Invraisemblable

Portrait de MedSouilah
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L’assassinat de Ali Tounsi ne restera pas sans suite. Les enquêtes diligentées par les services de sécurité rendront certainement leurs résultats dans les prochains jours. Il y va de la crédibilité de l’État. En attendant, les spéculations vont bon train.
C’est quand même invraisemblable que le directeur général de la sûreté nationale soit assassiné dans son propre bureau

 

Le fait est d’une extrême gravité. C’est le moins qu’on puisse dire même si dans l’état actuel des choses, il serait encore trop tôt pour tirer des conclusions et s’aventurer dans le jeu des hypothèses, aussi invraisemblables les unes que les autres, pour conclure à la fameuse mais dangereuse théorie du complot chère à certains cercles politiques en Algérie.


L’assassinat de Ali Tounsi ne restera pas sans suite. Les enquêtes diligentée
s par les services de sécurité rendront certainement leurs résultats dans les prochains jours. Il y va de la crédibilité de l’État. En attendant, les spéculations vont bon train. Si l’on ignore encore le mobile du crime, une première version parmi tant d’autres, qui semble visiblement tenir la route, serait la lutte contre la corruption dès lors que l’assassin serait sous le coup d’une enquête interne sur la passation de marchés pour l’acquisition de matériel pour le compte de la DGSN.


Mais rien ne justifie le crime. Et cet assassinat pose encore une fois la question du malaise dont souffre la Sûreté nationale ces dernières années. Il est vrai que le corps de la police a été sur les premières lignes de feu dans la lutte contre le terrorisme islamiste. Et le défunt Tounsi avait lui-même révélé que près de 12 000 policiers, ayant vécu la période noire, avaient subi des traumatismes psychologiques. C’est dire que la situation est beaucoup plus complexe qu’on ne la perçoit à première vue et qu’il n’est donc pas permis de s’aventurer dans des pistes qui risquent de mener nulle part.


Restera maintenant la succession qui certainement donnera lieu à des tractations. Mais au-delà, il s’agira pour le prochain DGSN de relever les défis qui concernent d’abord l’institution elle-même afin de continuer ses missions institutionnelles de sauvegarde de la République, la lutte contre le terrorisme, la bataille contre la corruption et la grande criminalité, deux phénomènes qui ont pris d’inquiétantes proportions ces dernières années.

 

Par : Salim Tamani

Commentaires

 

Quel que soit le résultat de l'enquête, nous sommes quasiment certains qu'il ne sera pas rendu publique.

 

Ce qui sera offert en lecteur ne sera qu'une mise en scène soigneusement élaborée à l'opposé d la vérité.

 

C'est connu et pas surprenant du tout.

 

Nous avons eu 47 ans pour tout savoir des méthodes de fonctionnement de ceux qui dirigent  "l'Etat"