Issus de familles démunies Des enfants diabétiques sans traitement

Portrait de MedSouilah
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Jijel: Les jeunes non assurés sociaux sont exposés, faute de couverture thérapeutique, à de graves complications. Issus de familles démunies et non couvertes par l’assurance sociale, de nombreux enfants diabétiques vivent sans traitement.
Un médecin affecté dans une polyclinique, pour le suivi des malades diabétiques, a fait part d’un grand nombre de jeunes malades venant à la consultation qui ne bénéficient d’aucune couverture thérapeutique.

 

 


Il cite comme exemple le cas d’un adolescent, G. Yassine, âgé de 16 ans, demeurant dans la commune enclavée de Ouled Rabah, et dont le père a abandonné la famille depuis plus de 10 ans. Sans ressources et sans assurance sociale, il est souvent en rupture de traitement.

 

«Au mois d’août 2010, il a été hospitalisé pour une cétose diabétique», révèle ce médecin qui dit avoir même adressé une lettre au maire de Ouled Rabah pour lui faire part des difficultés rencontrées par ce malade dans la prise en charge de son diabète. Et d’ajouter : «Ce jeune s’est présenté à la consultation la semaine passée, il est toujours dans la même situation et il semble que rien n’a été fait pour régler son problème.» Le P/APC a pour sa part indiqué que la mère de l’adolescent a été recrutée dans le cadre du filet social, et des démarches sont en cours pour lui permettre d’être assurée et en même temps faire bénéficier son fils d’une couverture sociale.

 

«Les malades qui n’ont pas atteint l’âge de 18 ans et dont les parents ne sont pas assurés sont livrés à eux-mêmes; ils sont exposés aux ruptures de leur traitement», affirme le docteur. Faute d’une prise régulière de médicaments et autre insuline, certains de ces malades arrivent souvent à la consultation avec des complications, selon les affirmations de notre interlocuteur.

Le président de l’association des diabétiques de la wilaya de Jijel soutient, quant à lui, qu’une cinquantaine d’enfants non assurés sont pris en charge grâce aux dons de bienfaiteurs.

 

Parallèlement, leurs parents ou leurs tuteurs sont priés de fournir un dossier à l’association avant d’être orientés à la DAS qui leur délivre une carte leur permettant de bénéficier de la gratuite des médicaments prescrits au titre de leur traitement spécifique. Mais les entraves bureaucratiques et le volumineux dossier exigé par la DAS dissuadent, cependant, de nombreuses personnes à engager les démarches nécessaires pour bénéficier d’une couverture sociale par le bais de la carte de démuni. Le père d’un enfant diabétique avoue qu’il n’a pu venir à bout de ces entraves ; il a fini par tout abandonner et jeter toutes les pièces du dossier qu’il a commencé à constituer.             

 

Zouikri A.

 

Jijel.info

Commentaires

Rien qu'en pensant qu'il y a des enfants malades ca fait mal, comment certains peuvent profiter  de ces malheureux en leurs refusant toute aide

 

 

Si tu as de nombreuses richesses, donne de ton bien ; si tu possèdes peu, donne de ton cœur.

Portrait de rysplanet

L'honneur revient à l'association qui prend en charge une poignée d'enfants relativement aux aides financières percues, mais pendant ce temps, qu'a fait l'état dans une situation pareille où tous les ans on fête la journée mondiale de l'enfant, rien! que des promesses et la preuve est là. Si la DAS se veut rassurante dans ses prérogatives pour l'assistance sociale aux plus démunis, le dossier de dizaines de papiers justifiant que l'enfant est démuni implique un rejet déguisé pour pouvoir limiter le nombre de demandes. Je trouve abject  l'abandon de ces enfants, surtout  vis-à-vis des sommes faramineuses d'argent injectées dans des programmes culturels, sportifs et autres au lieu d'en économiser et les utiliser dans l'assistance sociale des enfants et de la santé en général.

 

 

dieu est grand