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Le calvaire des non-jeûneurs
Monde musulman : le calvaire des non-jeûneurs
El watan- le 10.08.12 | 10h00
Le 8 août, la chanteuse libanaise de confession chrétienne, Yara, est arrêtée pour avoir fumé une cigarette alors qu’elle se rendait à son hôtel de Constantine. Depuis le début du Ramadhan, plus de 117 personnes ont été interpellées par la police en Algérie pour non-respect du jeûne. Mais la situation algérienne est-elle une exception ? Tour d’horizon dans les pays musulmans.
-Maroc : dans ce royaume, il existe bel et bien un article du code pénal daté de 2010, qui dispose que «toute personne qui, notoirement connue pour son appartenance à la religion musulmane, rompt le jeûne ostensiblement en période de Ramadhan, sans motif admis par cette religion, est passible d’un à six mois de prison et d’une amende de 12 à 120 DH (120 à 120 DA, ndlr)». Pourtant aujourd’hui, le Maroc a une nouvelle Constitution garantissant entre autres la liberté du culte, ce qui rend Zineb El Rhazoui, journaliste et militante active du Mouvement alternatif des libertés individuelles (MALI), sceptique : «Il s’agit d’un article stupide, inapplicable et surtout injustifiable au regard du droit.
En plus d’être absurde, il est en contradiction flagrante avec la Constitution et avec le Pacte international relatif aux libertés civiles et politiques, signé et ratifié sans réserve par le Maroc en 1979. Au mépris de ses engagements, le royaume continue à appliquer ce texte de loi liberticide et d’envoyer chaque année des dizaines de personnes en prison.» Impossible pour un diabétique de pouvoir manger en public ni pour une femme enceinte de se désaltérer, quant aux personnes qui présenteraient un faciès non musulman, la journaliste est catégorique : «McDonalds, par exemple, refuse de servir ceux qui ont une “gueule d’Arabe”. Si la personne insiste, ils demandent à voir sa pièce d’identité. Depuis 2010, cette chaîne américaine affiche même sur l’entrée de ses restaurants que seuls les adultes non musulmans seront servis.»
-Tunisie : le 30 juillet dernier, trois cafés-restaurants ont dû fermer leurs portes à la suite du passage des forces de l’ordre. Motif ? Protéger et respecter le jeûneur ! «La Tunisie ne diffère pas tant que ça de l’Algérie ! Aujourd’hui avec la nouvelle politique et la manipulation qui tire ses ficelles, nous avons affaire à la police des mœurs qui traque et terrorise la population jusqu’à se donner le droit de violer la propriété privée. Dernièrement, même des touristes ont été tabassés et maltraités», explique Moufida Fedhali, membre actif dans la vie associative et artiste visuelle. Et la loi ? Elle n’existe pas. Une Constitution est sur le point d’être définitivement rédigée et adoptée.
«Tout est permis !», conclut Moufida Fedhali. «Un non-jeûneur doit attendre le ftour pour pouvoir manger. Je trouve que c’est la plus belle allégorie sur tout ce qui se passe dans le monde arabe. Quand on prend un coup d’Etat pour une révolution, c’est normal que l’on prenne une dictature démocratique pour une belle expérience de révolution réussie». Avant le début du Ramadhan, le président de l’Association centriste de sensibilisation et de réforme, Adel Almi, avait annoncé que «le gouvernement devait veiller à l’application régulière des lois et procéder au retrait des licences de restaurant dans le cas où ces lieux resteraient ouverts pendant le Ramadhan». Sur ce point, Moufida Fedhali précise: «Il existe des groupes qui harcèlent les non-jeûneurs. La police en fait partie. Il y a quelques parasites salafistes, quelques Nahdhaouis qui font la loi dans la rue comme faisaient les milices du parti RCD, parti déchu de Ben Ali. Le pouvoir ne veut pas de démocratie. Il veut établir une nouvelle dictature religieuse. Mais nous ne céderons pas !»
-Iran : selon l’écrivain, juriste et islamologue Hassan Ferechtian, il n’existe pas de réelle loi qui encadrerait cette période particulière de l’islam, «juste une circulaire créée bien avant La Révolution iranienne et qui interdisait de manger ou de boire dans les lieux publics durant le jeûne». Hassan Ferechtian précise : «Il existe très peu d’exemples de tabassages orchestrés par la police. Les actes isolés existent malheureusement, mais sont minimes par rapport au quotidien. Par contre, des amendes sont délivrées. Les restaurants peuvent être susceptibles de voir leurs portes fermées pour un temps illimité ; quant aux citoyens, ils sont interpellés et font l’effet d’une prévention morale.»
