L’Algérie parmi les pays les mieux dotés en infrastructures routières.

Portrait de MedSouilah
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La rocade des Hauts plateaux (1.300 km), la pénétrante autoroutière port de Djendjen (Jijel)-Autoroute Est-Ouest (100 km) et la rocade Khemis Miliana Bordj Bou Arréridj (300 km), seront réalisés dans le cadre de ce quinquennat.
ALGER- Ne disposant, au lendemain de l’Indépendance, que de simples routes couvrant à peine les grandes villes, l’Algérie possède aujourd’hui, parmi les pays en développement, l’un des meilleurs réseaux routiers desservant tout le pays grâce à la réalisation de plusieurs mégaprojets à l’exemple de l’autoroute Est-Ouest.

 

 

 Bénéficiant, ces dernières années, de la mise en oeuvre d’une nouvelle démarche destinée à réunir les conditions d’une relance économique réussie, le secteur des travaux publics a connu une nouvelle dynamique qui s’est traduite, sur le terrain, par la mise à disposition de l’économie d’infrastructures routières modernes contribuant aux efforts du développement de l’Algérie.

 

Routes, voies express, autoroute Est-Ouest, de longues sections de la route Transsaharienne, ponts et viaducs au design moderne : l’Algérie a lancé, depuis voilà une dizaine d’année, de vastes chantiers à travers tout le pays avec pour objectif de rattraper le retard accusé en termes de projets routiers après des périodes difficiles pour l’économie nationale.

 

Il faut dire que malgré son importance, le développement des infrastructures routières depuis l’Indépendance et jusqu’à la fin des années 1990, a été freiné par des choix économiques adoptés durant cette période et qui faisait du secteur industriel la première priorité du pays.

 

Conséquence : un désinvestissement dans les projets routiers dans un pays qui en avait grandement besoin du fait du boom démographique, de l’urbanisation croissante et un développement des échanges socio-économiques entre les différentes régions du pays et avec l’étranger.

 

Les chiffres de cette période illustrent bien la situation des réalisations du secteur des travaux publics. En effet, l’Algérie qui avait au lendemain de l’Indépendance seulement 18.000 km revêtus n’a réalisé que 17.000 km de routes en plus 27 ans après (jusqu’à 1989).

 

Le réseau routier multiplié par 10 depuis l’indépendance....

 

Bien que plusieurs réalisations aient été concrétisées durant les trois premières décennies après l’Indépendance, notamment au titre du désenclavement des régions éloignées, et des tronçons de l’autoroute Est-Ouest, cette période a vu l’Algérie accuser un retard dans ce secteur.

 

Cela a été aggravé, à partir des années 1980, par les problèmes économiques auxquels faisait face l’Algérie, et qui ont fini par impacter négativement le secteur des travaux publics entraînant l’abandon de plusieurs projets routiers, dont une grande partie de l’autoroute Est-Ouest par manque de financements.

 

Mais, ce n’est qu’à la fin des années 1990, à la faveur de l’amélioration de la situation financière du pays, que le secteur a connu une accélération dans les différents programmes de réalisation d’infrastructures routières dans les quatre coins du pays. Des investissements conséquents sont injectés dans le cadre de programmes de développements successifs basés, cette fois, sur une vision qui privilégie le développement des infrastructures de base qui reçoivent, désormais, les deux tiers des financements publics.

 

Cette nouvelle démarche, qui a vu la concrétisation de nombreux projets de routes nationales, d’autoroutes, de dédoublement de routes ainsi que de grands travaux d’aménagement routier surtout à Alger, n’a pas tardé à donner ses fruits.

 

Déjà, à fin 2005, année du lancement du second Programme de soutien à la relance économique, et comparativement à 1995 quelque 20.000 km de routes avaient été réalisés portant ainsi le réseau routier national à plus de 110.000 km.

 

C’est dire la progression de la cadence de réalisation des différents projets routiers destinés en premier lieu à désenclaver les régions reculées, améliorer les conditions de déplacement des personnes et des marchandises et favoriser le développement économique et l’investissement dans les zones traversées.

