Implantation d’une usine de véhicules en Algérie . Le scepticisme du PDG de Renault

Portrait de MedSouilah
Share/Save
Inauguration jeudi de l’usine Renault de Tanger en présence du roi Mohammed VI. Carlos Ghosn a indiqué jeudi que l’implantation d’une usine en Algérie n’est pour l’heure qu’un projet. Le site de production fixé à Bellara, à proximité du port de Djendjen, ne semble pas du goût des responsables de Renault.
Le projet de création d’une unité de construction automobile est encore loin d’être aussi abouti qu’on voudrait le faire croire.

 


Jeudi, les déclarations du patron du groupe Renault, à Tanger-Med (Maroc), contrastaient lourdement avec l’optimisme béat des autorités algériennes, notamment du ministre de l’Industrie, Mohamed Benmeradi, lequel a déclaré récemment qu’on était très «proches» d’un accord.Carlos Ghosn est beaucoup plus mesuré dans ses propos. Il a, à cet effet, indiqué jeudi que l’implantation d’une unité en Algérie n’est pour l’heure qu’«un projet». Selon ses propos repris par l’agence Reuters, Renault est actuellement «en discussion avec les autorités algériennes sur un projet d’usine en Algérie. Les discussions sont en cours (...) mais pour l’instant, c’est un projet, il n’y a pas de décision, pas d’aboutissement». Les intentions du groupe concernant son projet algérien seraient même beaucoup moins ambitieuses que ce qui est souhaité par Alger.

 

Contrairement au site Tanger Med-Melloussa qui prévoit la production annuelle de 350 000 véhicules de la gamme Entry, destinée au marché européen, l’unité algérienne n’est en fait qu’une usine de montage pour le marché local et non tourné à l’exportation. Exit donc les rêves de création d’une filière à fort taux d’intégration pour cette unité qui devra produire 75 000 véhicules par an avant de porter sa production à 150 000 véhicules à moyen terme. D’ailleurs l’intérêt de la marque au losange pour l’Algérie ne semble pour l’heure motivée que par la taille du marché.

 

Les déclarations de Carlos Ghosn à Tanger reflètent parfaitement cet état de fait. S’il a indiqué que son groupe restait «intéressé» par une usine en Algérie, il a précisé que «Renault est la première marque en Algérie, il n’est pas question de laisser qui que ce soit venir construire en Algérie une usine. Si le gouvernement algérien souhaite une usine en Algérie, nous préférons que ce soit une Renault». Une allusion certaines aux velléités de Volkswagen qui, tel qu’annoncé par le ministre Benmeradi, entend faire de l’Algérie une porte d’entrée vers l’Afrique.

 

Les motivations de Renault sont également intimement liées par une volonté de se prémunir contre les taxes actuelles et futures sur l’importation de véhicules neufs et de bénéficier de la réintroduction du crédit à la consommation au bénéfice exclusif de la production nationale.Cependant, les contraintes imposées au constructeur refroidissent quelque peu l’intérêt des Français.

 

Un site qui manque d’attrait

 

Le site de production fixé à Bellara  Ã  proximité du port de Djendjen, par les négociateurs algériens ne semble pas du tout du goût de Renault. Ainsi, quelques jours après qu’une délégation ait pu visiter le site en question, un dirigeant de Renault n’a pas hésité à déclarer au quotidien économique français les Echos que la région était peu habitée et dépourvue de tissu industriel. «On ne va pas aller dans le micro-port, complètement paumé, mieux vaut être dans la région d’Alger, plus proche du marché local», a-t-il d’ailleurs asséné.

 

Il y a aussi les conditions de répartition de capital de la société à créer et qui sera détenue à hauteur de 16% par la SNVI, 35% par le FNI et 49% par Renault qui font jaser les constructeurs français. Enfin, le projet risque de pâtir de la polémique grandissante actuellement en France autour des délocalisations. La désindustrialisation en Europe occidentale et son rapport aux délocalisations s’invite comme l’un des thèmes majeurs de la présidentielle en France. Et l’inauguration, jeudi au Maroc  de la nouvelle usine Renault n’a fait qu’aviver la polémique à droite mais surtout à gauche, où l’on accuse le constructeur français de faire du dumping social en «exploitant la main-d’Å“uvre maghrébine à bas prix» et d’organiser la concurrence avec les produits fabriqués en France.

 

Il n’est pas donc acquis que le prochain occupant de l’Elysée cautionne la stratégie du groupe détenu à 15% par l’Etat.

Entre-temps, il faut bien le reconnaître, nos voisins ont su tirer parti d’une situation dans laquelle Renault cherchait un nouveau site de production proche des côtes européennes pour le leur offrir.

D’ailleurs en plus des véhicules de la gamme Entry, le site de Tanger-Med aura pour vocation de fabriquer des «collections» de pièces détachées pour fournir d’autres usines Renault dans le monde en composants à partir du nouveau port.