Malheureusement, dans la ville d’Ispahan, située à 340 km au sud de la capitale, l’histoire est différente : «Pendant le mois de Ramadan, une cinquantaine de groupes surveilleront ceux qui ne jeûnent pas pour contrôler cette question», explique le Comité de soutien aux droits de l’homme en Iran (CSDHI). Pour autant, il ne faut pas généraliser prévient Hassan Ferechtian. «Une personne issue d’une autre communauté peut manger ou boire dans les endroits spécifiques à sa religion, sans pour autant être visibles. Tout comme ceux et celles qui voyagent dans le territoire iranien et par route ont le droit de déjeuner sur les aires d’autoroutes où des restaurants sont mis à leur disposition ainsi que des hôtels.» Cela s’applique à tous, y compris aux musulmans.
-Yémen : dans ce pays, pas de non-jeûneurs visibles. Les Yéménites de souche sont majoritairement musulmans. Ils sont des sunnites à 55% et des chiites à 45%. «Il n’y a pas, à ma connaissance, de cas semblables à l’Algérie. Ce genre de choses pourraient arriver dans certaines régions reculées et la personne surprise en train de manger en plein Ramadhan pourrait subir des pressions sociales», explique Nasser Arrabyee, journaliste à Sanaa. Les personnes qui désirent s’abstenir de jeûner ont tout le loisir de le faire dans le cercle privé, mais jamais en public, insiste-t-il, tout en affirmant que jamais une polémique n’a été soulevée par rapport à cela. «Les restaurants sont fermés, rien n’incite à manger en public pendant ce mois», précise-t-il. Côté législation, le journaliste explique que la loi yéménite punit les personnes qui s’abstiennent de jeûner publiquement. «Il serait possible que des personnes soient incarcérées dans ce genre de circonstances», précise-t-il.
-Indonésie : bien que l’Indonésie soit le premier pays musulman en matière de nombre de fidèles, la Constitution reconnaît six religions et l’archipel transcontinental n’est pas un Etat musulman. De ce fait, aucune sanction n’est prévue par la législation, explique Vincent Souriau, journaliste français correspondant à Jakarta : «Pas question de mettre la pression aux chrétiens ou aux bouddhistes qui ne font pas le Ramadhan.» Traditionnellement, la pratique de l’islam est assez souple, même si elle a «tendance à se raidir un peu ces dernières années (…) Mais tout le monde chez les musulmans ne jeûne pas, par exemple», précise-t-il. Cependant, le journaliste relève que «dans la province d’Aceh, qui est la seule en Indonésie à appliquer la charia, ils sont évidemment un peu plus tatillons.»
-Malaisie : c’est un pays multiconfessionnel qui a bénéficié historiquement de l’immigration chinoise. Si l’islam sunnite est la religion d’Etat, un quart des Malaisiens sont chrétiens, boudhistes ou taoïstes. La charia ne s’applique qu’aux musulmans. «Ils jeûnent par entière conviction. Ils le font pour Dieu et non pour la société», affirme un chercheur qui a vécu une longue période à Kuala Lumpur. Dans ces conditions, la polémique des non-jeûneurs ne se pose pas avec la même acuité que dans les pays uniconfessionnels. L’islam asiatique, plus tolérant qu’ailleurs, s’y est installé via les relations commerciales.
Arrous. Sociologue : une société intolérante
Il faut reconnaître qu’il y a une pression et une tension sociale dans notre pays. Les Algériens ont plus peur de cette société possessive, qui réagit violemment face aux non-jeûneurs, que de l’Etat. L’arrestation de la chanteuse libanaise à Constantine cette semaine prouve cet état de fait. C’est son chauffeur qui a provoqué son arrivée au commissariat puis son arrestation. Elle est chrétienne et a tout le droit de manger ou de fumer même publiquement. Nous sommes une société intolérante même avec les non-musulmans. L’intolérance contredit les principes de l’islam. L’idéal est de vivre avec l’idée selon laquelle il ne faut pas m’imposer le carême ni le contraire. Tant que le devoir religieux est fait sous pression, la pratique religieuse en Algérie sera hypocrite.

