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La grande bataille de SETTARA.

Le gouvernement de Paris a paniqué jusqu'au 5 juillet 1962 devant la détermination des Algériens à arracher leur liberté.Jijel info continue à rendre hommage à notre révolution, nous vous présentons, la bataille de Catinat (Settara), une grande bataille de la guerre d'Algérie du 28 Avril au 3 Mai 1958. 1100 morts du coté ennemi, était un coup sévère dont l'onde de choc s'est propagé jusqu'à son état major .

Avril 1958 : Bataille de Catinat (Settara), une des plus grande bataille de la guerre d'Algérie du 28 Avril au 3 Mai 1958 selon la dépêche de Constantine.
C'est arrivé le 26 avril de l'année 1958 au lieu dit " Settara " au mont Dar Al Hadada du Douar de Beni Sbih loin de la commune de Settara Ex Catinat de 26 kilomètres au sud est.

Ce lieu était un centres de retranchement célèbre pour la Wilaya 2,zone 2 qui s'étend à travers les vallées de Constantine et la zone 5 "ville de Constantine"et le reste des moudjahidine qui viennent des autres régions"nahia", tous les douars étant des zones interdites.
De ce fait il a été procédé à l'ouverture de tranchées et de casemates (caches souterraines) à titre préventif de tout raid aérien français,d'autre part les moudjahidines ont construit des gourbis comme centres dans la foret en prévision de tout bombardement surprise aérien.
L'armée française n'arrivait plus à atteindre ce lieu excepté dans le cas de grand blocus ou avec les moyens d'observation à partir des centres ou de patrouilles de loin .
La création en pleine foret d'un souk général (marché), sa fréquentation par les membres de l'armée de libération nationale et les habitants des douars environnants a attiré l'attention de l'ennemi.
Très tôt au matin de ce jour cité plus haut ,l'ennemi a préparé ses forces ,et c'est ainsi que des colonnes armée commençaient à affluer des centres suivants: Graveflote,Grarem ,Bounaaja,Lemsara,Ezzerka,Larba Oum Toub,Draa Lech-heb,Ain Kechera Boudoukha,El Milia,Boulahmame,Boulemrouj,Sidi Ezerrouk,afin de mettre en oeuvre un blocus assez large et général,mieux que de placer des batteries d'artillerie à El Kafch ou le point élevé de Ma Labiod .
Les forces ennemis ont été contraintes par les moudjahidine en cours de route à des affrontements à Drama , Kef Leghreb,Beni Sbih,El Maida,Zekrana ,mais non pas réagit tenant à atteindre leur objectif et arriver au mont Settara à temps d'autant plus que cela fait plus d'une année qu'elles n'ont pas mis pieds dans cette nahia et qu'une bataille a eu lieu à proximité de celle là et les forces ennemis ont eu plusieurs pertes comme Zekrana le 13avril 1957 et Oued Zegar le 11mai 1957.

