Le bienfait du citron contre le cancer

Portrait de MedSouilah
Share this
Ceci est la dernière nouveauté en médecine, effective pour contrer le cancer !!! Lisez avec attention les messages qui nous ont été envoyés, La rumeur bat son plein sur le web francophone ...
Bienfaits du citron.

Le citron (citrus) est un produit miraculeux pour tuer les cellules cancereuses.
Il est 10.000 fois plus puissant que la chimiothérapie.
Pourquoi ne sommes-nous pas au courant de cela?
Parce qu'il existe des laboratoires intéressés par la fabrication d'une version synthétique qui leur rapportera d'énormes bénéfices.
Vous pouvez désormais aider un ami qui en a besoin en lui faisant savoir que le jus de citron lui est bénéfique pour prévenir la maladie.
Son goût est agréable et il ne produit pas les horribles effets de la chimiothérapie.
Si vous en avez la possibilité, plantez un citronnier dans votre patio ou votre jardin.
Combien de personnes meurent pendant que ce secret est jalousement gardé pour ne pas porter atteinte aux bénéfices multimilionnaires de grandes corporations ?
Comme vous le savez, le citronnier est bas, n'occupe pas beaucoup d'espace et est connu pour ses variétés de citrons et de limes.
Vous pouvez consommer le fruit de manières différentes: vous pouvez manger la pulpe, la presser en jus, élaborer des boissons, sorbets, patisseries, ...
On lui attribue plusieurs vertus mais la plus intéressante est l'effet qu'elle produit sur les kystes et les tumeurs.
Cette plante est un remède prouvé contre les cancers de tous types. Certains affirment qu'elle est de grande utilité dans toutes les variantes de cancer.
On la considère aussi comme un agent anti microbien à large spectre contre les infections bactériennes et les champignons, efficace contre les parasites internes et les vers, elle régule la tension artérielle trop haute et est antidépressive, combat la tension et les désordres nerveux.

La source de cette information est fascinante: elle provient d'un des plus grands fabricants de médicaments au monde, qui affirme qu'après plus de 20 essais effectués en laboratoire depuis 1970, les extraits ont révélé que:
Il détruit les cellules malignes dans 12 types de cancer, y compris celui du côlon, du sein, de la prostate, du poumon et du pancréas...
Les composés de cet arbre ont démontré agir 10.000 fois mieux que le produit Adriamycin, une drogue chimiothérapeutte normalement utilisée dans le monde, en ralentissant la croissance des cellules du cancer.
Et ce qui est encore plus étonnant: ce type de thérapie avec l'extrait de citron détruit non seulement les cellules malignes du cancer et n'affecte pas les cellules saines.

Institut de Sciences de la Santé, L.L.C. 819 N. Causez Street, Baltimore, MD 1201

 

Voici un deuxième message:

La rumeur bat son plein sur le web francophone : le citron serait le remède ultime contre le cancer, "10.000 fois plus puissant que la chimiothérapie". Quoi qu'en dise le message en circulation, il serait surprenant que les cancérologues n'en soient pas informés.

Nous avons donc demandé l'avis du docteur Françoise May-Levin, conseiller médical à la Ligue contre le cancer, son verdict est sans appel : "Le citron, on le sait est riche en vitamine C, supposée avoir une action antitumorale. Mais actuellement, en médecine, on ne se contente pas de supposition : la médecine doit être basée sur des preuves, apportées par des arguments expérimentaux, en laboratoire, mais aussi sur des personnes : ce sont les essais, essais de tolérance  (phase I) essais d’efficacité (phase II) et enfin comparaison avec les traitements référentiels tels que la chimiothérapie citée dans le message. Or, aucune preuve ne vient étayer l’activité du citron dans le cancer. Il serait donc très dangereux d’inciter des malades à préférer le citron aux traitements classiques." Ajoutons que l'actualité s'est déjà chargée de lui donner raison.

Et pourtant, le message invoque la caution de "l'Institut de Sciences de la Santé de Baltimore". Certes, mais un simple tour sur le site de ce mystérieux Health Sciences Institute dédié aux médecines alternatives suffit pour juger de sa fiabilité. Sa directrice, une certaine Jenny Thompson, n'a pas la moindre formation médicale, comme son CV le prouve. Et son site vous conseille par exemple d'acheter un livre qui vous permettra de guérir du cancer, au moyen d'une soi-disante révélation étouffée par les laboratoires pharmaceutiques : le cancer est un microbe, si, si ! Et bien sûr, il vous déconseille aussi formellement la chimothérapie. Tout en vous prévenant gentiment que "les informations fournies sur ce site ne doivent pas être interprétées comme des conseils médicaux personnels", ben voyons.

Bon, mais leur article sur les bienfaits des agrumes (citrus fruits ayant été naïvement traduit par citron dans la version francophone en circulation) fait quand même référence à une étude du très sérieux CSIRO - le CNRS australien.