Commentaires
من أجل إنسان راقي
الأحنف بن قيس، صحابي وحكيم مسلم صاحب أفكار جميلة يقدمها لنا في نصائح العظماء من أجل إنسان راقي.
- احرص على تطوير عقلك دوماً:
فهو يقول "إن عجبت لشيء فعجبي لرجال تنمو أجسامهم وتصغرعقولهم."
- لا تكن نذير شؤم:
فالأحنف يقول كلاماً جميلاً هو "من أَسْرَعَ إلى الناس بما يكرهون قالوا فيه ما لا يعلمون."
- لا تخاصم قليل المبادىء:
فالأحنف شرح ذلك بقوله "ثلاثة لا ينتصفون من ثلاثة: شريف من دنيء، وبر من فاجر، وحليم من أحمق."
- عقلك أساس قيمك وأخلاقك كلها:
فالحكيم المسلم يقول "رأس الأدب آلة المنطق."
- لكل شيء جميل ثمن يجب دفعه:
وهذا قوله "لا خير في قول بلا فعل، ولا في منظر بلا مخبر، ولا في مال بلا جود، ولا في صديق بلا وفاء، ولا في فقه بلا ورع، ولا في صدقة إلا بنية، ولا في حياة إلا بصحة وأمن."
- عاتب ولا تحقد:
فهو يقول "العتاب خير من الحقد."
Toutes mes excuses auprès des unilinguistes. saha ftorkom.
un calvaire ? pourquoi pas un chemin de croisx ? et bien entendu croisons les doigts pour ces pauvres pecheurs .
a quand des confessionnals les soirs de tarawih ?
ps .si dejeuner est un calvaire , jeuner ce serait donc le paradis ?
faudra dire ça a benoit.
comme le dit si bien monsieur LTQP, ca n'a rien a voir avec la tolerance ou l'intolerance du peuple algerien vis a vis la réligion, ce n'ai que de la jalousie et rien d'autre celui qui jeune jeune pour dieu, et celui qui ne jeune pas a ces prpre raison, cette demoiselle était chrétienne, donc apte a manger, les autre n'ont qu'a tourner le visage chose que j'aurais fait si j'était parmis eux,une bonne partie des algerien vivent dans le totale fasque, pour le reste, "le voient et ne disent rien" plutot tournent le visage et font semblant comme ils l'ont toujour fait pour les studio"passe" loué aux estivant, et autre tentes de rencontre et d'atouchement, si cela était fait par les quatarie j'aurais accepter car eux font de la charria jusqu'au rue notoyée et nadafa comme le veux la religion, or ceci est arrivé dans un pays ou tout le monde yarchi, le fisk decolté, et autre, arrétez ya les hypo
les mofssik se génent de ceux qui jeunent pas, je rigole
dit et approuvé
combien d’années lumières y a t il entre une gorgée d'eau et les technologie de l'espace,la recherche médicale,et l'otan qui nous guette:un débat s impose sur "l'opium des peuple".
Petie mise au point pour rappel, en raison de nos dérapages face à la religion musulmane, qu'énormément d'invidus considèrent à la légère, au point d'en déformer le sens et les buts.
Îl est depuis toujours connu que les algériens sont intolérants en matière de religion. Ce n'est pas surprenant parce que l'intolérance est le propre des êtres bruts et ignorants.
Très peu parmi les "musulmans" nationaux se sont véritablement investis pour bien comprendre la religion musulmane. On la pratique par habitude plus que par connaissance. Ce qui s'appelle le "suivisme".
Par ailleurs, nous sommes extrêmement tolérant là ou ailleurs tout le monde est intolérant.
Paradoxalement, il est dit que "ennad'hafa min el iman" et c'est partout que vous rencontrez des saletés repoussantes. Même que beaucoup s'y plaisent et l'entretiennent.
Quand on est véritablement un bon musulman, on est pratique, organisé, minutieux etc, or c'est face à une indescriptible anarchie dans laquelle nous vivons et à laquelle nous demeurons toujours confrontés.
Alors, se posent les questions de savoir : Quel genre de musulman sommes-nous?
La religion musulmane est-elle à géométrie variable où y a t-il une ligne de conduite commune à laquelle tout le monde doit s'astreindre ?
Comment considèrent-on cette religion chez nous ?
D'abord, tout le monde s'est consciemment et consciencieusement investi dans les apparences. C'est déjà là de l'hypocrisie. Ceci pour ne pas en dire plus.
A quels actes un musulman qui se respecte est-il obligé?
