Le general DE GAULLE en visite à ELMILIA

Portrait de MedSouilah
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EL MILIA était une petite sous-préfécture rebelle à la colonisation ,du nord constantinois ,située dans la vallée de l’oued-el-kébir à une vingtaine de kilometres de la cote méditerranéenne,enserrée dans des montagnes couvertes pour la plus part de forets denses riches en chène-liege et de maquis divers ,lieux idéaux pour les maquisards et les résistants.Elle comptait cinq milles habitants ,quelques colons et quelques dizaines d’européens.Les habitants vivaient de l’élevage de bovins , d’ovins et d’agriculture .
Les immenses forets de chène-liege étaient exploitées par la famille MERLE-DES-ISLES. SON AFFECTATION : En juillet 1959, il prend le commandement du secteur d’El Milia dans le nord constantinois avec son chef d’état-major le capitaine Dabezies.

 

 

SON AFFECTATION : En juillet 1959, il prend le commandement du secteur d’El Milia dans le nord constantinois avec son chef d’état-major le capitaine Dabezies.

LA TOURNEE DES POPOTES : Lors de  la tournée des popotes le colonel Trinquier était là , il pensait que DE GAULE allait trop vite sur le chemin de l’abondant et que l’armée ne le suivait pas. EL MILIA était le premier secteur qu’allait visiter le général .Les notes reçues pour la visite demandaient sa réception hors des villes, LE COLONEL Trinquier choisit CATINAT (Settara de nos jours).
IL est arrivé par hélicoptère alouette, avec sa suite dans plusieurs hélicopteres bananes à double rotors, et se poser directement sur le terrain aménagé pour l’occasion, quelques camions militaires étaient mis à la disposition de la population ainsi que des voitures et d’autres moyens. La population était curieuse et voulait voir DE GAULLE qui tenait son destin en main.
Ce jour là le président DE GAULLE avait dit : je suis aussi président de la république, j’ai d’autres problèmes que le problème algérien, il faut faire l’europe, il faut y entrer en France solide, il faut que nous soyons un grand pays.
Le président DE GAULLE avait compris que le problème de l’algérie et sa décolonisation arrivaient, mais ce genre d’officiers de para et d’ultra (TRINQUIER) pensait que rien n’était perdus et qu’ils étaient sur la bonne voie et persistaient à penser qu’ils devaient continuer avec des manières plus fortes.
LA WILAYA, le FLN et L’ALN cherchaient à tout prix à éliminer cet officier.
Il avait plusieurs fois échappé à l’attentat et l’assassinat à EL MILIA ou en dehors de la ville.
Une fois sur la route de Constantine, lors des travaux de débroussaillement, les moudjahidine s’étaient aperçus un peu tard que le colonel était revenu dans une jeep alors qu’il devrait être dans une 203.
La deuxième fois sur la route de BOU-ARRERIDJ, il avait échappé à l’assassinat car il avait pris l’hélicoptère au lieu de passer par route.
La troisième fois lors de l’attentat contre le capitaine trésorier, vers 14 heures, commis par un fidayîn qui avait réussi à s’enfuir. Le capitaine fut abattu par plusieurs balles de pistolet.
La quatrième fois le jour ou le juge d’EL MILIA fut tué. En rentrant chez lui, le juge aperçut sous les escaliers qui montaient à l’étage, un individu caché. Cette découverte lui fut fatale, il reçut la rafale qui devait être destinée au colonel. Le moujahid avait réussi à s’enfuir.

LORS DES ELECTIONS CONTONALES A EL MILIA :
Au mois de mai 1960, qui était un test et une épreuve finale pour l’autodétermination de l’algérie et d’EL MILIA en particulier, il était là aussi.
Quelques temps avant ces élections les pouvoirs civils sont rendues au sous-préfet ESCOFFIER.
Les militaires et ce colonel faisaient le travail de la police.
El Milia devait élire 3 conseillers : 2 musulmans et 1 européen (fils de colons Ferrovecchio) dont la famille exploitait le chêne-liège à EL ANCER.
Les élections se passèrent dans le calme mais avec 90% d’abstentions, sur le millier de bulletins votants la moitié étaient à blanc, mais le candidat du sous préfet était élu.
Une citation du fameux colonel dans son livre « le temps perdu » : ainsi le pouvoir gaulliste comme ses prédécesseurs n’avait pu résister à la tentation de tricher.les sacrifices que nous avions consentis pour faire des algériens des hommes libres n’avaient servi à rien.il était écrit que ce peuple serait toujours opprimé et ne pourrait jamais exprimer sa volonté ».
SON départ d’EL MILIA :Au troisième trimestre de l’année 1960 ,le colonel TRINQUIER a été relevé de ses fonctions et remplacé par un autre colonel ARNOUX-RIVIERE ,ce qui n’a pas été du gout du premier car il avait beaucoup de projets macabres pour EL MILIA et ses habitants en demandant plus de moyens humains et matériels .il voulait gagner la guerre coute que coute.il eut juste le temps nécessaire pour passer son commandement et prit son congé de fin de campagne.
Il fut rappelé en métropole, via ALGER, puis affecté à NICE.
Il n’avait pas compris ou voulu comprendre que la guerre tirait à sa fin et que la population d’EL MILIA se débarrassait des ses actes abominables, de même qu’une nouvelle ère gaulliste avait commencé..

PAR ELMILIASTORY

Jijel.info

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