 

Mais, la mise en chantier effective, en 2007, puis l’ouverture à la circulation d’importantes sections de l’autoroute Est-Ouest (1.216 km), un méga projet routier jamais réalisé depuis l’Indépendance, a boosté le secteur des travaux publics qui, avec celui du bâtiment (Btp), ont augmenté leur contribution à la croissance du PIB de l’Algérie avec 8,7% de croissance sectorielle, occupant ainsi le 3ème rang en termes de contribution à la richesse nationale en 2009.

 

Le cap est ainsi mis, dans le cadre des programmes 2005-2009 et 2010-2014, sur la densification, la modernisation et l’entretien du réseau routier, déployé telle une toile sur le territoire national sur une longueur dépassant les 112.000 km mais appelé à s’étendre sur un linéaire beaucoup plus important avec l’achèvement totale de l’autoroute Est-Ouest.

 

L’autoroute Est-Ouest, projet du siècle à portée continentale

 

Celle-ci, conçue pour être une liaison autoroutière Maghrébine et Africaine, au-delà de sa dimension nationale, contribue d’ores et déjà à rendre plus faciles et confortables les déplacements sur l’axe ouvert qui s’étend de Constantine à Tlemcen dans l’attente de l’ouverture prochaine du tronçon reliant Constantine à El-Tarf.

 

L’achèvement total de ce "projet du siècle", ouvrira ainsi la voie au lancement de plusieurs grands projets routiers qui doivent densifier le réseau routier national à travers de nombreuses wilayas des Hauts plateaux et du sud du pays.

 

Il s’agit, outre la rocade des Hauts plateaux qui devra desservir plusieurs wilayas, de la 3eme rocade d’Alger (Tipasa-Bordj Menaiel) sur 125 km, et le dédoublement de trois routes nationales Nord-Sud, dont la RN-1 Alger- El-Menea (870 km), l’un des axes principaux de la Transsaharienne dont le tracé en Algérie est estimé à 3.000 km.

 

Plus de 112.000 km réalisés et 10.000 km prévus à l’horizon 2014

 

L’Algérie, qui dispose aujourd’hui d’un réseau routier totalisant 112.696 km, verra la réalisation à l’horizon 2014 de près de 10.000 km de nouvelles liaisons routières à travers les différentes régions du pays.

 

Il s’agit de lancer, sur la période 2010-2014, quelque 740 projets portant sur le réalisation de 9.345 km de routes de différentes capacités et de 152 ouvrages d’art, dont des tunnels, des ponts et des échangeurs.

 

Outre la mise en chantier de nouveaux axes routiers, il sera question durant ce programme quinquennal de plusieurs opérations en vue notamment d’étendre les capacités des routes, leur développement et l’entretien des ouvrages d’art.

 

Parmi les projets retenus dans le cadre de l’extension de la capacité des infrastructures routières, 2.050 km de routes et 130 ouvrages d’art sont concernés par cette action. Sur ces 2.050 km, des axes routiers totalisant 1.300 km, situés dans le grand sud, feront l’objet de travaux de développement, selon les données du ministère des Travaux publics.

 

En effet, les liaisons routières concernées sont : Silet-Tinzaouatine (150 km), Tindouf-Adrar via Erg Chenachen (623 km) ainsi que le parachèvement de la route Transsaharienne dans l’axe Silet-Timiaouine (première tranche sur 200 km).

 

D’autres projets sont programmés au titre du quinquennat en cours, et qui portent, entre autres, sur l’aménagement des routes côtières en vue de contribuer à promouvoir le tourisme, parallèlement à la réalisation de "projets structurants", dans la capitale tels que le dédoublement de plusieurs pénétrantes vers la 2è rocade d’Alger.

 

Les chemins de wilaya (CW) 118, 249, 121 et 122 traversant la wilaya d’Alger feront l’objet de travaux de dédoublement et ce, dans le but de "former le maillage du réseau routier à l’Est de la capitale".

 

Un viaduc devant relier Oued Ouchayah vers la route nationale N1, des aménagements routiers autour de la Grande Mosquée d’Alger, sont aussi projetés, selon le ministère.

 

Le plan quinquennal 2010-2014 du secteur des travaux publics prévoit aussi la réalisation de grands ouvrages d’art, dont le pont Trans-rhummel à Constantine, un viaduc à Mila et un pont "en Y" à Annaba.

