouer avec mes poupées comme vous m´avez dit pendant que vous préparez les valises pour partir en  retraite   , comme ça vous allez rejoindre les siens, et la vie natal, á Ouadhia,

Même quand j´étais connecté vous n’avez même pas eu le courage de poster cette réponse bien que il n´ya  rien d´extraordinaire.

Ou est passé ton amie letempquipasse , surement il est entrain de courir gauche droite  pour rédiger une réponse bombe , ce n´est pas grave brave poète clandestin tu te laisser manipuler facilement

Tu as vue les gens qui travaillent avec les multinationales, quelque soit les situation, ils ne perdront le sang froid ni le contrôle , toujours dans un état d´âme parfait.

Sans rancune

Voila j´ai tous dit et j´ai bien réalisé le rêve que j´ai planifié depuis la création de ce site. Je vous quitte, je dois répondre aux félicitations que je reçois par e- mail.

Je laisse le soin aux citoyens, quoi que ce site a déjà perdu sa crédibilité á tout jamais

Sans rancune

Un concept n’est jamais inopportun, dans la mesure où la notion de concept relève de la pure abstraction. Ce n’est que la mise en application des actions (que peut générer un concept) qui le serait. De ce fait, qualifier un concept d’inopportun est une affirmation pour le moins inopportune. C’est pour cela qu’il ne faut pas jouer avec le sens de « concept » ni jouer avec les concepts eux-mêmes.

Quant à la jachère, mot auquel on donne souvent une connotation négative, son sens premier par ailleurs toujours actuel est de tourner et retourner la terre pour la débarrasser de ses mauvaises herbes et la préparer à recevoir un ensemencement fertile et de qualité.

De ce fait votre commentaire devient un non sens ! Et à contrario, on pourrait alors affirmer ceci : Le savoir-gouverner est plus qu’opportun dans les conditions où la jachère intellectuelle permet de séparer le bon grain de l’ivraie.

 

Les oiseaux, leurs symboliques et les citations qui y font référence ouvrent aussi un large champ de discussion.

Si le paon est souvent associé à la vanité (dans certaines régions d’Algérie le paon est appelé Ez Zoukh), il est tout aussi symbole d’immortalité et de paix. Et dans l’islam ésotérique des soufis, il évoque le soleil, la lune, voire l’univers dans sa globalité ; une légende soufie rapporte: « Dieu créa l'Esprit sous forme d'un paon et lui montra sa propre image, le paon fut saisi d'une crainte respectueuse et laissa tomber des gouttes de sueur dont tous les êtres furent créés. »

Dans le livre Nahj al-Balâgha, ’Ali ibn Abi Talib loue la beauté et la perfection du paon, disant ‘‘ qu’Allah l’a créé dans de parfaites proportions et arrangé ses nuances avec la meilleure harmonie… Vous devriez imaginer ses plumes telles des baguettes d’argent entremêlées d’autres magnifiques plumes arrondies en forme de soleil faites d’or pur et de pièces d’émeraude. Si vous les compariez à quelque chose poussant sur terre, vous diriez qu’elles sont comme un bouquet de fleurs cueilli à chaque printemps… Elles sont donc comme des fleurs dispersées qui n’ont pas subi les pluies du printemps et le soleil de l’été’’

Dans le Mantiq al Tayr de Farid Eddin Attar (poète mystique Persan et Soufi (1145 – 1221) fait dire au paon : Le roi que tu loues est un but trop inconnu. Mon regard intérieur s’est fixé pour toujours sur ce beau pays.

Une chose est claire pour moi, comment le Simorg pourrait-il être l’objet de ma quête, alors que je me souviens du Paradis ?’

Le faucon oiseau de proie est plutôt considéré comme l’esclave de son maitre fauconnier qui le maintient lié à une lanière de cuir sur son poignet

Dans le Mantiq al Tayr, le faucon est un oiseau arrogant. Sa proximité avec la royauté lui a conféré un sentiment de supériorité sur les autres. Il représente donc la caractéristique humaine de l’orgueil et de la satisfaction du à sa position (proximité du maître) dans la vie.

En d’autres termes, le faucon est satisfait de la vie protégée qui lui a été donnée par son roi. Il est fier de son statut:

Le faucon s’avança la tête haute ;

La fierté de ses hautes relations remplit le ciel.

Son discours était rempli d’armée, de gloire, de rois.

Il fanfaronna : ‘L’extase que mon souverain m’apporte a détourné mon regard des mauvaises fréquentations.

Mes yeux sont masqués et je ne peux voir, mais je suis fièrement perché sur le poignet de mon souverain.’