Sauf que les chercheurs du CSIRO sont loin d'arriver aux mêmes conclusions que le message ! Non, ils ont simplement examiné des études sur le sujet, et constaté que 69 % d'entre elles "démontrent un effet préventif statistiquement significatif contre certains types de cancers de la consommation d'agrumes", effet sans doute lié au fait que les agrumes ont "l'activité antioxydante la plus élevée de toutes les sortes de fruits". Ainsi, la réduction du risque observée atteint 50 % pour les cancers des voies digestives.

Autrement dit, vous pouvez espérer voir diminuer vos chances d'avoir un cancer de l'estomac en consommant des agrumes, mais une fois que la maladie est là, les fruits ne pourront rien pour vous, et il vaudra mieux vous en remettre aux traitements éprouvés comme la chimiothérapie plutôt qu'à des régimes de charlatan - c'était déjà le conseil du docteur Françoise May-Levin.

Conclusion : Il suffit d'une étude lue en diagonale, une ou deux erreurs de traduction, une bonne dose d'exagération, un soupçon de conspirationnisme, une rondelle de citron. On remue le tout, on sert bien frais : et voilà un Lemon Hoaxest, cocktail détonnant de mauvaise foi à l'acidité éprouvée. Seul remède connu contre cette ahurissante rumeur : la pilule miracle HoaxBuster.

www.hoaxbuster.com

 

Jijel.info

Commentaires

Allez nos amis rureaux ! plantez vos citronniers et cultuver vos terres !! Malheureusment nous les citadins on a pas assez d'espace pour ça !

Portrait de Tanios

 

Merci Mohamed de donner une deuxième vie à cet article. Je l'ai posté, y a 2 mois sur le forum, ICI

 

Amicalmement, Tanios

D'autres que moi écrivent comme ils parlent, moi j'écris comme je me tais.[ Amin Maalouf ]

Profil santé

Plusieurs études épidémiologiques démontrent une association inverse entre la consommation de fruits et légumes et l’incidence de maladies chroniques comme les maladies cardiovasculaires et certains cancers1,2. Plus particulièrement, il a été observé dans de nombreuses études que la consommation d’agrumes serait reliée à la prévention de certains types de cancers (comme le cancer de la bouche, du pharynx, de l’oesophage, de l’estomac)3,4. Plusieurs composés actifs, tels les flavonoïdes, les limonoïdes et les fibres, participeraient à ces effets.

Principes actifs et propriétés

Flavonoïdes. Le citron et la lime renferment différents types de flavonoïdes. Ces derniers sont des antioxydants puissants qui permettent de neutraliser les radicaux libres du corps et, ainsi, prévenir l’apparition des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et de maladies liées au vieillissement. Les principaux flavonoïdes contenus dans le citron et dans la lime sont l’ériocitrine et l’hespérétine. Dans le citron, la partie blanche de la pelure est celle qui contient le plus de ces flavonoïdes, la pulpe et la chair du fruit en contenant moins.

  • Dommages oxydatifs. Des études ont démontré que l’ériocitrine et l’hespérétine extraits de la pelure du citron ou de son jus pouvaient diminuer ou prévenir l’augmentation des dommages oxydatifs chez des animaux soumis à un certain stress oxydatif5,6. Chez l’humain, une étude d’intervention a été réalisée chez des femmes diabétiques auxquelles on a donné, pendant une période de trois semaines, des flavonoïdes d’agrumes sous forme de supplément (environ 1 g par jour) ou un placebo7. La prise de supplément n’a eu aucun effet sur la susceptibilité à l’oxydation des lipoprotéines (protéines produites principalement par le foie et qui transportent les lipides dans le sang). Rappelons que l’oxydation des lipoprotéines contribue au développement des maladies cardiovasculaires. Pour l’instant, aucune conclusion précise ne peut être émise quant à l’effet de la consommation de citron contre les dommages oxydatifs.
  • Cancer. En plus de son action antioxydante, l’ériocitrine du citron pourrait induire l’apoptose (mort cellulaire) de cellules leucémiques in vitro8. Notons que d’autres flavonoïdes des agrumes ont démontré des effets antiprolifératifs in vitro contre plusieurs lignées de cellules cancéreuses9. Ces propriétés des flavonoïdes du citron pourraient potentiellement servir à l’élaboration de thérapies antitumorales8; les recherches se poursuivent en ce sens.
  • Lipides sanguins. Les flavonoïdes des agrumes et de leurs jus pourraient avoir un potentiel hypocholestérolémiant. En effet, des études réalisées chez l’animal ont démontré que l’hespérétine et un mélange de flavonoïdes contenant principalement de l’hespérétine et de la naringine abaissaient le cholestérol sanguin10,11. Aucune étude permettant de confirmer les effets hypocholestérolémiants des flavonoïdes chez l’animal n’a été effectuée chez l’humain jusqu’à présent. De plus, notons que les effets de la consommation de citron ou de lime n’ont pas été étudiés spécifiquement.

