Des centaines de personnes rendent un dernier hommage au défunt.

Portrait de MedSouilah
Share this
Des centaines de personnes ont rendu jeudi au Palais du Peuple à Alger un dernier hommage au premier président de l’Algérie indépendante, Ahmed Ben Bella, décédé mercredi à l’âge de 96 ans.
Des figures du mouvement national, des moudjahidine, des personnalités politiques et du monde de l’art et de la culture, ainsi que des citoyens anonymes ont afflué vers ce lieu hautement symbolique où a été exposée, au milieu d’une grande salle, la dépouille mortelle, drapée de l’emblème national.

 

 

 

Yacef Saadi, responsable de la zone autonome d’Alger durant la guerre de Libération nationale, venu se recueillir à la mémoire d’Ahmed Ben Bella, a qualifié le défunt de "monument du mouvement nationaliste algérien", rappelant qu’il était l’un des principaux responsables de l’Organisation secrète (OS) durant la lutte armée contre l’occupant français.

"C’est aussi une éminente personnalité politique qui a tant fait pour l’édification d’un Etat démocratique", a-t-il estimé. Le secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), Saïd Abadou, a rappelé, quant à lui, qu’Ahmed Ben Bella avait gravi tous les échelons de responsabilité dans le mouvement national, tout en jouant un rôle de premier plan dans le combat libérateur du peuple algérien.

Pour le sénateur et moudjahid Abderrezak Bouhara, avec le décès d’Ahmed Ben Bella, "l’Algérie a perdu un grand homme qui a été l’un des architectes de la Révolution", un avis partagé par l’écrivain Amine Zaoui, pour qui le défunt "restera une référence et une valeur historique et éducative pour les générations futures".

Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), M. Bouguerra Soltani, a souligné, pour sa part, que le défunt a laissé une "empreinte indélébile" dans l’histoire de l’Algérie.

Le souvenir d’Ahmed Ben Bella restera gravé dans la mémoire des Algériens qui se souviendront toujours de "ce symbole de la guerre de Libération", a affirmé, de son côté, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Mme Louiza Hanoune.

De nombreux citoyens ont tenu aussi à rendre un vibrant hommage à l’un des plus éminents dirigeants de l’Etat algérien moderne qui a beaucoup contribué à l’indépendance de l’Algérie.

aps

 

medsouilah@jijel.info

Commentaires

Sincèrement je ne comprends tout ce tintamarre autour d'un homme controversé. Seul le fait d'avoir été le premier président de l'Algérie "indépendante" peut lui valoir un tel hommage. Une république autoritariste bâtie par Ben bella avec l'aide des militaires à leur tête Boumediene.  

Le pouvoir est libre de mettre en scène un de ses hommes qui inaugura un régime autoritaire et sanglant dans l'Algérie post indépendance.. C'est leur façon de se légitimer et cela même si les rues d'Alger, malgré les plans serrés de la caméra officielle, sont restées désespérément désertes.

Certains prennent la liberté dans ce site de nous enseigner que Ben bella a été un Président exemplaire, dont l'élan démocratique a été coupé net par...BoUmediène. Il omet tout simplement de nous dire que sans l'appui actif de ce dernier, dont la seule guerre livrée a été celle contre les algériens (dixit ferhat abbas) Ben bella n'aurait jamais été président. Il est de cet fait le reflet du même visage ignoble qui a détourné notre indépendance: une dictature militaire.  

En faire un des pilliers de la réviolution algérienne, le héro par lequel l'Algérie a pu accéder à l'indépendance est tout simplement une grave méprise et une injure envers tous les militants, nos ainés authentiquement révolutionnaires qui ont combattu avec toutes leurs forces le colonialisme.

Lui adosser aussi une fictive volonté de bâtir un Etat démocratique est une oeuvre de falsification. Car il a été le premier artisan, avec la connivence de Boumedienne et de boutef, de la dictature en concentrant tous les pouvoirs entre ses mains à travers un régime présidentiel autoritaire.

On ne peut pas écrire notre histoire en faisant des affirmations françasie une vérité. D'ailleurs c'est la première fois qu'un algérien fait l'éloge de leur part. Des révolutionnaires comme Abbas, Boudiaf, ait ahmed, abbane ramdane, debaghine, khider et bien d'autres affirment bien le contraire concernant les "rôles" joués par Ben bella. comme son rôle dans le démantèlement de l'OS, son évasion de prison en 1952, ou encore son arrestation en 1956.

En 1962, après avoir été formés dans les geoles françaises il est parachuté avec l'aide de Boumediene pour être président.

je conseille à certains de lire les mémoires de abderrahmane Fares, premier président de l'exécutif provisoire de l'algérie indépendante victime des appétits dictatoriaux de ben bella et de ses protecteurs boumedienne et boutef qui l'ont installé à Tlemcen, donnant à l'algérie un commandement bicéphale avec deux capitales: Tlemcen et Alger. 

Plus éloquent encore, "l'indépendance confisquée" de Ferhat Abbas, un portrait précis de ce premier dictateur de l'Algérie indépendante. 

Les arrestations des leaders de la révolution et les assassinats n'ont jamais été aussi fréquents que sous son règne.

