1958 - 2000

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Letempquipasse
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"AUX ORIGINES DE LA TRAGEDIE ALGERIENNE" par le Pr A. BRAHIMI - 380 pages.

En version PDF au lien suivant : http://www.anp.org/hizb-Franca-index.htm

 

Vous saurez comment le Général De Gaulle avait préparé l'après indépendance en la livrant aux mains des Déserteurs de l'Armée Françakse (les DAF) et vous saurez le véritable sens de "l'Algérie Algérienne", c'est-à-dire qu'après le colonialisme, ce pays continuera d'être saccagé par des Algériens (Hizb França) dirigés par l'Elysée.

 

A télécharger et à lire attentivement.

 

En voici d'ailleurs un extrait :

 

AUX ORIGINES DE LA TRAGEDIE ALGERIENNE (1958-2000)

 

Extrait du livre portant le même titre – Par A. Brahimi

 

I. PHASE PREPARATOIRE DU PASSAGE DU COLONIALISME AU

NEOCOLONIALISME

 

L'orientation de la politique de la France à l'égard de l'Algérie après l'arrivée au pouvoir du général De Gaulle s'est traduite par la mise en oeuvre d'une stratégie globale tendant à substituer au système colonial un système néocolonial, pour éviter que l'Algérie ne retrouve sa place naturelle dans le monde arabe et musulman, une fois l'indépendance acquise. Il s'agissait aussi d'éviter que l'Algérie indépendante ne s'éloigne trop de la France sur les plans politique, économique et culturel et ne se reconstruise sur une base autonome pour répondre aux aspirations du peuple algérien, qui reste profondément attaché à l'Islam et à ses valeurs qui enseignent notamment la liberté, l'unité, la fraternité, la solidarité et la justice sociale.

 

Dès le début, le général De Gaulle était convaincu de l'avènement incontournable de l'indépendance politique de l'Algérie. Mais, il n'a épargné aucun effort pour briser le mouvement armé de libération nationale en renforçant considérablement le potentiel militaire offensif français. Les opérations de l'armée française les plus intenses et les plus féroces menées depuis novembre 1954 contre l'ALN et contre le peuple algérien notamment dans les régions montagneuses et les zones rurales avaient eu lieu sous le gouvernement De Gaulle. Il s'agissait de saigner l'Algérie profonde en la frappant dans sa substance.

 

Mais, parallèlement au renforcement sans précédent de l'armée française dans ses actions répressives et inhumaines quotidiennes contre le peuple algérien aussi bien dans les campagnes que dans les villes, Charles De Gaulle envisageait une stratégie qui visait à détourner la Révolution algérienne de son cours tel qu'il avait été défini par la déclaration du 1er Novembre 1954. Cette stratégie avait pour but de renforcer la présence française dans l'Algérie indépendante dans tous les domaines. Dans ce cadre, des mesures précises avaient été arrêtées pour l'Algérie dès 1958 dans les domaines politique, militaire, administratif, économique et culturel pour rendre irréversible et indéfectible la dépendance de l'Algérie à l'égard de la France après le recouvrement de son indépendance formelle, alors perçue comme inéluctable. Ces mesures venaient s'ajouter à celles déjà prises par les différents gouvernements français depuis le déclenchement de la guerre de libération, dans le cadre d'une stratégie bien précise.

 

Cette stratégie a été présentée sous la dénomination séduisante de «l'Algérie algérienne» pour innover et se démarquer de celle de «l'Algérie française», défendue jusqu'alors officiellement par la France. Cette stratégie visait notamment à drainer les Algériens dans cette direction pour affaiblir, voire marginaliser le FLN. Les Algériens, civils ou militaires, embarqués dans cette voie pour constituer «la troisième force», ne peuvent être tous considérés comme des agents au service de la France coloniale. Il y a eu certainement, parmi eux, beaucoup de gens de bonne foi, comme il y a eu des opportunistes et des gens qui ont suivi cette démarche par peur ou par instinct de conservation.

 

Notre analyse ne s'attarde pas sur ces différentes catégories qui, à un moment ou à un autre, ont adhéré à la cause de «l'Algérie algérienne» pour des raisons tactiques ou conjoncturelles.

 

Notre analyse porte plutôt sur une catégorie particulière de militaires algériens qui avaient exercé dans l'armée française et qui auraient été envoyés en mission au FLN à Tunis par vagues successives entre 1958 et 1961, et que l'on appelait alors les « déserteurs » de l'armée française. Il ne s'agit pas de traiter, ici, tous les «déserteurs» sur un pied d'égalité. En effet, l'expérience de la guerre de libération nous a enseigné qu'il y a eu des «déserteurs», patriotes et dévoués, qui ont d'ailleurs exercé d'importantes responsabilités au sein de l'ALN.

 

Cependant, parmi les « déserteurs » de l'armée française qui ont rejoint non pas l'ALN ou le maquis mais le FLN à Tunis, il y avait une catégorie qui pouvait être en service commandé et dont le nombre est extrêmement limité. Ces « déserteurs » voulaient entrer dans la Révolution par la grande porte, acquérir la confiance des dirigeants du GPRA et avoir, par voie de conséquence, la légitimité révolutionnaire pour mener leur « mission » à terme en toute quiétude. Ceux-là, mentalement colonisés, sont restés culturellement attachés à la France après l'indépendance de l'Algérie et constituaient (et constituent toujours pour ceux d'entre eux qui sont encore en vie) un clan solidaire de type mafieux.

 

La première partie de ce livre rappelle les conditions historiques de la constitution de ce clan ainsi que l'avènement de la technostructure d'orientation française avec laquelle ce clan a tissé des alliances solides. Cette partie apporte des éléments destinés à éclaircir des zones d'ombres pour mieux saisir les origines de la tragédie algérienne qui s'est complexifiée au fil des années, après l'indépendance.

 

 

La liberté a plus de valeur que l'argent gagné à travailler pour les autres.