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Cinquante années plus tard...
Introduction : Nous voici cinquante ans plus tard, après cette fameuse date de juillet 1962, consacrant l’indépendance de l’Algérie, une fois que le général De Gaulle ait prononcé cette phrase sibylline : « Algérie algérienne ». Une phrase lourde de sens que rares sont ceux à avoir su décoder. Une phrase qui voulait dire : désormais l’Algérie sera gouvernée par les éléments que la France aura détachée, qui ne sont pas français mais sous l’influence de la France. Qui exécuteront toutes les instructions données postindépendance afin que la France ne perde rien de sa colonie algérienne. L’Algérie, grâce à ces éléments introduits, demeurera toujours sous la régence française qui continuera à bénéficier de l’usufruit de sa possession. Les accords d’Evian étaient du pipi de chat. Le contenu des vrais accords passés par ailleurs demeureront à tout jamais un secret d’Etat. Ce pourquoi, sur le tôt, l’indépendance aura été confisquée à un peuple qui aura prouvé sa détermination à demeurer libre de toute entrave étrangère. Une confiscation qui se sera réalisée de manière subreptice en faisant croire à des alliances socialistes pour mieux noyer le poisson et laisser libre cours à une néo colonisation. Ferhat Abbas ne s’y était pas trompé. Il aura juste été abusé avant de réaliser son erreur. Ce pourquoi il avait décidé de tout rompre pour se retirer, sans pour autant vivre en toute sérénité. Citation relevée dans un passage de l’article : « L’intelligence «satanique» et sa «médiocrité» fatale. Par Abdelwahab Benyelles, citant Ferhat Abbas : Cette constatation globale du premier président du GPRA est sans doute l’une des plus sincères, prémonitoire et la plus «crue» de toutes les observations sociopolitiques émises par une quelconque figure du mouvement national, et qui se résume par un passage d’un de ses livres édité au début des années 80 : «L’Algérie est un pays qui n’a pas de chance. Ses enfants se jalousent, manquent d’esprit de discipline et de sacrifice. Ils se plaisent dans l’intrigue. Ils oublient l’essentiel pour le futile. L’avenir me parait incertain. Les imposteurs, les malins risquent d’imposer leur loi. Quelle légalité, quelle liberté pouvons-nous attendre de telles mœurs ? La liberté se gagne sur les champs de bataille. C’est entendu. Mais elle se gagne aussi lorsque le citoyen domine ses mauvais instincts et ses mauvais penchants. Et surtout lorsqu’il respecte la loi.». Et que peut-on ajouter aux déclarations de ce visionnaire, cet homme qui semble à lui seul avoir illustré tout le meilleur de la révolution de novembre 54. Cet homme que presque tous, en son temps, avaient jalousé, décrié, traité de traître et de renégat, parce que supérieur dans sa pensée et ses visions exprimées sur le devenir de ce pays. Ce en quoi il ne s’est guère trompé au vu de l’état du pays, cinquante plus tard de son «interdépendance». La Trilogie de l’Histoire I - Expression et Régression. Indépendance ! Il était encore le bon sens, l’instruction. La révolution finie, aux combattants toutes les attentions, Le peuple en liesse. Le colon chassé, oublier ses leçons. Il est choisi l’arabisation. Apprendre d’une autre façon. Islamité, arabité, constances nationales tous y applaudir. Les Françisants désignés du doigt, les gens à les médire. Suppôts retranchés de la France. Tolérés et déconsidérés. La langue étrangère, son écrit autorisé mais non la parler. Mots d’ordres lancés : es-tu arabe ou alors un français ? Hé bien ? Parle ta langue l’arabe au lieu de ce français. L’embarras. Les gens instruits ne plus savoir s’exprimer. Dans le patois local à baragouiner. De quoi se déprimer. Dans les cabinets officiels, le français l’écrire et le parler. L’arabe imposé. L’obligation est faite aussi pour le parler. Dans l’administration, officiellement, toujours l’utiliser. Il est même des lois pirates votées, ainsi pour verbaliser. En attente de former des générations de beaux parleurs, Continuer de travailler avec la langue des colonisateurs. C’est l’échec en dépit de tout. Lamentable, jamais avoué. Contre vents et marées, les constances assez bien louées La priorité aux révolutions. Tout mener avec célérité