Ben bella avec l'appui de Boumediene et des militaires avait tout simplement mis en place une sombre dictature en remplacement d'un sanglant colonialisme.

un petit extrait de wikipédia:  "après l'adoption d'une Constitution, Ben Bella se fait élire en 1963 Président d'une République autoritaire, il réussit, dans la violence, à réduire les insurrections kabyles et les diverses oppositions politiques"

je m'arrêterai là, et ceci sans aucune animosité en concluant qu'on ne peut faire d'une vessie une lanterne.

Avec en plus tout mon respect pour la mémoire de ce défunt.

smarty

Et bravo monsieur smart et t'es vraiment smart, ce que je comprends pas moi c'est que même les plus agés que nous et qui ont vecu cette période, qui le connaissent, il le font des éloges et le glorifient, c'est bizzard, mais j'ai compris une chose par apport à boumedienne, je pense qu'un dictateur reste un dictateur dans la tête de ceux qui l'ont connue, on le voit avec le président tunisien déchu, les tunisiens le venerent même après qu'il chassé du pouvoir ce sont des amis que je connais. boumedienne, meme ben bella alors, les deux resterais des dieu pour ceux qui l'on coutoyé, ils peuvent pas les oublier facielement. et dire que c'etait les dictateur qui ont detruit ce pays.

c'est just un constat 

Comme il est dommage que Ferhat Abbas, quand il eut décédé, n'avait pas d'amis pour lui faire des funérailles aussi grandioses, à la mesure et à la hauteur du personnage.

 

A chacun donc son cinéma en fonction du nombre et de la qualité des acteurs présents sur le moment.

 

Tout en confirmant que les valeurs ont depuis longtemps été inversées au même titre qu'est en train de s'inverser le pôle magnétique en attendant, prochainement, l'inversion du pôle géographique.

 

Et ce sera l'Apocalypse !! Clap, clap, clap !

 

Ce qui ne saurait tarder !!

 

Aâch ma kssèb, mat ma khéla. Wen dafnouh aâryène.Frown

 

 

 

La liberté a plus de valeur que l'argent gagné à travailler pour les autres.

Entièrement d'accord avec vous. Ferhat ABBAS et beaucoup d'autres illustres figures du nationalisme n'ont jamais partagé les mêmes valeurs qu'eux. Ils avaient milité sans d'autres arrières pensées que celle de la liberté et de l'indépendance. Les plus méritants et ceux qui ont le plus souffert, ont été éjectés par une poignée d'opportunistes avides d'un pouvoir sanglant.

Alors porter dans nos coeurs la reconnaissance envers ces hommes et ces femmes qui se sont réellement sacrifiés sans contrepartie pour libérer notre pays, vaut beaucoup mieux que tous les tintamarres festifs orchestrés par des potentats hypocrites en mal de légitimité.

smarty

moi aussi j'adhere, une histoire bafouée, un peuple ignorant, tant pis 

tres bien parler oui chacun son cinema en fonction du nombre d'amis  ferhat ABBAS n'est pas né à l'ouest donc il ne peut  prétendre à ce genre de funerailles.

Portrait de Foughali

Salut LTQP,

Comme tu le sais aussi bien que moi, que les humains sont des grands enfants et sont toujours prêts à applaudir quand guignol tape sur le gendarme....et de la même façon, ils sont tous d'accord avec Robin des bois qui vole les riches pour donner aux pauvres, même s'il re-vole ces mêmes pauvres devenus riches....and so on...

J'ai posté un petit commentaire sur le forum dans ce sens....

Il te suffit de relire l'histoire du monde....

 

Bonne journée

 

Foughal

 

 

 

 

Why did you do that thing to me ?

Portrait de MedSouilah

Sur le même sujet

La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s'est brisée. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve" Djalāl ad-Dīn Rūmī (1207-1273)

 

Et qu'est-ce donc que l'Algérie aura perdu avec la mort de Ferhat Abbas ? Et de Boumediene ? Et de Boudiaf ?

 

Son âme, son essence, son existence, son avenir, ses richesses, sa religion, ses habitants, quoi ?

 

Nous sommes de simples mortels avec chacun un destin et qui finissons par mourir à l'heure fixée.

 

A quoi bon verser hypocritement des larmes de crocodile et d'y aller avec des regrets et des émotions simulées en fonction du degré d'affinité et des intérêts du moment, chaque fois qu'une "personnalité" politique meurt.

 

Il n'y a pas que la politique en ce monde pourri qui mérite de la considération, il y a aussi les balayeurs qui sont plus utiles que n'importe qui. On devrait leur consacrer des obsèques grandioses à la fin de leur vie, les accompagner à leur dernière demeure avec des chars fleuris en les enterrant sur un air de musique comme le blues.Undecided

 

Tout est relatif et rien ne mérite qu'on lui accorde de l'importance outre mesure.

 

C'est juste une manière pour les uns et les autres de considérer les choses et tous ne sont pas obligés d'agir en concert ou partager les mêmes idées et les mêmes hypocrisies surtout, servies en masse pour nourrir les masses ignorantes, tout à la fois crédules et incrédules en fonction du plat servi...

 

 

La liberté a plus de valeur que l'argent gagné à travailler pour les autres.

Portrait de rysplanet

Enfin Rabi Rahmou, si dieu ne lui a pas donné l'occasion de fêter la prochaine fête, cinquantennaire de l'indépendance, c'est son destin, il en a fêté 49 autres, il fera partie de l'histoire de l'Algérie, lorsque celle-ci sera un jour bien écrite. 

dieu est grand