Dans la même catégorie
Les brasiers du ramadhan
Ventres affamés & infernale mercuriale

Comme à leur habitude, les charognards dépeceurs de la société consommatrice sont au rendez-vous. Comme toujours, à l’avance sur la date de l’avènement du ramadhan ; ayant déjà fait en sorte de stocker les denrées alimentaires de base et surtout celles les plus sollicitées, tels que certains légumes et fruits, les voilà passant à l’action. C’est la spéculation qui, déjà , bat son plein. La surenchère est de mise et c’est au consommateur de payer la lourde facture en achetant en quatrième main et, de ce fait, payer toute la sauce.
Tous les prix sont en hausse sans qu’apparemment rien ne l’explique. Ou plutôt si : l’appétit féroce des bailleurs de fonds. Capables de tout acquérir au moindre coût, pour ensuite tout revendre au compte goutte, au prix le plus fort. C’est la une comédie qui se répète indéfiniment depuis des décennies, de manière récurrente et ponctuelle. La rétention de toute marchandise, intentionnelle et calculée, étant la méthode préférentielle d’action à ces requins aux dents longues, dès lors, rien ne les retient plus.
Le consommateur est poussé dans ses derniers retranchements, en étant harcelé en cerné à tout moment de l’année. Sitôt une augmentation des salaires consentie, les voilà tout détourner du produit de ces augmentations en décidant la hausse unilatérale et définitive de tous les produits. Le marché est entièrement déréglé et à sa suite presque tous les secteurs commerciaux. Ce qui devient du mercantilisme. Chacun de ces oiseaux de proie guettant l’occasion propice afin de sévir pour s’en mettre plein les besaces.
Bien entendu, les mécanismes de régulation sont rouillés dans de nombreux secteurs d’activité de l’économie. Des contrôles conjoncturels, incomplets et peu convaincants, sont effectués par l’administration pour sauver la face. Le fond du problème est toujours éludé pour ne point s’attirer d’ennuis majeurs. Quand le gouvernement lui-même avoue ne pas pouvoir lutter contre l’économie informelle, cela laisse supposer l’ampleur et la nocivité des forces qui l’animent. Mais pourquoi s’étonner.
Dès lors, il ne reste plus au consommateur que d’avoir à refreiner ses achats, en rationalisant ses besoins pour diminuer de sa consommation quotidienne. L’excès en tout étant nuisible, ramadhan est justement là pour le rappeler de manière significative. Hélas, c’est au contraire auquel on assiste malheureusement ; la faim justifiant les envies, c’est à de majestueuses boulimies auxquelles les gens s’adonnent. La chose s’effectuant à grand renfort de dépenses inconsidérées au point, pour certains, de consommer une ruine de laquelle ils ne parviennent à s’en remettre que péniblement. Cette fois, au prix de nombreux sacrifices.
Les paradoxes étant le propre de cette société, nous souhaitons à chacun un courage du plus stoïque, une endurance à toute épreuve, une infinie patience, en attendant une hypothétique et générale prise de conscience salutaire, qui sortirait enfin tout le mode de l’impasse sociale et existentielle dans laquelle chacun se plaît à plonger pieds joints ; pour s’ébattre dans des eaux boueuses, comme autant de canards dans la mare, d’une ferme de campagne européenne, dans laquelle auront déjà barboté des cochons.
La période étant propice, il serait peut-être, en dernier recours, intéressant et profitable de s’attacher à lire quelques versets adéquats du coran. Ne serait-ce déjà que pour contribuer à calmer les affres de la faim en la justifiant, afin de se rasséréner après mûre méditation et aussi, sans doute, pour suffisamment parvenir à se culpabiliser afin de mieux se motiver pour pouvoir susciter l’éveil d’une juste réaction salvatrice. Les stériles discussions de cafés étant peu porteuses par ces tristes temps de platitude et d’insouciance, ce sera donc d’une solide lecture que pourra, éventuellement, jaillir la salutaire étincelle.
Au lieu de se consacrer à d’interminables parties de dominos, de belote et de «damma», juste après avoir avalé trois cuillères de chorba, pour ceux qui ne pratiquent pas les tharawih (prières surérogatoires).
Ceci dit, bon ramadhan à toutes et à tous, quel que soit l’angle de vue sous lequel il est perçu et pratiqué.

Commentaires
copiage tunisien...
on n'est pas les seuls ..