Que ressort-il de concret de cette masse qui n'attend que l'adhan pour aller ostensiblement à la mosquée ?
Comment les gens considèrent-il réellement le fait de prier ?
Comme une facture sonelgaz qu'il faut payer, sans plus. S'acquitter du moment de la prière puis plus rien ensuite. En attendant la prochaine.
Comment est considéré le ramadhan ?
Une période au cours de laquelle il faut s'astreindre de ne pas manger et boire en attendant de se remplir le ventre dès l'adhan.
Si nous sommes véritablement musulmans, comment se fait-il alors que les jeunes ne peuvent pas se marier devant les exigences époustouflantes auxquelles s'adonnent nos abruties de femmes complètement ignorantes, investissant sans cesse dans la bid'aâ la plus ridicule, uniquement par orgueil ?
Et les hommes de les suivres dans cette dangereuse voie en acquiessant et sans nullement réagir à toutes ces imbécilités. Même qu'ils en tirent de la fierté parce que lalla kalatlou dir hakda ou lazem hakda parce que sinon idahkou âlina.
Une conduite et des considérations compètement débiles.
Yahassra âla rajla.
Et ensuite tout le monde de pleurer misère en criant à la ruine. Forcément, à trop tirer sur la corde.
A ce propos Dieu dit : "yakhroubou biytou'houm biyadi'houm"
Littérallement traduit : Les gens se ruineront de leur propre main, ou pas leur propre vouloir en raison de leurs conduites inconscientes et irréfléchies. Le tout étant une conséquence.
Voilà de quoi méditer un bon moment.
La liberté a plus de valeur que l'argent gagné à travailler pour les autres.
Tigzirt (Tizi Ouzou) : des menottes pour un non-jeûneur
El Watan - le 11.08.12 | 10h00
Mercredi dernier, un jeune homme originaire d’El Kala a été interpellé, à la grande plage de Tigzirt (40 km au nord de Tizi Ouzou), par un policier en civil, alors qu’il prenait de l’eau sous son parasol. Les faits se sont déroulés vers 14h.
Les informations recoupées font état de l’interpellation du jeune S. T. qui a été conduit au poste de garde de la police se trouvant sur la même plage. Le concerné était en compagnie de quatre de ses amis dont l’un deux a confié à un militant d’Amnesty International : «Un policier en civil s’est approché de nous. Il a demandé à S. T. de le suivre au poste de garde qui se trouve sur la plage avant de nous assurer que c’était un contrôle de routine.» L’orateur exclut toute agression ou injure de la part des policiers envers les deux estivants. D’après le militant d’Amnesty qui a suivi l’affaire, il «semble quelque peu inopportun pour un policier en civil de se promener sur une plage avant d’interpeller un citoyen puisqu’il existe des éléments en tenue chargés, précisément, de la protection des biens et des personnes sur les plages en saison estivale».
A la question de savoir si cette interpellation a un lien avec le fait que le jeune a bu une gorgée d’eau sous son parasol, le militant a affirmé à la base des informations en sa possession : «Non, je ne crois pas.» Par ailleurs, le bureau régional du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a publié une déclaration sur son blog attestant que S. T. a été interpellé sur la plage avant d’être embarqué au poste de police. Après un échange de propos entre le jeune, traité comme un «dealer» et les policiers qui auraient proféré des paroles offensantes à l’endroit des Kabyles, T. S. fut «menotté et giflé», précise-t-on. Selon cette version des faits, «S. T., un des quatre jeunes, s’était saisi d’une bouteille d’eau minérale et en a bu une gorgée. Un des deux hommes qui discutaient avec deux filles en tenue de plage a interpellé le jeune qui avait osé boire, lui intimant l’ordre de l’accompagner au poste de police.
Le jeune homme refusa et exigea de ‘cet homme de loi’ qu’il s’identifie. La carte professionnelle a prouvé qu’effectivement il était policier et le jeune homme les a accompagnés au poste de garde de la Grande Plage», lit-on dans la déclaration du RCD. Le jeune homme a été relâché et compte, d’après nos sources, déposer plainte pour agression. Le RCD, qui appelle la population à «refuser tout diktat», s’interroge : «Parler de police républicaine par simple communiqué suffira-t-il à convaincre quand, dans ses rangs et tous les jours, des zélés jouent aux défenseurs d’une république islamique ?»
La liberté a plus de valeur que l'argent gagné à travailler pour les autres.