C'etait une saison printanière qui promettait espoir mais la guerre est cruelle.
Les moudjahidines stationnés dans ce lieu disposaient d'une station de réception du type 300 comme butin de l'opération Zekrana, manipulé par "si l'Hocine lakbaili"malheureusement les transmissions de l'ennemi étaient pas chiffrées.
Leur force était une division qui disposait d'un armement important de 13 fusils mitrailleurs de type 30 Allemand Willis 7 Brown anglais et américains et 29 français sans compter les autres armements de guerre.
A cinq heures du matin l'aviation couvrait l'espace aérien en toute altitude et tout sens et commençaient par un bombardement surprise intensif destructeur des casemates "refuges"
Les Moudjahidines se sont cantonnés au lieu célèbre Settara sous le commandement du chahid Mostafa Filali quand aux civils ils se sont enfuis vers les refuges conçus à cet effet.
Le champ était ainsi ouvert au forces héliportés de couvrir les lieux et de voir d' impressionnantes forces armées françaises boucler la montagne dans toutes les directions en plaçant son matériel militaire de terrain et les soldats sur les rives du plateau et lançaient des frappes violentes sur les bases des moudjahidines.
La bataille s'est enflammée à l'arrivée de l'ennemi à neuf heures ,les deux parties se sont entretués dans un combat féroce, divers armements ont été utilisés intensément par les deux parties.
Les Moudjahidines sont arrivés à repousser l'offensive ennemie et leur infliger des pertes importantes dans ses rangs ce qui les a contraint à évacuer ses morts et blessés et les transporter et réorganiser son offensive en trois rangs semi circulaires et relancer le combat encore plus violemment en effectuant un retrait tactique, pour laisser place à l'aviation et l'artillerie et reprendre l'offensive .
Et c'est ainsi que s'est poursuivie la bataille au profit des Moudjahidines jusqu'à l'après midi ,d'autre part ils étaient mal à l'aise vu le nombre important de morts ,le marquage se faisait sur leurs corps pour les différencier et transporter les français et laisser les morts des collaborateurs et harkis sur les lieux .
Aux environs de 15 heures ,l'arrivée en renfort de cinquante engins de transport de parachutistes en provenance de Skikda et à leur tête une colonne blindée et l'attaque reprend en premier avec les blindés munis d'armes destructives de même que le corps à corps avec armes blanches était en action sur les lieux et ce jusqu'à dix neuf heures du soir,ce qui a fallu l'intervention de l'aviation pour l'éclairage des lieux.
Durant la nuit certains Moudjahidines sont arrivés à traverser les lignes de l'ennemi tout en utilisant balles et grenades et finalement rester sains et saufs.
L'armée française a commis des crimes abominables en se permettant de tuer des civils hommes , femmes et enfants collectivement et ce d'une façon indescriptible ,d’où la découverte de familles entières exterminées dans les refuges.
Près de 1000 morts du coté ennemi ,était un coup sévère dont l'onde de choc s'est propagé jusqu'à son état major .
Du coté algérien 300 civils (dont des femmes et des enfants) furent tués par l'armée française, essentiellement dans les refuges et par l'aviation. Parmi les Moudjahidine on dénombrait 110 martyrs et la destruction de tout l'armement.
Le lendemain au retour d'un contingent e leur force en direction de Catinat ,une embuscade leur est tendue par les Moudjahidines au lieu dit Mezghanine au Douar Boucharef , qui leur ont fait subir d'autres pertes.
Pour immortaliser cette bataille l'ex Catinat a été renommé "Settara"du fait que cette bataille était parmi les plus grandes qu'a mené l'armée de libération nationale durant la révolution dans le nord constantinois.
Omar Krioui
Photos Ikbal
http://www.jijel.info/content/la-grande-bataille-de-settara