Les yeux du faucon sont masqués : il ne reconnaît pas qu’il est aveugle à la vue du vrai roi. Le faucon est satisfait de ce que la main du souverain lui donne. Il y a une certaine dichotomie dans sa situation d’esclave du roi. Le faucon se perche sur le bras de son maître, un faux roi. La huppe en réponse au prétexte du faucon, l’invite à s’éloigner des rois du monde et du pouvoir qu’ils consentent à lui donner, pour devenir un esclave, serviteur du vrai roi :

‘Un roi qui a des rivaux dans sa dignité n’est pas un vrai roi ; le Simorg règne seul n’admet aucun rival sur son trône.

Un roi n’est pas un de ces fous ordinaires Qui essaient de saisir une couronne et pensent être les lois.

Le vrai roi règne en douce humilité, inégalé dans sa solide fidélité.

Un roi du monde agit parfois justement, Mais aussi tache la terre avec des crimes odieux,

Et ensuite quiconque sera proche de lui, souffrira davantage de son caprice destructeur.’

Et puisque le commentaire du Faucon/ElBaz cite les actuelles conditions climatiques, le paon selon l’hindouisme  pousse à la joie et à la destruction du mal «  En récompense l’oiseau fut doté de milliers d’yeux dans ses plumes, de la capacité de réjouir quand les pluies venaient et le pouvoir de tuer les serpents. »

Il a été d’ailleurs observé par les naturalistes, que l’oiseau attaque les serpents, parade et chante au début de la saison des pluies. Ceci peut nous aider à comprendre pourquoi les plumes du paon sont utilisées par certains Hindous et musulmans pour éloigner le mal.

In fine, nous « apprenons » à partir de mythologie et de croyances que le paon certes vaniteux (Ez Zoukh) mais sans etpher3in (arrogance) est plutôt symbole  de beauté, d’autonomie et de joie. Pendant très longtemps sa chair était considérée comme imputrescible donc incorruptible.

Le faucon par contre, au delà de ses capacités visuelles et de ses qualités de chasseur en vol ou en piqué symbolise l’orgueil  du fait de sa soumission au fauconnier, la servitude à ce même maître (liens sur poignets) et la tristesse qui découle de son asservissement.

«Le courage, c’est dire la vérité sans subir la loi du mensonge triomphant.»

@jijeli.jijel: il faut faire la distinction entre Elbaz et le faucon, puisque vous nous dispensez un cours d' ornithologie. Vous allez très loin en besogne Mr le "WALI". pour commenter quatre petites lignes, vous  êtes allés jusqu'au monde du Mantik al tayr. Je n'en disconviens pas quant à l'asservissement du faucon par cette frange de ventrus braconniers, qui tentent de faire disparaître l'un des plus beaux oiseaux de notre patrimoine: L'outarde. S'agissant de votre avis sur la notion de concepts, il vous appartient de lire et relire attentivement le commentaire, bref et ô combien significatif. Salut Mr le Wali. el baz.

 J'ai bien fait la distinction entre Elbaz et le Faucon (en majuscules) mais elbaz, le faucon ou the hawk sont la dénomination du même volatile!

le commentaire était donc unique pour répondre à Elbaz (concept et jachère) et à le Faucon ( pour les plumes).

Il n' y a eu aucun cours d'ornithologie, mais plutôt une réponse à une citation (celle de le Faucon) par des citations tirées de mantiq el Tayr.

J'ai fortement apprécié votre remarque relative aux massacres (que font les gros roitets du golfe otanisé) des outardes, et déplore le silence de beaucoup d'algériens face à ce scandale !!

PS: Je ne suis pas Mr le WALI,   j'ai bien écrit je suis wali!! La nuance est de taille.

.

«Le courage, c’est dire la vérité sans subir la loi du mensonge triomphant.»

Portrait de parigos

ce livre serais vendu ou??

dit et approuvé

" Les Plumes Décorent le Paon, et L'Instruction L'Homme "

( Proverbe russe )

NB: quoi que je suis pesonnellement jaloux, entant que Faucon, et du Paon et de l'Homme.

Par Le Faucon - 05/02/2012 - 23:47 : « quoi que je suis pesonnellement jaloux, entant que Faucon, et du Paon et de l'Homme. »

La réponse du paon est connue depuis le 12ème siècle : Le peintre du monde me créa. Mais le monde céleste que tu vois, ne devrait pas animer ton cœur de jalousie.’ (In Mantiq al Tayr)

«Le courage, c’est dire la vérité sans subir la loi du mensonge triomphant.»