Politique, Social, Agraire, Industrie, etc. Tout est cité. Du monde civilisé, tout ignorer. C’est bien l’isolement. Pour si bien contrôler. Et tous obnubiler consciemment. Révolution par ci, révolution par là , même celle de Cuba. De discours nos oreilles réchauffées de ce qui est là -bas. Du temps perdu. Il a été tant d’ingrédients à la régression. L’arabisation mal expliquée, telles ont été ses applications. II - Le pays de l’inénarrable En Afrique il est ce beau pays. Situé à son nord. Dans lequel il est tant d’histoires. Tant de tords. Nulle convention. Et bien des lois inappliquées. Seuls les monarques en ces lieux tout pratiquer. Les longues nuits du cauchemar avaient commencées. Si lointaines. Avec une révolution. Après l’avoir initié. Dès sa fin, un serment prononcé. Le peuple à asservir. Après une indépendance, les traîtres en hâte à se servir. Des mensonges. L’hypocrisie. Autant de gabegies. Jusqu’au crime inavouable. Devenu une stratégie. Le peuple, un animal. L’apprivoiser est entrepris. S’en moquer ouvertement. Il est tant de ce mépris. Pillages et vols. Détournements. Falsifications, usurpations. Les esprits tarés, désireux tendre la main vers les tentations. Un territoire ruiné, saccagé, mis à l’enchère, perdant son âme. Vains sacrifices. Ses biens et valeurs égarés. Tant de blâmes. Inconsciences. Fuites en avant. Courses vers le pouvoir. Tant de gens intéressés. Car bien l’issue pour tout avoir. Le peuple dépouillé. Dispersé, dévalorisé. Tant méprisé. Ses propres représentants élus dévoyés. Ainsi favorisés. Il est voté des lois. Une main levée. Consentante. Le député, son soi représenté. Ainsi s’en contente. Au préalable, sa valeur achetée. Son esprit conquis Soucieux autant se servir. Usant bien de ses acquis. En ce pays la jeunesse aux abois. Certains pour fuir. D’autres obnubilés. Reconvertis. Utilisés pour nuire. Nul n’est épargné. Misères, détresse, terreur, menaces. Au pays ses monarques. Convaincus rester. Si tenaces. III - La Forteresse. Il est la Forteresse. Un bastion érigé par la force Bien entourée de ses remparts. Ses basses fosses. Toute une gente y évoluant. Leurs sujets asservis. Tous alignés en cercles concentriques. Ces nervis. Les occupants de la forteresse décidant de tout. Poignée s’entendant en larrons. Ils sont partout. Il y est bien des conjurations. Contre tous ourdies. Dans le temps, nécessité leur est-il de durer. Pardi. S’offrant force moyens. Autant bien conseillés. Ne se privant de rien. Mais tout autre dépouillé. Du donjon, les instructions émaner. Voici le roi. Jouant un rôle sous l’apparence de la bonne foi. Les richesses des plaines verdoyantes spoliées. Jusqu’à celles du sous-sol toutes bien fouillées. La plèbe se tût. Mise en émoi n’osant se rebuter. La dîme, due aux fortins, exigée. Alors acquittée. Il est bien de preux Chevaliers en cette contrée. De près assez surveillés. Constamment contrés. Le verbe leur seul arme. Face à la dureté du fer. Sachant leur finalité à tous ces félons : l’enfer. La traîtrise une fatalité. La vie une dure matérialité. Içi, tant de gens à éprouver les règles de la dualité. Changer de camp en masse. Aux côtés des seigneurs. Qu’importe enfin la bravoure. Tout est bien meilleur. Ainsi, prévôts, scribes, penseurs. Décidés s’enrôler. Dans la masse, certains disposés, la face se voiler. Peu désireux un combat perdu d’avance en mener. Laissons au temps juger ce qu’il décidera ramener.
