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La matraque pour empêcher les praticiens d’approcher le siège de la présidence

Le rassemblement des praticiens et des praticiens spécialistes de la santé publique s’est alors transformé en rassemblement de toutes les forces de l’ordre, avec leurs différents corps, en tenue et en civil, la garde républicaine, la gendarmerie et la police judiciaire, à un point tel que le nombre des éléments de la sécurité dépassait de loin celui des médecins venus prendre part au sit-in.
Vers 11h30, de violents heurts ont éclaté entre les deux parties, lorsque les forces de sécurité ont défini un périmètre de sécurité, bloqué la route, et ont entrepris de repousser les médecins qui avançaient à partir de la rue Haddad, en utilisant des barrières métallique, ce qui a provoqué une bousculade, des médecins étaient à terre, certains ont reçu des coups de matraque en tentant de résister aux éléments des brigades antiémeutes.
Les médecins scandaient des slogans, appelant le président de la république à les recevoir, criant : «Après Zidane, c’est à notre tour d’être reçus», «Nous sommes des médecins et non des terroristes».
L’édifice d’El Mouradia était cerné, y compris par des véhicules des forces de sécurité et ceux des brigades antiémeutes.
Les officiers de la police judiciaire ont par ailleurs empêché les journalistes et photographes de couvrir le rassemblement. Les journalistes ont subi des pressions, des dépassements ont été enregistrés à leur encontre, et certains ont même été menacés d’être embarqués s’ils n’évacuaient pas les lieux sur le champ.
Après une heure de confrontations entre les praticiens et les forces antiémeutes, et d’échange verbal virulent entre la police et les journalistes, la présidence de la république a accepté de recevoir des représentants des médecins. Les présidents des deux syndicats nationaux des praticiens et des praticiens spécialistes, ont été invités à la présidence où ils ont été reçus par le chargé des relations publiques qui a promis de prendre en charge dans les tout prochains jours, leurs revendications, y compris sur le statut et le régime indemnitaire. Après la sortie des présidents de syndicats du bâtiment de la présidence, les médecins se sont dispersés en chantant l’hymne national. Ils comptent toutefois poursuivre leur mouvement de grève en attendant d’avoir du concret.
