Eau de nuisance

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L’un des épisodes restés dans les mémoires... lorsque le bidonville de Herratane, une localité située dans la wilaya de Jijel, a enregistré une centaine de cas de typhoïde,

 

Par Rachida Merkouche


Source de vie, elle peut aussi se révéler dangereuse et parfois même mortelle.L’eau n’a pas toujours ces propriétés qui la rendent potable et désaltérante sans transmettre des maladies. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le taux d’assainissement qui connaît une certaine hausse et le traitement des eaux dont les techniques ont évolué ne semblent pas avoir un effet positif sur la qualité de l’eau que nous consommons. Des épidémies de maladies à transmission hydrique ont défrayé la chronique ces dernières années dans certaines régions du pays et jusque dans la capitale, et continuent à faire parler d’elles. Mais il faut reconnaître que l’habitat précaire et la prolifération des bidonvilles favorisent amplement l’apparition des MTH. L’un des épisodes restés dans les mémoires concerne l’épidémie qui remonte au mois d’avril de l’année dernière lorsque le bidonville de Herratane, une localité située dans la wilaya de Jijel, a enregistré une centaine de cas de typhoïde, en raison de l’absence de réseau public d’assainissement et de branchements illicites au réseau d’alimentation en eau potable, ce qui a conduit à une interconnexion. Le quartier de Baraki a connu une situation identique, il est même resté exposé au risque de propagation des MTH plusieurs années de suite et tend à devenir un foyer de maladies à transmission hydrique du fait des défaillances dans l’assainissement. Si au niveau des autorités sanitaires, on parle de recul des MTH, il reste que la qualité de l’eau que nous buvons est loin d’être irréprochable. L’excès de chlore est flagrant dans l’eau du robinet. Ce désinfectant utilisé pour l’élimination des germes pathogènes et pour la sécurité sanitaire du transport de l’eau dans les canalisations est certes indispensable, mais en plus de rendre ce liquide imbuvable, un surdosage pourrait être préjudiciable pour la santé. 

 

Lutte contre les pathologies estivales


Le ministère de la Santé prend des mesures de prévention contre les MTH

 

 

Par Amel Bouakba

 

Substance indispensable à la vie, l’eau représente un facteur de salubrité et de progrès pour la population. Mais ce précieux liquide peut présenter un danger certain et provoquer de multiples maladies car c’est le véhicule le plus important pour la transmission de plusieurs types de maladies dites maladies à transmission hydrique (MTH). Ces maladies posent toujours, dans les pays en développement et notamment en Algérie,  un problème de santé publique, qui s’accentue essentiellement durant la période estivale.

 

L’Algérie a mis en Å“uvre un dispositif spécial été pour pallier aux dangers liés à la période de la canicule. Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a pris une série de mesures destinées à renforcer la prévention des pathologies estivales ou à expression épidémique. Le ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière, M. Djamel Ould Abbes a annoncé le lancement de ce dispositif de  prévention, la semaine dernière. Le directeur de la prévention au département de la santé, le professeur Mesbah a fait part des actions de prévention initiées à cet égard. Il s’agit notamment du contrôle de l’eau potable, l’amélioration du réseau d’assainissement et la propreté de l’environnement. Des mesures de contrôle des sources d’eau ainsi que la multiplication des analyses bactériologiques et physico-chimiques des ressources hydriques sont préconisées. Selon la direction de la prévention,  les MTH dont le choléra ont été complètement éradiquées en Algérie alors que  la fièvre typhoïde est passée de 631 cas l’année dernière à 90 cette année et à 0,25, selon les données du 1er semestre 2010. La situation épidémiologique montre «une nette amélioration», en raison, entre autres des progrès dans la surveillance épidémiologique et dans la sensibilisation de la population ainsi que l’amélioration des taux de raccordement à l’alimentation en eau potable et de  l’assainissement.  Toutefois, la vigilance demeure de mise, car le risque de réémergence de foyers n’est pas à exclure.  D’autant que Jijel, Tiaret, Skikda, Ouargla, Batna, Djelfa, El Oued figurent parmi les wilayas à haut risque. Il est ainsi primordial d’assurer une coordination intersectorielle et de renforcer le contrôle à tous les niveaux afin de faire face aux MTH. Sans oublier le rôle capital des bureaux communaux d’hygiène publique qu’il faut impérativement redynamiser. 

 

 La Tribune

 

 

Jijel.info