FIN

Commentaires
Il a eu plu du moudjahide ces dernières 24 heures
Normal, en ce 5 juillet
La liberté a plus de valeur que l'argent gagné à travailler pour les autres.
Ferhat.A était vraiment un grand personnage et il a parlé comme un devin, mais le plus marquant des enfants martyrs de l'Algérie est bien Larbi.B.M qui a dit en février 1957 :"je voudrais être soumis à ces tortures pour être sûr que cette chair misérable ne me trahisse pas. J'ai la hantise de voir se réaliser mon plus cher désir, car quand nous serons libres, il se passera des choses terribles, on oubliera les souffrances du peuple pour se disputer les places (la lutte pour le pouvoir), nous sommes en guerre et certains pensent déjà au pouvoir, les clans se forment, et j'aimerais mourrir au combat avant la fin de la guerre" alors que pour Ferhat .A en disant que "... La liberté se gagne sur les champs de bataille. C’est entendu. Mais elle se gagne aussi lorsque le citoyen domine ses mauvais instincts et ses mauvais penchants. Et surtout lorsqu’il respecte la loi.» est un homme qui a voulu émettre un message à l'époque obscur, mais après 50ans d'indépendance, l'évidence prend place...
dieu est grand
0 ans c'est plus qu'un bail, c'est même un demi siècle!
Et pourtant, j'ai l'impression que c'est hier qu'on a chanté et dansé pour notre libération, indépendance, la fin de la misère disaient certains jeunes...euuuuhhh de mon âge...Plus si jeunes aujourd'hui....
Oui, c'est comme si c'était hier, notre joie....pourtant cela fait bien 50ans que mon pays est indézpendant!
Pourquoi si comme si c'était hier me direz -vous?
Je vous réponds tout simplement que rien n'a changé, rien n'a évolué, rien n'a grandi, sauf que...... nous sommes plus vieux de 50 ans...Et nous n'avons pas vu tout ce temps passer...Nous sommes trop occupés à courir après notre pain quotidien, qui se fait de plus en plus rare, et de plus en plus difficile à gagner....et de notre côté, nous sommes de plus en plus faibles pour continuer la lutte, oui cette lutte contre ceux qui se gavent et qui refusent de partager les richesses arrachées aux colons à coup de vies humaines.....
Allez, je vous laisse, je suis trop vieux, trop affaibli pour continuer la lutte....Je vous passe le témoin, oui, ce drapeau pour lequel, nous avons perdu nos parents, oncles, cousins, cousines, frères, soeurs...et tant d'inconnus, qui se sont sacrifiés pour nous donner l'espoir d'une vie meilleure...
Nous sommes tous égaux, mais certains le sont plus que d'autres....
Oui, voilà ce qu'était Ferhat Abbas, un véritable visionnaire en avance sur son temps!
Mais, comme nous le savons tous, il n'est pas toujours bon d'être en avance, car les autres ne comprennent pas ce qu'on leur raconte, ou ce qu'on leur propose!
C'est ainsi que Ferhat Abbas s'est retrouvé assigné à résidence surveillée, pour ne pas dire en prison, chez lui, dans sa maison, dans son pays!
Certains de nos anciens pourraient se retourner dans leurs tombes en lisant ce que j'écris à cette heure précise....Oui, eux qui ont connu et qui ont rendu visite à Ferhat Abbas, un enfant du bled, comme mon père exhilés à Alger pour gagner leur vie....puisqu'ils ont tout perdu pendant la révolution...
