Le haut niveau algérien conjugué au féminin pluriel

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Dans le journal "La Voix des Sports" (hebdomadaire sportif de notre quotidien La Voix du Nord), je relève ce jour cet article concernant l'équipe nationale algérienne féminine de volley-ball actuellement en stage dans notre région dans le cadre de sa préparation aux prochains championnats du monde. Jean- V.B.
La femme algérienne a su, avec le temps, servir ses ambitions d'athlète. Conséquence d'une femme émancipée ou simple retour des choses ?

Le haut niveau algérien conjugué au féminin pluriel

lundi 08.02.2010, 05:07  - La Voix des Sports

| VOLLEY-BALL L'équipe nationale est venue préparer, dans la région, les championnats du monde |

Elles ont entre 17 et 26 ans, pratiquent le volley depuis leur plus jeune âge dans un contexte qu'on imagine, pour certaines, privilégié.

 Premières volleyeuses à s'être qualifiées pour une compétition internationale, ces joueuses ont conscience du rôle qu'elles ont joué dans la reconnaissance des athlètes algériennes.

Loin des années 1990, où les sportives souffraient de leur condition de femmes - on se souvient du retour d'Hassiba Boulmerka essuyant crachats et insultes après sa victoire sur 1500 m aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992 -, les volleyeuses algériennes l'affirment : le contexte n'est plus le même.

Nawall Monsouri est pleine de certitudes : « Les choses ont changé ! Les problèmes politiques ont disparu et permettent une meilleure pratique du sport. Aujourd'hui, les conservateurs religieux se sont calmés, la femme algérienne travaille, fait du sport. Elle est reconnue.

 » Preuve flagrante de cette évolution, elle ajoute : « Dans notre équipe, il y a même une joueuse qui est mariée et ça ne pose pas de problème ! » Même si elle confirme les propos, Mouni Abdallahim reste, quant à elle, persuadée que le parcours de l'équipe explique en partie cette évolution des mentalités : « Depuis Pékin, nous avons découvert le haut niveau et beaucoup d'Algériens en sont fiers. Ils ne nous connaissaient pas avant, aujourd'hui, ils nous encouragent. » Cette formidable expérience vécue à Pékin, beaucoup d'athlètes algériennes en rêvent, et leur entraîneur, Ikhedji Mouloud, ne manque pas de le leur rappeler. « En Algérie, 50 % de la population est féminine, ce sont donc 10 millions de femmes qui voudraient être à leur place ... »

 

 

Conscient des difficultés auxquelles il s'exposait à ses débuts, le sélectionneur relate ses inquiétudes : « Nous avions peur des entraves, surtout familiales. Finalement, les parents nous ont beaucoup aidés, mais personnellement, je les ai toujours considérées comme des athlètes avant d'être des filles. » Pour le moment, leurs matchs joués en Algérie déplacent 3 000 à 5 000 supporters. Pour Madani Narimene, la capitaine, son émancipation s'est révélée possible grâce à une famille compréhensive : « Pour moi, cela a été facile, mes parents m'ont toujours encouragée, même quand je voulais abandonner. Avant, pour beaucoup de femmes, c'était difficile, mais les plus réticents se sont mis dans la tête que nous faisions juste du sport et que ça nous plaisait ! Beaucoup d'Algériens sont aujourd'hui derrière nous, même le Ministre ! » Madani est la plus âgée du groupe et prévoit prochainement de se marier. Symbole de cette condition féminine particulière, ses préoccupations sont avant tout celles d'une athlète : « Avec les championnats du monde et les JO, je n'arrive pas à fixer une date de mariage. Cela fait plusieurs mois que je fais attendre mon futur époux et ma belle-famille... »

Jijel.info

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