Commentaires
Les francais ont la mémoire courte ; au lieu de voter la loi interdisant de nier le genocide Arménien, il aurait du se pencher sur la question Algerienne que je qualifierai plus qu 'un génocide.
De bonnes relations ne suffisent pas pour oublier et de trahir la mémoire de nos MARTYRS !!!!!!!!!!!
seuls les traitreS désavoueront le sang de nos chouhadas.
@enino: Nous devons laisser les historiens faire leur travail sans haines ni concessions. Par contre, dire ce que la france vote contre la reconnaissance du génocide Arménien est une erreurgrave et un mensonge abominable. En effet, la france reconnait et fête le génocide Arménien depuis longtemps, c'est même la raison du dernier refroidissement politico-diplomatique avec la turquie.
Par contre, là où il faut faire des reproches à la france, c'est sur le silence vis à vis de la colonisation de plusieurs pays et l'absence totale de reconnaissance des massacres perpétrés par ses armées dans plusieurs pays aussi bien en afrique qu'en asie....
L'histoire est en marche et certains éléments commencent à voir le jour. Une partie de la classe polique obligera ses dirigeants à plus de transparence sur certains pans entiers de son histoire coloniale.
Voilà , je crois que j'ai aidé à remettre les pendules à l'heure.......
Sans racunes
Foughali
How could you do that thing to me ?
Mille mercis, pour cet article qui relate une des batailles, de notre glorieuse révolution (1954-1962).
Bien qu’en étant enfant qui vivait à Béni Khatab (El Milia) qui était une zone interdite, je me rappelle très bien du jour où l’aviation de l’armée française avait bombardé le souk de Bouhaned. Beaucoup de civils algériens avaient été tués. Puisque c’était le jour du marché, même le bétail n’avait pas échappé au carnage.
Peut être que c’était en représailles à leur défaite à Catinat.
Elmadjdou oua elkouloud li elchouhada.
Bonsoir,
Je crois qu'il n'est pas approprié d'appeler cette bataille " Bataille de Catinat" (et même si on met entre parenthèses Settara). On l"appelle comme cela car la localité de Catinat était le plus gros bourg de cette zone qui comprend aussi Gheballa, Bordj Ali
La localité qui porte aujourd'hui le nom de Settara ne s'est jamais appelée Settara même avant l'occupation coloniale française!
Le véritable lieu dit "Settara" est beaucoup plus proche de Gheballa que l'actuelle Settara ex Catinat. Et ce lieu est encore plus proche Béni Sbih et de Lahdifa.
En hommage aux nombreux martyres dont des femmes et enfants de Béni Sbih, cette bataille est plûtot la bataille de Béni Sbih - Lahdifa mais c'est aussi la bataille de toute l'Algérie!
Voici un extrait d'un texte de Ben Tobbal qui n'à rien à voir avec ce débat mais qui cite la Bataille de Catinat en faisant référence à Béni Sbih et les mechtas environnantes!
""Dans la déclaration que nous fit Lamouri, ses propos se limitaient à des accusations de régionalisme portées contre Krim. Or, c’était là un domaine très sensible et nous ne voulions pas voir se développer dans nos rangs un tel esprit.
C’était le temps où commençaient à se répandre, venant surtout de la base de l’Est et des membres de la wilaya I, des propos désignant les gens par leurs origines. Ondisait : « Un tel n’est pas Arabe, il est Kabyle », que « Krim choisit ses éléments », « qu’il mène une politique personnelle », etc.
Je ne pense pas que cela était fondé. Pour ce qui est de Mohammedi Saïd par exemple, Krim n’avait pas été seul à le désigner comme chef de l’état-major du COM. Nous avions tous participé à sa nomination. Je ne pense pas non plus que Mohammedi ait pratiqué une politique favorable aux Kabyles puisque, de fait, il n’avait jamais réellement dirigé l’appareil. Il ne l’avait pas gardé entre ses mains suffisamment longtemps pour pouvoir réaliser quoi que ce soit.
En ce temps-là , les hommes de Lamouri étaient survoltés contre le choix du commandant Idir par Krim. Cet homme-là , que Bénaouda connaissait bien, avait servi comme chef de bataillon de l’armée française lors de la bataille de Catinat dans le nord-constantinois et il avait participé à plusieurs ratissages. Il dirigeait les opérations à la tête de ses hommes dont 90 % étaient d’origine algérienne. On ne pouvait donc pas dire qu’il le faisait sous la contrainte du nombre.
Ses hommes de troupe allaient camper jour et nuit dans la région des Béni Sbih, des Ouled Embarek et des Béni Tlilane. Ils appliquaient la nouvelle tactique qu’avait conçue l’armée française pour couper la population des unités combattantes de l’ALN. En tant que commandant, il n’avait pas ordonné de pillages, ni procédé à des exécutions ni même fait torturer. Il se contentait de faire de l’action psychologique. Il rassemblait les gens et leur disait « Voyez-vous, nous savons que vous détenez des armes. Ces armes-là , les djounoud n’en ont pas besoin. Elles risquent de les gêner beaucoup plus qu’autre chose. Elles sont encombrantes et ils ne sauront pas où les cacher. Pour les armes militaires, gardez-les si vous en avez, vous pouvez même les leur donner, mais pour les autres, remettez-les nous. »
Je ne sais si c’est par manque de formation politique ou du fait de la méthode pernicieuse utilisée par le commandant Idir ; je ne sais si c’est par peur des représailles, mais beaucoup de personnes avaient fini par remettre leurs armes.
Cette méthode avait failli ruiner l’organisation. Les gens étaient surpris par ce nouveau langage et, du fait aussi que dans les rangs du bataillon la plupart des militaires étaient des Algériens, la population avait fini par croire qu’ils n’étaient peut-être pas contre la révolution.
Pour conforter la population dans cette idée, il arrivait aux soldats d’origine algérienne de remettre discrètement des cartouches aux femmes et de leur dire de les donner aux moudjahidines si elles le voulaient. Cela faisait bien sûr partie du même plan d’action psychologique.
Benaouda savait tout cela puisqu’il était de la région. On peut imaginer son étonnement quand il vit Idir bombardé chef de cabinet de Krim. Hiérarchiquement, c’était Idir qui devait transmettre les directives à Mohammedi et aux autres membres du COM. De leur côté, ceux-ci n’avaient jamais admis l’autorité du nouveau venu. ""
«Le courage, c’est dire la vérité sans subir la loi du mensonge triomphant.»