Nous avons tous des exemples d'hommes rejetés de leurs vivants et reconnus après leur décès .....
A cela s'ajoute le syndrome courant chez nous, qui dit :
- Personne n'est prophète chez soi...
Combien d'algériens ont été poussés dehors du pays, qui sont devenus des îcones, des personnalités, des cadres recherchés, des scientifiques.....connus et reconnus par leurs pairs et la communauté internationale ???
C'est aussi cela le gachis et l'ignorence....
Combien de compatriotes refusent des produits locaux de bonne qualité en échange, ils achètent des produits médiocres.... pourvu qu'ils viennent de l'étranger......
C'est aussi ça l'algérien complexé d'aujourd'hui !
Foughali, qui en a vu des cas plus graves les uns que les autres...
P.S. : Petit clin d'oeil à Hachemi, notre ami gréviste de la faim : Tu es déjà célèbre mon cher ....Alors bon courage !!!
Nous sommes tous égaux, mais certains le sont plus que d'autres....
Moudjahid a dit : aller de préférence en france, oui retrouver ceux qu'on a viré pour être enfin indépendants!
Ci la viriti...! La vie est vraiment mal foutue...
Fuis le mal et le mal te fuira car le mal s'empresse vers ceux qui font le mal...
(Sagesse arabe)
Oui As, nous sommes d'accord!
C'est pour cela qu'on a pris lka poudre d'escampette, toi comme moi, aussi vite que possible ....
Et, le plus grave, c'est qu'on est bien ici....Même si de temps en temps, le méchant blues nous rend visite!
ci la viriti, qui sort de la bouche des (grands) enfants (que nous sommes ).....n'est elle pas belle la vie, surtout de ceux qui ont fait le premier pas???
Ne dit on pas en Alsace, qu'il n y a que le premier bas ( pas) qui goutte ( coute) !
Juste pour rire, Mareva comprendra!
Nous sommes tous égaux, mais certains le sont plus que d'autres....
Oui, la france a comencé à rapatrier ses ressortissants en 1962, et n'a cessé de vider le pays, mais pas volontairement!
Non, c'est bien les algériens qui ne rêvent que d'une seule chose, partir, quitter l'Algérie post indépendance...Mais pour aller de préférence en france, oui retrouver ceux qu'on a viré pour être enfin indépendants!
Les français partis, ont été remplacés par des gens venant de partout, aussi bien d'occident que du moyen orient...et depuis peu des asiatiques.... Mais tous ces étrangers ont profité de la générosité des dirigeants algériens plus que naïfs!
Chaque vague d'étrangers a laissé des traces de son passage et la pire est celle laissée par les fameux professeurs de langue arabe venus d'Egypte, Palestine, Syrie....
Ceux la ont réussi à fourvoyer la population et a rèussi à instaurer l'intégrisme et l'islamisme ....
Je ne parle pas des égarements quant au système scolaire et universitaire...On est passé du modèle communiste des pays de l'est au système arabe, qui a laissé des millions de jeunes bloqués à l'entrée de l'université....
L'algérie a été un excellent laboratoire pour les uns, une mine d'or pour d'autres, mais un pays à fuir pour ses propres enfants!
Si la france était toujours aux commandes, comme vous le dites dans votre article, alors pourquoi notre pays n'a pas progressé d'un pouce, bien au contraire, il n a fait que regresser et sombrer dans la sauvagerie, la folie et l'obscurantisme le plus total!
Tiens, à la TV Française, ce soir il est question d'algérie et des attentats et autres massacres perpétrés en 1962....
Si vous ne me croyez pas, posez vous la question du pourquoi de l'absence totale de l'histoire de notre pays depuis 1962....
Bonne nuit et surtout, arrêtons d'accuser les autres quand on sait que nous sommes responsables de ce qui nous arrive et nous en étions informés....
Foughali
Nous sommes tous égaux, mais certains le sont plus que d'autres....