Histoire de la chaise
- Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires
Ah ! Koursi quand tu nous tiens...!

Au commencement, l'ancêtre de l'homme, gambadait à travers champs, promenant son illustre ignorance à quatre pattes. Fatigué d'avoir face à terre, il eut la nausée à force de respirer les parfums putrides et décida de lever la tête en l'air. Il découvrit tout ahuri la beauté du ciel, les fruits sur les arbres et respira à pleins poumons de l'air pur qui lui donna le vertige. Il tendit son bras pour cueillir un fruit, puis leva les deux yeux vers le ciel pour l'implorer et se surprit à la verticale droit comme un cyprès. La loi de la pesanteur, par enchantement, lui révéla, la position accroupie, qu'il appela position turque..., à croire que seuls les Turcs pouvaient avoir une tête et des toilettes (hachakoum).
Fasciné par le spectacle nocturne d'un ciel en panavision, subjugué par la voie lactée et les queues de comètes, il s'allongea sur le dos et affectionna la position horizontale qu'il associa avec le besoin de repos mérité.
Cependant, à la réflexion, il trouva que cette position était trop astreignante et lui prenait trop de temps et le reste de l'éternité. Il se mit alors en quête d'une position idéale qui réunissait l'avantage de toutes les autres sans en avoir les inconvénients. C'est ainsi que des chasses en ripailles, il découvrit tout un attirail d'objets inertes qui pouvaient accueillir son auguste géant, lui garantir confort, amabilité et air du temps.
La pierre que le hasard divin mit sur son chemin, lui servit de promontoir et lui fit savourer les délices de la harangue ostentatoire. Il décida alors de ne plus s'en séparer et généralisa son emploi dans toutes les contrées. De partout, il y eut de la pierre, objet de culte et d'idolâterie. Elle conquit les forums, les agoras, les cirques, les temples, les cénacles, les atriums et même les tabernacles. Partout où l'homme passait, il était accompagné de son fétiche qu'il réservait cérémonialement à son auguste séant. Voilà qu'un jour, pour se distinguer de la marée humaine, un malingre énergumène eut la fâcheuse idée de tailler une pierre et de l'ajuster à ses mensurations et à ses ambitions. Il la gratifia du nom de trône. Se fut alors la panique et les ennuis commencèrent avec. Il eut les guerres, les intrigues, les assassinats et le trône devient symbole de discorde. L'humanité eut droit au trône tyranique, au trône messianique, au trône belliqueux, au trône religieux, au trône pacifique, au trône obséquieux, au trône lyrique, au trône démiurge et au trône papal. Il eut des trônes de tous les genres, mais pas à tous les goûts. Jusqu'au jour où lors d'un repas frugal, un charpentier vénéré et respecté, convia à sa table ses amis et disciples. Il leur offrit un banc et comme ils étaient treize, il confectionna pour l'un des convives un siège individuel qu'on appela strapontin.
L'invité indigné, conçut de se venger ignominieusement et livra, pour quelque talent ; son bienfaiteur à ses ennemis détracteurs.
Depuis, les strapontins et le banc ne font plus bon ménage. Le strapontin fut réservé aux intriguants et devient garçon de compagnie, valet de cour ou chamberlain et ne quitta plus jamais le trône dont il était le vil serviteur, mais parfois le dangereux traître fossoyeur.
Le banc par contre fit une belle carrière. Aimé et choyé par tous, il gambergea à travers églises et palais, jardins et universités, écoles et cafés...Il y eut le banc public, le banc d'école, le banc de la charité,etc.
Mais l'homme, ce gouffre d'égoisme, trouva le banc pas trop collectif et encombrant. Pour plus de mobilité pratique, il inventa la chaise. Elle descend d'une lignée apodictique. Elle tient à la fois de la conspiration de son cousin le strapontin et de la tyranie de son ancêtre le trône. Elle charma par sa séduisante silhouette et sa supputée fragilité au point qu'elle fut à l'origine de l'avènement de la République. On lui voua un tel respect qu'il en devint un rite, menaçant l'autorité du trône. Ne pouvant se départir de son mal originel, la chaise était beaucoup plus encline à l'intrigue et à la dynastie, qu'aux sentiments nobles et d'équité pour lesquels milite son cousin le banc. Cependant, si tout un chacun avait sa chaises, ils n'étaient pas, par contre, tous atteint, de son mal originel.
Ainsi, pour échapper à ce sortilège de la chaise et l'exorciser, on inventa une infinité de variétés. Il y eut la chaise longue pour les larrons prêteurs, la chaise à échasse pour les Napoléons frustrés, les rockingchair pour les autistes américains ou les marins nostalgiques de roulis. La chaise pliante pour les distraits et voyageurs empressés, la chaise à crachoir pour les élus, la chaise éjectable pour les anxieux, la chaise-cercueil pour les rallyes, la chaise armoir pour les revenants, la chaise à clous pour les exécutés, la chaise électrique pour les marginalisés, la chaise à caméra pour les voyageurs, la chaise roulante pour les handicapés, la chaise basculante pour les rages de dents, la chaise gonflable pour les mégalomanes, la chaise à eau pour les géans allergiques, la chaise ailée pour les anges sans envergure et la chaise à toile pour les artistes-poètes déchus. Les psychanalistes qui avaient des réminiscences culpabilisantes, inventèrent le sofa pour les confessions et le canapé pour les confidences sans oreillers. Chez nous, on inventa le koursi. Ah ! Koursi quand tu nous tiens. Tu es la chaise la plus vénérée, la plus fascinante, la plus envoûtante, de toutes les chaises tu es celle qui nous fait perdre la tête, oublier notre devoir, renier notre famille, souiller notre honneur, braver les dangers, défier la morale. Koursi tu es sublime et tout se fige sous l'effet thaumaturge de ta famélique prestance.
Seuls la sagesse, l'honnêteté et le savoir échappent à ton emprise et te tiennent dans un hautain dédain. Tes adversaires, qui sont légion, t'ont trouvé un redoutable concurrent : le pouf. Selon qu'il soit rempli de vent ou d'argent, il est capable de te bercer d'illusions ou de mettre fin à tes fonctions.
Ainsi finie l'Histoire de la chaise et commence celle de l'encensoir.
Source : A-S
Awe une heure chez ta coiffeuse, a ce point y a du boulot 3lik y a da fou, moi qui a tjrs cru que t un playboy :p
aw vive banc!!!
le fameux koursi de nos dirigeants!!!!!! ils feraient mieux d'essayer e'bssate pour voir , ça leur remettra les pieds sur terre.
ah non, sur les chaises c'est mieux, car bebssayate, obligent nos femmes a portés des pentallons :p. awmaskhoutine nos dirigeants
nos dirigeants sont des machos,et les bssayet c'est pour qu'ils soient plus terre à terre. je pense que les femmes boycotteraient ce genre de reunions.
lollllllllllll mliha terrea a terre allah yaatihoume je ne sais koi
- Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires


Celle des notables chinois: Où tu peux rester des heures en te délassant...( les yeux mi clos à rêver tout en écoutant le bruit du silence....)
Celle de l'africain : Elle est petite et notre centre de gravité est très bas....c'est un régal pour passer du temps devant la porte de la case à palabre!
Celle de ma coiffeuse : Où je passe une heure à me faire beau, tout en me faisant bichonner, surtout la tête !
Qui dit mieux?
Da Foughali
MERCI NASSIBA, C'EST TRES BEAU!
How could you do that thing to me ?