Memorial Gaza
Pendant que les chefs arabes discutaillent en marchands de tapis jamais affranchis:
http://www.europalestine.com/spip.php?article4953
Huit bateaux à destination de Gaza prendront le large le 3 mai prochain
Publié le 16-04-2010
Pour rompre le siège de Gaza, une nouvelle expédition maritime se prépare sous direction de mouvements turcs de solidarité avec la Palestine. Cette fois-ci, c’est une coalition de groupes réunissant plus de 500 passagers venant de 20 pays qui seront à bord, avec 5000 tonnes de fret pour la population assiégée.
Les bateaux qui prendront le large à partir de ports européens le 3 mai, transporteront notamment du ciment, des maisons préfabriquées, d’autres matériaux de construction, de l’équipement médical et des fournitures scolaires, qui seront remis aux Palestiniens de Gaza.
Suite à des mois de préparation, une coalition composée de l’organisation IHH (Insani Yardim Vakfi) basée en Turquie, la Campagne Européenne pour lever le siège de Gaza (sigle en anglais : ECESG), la campagne Greek Ship to Gaza (Bateau Grec pour Gaza), la campagne Swedish Ship to Gaza (Bateau Suédois pour Gaza) et le Mouvement Free Gaza, va envoyer, le mois prochain à Gaza, une flottille de bateaux transportant du fret, des médias, des parlementaires, des célébrités et des activistes. La flottille sera composée d’au moins huit bateaux, dont trois de fret.
Source : www.freegaza.org
http://www.archive.org/details/TheFreeGazaMovement ?start=59.5
CAPJPO-EuroPalestine
http://www.europalestine.com/spip.php?article4964
http://www.europalestine.com/spip.php?article4968
http://www.europalestine.com/spip.php?article4968
Plzzzzzz Keep forwarding this e-mail. Let people know what happens there in the land of Palestine or the Jewish state of Israel.



Making sure they get to school.
Helping Ladies across the street..


Providing childcare.

Allowing them a place to rest (permanently)


Access to Health care.
Construction projects (demolition)


Respecting American and British pacifist resisters (such as American Rachel Corrie)



And others.

And if you are not satisfied, now, with the truth the following pictures are war crimes as defined by the UN, The Hague and the Geneva Convention.
Using images of your enemy dead or alive (violation)

Human shields (violation)

Live Burial Torture (violation)

And as a last resort, Execution (violation)

These IDF soldiers have faces... I can clearly see them... Can't you? Why are they not being prosecuted? Because it is systematic process that is driven by the government designed to force the people of Palestine into exile so Israel can claim all the land and resources..
This where my American tax dollars are going, do you know where your tax dollars are at? TAKE THE TIME TO FIND THE TRUTH. So many lives depend on it. I, like so many Americans, am Caucasian, non-Arab, and religious. I can no longer sit back with good conscience and do nothing while my government is supporting the types of terrorist actions that we have condemned Muslim Fundamentalist for. Call your Congressman and Senator, send an email to the White House and demand that our government negotiate FAIRLY with both sides and bring a fair and just solution to Palestine and Israel .

(CRUELTY OF ISRAEL)
Sans commentaires!!!!
Y a des trucs que je n'arrive pas a cerner et j'arriverai jamais....comment peut on assassiner un homme avec sang froid.....
Des gouvernements arabes (va savoir qui, le Hamas n'a donné plus de precision) ont essayés d'influencer le Hamas pour reconnaitre ce pseudos etat etant un etat légétime pour pouvoir pooursuivre les negociations palestino-palestinienne, entre le Fatah, Hamas et tout al fassa'ile palestiens, l'egypte qui regarde de si loin , dans l'apparance n'a aucun role dans ces agissements....une fois que le Hamas a declaré qu'il n'en est pas question...Mubarek et ses touloulou ont bien montrés leurs dents.
C'est incroyable pour une reconcilliation palestinienne il faut reconnaitre que la structure sioniste et un etat légétime ....
22 avril 2010 Ces gens s’expriment avec une grande colère aussi profonde que justifiée. Le Monde de Robert Fisk : J’écoute un peuple perdu me raconter ses souffrances dans une sorte de transe. Robert FISK Dehors se déchaînait une tempête tropicale, les palmiers se tordaient et, avec les éclairs et le tonnerre, on se serait cru dans un bombardement. On pourrait penser - assis là devant les croissants pas frais le café insipide du bar "réservé aux décideurs" et les journaux locaux pleins d’alarme, que les Malaysiens se sont habitués aux milles nuances de vert des arbres couchés, aux petits temples chinois, aux vieilles mosquées et aux villas dégoulinants d’eau où vivaient autrefois les planteurs de caoutchouc de Godalming et Guildford, des hommes qui croyaient que les Japonais ne réussiraient jamais à traverser la Malaisie pour atteindre Singapour à cause de la difficulté des conditions naturelles. Et donc ici à Kuala Lumpur, il y avait quelque chose de profondément contre nature dans ce rendez-vous avec les Palestiniens de Malaisie - des membres d’un peuple occupé et perdu du Moyen-Orient que la tempête a jeté à l’autre bout du monde. Les mêmes accents de désespoir, la même politesse, la même patience quand j’ai oublié de leur offrir du thé pendant presque une demi-heure. A Hong Kong, j’ai rendu visite à des familles musulmanes et je suis remonté à leur origine Yéménite, et au Kentucky cette semaine - à Lexington pour être précis- j’ai rencontré une nouvelle fois Terry Anderson, l’Américain qui a été retenu sept ans en otage par ses ravisseurs musulmans Chiites à Beyrouth et qui m’a reparlé de Ali "Fais-moi confiance", le kidnappeur qui entretenait l’espoir chez Terry sans jamais le concrétiser. A Ottawa, en plein gel je suis une fois monté dans un taxi conduit par un homme qui avait vécu à côté de mon salon de thé préféré au nord de la ville libanaise de tripoli. Si vous vivez au Moyen-Orient il vous suit partout. Quelquefois c’est une surprise - pour nous, occidentaux- de se rendre compte que ceux dont nous parlons n’ont pas une idée aussi romantique que nous du monde. Le vieux sentiment de trahison refait surface. Une remarque anodine vous met KO. " Je suis allé à l’Ambassade Palestinienne", me dit incidemment un des hommes assis autour de la table, dans cet hôtel de la ville brûlante et poisseuse de Kuala Lumpur, "J’avais besoin de renouveler mon passeport. Mais je viens de Gaza alors l’Ambassadeur a refusé. Il refuse de renouveler les passeports de tous ceux qui viennent de Gaza. C’est comme ça. Même ici je suis puni par mon propre gouvernement parce que le Hamas contrôle Gaza. Je séjourne illégalement en Malaisie. C’est mon destin. Que puis-je faire ?" Et il lève ses mains ouvertes dans ce geste à la fois familier, implorant et pathétique - au sens littéral du terme. Parlez avec des Palestiniens et ils vous donnent le monde. Le monde de l’Irak sous Saddam par exemple. Quel homme ! Il n’a pas cédé aux Israéliens ! Il a essayé d’aider la Palestine ! "Ca c’était un homme, un vrai !", me dit un des jeunes Palestiniens, "C’était un héros ! Il n’y a eu aucun autre président comme lui !" Ca a été le destin de milliers de Palestiniens d’échouer à Bagdad, d’être bien logés par le Grand Dictateur, de recevoir une éducation et un travail - jusqu’à ce que "nous" arrivions pour "libérer" l’Iraq. Alors les Irakiens se sont retournés contre leurs hôtes palestiniens oh combien gâtés par la vie, en ont tué quelques uns et ont envoyé les autres en exil une fois de plus. Même jusqu’à Kuala Lumpur. Ghassan Younis Mahmoud. Né à Bagdad en 1982 (son grand-père avait fui de Palestine à Bagdad par la Jordanie en 1948), dans une maison mise à leur disposition par le gouvernement dans le quartier de Mahmoudiah dans la capitale de l’Irak. Son père travaillait dans une fabrique d’armes à Salman Pak - des fusils, des pistolets, aucune "armes de destruction massive"- mais a réussi à esquiver l’ordre de rejoindre l’armée irakienne pour combattre les Américains. Pour rien. "Notre quartier a été bombardé en 2003", m’a dit Mahmoud. "Mon frère a été tué pendant un échange de tirs - il n’y participait pas, il ne faisait que passer- et en 2007, les miliciens irakiens nous ont menacé ; c’était l’Armée de Mahdi. Ils ont pris notre maison trois ans après que nous l’ayons achetée." Pour échapper aux miliciens Shia, Mahmoud s’est enfui en Syrie. Il a passé 11 mois à Aleppo et ensuite il s’est envolé vers le seul pays où il pouvait entrer en touriste, sans visa : la Malaisie. Son passeport Irakien était un faux mais il a obtenu un vrai passeport palestinien grâce au mari d’une tante de Cisjordanie. C’est un homme intelligent - pas un partisan de Saddam, en fait- et dans une vie normale il aurait été professeur ou homme d’affaire en "Palestine". Mais il travaille sans enthousiasme dans un restaurant libanais de Kuala Lumpur. "Je veux aller en Europe, n’importe où en en Europe, j’ai des cousins à Stockholm". Un autre refuge. D’autres hommes parmi mes invités ont des récits plus sombres encore. Ils se sont enfui en Malaisie, puis en Thaïlande, ont été emprisonnés à Bangkok, puis déportés en Philippine et emprisonnés à nouveau. Le problème, comme l’ont découvert ces pays, est que les Palestiniens ne peuvent pas être renvoyés chez eux. Ils n’ont pas de chez eux. De plus, la Malaisie ne reconnaît pas Israël - les chrétiens malaysiens nécessitent la permission du gouvernement pour aller en Israël- et par conséquent les autorités de Kuala Lumpur ne peuvent pas négocier avec ceux qui contrôlent la "Palestine". Fawaz Ajjour a réussi à faire des études de commerce aux Philippines. Il a épousé une philippine - leur premier fils Ahmed y est né- et en utilisant un permis de voyage égyptien, il a emmené sa femme à Gaza où elle a donné naissance à un second enfant. Elle a quitté Gaza avant lui mais quand il a essayé de la rejoindre, il a été bloqué trois semaines à l’aéroport de Manille et a du repartir vivre avec son père au Caire. Quand son permis de séjour en Égypte a expiré, il est parti pour un autre pays qui n’exige pas de visa, l’Ukraine. Il y a passé dis ans, malade la plupart du temps et dans l’impossibilité de voir sa famille. Toutes ces personnes s’expriment avec une grande colère aussi profonde que justifiée. Hussan Farhan me dessine la maison où ils vivaient à Bagdad. C’est toujours la même histoire. La famille est arrivé par Basra en 1948, a reçu une maison du gouvernement en 1979 dans la banlieue de Baladiah. "Après 2003, il y a eu des kidnappings, des meurtres, des enlèvements. Je suis allé en Syrie et y suis resté une semaine pour acheter un billet pour la Malaisie. Je suis arrivé ici comme touriste et je suis allé à l’ONU pour leur demander de l’aide". La famille Abbas, d’ailleurs, vient d’un petit village qui s’appelait Izzem, et qui était situé non loin de Haifa, dans ce qui est aujourd’hui Israël. Et ça continue comme ça, des frères en Norvège, des amis en Europe, un peuple perdu qui parle de sa souffrance dans une sorte de transe - car les réfugiés se lassent de raconter leur propre histoire- pendant que la pluie chaude bat les fenêtres du bar et que le tonnerre gronde autour de l’hôtel. Rarement l’émotion perce, aussi vais-je conclure avec une remarque de Ajjour, qui nous parle de l’autre bout du monde : "Vous savez quoi ? Mahmoud Abbas, notre leader, ne fera rien pour nous. On aimerait encore mieux vivre sous la botte de l’occupant israélien que de vivre comme nous vivons ici". Robert Fisk L’Indépendant, samedi 17 avril 2010 http://www.independent.co.uk/opinio... Traduction D. Muselet pour le Grand Soir URL de cet article
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8625
L’Egypte déverse du gaz toxique dans un tunnel à Rafah : 4 Palestiniens tués
jeudi 29 avril 2010 - 16h:55
Ma’an News Agency
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Il demande que les responsables soient traduits en justice.
Le porte-parole du parti du Hamas, Sami Abou Zouhri, a déclaré jeudi que les travailleurs d’au moins 40 tunnels avait été intoxiqués par des gaz toxiques depuis qu’à commencé le siège de Gaza, ce qui représente près de 30% des décès liés aux activités dans les tunnels.
Ces décès s’élèvent aujourd’hui à 145, a ajouté le porte-parole.
Abou Zouhri a également déclaré qu’il considérait comme complètement illégal et immoral le fait que les forces égyptiennes prennent pour cible des travailleurs dans les tunnels, dans un contexte d’aggravation des souffrances des Palestiniens dans Gaza.
Les médecins ont fait savoir mercredi soir que des employés s’étaient rendus dans le tunnel qui avait en fait été « rempli de gaz toxiques il y a une semaine, pour vérifier si la toxine s’était dissipée », comme l’a déclaré à Ma’an Adham Abou Salmiya, porte-parole des services médicaux de Gaza.
« Ils ont été choqués de constater qu’il en restait effectivement dans le tunnel, provoqaunt les morts et les blessés. »
[Les quatre jeunes gens ainsi assasinés sont : Nedal Al-Jedi, âgé de 20, Osama Ali Abu Jamous, âgé de 20, Mohammed Abu Jamous et Khalid Al-Ramlawi, âgés de 25 ans.]
Par la même occasion boycottez les produits égyptiens et américains.
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13783&type=analyse&lesujet=Interviews
Gaza - 01-05-2010 Une flottille internationale au secours de Gaza étranglée par Israël Par Paul Larudee La population de Gaza est victime du plus grand scandale de notre temps. Gaza est à l’agonie non pas à cause d’une catastrophe humaine naturelle mais à cause d’une catastrophe minutieusement organisée et exécutée par Israël. Une coalition internationale, qui rassemble nombre d’organisations et mouvements, se prépare à envoyer une flottille de dix bateaux pour briser le blocus israélien illégal qui asphyxie Gaza. Paul Larudee, président du Free Palestine Movement en Californie, répond aux questions de Silvia Cattori. Silvia Cattori : Avec le Free Palestine Movement californien que vous présidez, vous vous préparez à vous joindre en Méditerranée à un convoi composé d’une impressionnante flottille. Vous étiez à l’origine du projet dont les bateaux ont réussi à accoster Gaza en août 2008. Ce succès avait alors consacré la naissance du Free Gaza Movement (FGM). Qu’est-ce qui n’allait pas avec ce mouvement qui vous a conduit à en créer un autre ? [1] Paul Larudee : Nous n’étions à l’origine qu’un petit groupe de gens basés en Californie que le projet de partir à Gaza par mer avait réunis. Après avoir réussi à naviguer avec notre groupe jusqu’à Gaza, pour la première fois en 40 ans, je pensais que, après ce test réussi, Free Gaza devait s’en tenir là et cesser d’envoyer des petits bateaux sans envergure et sans matériel conséquent. Qu’il fallait envisager quelque chose de plus ambitieux susceptible d’ouvrir à la population de Gaza des perspectives concrètes. Je pensais qu’il fallait organiser un système régulier de transport de marchandises et de passagers capable de contribuer à l’amélioration de la vie des Palestiniens de Gaza. Après cette expérience, notre groupe s’est scindé en plusieurs groupes, dont celui qui est devenu le Free Palestine Movement. De nouveaux groupes sont nés qui ont créé d’autres initiatives, et ont poursuivi la lutte pour contraindre Israël et l’Égypte à lever le blocus qui enferme Gaza [2]. Aujourd’hui le mouvement prend de l’ampleur. Grâce aux efforts de plusieurs ONG - pas seulement européennes - soutenues par des volontaires et des personnalités de 30 pays, une grande coalition s’est créée [3], ; elle prépare l’envoi d’une flottille de dix navires qui vont transporter plus de 500 personnes, et trois cargos qui vont livrer 5’000 tonnes de matériel urgent à Gaza. C’est la plus grande initiative internationale de ce genre jamais organisée. 30 pays sont représentés par les gens qui vont partir avec ce convoi maritime. Le départ vers Gaza est prévu dans le courant de mai et les bateaux devraient atteindre leur destination avant la fin du mois. Silvia Cattori : Avec quel groupe le Free Palestine Movement va-t-il naviguer ? Paul Larudee : Nous allons naviguer avec les bateaux affrétés par le Greek Free Gaza Movement. Chaque groupe est responsable de ses propres bateaux et des passagers qu’il prend à son bord. Silvia Cattori : Quelques jours après l’annonce de cette coalition destinée à secourir Gaza, il y a eu des menaces sur des militants [4]. Les organisateurs de cet impressionnant convoi n’ignorent pas que l’armée israélienne et ses agents se préparent certainement déjà à faire capoter ce projet ? Paul Larudee : Avec une flotte de cette importance, dont les préparatifs ont duré plus d’une année, les organisateurs ont fait ce qu’ils pouvaient faire de mieux. La dimension de ce convoi se hausse à la hauteur de la tâche. Elle devrait rendre plus difficile toute tentative d’interdire le passage de la flottille. Silvia Cattori : Cela n’en reste pas moins un défi dont l’issue est incertaine. Israël cherche notamment à liquider la direction du Hamas à Gaza. Ses agents se sont toujours servis du mouvement de solidarité pour faire du renseignement en Palestine. La suspicion demeure qu’Israël a laissé accoster plusieurs bateaux conduits par Free Gaza en 2008 parce qu’il y avait trouvé son intérêt. Quand il n’y a plus trouvé son intérêt, il les a stoppés [5]. Ce qui nous laisse penser qu’il ne laissera passer votre convoi que s’il y trouve son compte. Ou si, en cas d’épreuve de force en mer, votre flottille se voyait assurée du soutien d’États. Comment les organisateurs de ce convoi vont-il résoudre la question cruciale des infiltrations ? Paul Larudee : Nous sommes des groupes ouverts et transparents. Nous sommes bien sûr conscients de tout cela et prenons des précautions en conséquence. Je crois que nos alliés palestiniens qui attendent notre arrivée savent mieux que quiconque que, malgré toutes les précautions, l’infiltration d’agents est possible. Cela fait partie du jeu. Silvia Cattori : Avez-vous établi une stratégie dans le cas où Israël vous barrerait le passage ? Paul Larudee : Oui, bien sûr. Je crois que ce ne sera pas chose facile pour Israël de nous barrer la route. Il y aura à bord des personnalités éminentes. Il y aura des journalistes. Il va être difficile aux médias qui voudraient l’ignorer de passer sous silence une flottille de cette ampleur et comprenant autant de personnalités ayant pour but de porter secours à une population en grande détresse. Israël n’a aucune légitimité à empêcher notre convoi de naviguer dans les eaux internationales, puisque nous n’entrons pas dans des eaux reconnues par aucune autorité – y compris israélienne - comme territoire israélien. Nous sommes déterminés à ne pas nous laisser stopper par son armée car c’est notre droit de naviguer dans cette zone. Nous allons résister ; nous ne céderons pas. La marine israélienne devra faire usage de la force, envoyer des commandos à bord de nos bateaux…. Silvia Cattori : Depuis 43 ans, aucun bateau palestinien n’a jamais pu franchir cette zone ; la marine israélienne coule les bateaux palestiniens. Tout n’est-il pas envisageable ? Paul Larudee : Toutes sortes de scénarios sont prévus. Nous nous préparons à mobiliser l’opinion publique et à faire connaître notre droit de navigation. Des avocats sont prêts à intervenir et à nous défendre si ce droit est menacé. Nous pouvons compter sur l’effet médiatique qu’une pareille opération ne manquera pas de provoquer. Plus de 30 pays vont avoir des ressortissants à bord de ces bateaux. Ils feront appel à leurs gouvernements. Quant au Free Palestine Movement, il peut compter sur l’appui de membres du Congrès des États-Unis. Barbara Lee, représentante de notre département en Californie, est prête à défendre nos droits. Je suis assez optimiste. Silvia Cattori : Quand on parle avec des gens à Gaza, on les sent très désabusés sur les va-et-vient d’internationaux. Ils disent n’en avoir jamais vu de retombées. La première fois, les bateaux de Free Gaza ont suscité de la joie. Puis cela les a laissés totalement indifférents. C’était pour eux des effets médiatiques sans conséquences. En quoi ce nouveau convoi pourra-t-il véritablement trancher ? Paul Larudee : Après le premier accostage en août 2008 avec les deux petits bateaux symboliques, je souhaitais que l’on transforme ce succès en envisageant la réalisation de projets plus substantiels : un cargo et l’utilisation de cette voie maritime pour transporter des marchandises et permettre aux gens de Gaza de faire des échanges commerciaux librement. Je n’étais donc pas très content de répéter l’envoi de petits bateaux à Gaza. Maintenant on voit que la grande coalition internationale est en train de réaliser ce grand projet. En tant que Free Palestine Movement, nous avons pour mandat d’assurer qu’il y ait une présence de personnalités états-uniennes parmi les participants au convoi. Silvia Cattori : Une question est toujours posée par des gens qui ont contribué financièrement au succès de Free Gaza. Combien d’argent a-t-il été englouti dans l’achat de bateaux et les dépenses des militants ? Paul Larudee : Un demi-million d’Euros a été dépensé pour l’achat des deux premiers bateaux et couvrir les dépenses des militants du Free Gaza Movement durant deux ans de préparatifs. C’est bien sûr beaucoup. Il est difficile de justifier un tel niveau de dépenses à long terme. Mais, cette fois, ce qui sera dépensé par les groupes qui composent la flottille devrait se voir justifié par des résultats plus concrets. Silvia Cattori : Votre action est-elle humanitaire ou politique ? Paul Larudee : Ni l’une ni l’autre. C’est une action en faveur des droits humains. Nous ne sommes pas liés à des partis politiques ; nous livrons une aide humanitaire à Gaza dans des circonstances dont la gravité nous impose de le faire. Nous voulons appeler la communauté internationale à faire appliquer le droit des Palestiniens de Gaza ; y compris le droit de sortir de Gaza. La liberté de mouvement est un droit qui doit être garanti à toute personne. Le Free Palestine Movement s’est engagé à soutenir le droit international et les droits humains du peuple palestinien. Silvia Cattori : Il n’y aura de solution que politique. Raison pour laquelle les militants palestiniens [6] considèrent que le soutien des mouvements est effectif uniquement s’il se fonde sur deux exigences : le refus de l’occupation coloniale et la reconnaissance des droits fondamentaux des Palestiniens. Tous ceux qui vont naviguer avec le Free Palestine Movement sont-ils appelés à se déterminer à ce sujet ? Paul Larudee : Tous les participants comprennent que ces principes sont à la base de ce projet et de notre message. Toutefois il y a des considérations stratégiques ; la présence de telle personnalité est déjà en soi un acte de résistance à l’occupation, même si sur les principes elle ne se prononce pas. Chaque personne a ses propres raisons quand elle accepte de se rallier à ce projet. Et nous avons nos propres raisons stratégiques en choisissant de l’inviter. Silvia Cattori : Vous avez d’autres actions en projet ? Paul Larudee : Oui nous avons de nombreux projets. Notre objectif est toujours le même : mettre en cause Israël à propos de ses violations des droits humains. Nous envisageons l’envoi d’un avion à Gaza à la fin de l’année. Dans l’immédiat, nous sommes concentrés sur les préparatifs liés à notre participation à la flottille. Silvia Cattori : Ce n’est que le commencement d’une longue lutte ? Paul Larudee : Nous espérons pour le peuple palestinien qu’elle ne soit pas trop longue ; et que la libération de la Palestine ne soit pas trop lointaine. La patience est une vertu ; mais l’impatience est elle aussi vertueuse. Silvia Cattori Notes de lecture : [1] https://www.freepalestinemovement.org/index.php [2] La Gaza Freedom March, Viva Palestina, le Greek Free Gaza Movement basé à Athènes, et le Free Palestine Movement basé en Californie. [3] Cette coalition est composée de l’European Campaign to End the Siege on Gaza (ECESG), de l’ONG turque des droits humains Insani Yardim Vakfi (IHH), de la Greek Ship to Gaza campaign, de la Swedish Ship to Gaza campaign, et du Free Gaza Movement. [4] Voir : http://savegaza.eu/eng/index.php ?id=309 [5] Par trois fois, en 2008, Israël a laissé passer les bateaux de Free Gaza. Par la suite, les autres tentatives ont été stoppées. [6] La Palestinian campaign for the academic and cultural boycott of Israël (PACBI) a demandé aux mouvements de solidarité internationale qui veulent soutenir leur juste cause, de respecter deux conditions. Primo : tout projet doit exprimer une forme de résistance à l’occupation. Secondo : ceux qui participent à des projets doivent appuyer les droits fondamentaux des Palestiniens ; avoir des positions qui ne mettent pas en discussion ces droits. Ce sont des mesures qui devraient être maintenues jusqu’à ce qu’Israël reconnaisse le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international en mettant fin à son occupation et à sa colonisation de tous les terres Arabes et en démantelant le Mur ; en reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens Arabo-Palestiniens d’Israel à une égalité absolue ; en respectant, protégeant et favorisant les droits des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs maisons et propriétés comme stipulé dans la résolution 194 de l’ONU. Source : Site Silvia Cattori
Rencontre avec Salah Hamouri
vendredi 30 avril 2010
popularité : 32%
Par Jean-Claude Lefort
« Un cimetière à numéros »…
Il fait beau ce mercredi matin 14 avril où je vais rencontrer, pour la troisième fois, Salah Hamouri dans sa prison de Gilboa. Le rendez-vous est fixé à 11 heures, grâce au Consul de France à Haïfa, Monsieur Jean-Christian Coppin. Nous partons ensemble en voiture depuis les hauteurs de Haïfa, une ville lumière que lèche une mer d’un bleu profond.
Le Consul a pris avec lui trois livres pour les donner à Salah ainsi que deux lettres. Nous roulons dans un environnement fait de champs qui semblent très fertiles et puis, toujours cette désagréable impression, la prison grise surgit d’un seul coup. Contrairement aux fois précédentes, il n’y a personne sur le parking : les familles de prisonniers ont en effet décidé de faire grève, avec les prisonniers eux-mêmes, pour protester contre le fait que les détenus issus de la bande de Gaza n’ont droit à aucune visite depuis très longtemps. La grève est suivie à 100%.
Avec le Consul nous allons vers une porte « réservée » mais blindée où l’on nous attend. Ouverture et fermeture des portes métalliques. Bruit sourd. On donne nos pièces d’identité et nos portables téléphoniques au surveillant. On passe sous un détecteur puis nous voilà dans une petite cour. Le Consul donne les trois livres et les lettres au gardien qui nous accompagne. Ils devront d’abord être lus avant d’être donnés, peut être, à Salah. Le Consul précise que ce ne sont pas des livres politiques. Le tout disparaît de notre vue et l’on nous dirige vers une pièce dans laquelle se trouvent des sièges en bois avec des rabats pour écrire. Salah apparaît sourire aux lèvres. Je l’embrasse fortement…
Il s’assied et pose un petit bloc de papier où toute une page est écrite. Il me dit d’emblée qu’il a préparé ce rendez-vous avec ses compagnons d’infortune. Il veut me dire des choses précises mais aussi me demander des informations.
Il veut soulever 6 points. Je l’écoute et je prends des notes. Son premier point, ce sont les conditions de détention dans la prison. Il repose la question des livres qu’on refuse absolument aux prisonniers depuis plusieurs mois. L’administration pénitentiaire a même trouvé une nouvelle « astuce » devant les protestations d’avoir droit à des livres et de lire. Elle a proposé aux prisonniers une liste de livres non-politiques parmi lesquels ils pourraient choisir. Un libraire israélien les fournirait leur a-t-on dit. Ils l’ont fait. Ils ont choisi. Salah a choisi quant à lui un roman de Tahar Ben Jelloun. Il ne l’a toujours pas. Aucune explication. Aucun prisonnier n’a reçu le moindre livre commandé à partir d’une liste pourtant préparée par l’administration pénitentiaire. Salah revient avec insistance sur ce point. C’est un vrai lavage de cerveau, dit-il. « À notre souffrance générale ils ajoutent une souffrance collective particulière. Ils veulent nous couper du monde », assène-t-il. Et cela est vrai dans toutes les prisons. « Il faudrait faire campagne contre cela » dit-il.
Puis il enchaîne sur les « droits de visite ». Il dit qu’il est contraire à la 4ème Convention de Genève de transférer des populations. Je l’arrête, étonné, pour lui demander d’où il tient ses sources concernant les Conventions de Genève. « Nous avons cela dans la bibliothèque », me répond-il. Et il insiste sur les prisonniers issus de Gaza. « Il y a environ 8.000 prisonniers palestiniens aujourd’hui, dont 1.000 de Gaza. Ils ne peuvent recevoir aucune visite. On nous dit que c’est à cause de la capture de Gilad Shalit, détenu dans un lieu inconnu. Mais c’est faux car cela était vrai avant qu’il soit capturé. