1830 - 1962
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A ceux désireux d'en savoir un plus long, de manière claire et renseignée, au sujet de la révolution algérienne , je vous propose ce lien :
http://www.algerian-history.info/index.htm
C'est un site assez fourni, en textex et en photos, il y a de quoi rester accroché dessus des jours durant.
conseil : chaque fois que vous consultez l'une des rubriques de celles sur la gauche de la page du site, il sera préférable de revenir à la page d'acceuil pour entrer dans une nouvelle rubrique.
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Bonne visite
c'est vrai qu'il y a de quoi lire ..le temps va encore passer.
Quelle plume saurait rendre ce tableau ? Voir au milieu de la nuit, à la faveur de la lune, un corps de troupes français occupé à entretenir un feu infernal ! Entendre les sourds gémissements des hommes, des femmes, des enfants et des animaux ; le craquement des rochers calcinés s’écroulant, et les continuelles détonations des armes ! Dans cette nuit, il y eut une terrible lutte d’hommes et d’animaux ! Le matin, quand on chercha à dégager l’entrée des cavernes, un hideux spectacle frappa des yeux les assaillants. J’ai visité les trois grottes, voici ce que j’y ai vu : A l’entrée, gisaient des boeufs, des ânes, des moutons ; leur instinct les avait conduits à l’ouverture de la grotte pour respirer l’air qui manquait à l’intérieur. Parmi ces animaux, et entassés sous eux, on trouvait des hommes, des femmes et des enfants. J’ai vu un homme mort, le genou à terre, la main crispée sur la corne d’un boeuf. Devant lui était une femme tenant son enfant dans ses bras. Cet homme, il était facile de le reconnaître, avait été asphyxié, ainsi que la femme, l’enfant et le boeuf, au moment où il cherchait à préserver sa famille de la rage de cet animal. Les grottes sont immenses ; on a compté 760 cadavres ; une soixantaine d’individus seulement sont sortis, aux trois quart morts ; quarante n’ont pu survivre ; dix sont à l’ambulance, dangereusement malades ; les dix derniers, qui peuvent se traîner encore, ont été mis en liberté pour retourner dans leurs tribus ; ils n’ont plus qu’à pleurer sur des ruines.
* récit d'un soldat témoin de l'enfumade de la tribu des Oued-Riah le 19 juin 1845 par le général Pélissier
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L'Afrique française, Pierre Christian, éd. A. Barbier, 1846, p. 142
ily a des temoignages qui sont troublants.
Le Correspondant
On a commencé par croire qu'il suffisait d'offrir aux musulmans les charmes de notre civilisation pour en faire des sujets dévoués à la France; et, quand l'expérience a prononcé contre cette méconnaissance de l'esprit nécessaire de l'islamisme, on a passé d'une confiance insensée à des plans d'extermination. En même temps, la religion catholique était sacrifiée à l'islamisme; la prédication chrétienne était interdite comme un crime de haute-trahison, et l'on expulsait de l'Algérie les prêtres qui, par leur connaissance de la langue arabe, auraient pu se mettre en communication avec les indigènes. Dans tout ce qui nous arrive en Algérie, nous devons reconnaître, non-seulement une suite de fautes, mais une série de punitions.
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Le Correspondant, Le Correspondant, éd. Sagnier et Bray, 1846, t. 14, p. 773
La France se trouve vis-à-vis des Arabes d'Algérie dans une situation dont elle ne peut sortir que par deux issues : la conversion des musulmans ou l'extermination plus ou moins lente de la race indigène. La fusion pacifique des musulmans et des chrétiens n'est qu'un rêve irréalisable.
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Le Correspondant, Le Correspondant, éd. Sagnier et Bray, 1851, t. 28, p. 114
Les zouaves, dans l'enivrement de leur victoire, se précipitaient avec fureur sur les malheureuses créatures qui n'avaient pu fuir. Ici, un soldat amputait, en plaisantant, le sein d'une pauvre femme qui demandait, comme grâce, d'être achevée et expirait quelques instants après dans les souffrances; là, un autre soldat prenait par les jambes un petit enfant et lui brisait la cervelle contre une muraille; ailleurs, c'étaient d'autres scènes qu'un être dégradé peut seul comprendre et qu'une bouche honnête ne peut raconter.
- Louis de Baudicour, colon, publiciste et homme d'œuvres catholique témoigne des massacres de Zaatcha (Algérie) en 1849
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Le Correspondant, Le Correspondant, éd. Charles Douniol, 1853, t. 32, De la guerre d'Afrique, p. 347
http://fr.wikiquote.org/wiki/Conqu%C3%AAte_et_colonisation_de_l%27Alg%C3%A9rie
Victor Hugo
L’armée faite féroce par l’Algérie. Le général Le Flô me disait hier soir : "Dans les prises d’assaut, dans les razzias, il n’était pas rare de voir les soldats jeter par les fenêtres des enfants que d’autres soldats en bas recevaient sur la pointe de leurs baïonnettes. Ils arrachaient les boucles d’oreilles aux femmes et les oreilles avec, ils leur coupaient les doigts des pieds et des mains pour prendre leurs anneaux. Quand un Arabe était pris, tous les soldats devant lesquels il passait pour aller au supplice lui criaient en riant : cortar cabeza !. Le frère du général Marolles, officier de cavalerie, reçut un enfant sur la pointe de son sabre, Il en a du moins la réputation dans l’armée, et s’en est mal justifié." Atrocités du général Négrier. Colonel Pélissier : les Arabes fumés vifs.
- 16 octobre 1852
Choses vues 1849-1885, Victor Hugo, éd. Gallimar
c'est cette civilisation qu'ils voulaient nous communiquer???!
c'est la même atrocité qu'on peut lire lors des croisades 7 siècles avant.
merci NM
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C'est vraiment tés bien fait...
Merci l'ami...
Fuis le mal et le mal te fuira car le mal s'empresse vers ceux qui font le mal...
(Sagesse arabe)