La consommation des ménages sera multipliée par un et demi (1,5) au cours du mois de Ramadan qui coïncide avec la saison estivale, affirme M.Ridha Guiâa, expert économiste et membre de l’Association des économistes tunisiens, qui appelle le Tunisien à penser à sa bourse et à rationaliser sa consommation pour freiner le phénomène de l’inflation. «Quelquefois, on s’endette pour pouvoir terminer Ramadan qui constitue pour les Tunisiens un mois de fête: les soirées, les rencontres avec la famille et les amis, les soirées au café… et on oublie qu’il s’agit d’un mois de piété, de bonté et de solidarité avec les nécessiteux et les pauvres», affirme M. Guiâa dans un entretien accordé (La presse de Tunisie) … Lire la suite
allez sahha ftourkoum.profitez en .il parait que l année prochaine ce sera encore plus cher.c'est comme l histoire de djehha .
C'est peut être du à l'arrive mAssIve des touristes,vu qu'ils ont des Euros-Dinars à dépenser...au profit des commerçants
partant du principe rituel du ramadan; la faim justifie les moyens. tout bourrage de ventre stimule l'instinct machiavélique de; la fin justifie les moyens.
néanmoins, tous le peuple Algerien, consomateurs et commerçants. se retrouvent aux arène de la bouffe à outrance, aulieu d'entreprendre le mois sacré en étant un mois d'adoration et d'abstention en tous genre y compris la jouissance du bide.
malheureusement depuis plusieurs années que les adeptes d' " allah ou ma laka somth wa ala rizkika aftarth ". se transforment en cannibales qui dévorent la chaire humaine, atravers essouk essawdaa. ceci étant il ne faut pas exclure la part de responsabilité du peuple qui subit le dictate, de la radicale frange des spéculateurs. car un Algerien durant le ramadan, préfére aller chercher son kelb-ellouz à 30 ou 40 km pour tuer le temps, aulieu d'aller bricoler dans son jardin et arondire ses fins de mois. et ainsi remplire la table magique du mois sacré. cette dernière qui a détournée le but du mois, du spérituel au mois de la mangeoire.
Oui, le problème est simple, c'est une question d'offre et de demande...
Si les gens ne mangeaient pas "avec les yeux", les prix ne flamberaient pas!
Pendant le ramadhan, au lieu de respecter un mode de vie sain avec de la nourriture adaptée, les gens achètent et gaspillent car ils ne peuvent pas consommer tout ce qu'ils achètent chaque jour.
A cela s'ajoute la pénurie créee par le peu de productivité des ouvriers, qui ne travaillent que quelques heures dns la journée....
C'est bien connu, la productivité chute pendant le mois de ramadhan....
Si on ajoute l'avidité et la cupidité des commercants et autres détaillants...On arrive au résultat habituel....Cela a toujours été la même chose dans toute l'algérie....
Il serait judicieux que des psy se penchent sur ce besoin d'acheter plus qu'il n'en faut ....??
Da Foughali, qui n'achète que ce qu'il peut consommer...
Nous sommes tous égaux, mais certains le sont plus que d'autres....
Ramadane Karim....rabi ikadarkoume hahaha car kayane chi nasse amwalfou assiame
djamel
Quoiqu'il en soit...
BON RAMADAN A TOUS ET A TOUTES.
L'Algérie ne ressemble pas sur beaucoup de choses aux autres pays arabes, mais durant le Ramadhan elle s"efface complètement du monde arabo-musulman, on dirait qu'on est dans un pays de carnivores sauvages ou la majorité des commercants et autres marchands de tout venant dévorent crû les citoyens, sans aucune pitié, et la plupart d'entre-eux se retrouvent le soir à la prière de Taraouih, priant dieu de leur augmenter encore mieux leur bénéfice, c'est la meilleure!!!!!!!!!!!!
dieu est grand
Ce phénomene de montée des prix à la veille du ramadhan se passe dans un seul pays musulman au monde c'est l'ALGERIE allah ghaleb.
Quand nous saurons qu'elles sont les vrais vertues du Ramadhan à ce moment là tout rentrera dans l'ordre mais tant que chez nous le Ramadhan c'est une affaire de tube digestif hada houwa le resultat, des prix qui augment et qui augmenteront toujours.
Très bien dit, l’ami Anezouane58 !
A chaque fois que le mois sacré du Ramadhan arrive, c’est la même situation spéculative qui s’installe, chez nous…
« La fin justifie les moyens ! » semblent se dire, les commerçants.
Ils vont certainement ramasser beaucoup de sous, mais ils sont loin du message du Ramadhan qui est le mois de la miséricorde et du pardon !
Vont-ils s’en rendre compte ?
Au rythme où vont les choses , ce n’est pas pour demain… Malheureusement !