Limonoïdes. Ces composés biologiquement actifs, selon leur type, peuvent être responsables de la saveur amère des fruits qui en contiennent ou encore être insipides. Les limonoïdes sont principalement contenus dans les pépins des agrumes12, mais aussi dans leur jus13. Les limonoïdes posséderaient aussi une certaine capacité antioxydante14. La limonine et la nomiline sont les principaux limonoïdes des agrumes.

  • Cancer. Les limonoïdes des agrumes ont démontré des effets anticancer in vitro, diminuant la prolifération de cellules cancéreuses du sein15 et conduisant à l’apoptose de cellules neuroblastiques cancéreuses (cellules nerveuses embryonnaires, se différenciant ensuite en neurones)16. Ces effets ont été confirmés chez l’animal au cours de différentes études. En effet, la limonine et la nomiline pouvaient ainsi inhiber le développement de cellules cancéreuses (estomac13, poumon13, bouche17), et ce, par différents mécanismes12,13. L’obacunone, un autre type de limonoïde, s’est avéré efficace pour diminuer l’incidence de tumeurs du côlon18 et pour diminuer le nombre de tumeurs de la bouche12 chez l’animal. L’action synergique de plusieurs limonoïdes entre eux, ou de ceux-ci avec d’autres composés (tels les flavonoïdes), pourrait accentuer leur action sur les cellules cancéreuses. Ces études laissent présager un effet potentiellement préventif du cancer chez l’animal par les limonoïdes des agrumes, mais il n’existe aucune donnée quant à un effet similaire chez l’humain.
  • Hypercholestérolémie. La limonine ainsi que d’autres limonoïdes présents dans les jus d’agrumes auraient la propriété de diminuer le cholestérol sanguin chez l’animal19. Cette étude n’a pas été réalisée à partir de limonine de citron ou de lime, mais ces deux fruits en contiennent. Des études sur la biodisponibilité des limonoïdes des agrumes et leurs mécanismes d’absorption devront être faites afin de connaître l’impact chez l’humain.
  • Autres effets. La limonine et la nomiline inhiberaient la réplication du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) in vitro, en plus d’inhiber l’activité de la protéase du virus20. De plus, certains limonoïdes du citron démontrent une activité antifongique contre certains pathogènes21. Dans une dernière étude, la nomiline et d’autres limonoïdes amélioraient le système immunitaire chez l’animal22. Ces résultats sont prometteurs, mais n’ont pas fait l’objet d’études cliniques contrôlées. Il est donc impossible à l’heure actuelle de transposer ces effets chez l’humain.

Fibres solubles. Les agrumes sont riches en fibres solubles, principalement en pectine, retrouvée dans la pelure et dans la membrane blanche autour de la chair (albedo). Par leur aptitude à diminuer le cholestérol sanguin, les fibres solubles en général contribuent à réduire l’incidence de maladies cardiovasculaires23. Grâce à sa structure, la pectine du citron pourrait aussi être efficace pour diminuer le cholestérol sanguin chez l’animal. En effet, des chercheurs ont démontré que des pelures de citron, avec ou sans la pectine, étaient aussi efficaces pour diminuer les taux de cholestérol sanguin et hépatique chez l’animal qu’un extrait de pectine24. En plus de démontrer l’effet hypocholestérolémiant de la pectine, cette étude confirme que d’autres composés non identifiés de la pelure du citron participeraient à ce processus. De plus, la pectine du citron posséderait la plus grande capacité d’inhiber la croissance de certaines tumeurs in vitro, parmi trois autres agrumes25. Par contre, ces données nécessitent davantage d’investigations avant de conclure à des effets bénéfiques de la pectine de citron ou de lime.

Protéines. Une équipe de chercheurs a découvert qu’un extrait de jus de lime aurait comme effet de modifier la réponse immunitaire chez l’animal26. Le principe actif impliqué serait possiblement un ensemble de composantes protéiques présentes dans l’extrait de jus de lime. Les mécanismes précis restent toutefois à être découverts. Ces mêmes composantes protéiques pourraient aussi jouer un rôle dans l’inhibition de la prolifération de cellules cancéreuses in vitro27. Davantage d’études seront nécessaires avant de conclure à un quelconque effet chez l’humain.

POURQUOI METTRE LE CITRON ET LA LIME AU MENU?

  • Leur goût acidulé stimule les papilles gustatives, ce qui est excellent pour la digestion.
  • Ils remplaceront avantageusement le vinaigre dans les sauces à salade.

  • Pressés sur les légumes verts, comme les épinards ou la bette à carde, ils ajoutent de la vitamine C et aident ainsi à l’absorption du fer de ces derniers.
  • Ces agrumes renferment des composés actifs, dont certains préviendraient divers types de cancers.