 

S’agissant du volet relatif aux infrastructures autoroutières de ce programme, il porte sur le parachèvement de l’autoroute est-ouest dont il ne reste que quelques tronçons entre Constantine et El Tarf, et la réalisation des équipements d’exploitation de cette autoroute qui s’étire de Tlemcen à El Tarf sur 1.720 km.

 

La rocade des Hauts plateaux (1.300 km), la pénétrante autoroutière port de Djendjen (Jijel)-Autoroute Est-Ouest (100 km) et la rocade Khemis Miliana Bordj Bou Arréridj (300 km), seront réalisés dans le cadre de ce quinquennat.

aps


 

 

 

medsouilah@jijel.info

Commentaires

Portrait de jitex

Les années 85 la durée du trajet jije - alger est de 6h30 avec le bus de SNTV, mehdid... et aujourd'hui elle est de 7h30 en voiture quand la route n'est pas coupée par les kabyles. C'est avancer en arrière et reculer vers l'avant !!! Y a un memebre du FLN proche du pouvoir  dans les environs de cet article.

Si chacun fait un pas, tout le monde avancera.

Portrait de Excalibur

 

 

Effectivement, cherchons, cherchons toujours....il ya toujours des poux sur la tê te d'un chauve !

Portrait de Excalibur

 

 

C'est simple, quand il s'agit de l'Algérie : lorsqu'ils font c'est pour avoir des berlines allemandes et quand-il font pas ce sont des médiocres. A bout d'arguments on peut toujours dire: ce qu'ils font est toujours mauvais.

Bla3qèl ya Hadj...! Coulènna au moins salamou 3alikoum...Tongue out

 

 

 

Fuis le mal et le mal te fuira car le mal s'empresse vers ceux qui font le mal...
(Sagesse arabe)

Portrait de Excalibur

Pardon, j'étais en train d'orienter les tirs de mes "amis"...Ils ne font surtout pas qu'ils ratent bêtement leurs cibles

les routes qui peuvent rivaliser le standard de la qualité du réseau routier international; sont les autoroutes, que la plus part sont en cours de construction ou du moins en cours d'études.

mais pour ce qui est des routes classées nationales, departementales et autres. je n'ai pas l'impression qu'elles répondent aux exigences et aux normes des qualitées requises, pour assurer une sécurité routière fiables.

parcequ'il manque des créneaux de dépassements, des parkings là ou il ny a pas d'accotement sufisant pour des arrets d'urgences, manque des voiex de detresse dans des pentes très raides, insufisance de signalisation et du marquage au sol....etc

mis à part du revetement qui est de très bonne qulité ( appelé le tapis dans le jargon ) il nous reste un long chemin a parcourir dans ce domaine.

PS: les autoroutes seront bientôt payantes, et que chacun prepare sa tirelire. ce que je crains c'est la privatisation, et le pire qu'elle soit avant l'achèvement du terme de l'amortissement.?!

Oui, en lisant cet article, je pense aux importateurs qui doivent se frotter les mains et pourquoi pas remercier les autorités en leur faisant cadeau de quelques belles grosses  berlines ( allemandes ) et autres 4X4 pour sillonner nos belles autoroutes en famille et entre amis ....

Alors NM, toujours inquiet de manquer de routes et de garages ?

 

 

Bonne nuit et surtout pourvu que ça dure!

 

FoughaliWink

Nous sommes tous égaux, mais certains le sont plus que d'autres....

Quand j'ai lu le titre: L’Algérie parmi les pays les mieux dotés en infrastructures routières. J'ai eu un choc...! Surprised

Dix secondes plus tard quand j'ai lu : l’Algérie possède aujourd’hui, parmi les pays en développement, l’un des meilleurs réseaux routiers, ouf...! Ma tension est redevenue normale... Smile

Fuis le mal et le mal te fuira car le mal s'empresse vers ceux qui font le mal...
(Sagesse arabe)

ha jijelinfo un article pour les beau yeux de boutef

Portrait de MedSouilah

C'est une réalité mon cher Hichou! Cool

N'est ce pas Foughali, toi qui avait insisté à vous transmettre les bonnes nouvelles! Smile

 

La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s'est brisée. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve" Djalāl ad-Dīn Rūmī (1207-1273)