Lettres et temoignages

Share this
Je suis intervenu pour parler de mes compagnons, des souffrances morales et physiques que nous avons subies, les étudiants qui étaient dans la salle en ont pleuré. C'était très émouvant.

 

Le peuple algérien et la guerre

 

« Le peuple algérien et la guerre : lettres et témoignages - 1954-1962 » est un livre ayant pour co-auteurs Patrick Kessel et Giovanni Pirelli – 2003 – 758 pages.

 

                                        Couverture

 

 

Résumé du livre : La guerre d’Algérie est terminée et appartient déjà à l’histoire. Les auteurs de ce livre ont voulu la saisir et la restituer dans la réalité quotidienne des témoignages directs et des faits vécus. Cette recherche bouleverse ainsi les notions de présentation de l’histoire traditionnelle, car c’est le peuple qui s’exprime et qui définit l’histoire, dans toute sa richesse, par mille voix différentes. L’historien est là pour préciser l’origine du document, la personnalité de l’auteur, le contexte général. Ce livre où tout un peuple s’exprime représente une somme historique unique.

 

Comment a été trouvé ce livre sur le net

 

A la suite d’une recherche orientée, entamée sur le net par un Mokrani de Bazoul, (dont nous tairons le prénom à sa demande), dans l’intention de retrouver des éléments historiques concernant son oncle, Mokrani Mahmoud, condamné et exécuté le 8 juillet 1960 ; il est tombé sur ce livre où figure une quantité de lettres adressées à leurs proches par tous les condamnés algérien, à la veille de leur exécution, mort pour l’Algérie. Le problème est que ce Mokrani Mahmoud, guillotiné en France pour participation à la révolution, n’est toujours pas reconnu en tant que moudjahid, cinquante trois plus tard après l’indépendance. Même que personne parmi les services concernés des anciens moudjahidine ne semble jamais en avoir entendu parler ou n’avoir quelque archive probante le concernant ; c’est du moins ce qui est avancé chaque fois que des doléances leur son adressées par le neveu en question, à l’effet de le porter sur la liste des chahid morts pour la cause Algérienne. Motif pour lequel, ce neveu de Bazoul avait décidé cette recherche.  Et il a trouvé.

Pourtant des témoins existent à l’heure actuelle ayant approché et connu ce condamné, et qui lui ont tout confirmé des évènements.

 

L’autre question est de savoir pourquoi ce chahid là ne figure pas sur les listes de la Fédération de France, alors que sa condamnation et son exécution avaient été portés par voie de presse. Cette fédération est censée avoir tous les renseignements au sujet de ceux ayant activé en France pendant la période de la révolution. Voilà qui est pour le moins assez curieux

 

D’un autre côté, il serait difficile d’oublier la contribution des membres de la dynastie des Mokrani dans la lutte qui les avait de tout temps opposé au gouvernement Français et à ses armées sur le terrain.

 

Voici ce qui concerne Mahmoud Mokrani relevé à la page 516 de ce livre et portée sur la revue « Vérité-liberté » N°4, de septembre 1960 :

 

Une courte lettre, écrite hâtivement sans doute, qu’il avait adressée à son propre oncle, peut-être une heure avant d’être guillotiné ; chose sûrement demandée en ultime faveur accordée à chaque condamné avant son exécution :

 

« Dijon, le 8 juillet 1960

 

Mon cher oncle,

 

Je te prie d’écrire à ma mère et la saluer. Embrasse tous mes frères et dis-leur que Dieu dispose de toutes choses et que je ne meurs pas pour rien. »

 

Il va de soi que cette lettre n’est jamais arrivée à son destinataire, 53 ans plus tard, au jour d’aujourd’hui. 