 Roumadi Melissa

Elwatan

Article prposé par: el harrachi lamine 


 

 

 

medsouilah@jijel.info

Commentaires

Tout á fait, les Marocains  nous ont dépassé en matière de négociation et professionnalisme. non seulement en matière des projets d´ordre industriel ,mais partout sont les premiers á prendre les grand décidions et á s´engager dans la conception et la mise en marche des grandes  politiques   et des  programmes de développement  créateurs d´emplois et de valeurs ajoutés.

Malheureusement ce n´est pas le cas pour le politicien ou l´homme d´affaire et même l´industriel algérien qui n´arrive pas á assimiler les mécanismes du marché et la façon de mener les grandes négociations ;  tout ça par  manque de professionnalisme .et comme il a bien dit foughali : Pendant qu'une équipe travaillait avec les marocains, l'autre faisait trainer le projet algérien tout en préparant les arguments en faveur de la solution marocaine…

Par ce que ce sont des hommes d´action  ils jouent á plusieurs cartes  Ã¡ la fois : c´est bien ça le professionnalisme.

A dire vrais on n´a même pas des interlocuteurs francophones qui parlent le  français technique et commercial, ceux qui baratinent en français souffrent d´une paralysie intellectuel qui les empêchent de communiquer avec le génie européens et sont bien loin de maitriser l´économie de marcher .

 

Portrait de redanet

La masse salariale est l'une des raisons qui poussent les français à investir dans des pays comme l'Algerie, au Maroc par exemple un ouvrier qui travaille à l'usine Renault à Tanger reçoit un salaire de 250 euros soit la moitié du salaire d'un ouvrier qui travaille à Renault en Arménie, en Algerie on sait pas .... 125 euros peut - être ....

L'Algerie est victime de sa faiblaisse .....

Je suis tout à fait d'acord avec vous M.Foughali lorsque vous dites "Nous avons les dirigeants que nous méritons"

.................

Portrait de foughali

Oui, Les dirigeants deRenault ont piloté le projet de façon magistrale.

1 - Faire accepter à la france d'implanter une usine à l'étranger, quand le mot d'ordre est de "produire et consommer français!".

 La ré-industrialisation de la france est un enjeu politique et économique!

2 - Convaincre les dirigeants marocains de faire des concessions fianciéres pour donner du travail aux marocains,mais aussi donner une image au grand port de Tanger....

3 - Convaincre les "poitiques" dont Raffarin qui a vendu l'idée aux dirigeants algériens ( des grands enfants) naïfs, qui croient aux promesses de politiciens...et qui laissent filer le projet pour s'enliser tout doucement....Et pendant ce temps la, Renault négocie avec le maroc!

4 - Convancre les actionnaires que cette usine aura un ROI rapidement, et permettra d'acceder à de nuveaux marchés ( pays émergents) ciblés par Renault....Et surtout parier sur des réductions de coûts de fabrication ( main d'oeuvre, logistique, commercialisation...)

 

A cela s'ajoute d'autres considérations plus ou moins avouables.

 

Voyez vous, les experts de Renault ont mis au moins deux fers au feu, cotrairement à nos responsables politiques....

Pendant qu'une équipe travaillait avec les marocains, l'autre faisait trainer le projet algérien tout en préparant les arguments en faveur de la solution marocaine.....

C'est ce qui arrive quand on confie des dossiers hautement techniques à des hommes politiques et autres technocrates!

Nous avons les dirigeants que nousméritons....C'est mn dernier mot!

 

FoughaliYell

 

P.S. : Ceux intéressés peuvent lire la suite sur le forum...topic ouvert par Gigeri....

 

 

How could you do that thing to me ?

Tant que le Pétrole coule dans ce Pays, le peuple Algérien honnete demeure prisonnier de la pression d'un étau géant. d'un coté les opportuniste, voleurs, les conspirateurs et d'un autre le peuple des fainéants qui dort dans son comas profond.

cette affaire n'est qu'un leurre, il n'y aura jamais d'investissement de grande envergure, car l'Algerie est boycotée au meme temps elle est courtisée pour sa grosse caisse bondée de $.

mister JP Rafait-Rien était venu il y a un an, juste pour décrocher de nouveaux contrats au cout de 5 milliards d'€  et  bercer les Algeriens dans un couffin de paille recouvert d'afelkou.Yell

ou sont passes nos moments de joie d innocence,de peine,le temps passe et emporte avec lui les sensations,les images, les paroles,aujourdhui,quon rest-t-il,et demain, une seule penssee pour sauver nos souvenirs de l oubli,ces souvenirs qui devient des traces laissees que l on ne peut ni refaire ni effacer

 

Cette usine de Renault  et apres se que Mr Carlos Ghosn  président de Renault a dit à Tanger-Med ; "" Bellara -Djendjen un pauvre port sans ames qui vivent ""..«On ne va pas aller dans le micro-port, complètement paumé<< ETC ETC..! 

Meme gratuit  El-Miliens on n'en voudras plus..!.Plus besoin..!

Hyundai , Toyota pik-up , etc etc , ils serons mieux les bienvenus que vous les low-cost !..

Dacia Renault 4x4  ( TATA ) ? , mais c'est pour les indous cette camelotte..!.Money mouth..Laughing..