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De la corruption en Algerie

La protection et la promotion de la corruption en Algérie
Posté par Rédaction LQA on août 11th, 2012
Préambule :
On peut constater que l’Etat Algérien œuvre à protéger et promouvoir la corruption, ceci s’explique par : • Le gel des organes de contrôle « cour des comptes, IGF, APN, APW…etc.
• La nature de l’économie Algérienne, l’économie de rente et les textes régissant les passations des marchés publics.
• La promulgation de la loi 06-01 constituée de 73 articles, sommaires et obscurs, et qui présente plusieurs carences. • Une justice instrumentalisée, incompétente et occulte.
Le gel des organes de contrôle : Le contrôle à priori et à posteriori de ces organes joue un rôle préventif très important, depuis l’arrivée de l’actuel président un gel total de ces organes a été constaté.
Bien que le rôle de contrôle de ces organes est garanti par la constitution et les textes subséquents « la loi 80-05 du 1er mars 1980 relative à l’exercice de la fonction de contrôle par la Cour des comptes, code de la Wilaya …etc »
La cour des comptes et l’inspection générale des finances sont des instances appartenant à l’organe exécutif, et bien sure sont instrumentalisés. Les autres instances « APN, et APW » sont victimes du problème de la séparation des pouvoir et la main mise du pouvoir exécutif. La nature de l’économie Algérienne : La vision de la rente, et l’impunité sont des facteurs favorisant la déliquescence constatée au niveau de la gestion des fonds publics.
La source de la dilapidation, est aussi l’économie rentière et la diversification des catalyseurs de la corruption. Il convient de prévoir la libération et la privatisation de l’économie, et l’Etat doit jouer son rôle de contrôle et de régulation, des mécanismes appropriés seront préconisés pour les fonds de régulation. Les carences de la loi 06-01 du 20 février 2006 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption. Il est inconcevable de traiter le phénomène de la corruption qui gangrène notre pays par une loi constitué de 73 articles.
Etant donné que le fléau sévit dans le milieu judiciaire, il est indispensable de créer une structure permanente et indépendante pour la lutte contre la corruption, celle-ci sera sous l’égide d’un parlement démocratiquement élu et doit rendre compte qu’à ce dernier.
Les attributions de cette structure sont :
• Elaborer et exécuter les politiques en matière de lutte contre la corruption.
• Coordonner entre les différents intervenants « IGF, Cour des comptes APW, APN, Cellule d’Audit etc.
• Soutenir le rôle de la justice dans la lutte contre la corruption
Revoir la loi 06-01 en portant les recommandations suivantes : Le principe de la promulgation, se fera sur la base de 03 critères.
La nature de délit: Définir les délits, en grande corruption et petite corruption, l’ampleur et les conséquences du délit.
Les fonds dilapidés : Prévoir des seuils des fonds dilapidés.
Les compétences de la justice : Assurer l’indépendance de la justice Création des cours financières dotées de magistrats compétents en matière de corruption. Prévoir des règlements répressifs pour la corruption au niveau de la justice « circonstance aggravantes ».
Ces critères permettront de pénaliser ou criminaliser la corruption, et de revoir les délais de prescription ainsi que de statuer sur les circonstances aggravantes et atténuantes. Revoir la dépénalisation des erreurs de gestion.
Faire jouir la structure anti corruption d’attributions illimitées telles que :
• Coordonner avec les organes de contrôle à priori ou à posteriori, contribuer à la mobilisation et la sensibilisation des associations anti corruption et la société civile.
• Participer à la réforme de la justice et des structures de contrôle, de régulation et d’audit et à renforcer leur autonomie en les dotant des moyens matériels et humains nécessaires afin d’améliorer leur rendement.
• Avoir l’accès aux dossiers et à l’information. • Collecte d’information et constitution de base de données.
• Chargé de la déclaration du patrimoine et le suivi de la mobilité des nouvelles acquisitions. •Encourager les dénonciateurs et se substituer à ce dernier, et prévoir des récompenses.
Feddal Halim militant Anti corruption.

Commentaires
Qu'est qu'il faudra changer dans nos lois? rien!! Mais toucher aux réseaux de la corruption ça jamais, il faudra pour l'Algérie un miracle divin pour se débarasser de ce fléau qui a pris des proportions alarmantes voire criantes.
On voit beaucoup de pauvres et beaucoup de riches, une partie des uns (pauvres) ont été appauvris par les rapaces qui se sont nouvellement enrichis en empruntant les mailles des réseaux, l'autre partie des uns étant pauvre mais n'as pas réussie de rentrer dans les milieux, alors que pour une partie des autres, la corruption est leur capital vie...impossible de céder ou de changer les manières de vivre, au contraire, ils croyent que le monde entier est pareil
ainsi soit -il Amiiine.
dieu est grand
Oui, excellente idée....Heureusement que le ramadhan tire à sa fin, et toi à ta faim....HIHIHI!!!
Ya Kho, tu connais bien les familles algériennes....Elles ont toutes, un flic, ou un indic, un voyou, et souvent un bon père de famille....Comment veux tu concilier l'inconciliable?
Dans la même famille, on a du mal à mettre tout le monde d'accord, alors à l'echelle d'un pays de 34 millions de faux culs, il n y a aucune chance .....
Oui, heureusement que tout a une fin, eyt pour toi, la faim tire à sa fin....C'est en effet, demain la fin du calvaire...euuuuhhhh....Je voulais dire ...du ramadhan!
Saha aïdkoum
Foughali, l'homme qui connait l'homme qui a vu l'homme qui pense avoir vu l'homme qui aurait vu la bête!
Nous sommes tous égaux, mais certains le sont plus que d'autres....
Oh! Combien elle est jolie l’expression :
« min ayna laka hada ? »
Et si par miracle , elle deviendra une réalité et pas une fiction ???
Euh !!!
Je dirai que rares seront les « riches » qui peuvent justifier leurs « richesses » !!!
Et c’est la raison pour laquelle « min ayana laka hada ? » restera une fiction …
ça me rappelle cette belle blague de Maître Bouzida Allah yarahmou, lors d'un plaidoyer devant le tribunal de jijel, au milieu des années soixante dix. Juste après l'arabisation radicale et inoppinée de la justice, les avocats et le magistrats, ainsi que tout le personnel judiciaire, étaient tenus de s'exprimer en langue arabe, sous peine de sanction séance tenante. Maître Bouzida qui défendait un employé d'une coopérative publique, ne trouvait pas le mot en arabe de BOUC émissaire, voulant faire comprendre au juge que son client n'était qu'un simple dindon à qui on voulait coller toutes les accusations. Après plusieurs allées et venus dans la salle, l'avocat s'exclama et d'un revers de la main droite, il
dit au juge: ça y'est je l'ai trouvé monsieur le juge, mon client n'est qu'un "3ATROUSS MARSSOUL". Allah yarhmak ya Maître.