 

A présent voilà ce que le compagnon de cellule de Mahmoud Mokrani dit à son propos dans ce livre, d’après les informations collectées dans sa quête par l’auteur :

 

Mahmoud Mokrani, 23 ans. Il était accusé avec sept autres algériens d’avoir procédé à l’exécution de trois personnes. Condamné à mort une première fois le 27 avril 1959 avec Boukhama Tafer, le jugement cassé, il fut à nouveau condamné à mort par le T.P.F.A de Dijon, le 10 novembre 1959. Il fut guillotiné le 8 juillet 1960 dans le chemin de ronde de la maison d’arrêt de Dijon. Le camarade de cellule de Mokrani écrira à son avocat le 15 juillet 1960 « Oui, Maître Bendimered a bien assisté mon compagnon dans ses derniers instants, il a été courageux mais moi je suis malade du réveil du matin à 3h 30. Je ne peux dormir car je suis resté seul dans la cellule, ça me rappelle et je vois très souvent mon compagnon devant mes yeux. Je prends des traitements mais il n’y a rien à faire » Et aussi, le 25 juillet : « je suis seul dans la cellule et je ne dors pas toute la nuit car ça me rappelle la nuit de l’exécution de mon compagnon, je suis toujours fatigué ». 

 

Ce livre est ainsi rempli de ces courtes lettres adressées par chacun des condamnés à leurs proches, quelques instants avant leur exécution. C’est un recueil de témoignages assez poignant qui permet au lecteur d’appréhender une autre dimension de la guerre livrée sans merci par de courageux algériens, à la fleur de l’âge, au colonialisme et à la soldatesque française. Ce livre appréhende également la dimension des crimes dont s’est rendue coupable la France dans sa volonté de réprimer toute velléité de résistance de la part du peuple algérien pour le recouvrement de son indépendance. Des crimes commis en série par la France civilisée, depuis son invasion en 1830, dans son intention de dépeupler progressivement l’Algérie de ses habitants.

 

Mais comme l’avait écrit Ferhat Abbas dans son livre : « L’indépendance confisquée », l’Algérien n’aura pas longtemps jouis de cette liberté pour laquelle il avait payé un lourd tribut en vies humaines, à travers des souffrances indescriptibles. Aujourd’hui, bien malheureusement, nous assistons à une sorte d’amnésie généralisée et entretenue afin que ce peuple oublie jusqu’à son histoire récente, pour ne rester attelé qu’à ses préoccupations matérielles de l’heure, devant lesquelles chacun se débat sans trop comprendre pourquoi, en vertu des richesses que recèle ce pays. Un pays dont les habitants semblent avoir été exprès précipités, corps et âme, dans le plus profond des gouffres pour l’oubli de son histoire.

 

 

Interview de Mostefa Boudina :

 

MOSTEFA BOUDINA, PRESIDENT DES ANCIENS CONDAMNES À MORT,

AU SOIR D'ALGERIE : «Pas de pardon pour les criminels !»  

 

F H Publié dans Le Soir d'Algérie le 23 - 06 - 2009

 

Source de l’article : http://www.djazairess.com/fr/lesoirdalgerie/84867


Elu pour la seconde fois consécutive à la tête de l'Association des anciens condamnés à mort, lors du dernier congrès tenu les 2 et 3 du mois en cours, Mostefa Boudina, qui est également membre du Conseil de la nation, révèle dans cet entretien qu'il nous a accordé que cette frange de militants rescapés de la guillotine qu'il représente est en train de disparaître sans que ses témoignages sur une page douloureuse de l'Histoire de la révolution algérienne soient sollicités ou pris en compte.
S'agissant du pardon qu'on veut arracher à la
France, l'ancien condamné à mort s'indigne devant les aveux tardifs des tortionnaires et explique que le pardon envers ces derniers est exclu et que les autorités officielles de la France doivent prendre leurs responsabilités par rapport aux crimes de l'armée française durant l'époque coloniale.

Entretien réalisé par Fatma Haouari

Le Soir d'Algérie : Parlez-nous de votre association.

Mostefa Boudina : Notre association existe depuis 1991, année durant laquelle nous avons tenu notre congrès constitutif. Logiquement, nous devions tenir notre deuxième congrès cinq ans après, soit en 1996. Malheureusement, les conditions n'étaient pas réunies à l'époque. Nous avons donc différé ce rendez-vous jusqu'en 2004. Les 2 et 3 juin derniers, nous avons tenu notre troisième congrès avec pour mot d'ordre «la fidélité à nos glorieux martyrs et l'accomplissement de notre devoir national». Notre association regroupe les rescapés de la guillotine qui sont porteurs de mémoire, les témoins de ce qu'a pu commettre comme crimes le colonialisme français dans notre pays et nous sommes en même temps les victimes de la barbarie de ce colonialisme. Nous continuerons à accabler la France coloniale pour tous les crimes qu'elle a commis contre notre pays et notre peuple. 210 condamnés à mort ont été guillotinés, plutôt lâchement assassinés puisque nous étions des prisonniers de guerre et en dépit de la protection en tant que tels par les conventions de Genève, la France a passé outre en les piétinant. Notre association s'attelle aujourd'hui, dans le cadre de ses activités, à transmettre le message de tous les héros qui ont affronté la mort courageusement.

Nous nous considérons comme étant parmi les gens les plus motivés pour être les gardiens et les défenseurs de l'histoire de notre révolution. Notre mission est à la fois morale et politique. Il faut dire que nous sommes à l'arrière-plan des catégories sociales. Beaucoup vivent dans une situation peu honorable pour leur rang. Il est vrai que peu d'anciens condamnés à mort avaient un bon niveau d'instruction après l'Indépendance. Et l'administration algérienne était dirigée par les hommes de la promotion Lacoste. Ces gens-là exigeaient des diplômes pour les recruter. Ce qui fait que beaucoup ont été écartés et se sont retrouvés à occuper des postes de gardien, chauffeur, etc.

Vous êtes combien de rescapés de la guillotine ?

$Au lendemain de l'indépendance, nous étions près de 1 800 rescapés qui ont été rassemblés dans le même camp en France, avant notre libération, du mois d'avril au mois de mai 1962. Ce nombre a considérablement diminué car beaucoup de nos compagnons nous ont quittés. De 2004 à ce jour, plus de 250 anciens condamnés à mort sont décédés. Nous sommes actuellement en train de reconstituer les statistiques et d'établir la liste de ceux qui sont morts.

Etes-vous de ceux qui exigent le pardon de la France ?

Il est vrai qu'on parle de pardon et de repentance. Se repentir est une chose, ce terme vient du vocabulaire des criminels sous le poids de leurs crimes, ils savent qu'ils vont mourir et que le châtiment de Dieu les attend. Je vais vous révéler une information capitale concernant un condamné à mort qui a laissé un message avant d'être exécuté, un message que nous n'avons pas le droit de trahir. Il s'agit de l'un des frères Lakhlifi, exécuté à un âge où on pense à s'amuser et à construire son avenir. Il avait à peine 20 ans et devant l'échafaud, il s'est adressé au colonel Morel et au bourreau qui s'apprêtait à lui ôter la vie en leur disant : «Vous allez m'assassiner, je vais laisser un message aux générations futures de mon pays.» Et en se tournant vers son avocat, il lui demande : «Dites à la jeunesse algérienne de ne jamais oublier, de ne jamais pardonner les crimes du colonialisme. Dites à la jeunesse algérienne d'aimer l'Algérie plus que nous l'avons aimée.» C'était un de mes compagnons du couloir de la mort. Cela s'est passé un 31 juillet de l'année 1960 à Froment-Luc, une prison militaire à Lyon, en France. Le matin de son exécution, nous étions dans des cellules juxtaposées.

En entendant des pas soutenus, il m'a appelé par mon nom en me disant : «Ils sont venus te chercher !» Car il y avait un ordre chronologique par ancienneté et c'était normalement mon tour, mais lorsque les criminels sont arrivés devant la porte de sa cellule, il a crié : «Allah Akbar (Dieu est grand), c'est moi qu'on vient chercher, adieu mes frères, saluez ma mère et mon pays.» C'est très difficile d'évoquer ces douloureux souvenirs, mais ce sont des souvenirs qui continuent d'animer nos convictions et notre devoir jusqu'à la fin puisque nous avons eu la chance de survivre et d'échapper à nos bourreaux qui s'appellent Meissonnier père et fils. Ces criminels se sont permis d'écrire un livre sur les assassinats qu'ils ont commis pour se vanter d'avoir été de bons fonctionnaires de la France. Le général Aussaresses a avoué avoir assassiné froidement le chahid Larbi Ben M'hidi en simulant un suicide. Comment dans ce cas-là peut-on accepter leur repentir ?

Ces gens-là ne se repentissent que parce qu'ils ont un réveil de conscience tardif. Ils sont en train de se repentir pour la paix de leur âme. Ils ont un pied dans la tombe. Ils ont trop vieilli et le fardeau de leurs crimes pèse désormais lourd sur leur conscience. Et c'est pour cette raison qu'on entend parler de repentance de ces criminels en France. Nous, les anciens condamnés à mort, n'avons que faire de leur repentance. Leurs crimes sont imprescriptibles. Nous disons non au pardon des criminels ! On n'a qu'à revoir l'Histoire de la France elle-même. Est-ce que les Français ont pardonné à Hitler ? Est-ce que les Allemands eux-mêmes ont pardonné à Hitler ? Pourtant l'Allemagne a demandé pardon au peuple français et au peuple juif. L'Italie a demandé pardon au peuple libyen.

Mais quand il s'agit de l'Algérie, la France continue de tergiverser alors que les tortionnaires se morfondent de culpabilité. Un officier de l'armée française coloniale a adressé une lettre au président Sarkozy l'implorant de demander pardon, dans ces termes : «J'avoue, Monsieur le Président, avoir assassiné 75 Algériens à Skikda.» Nous voulons mettre les points sur les «i», nous n'avons jamais demandé à ces criminels de se repentir ! Seulement, c'est à la France de faire la part des choses et de prendre ses responsabilités par rapport à l'avenir des jeunes générations des deux rives. Le pardon doit s'adresser au peuple algérien souverain d'un Etat souverain pour repartir du bon pied et établir des relations bilatérales basées sur le respect de la dignité humaine.

Est-ce qu'un travail d'archivage et de collecte de documents et de témoignages est fait par votre association ?

Absolument ! Nous avons entrepris depuis 2004 un travail d'audition sur cassette de témoignages individuels des condamnés à mort sur leur parcours militant et de fidaï, des périodes d'arrestations et des tortures, sur ce qu'ils ont enduré et ce qu'ils ont subi comme humiliations et souffrances dans les couloirs de la mort. Nous disposons d'un lot d'enregistrement, d'un tableau biographique qui est actuellement exposé au siège de l'association. Nous avons également entrepris un travail sur les méthodes de torture qui étaient utilisées.

Mais, concrètement, y a-t-il des ouvrages qui parlent de votre catégorie de militants ?
Nous ne sommes pas des historiens ni des écrivains, certains d'entre nous ont écrit. Moi-même j'ai écrit un livre qui s'appelle Rescapé de la guillotine,édité par l'Anep, avec un tirage de 2 000 exemplaires. Malheureusement, il n'a pas connu une large diffusion, en dehors du ministère de l'Energie qui a pris un quota pour le distribuer dans les bibliothèques. J'ai été contacté par des étrangers, notamment des Français, qui ont voulu en faire un film, mais j'ai eu des réticences. Ceci dit, notre contribution à l'écriture de l'Histoire n'est pas sollicitée et encore moins encouragée.

Nous écrivons mais nos écrits restent dans l'anonymat. Il y a des émissions à la télévision algérienne sur toutes sortes de publications sauf celles relatives à la révolution. J'ai envoyé un exemplaire de mon livre à la télévision mais ils ne lui ont accordé aucune importance. J'ai même contacté le ministère de la Culture pour que nos travaux d'écriture bénéficient d'un passage à l'écran mais aucune suite ne m'a été donnée. Nous organisons également dans le cadre de nos activités des rencontres plusieurs fois dans l'année avec les jeunes des centres de formation professionnelle et des collèges et autres établissements scolaires.

Comment les jeunes réagissent- ils à ces rencontres ?

Les jeunes nous font le reproche de nous être pris tardivement. Effectivement, c'est un pan entier et très important de notre Histoire qui est peu connu des nouvelles générations. Ce qui est sûr, c'est qu'ils sont curieux et avides de savoir comment des Algériens qui ont souffert jusqu'au supplice suprême et consenti des sacrifices puissent rester, malheureusement, dans l'anonymat. Ni leurs écrits ne sont encouragés, ni leurs messages ne sont transmis. C'est un coup de force que nous engageons quotidiennement. Notre espoir reste nos jeunes qui doivent impérativement connaître l'histoire glorieuse de leur pays dont ils doivent être fiers.

Elle est écrite avec le sang de nos martyrs. Je sais qu'ils sont soucieux de tout savoir. Je vous citerai cette rencontre organisée au siège du Sénat avec des anciens condamnés à mort. Il y avait Yacef Saâdi et Tahar Zbiri. Je suis intervenu pour parler de mes compagnons, des souffrances morales et physiques que nous avons subies, les étudiants qui étaient dans la salle en ont pleuré. C'était un moment très émouvant. Le message était très fort.

Comment peut-on régler le problème des moudjahidine ?

Cette question m'a été maintes fois posée par des journalistes et des personnes qui s'intéressent à l'histoire de la Révolution algérienne et je réponds toujours de la même manière. Notre génération est en train de partir, soyez-en sûrs et nous vous le garantissons : nous les emmènerons avec nous dans la tombe (rires)…

Certains historiens français affirment que la torture n'était pas répandue durant la guerre d'Algérie …
Les criminels tentent de cacher la vérité et taire leurs crimes, mais la torture contre les Algériens était systématique et généralisée en Algérie et en France. Ceux qui la pratiquaient étaient soit des anciens policiers pieds-noirs, soit des soldats ou d'anciens officiers ayant participé à la guerre d'Indochine, qui torturaient sans vergogne et avec une rare bestialité. Nous avions droit à la torture physique sous toutes ses formes. On nous blessait dans notre dignité d'hommes en nous injuriant et en proférant des propos racistes et humiliants à notre endroit. Le prix de la liberté a été trop chèrement payé. Nos bourreaux nous ont fait trop de mal pour que l'on puisse pardonner leurs crimes.

 

Voici un autre lien parlant des condamnés à mort algériens, article par Benjamin Stora :

http://www.univ-paris13.fr/benjaminstora/ouvrages/235-francois-mitterrand-et-la-guerre-dalgerie

 

Lien pour consulter le livre en ligne :

 

http://books.google.dz/books?id=p4awXslWZu0C&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_atb#v=onepage&q&f=false

 

 

 

 

Jijel.info

Commentaires

Portrait de abdelkrim.messahel

allah yerham echouhada,dieu leurs reserve le meilleur coin au paradis.

 

Ne vous souciez pas de n'être pas remarqué ; cherchez plutôt à faire quelque chose de remarquable

Citations Confucius :

"...mort pour l’Algérie. Le problème est que ce Mokrani Mahmoud, guillotiné en France pour participation à la révolution, n’est toujours pas reconnu en tant que moudjahid, cinquante trois plus tard après l’indépendance. "

Malheureusement ce n'est pas un cas isolé mais c'est la règle. La liste des moudjahidines est tirée de la listes des pensions de retraite... c'est grave mais c'est comme ça.

Pour m'expliquer, je donne comme exemple le cas du frère de mon grand père tué froidement par les soldats français en 1956/57, il était âgé de plus de 60 ans.

Il n'est pas porté sur la liste des moudjahidine parce que ses ayant droits n'ont pas fait la demande (le dossier de reconnaissance) pour bénéficier d'une pension; tout simplement parce que les enfants étaient tous adultes et leur mère décédée.

L'histoire de la révolution est réduite aux pensions des moudjahidine et ayants droits!!!!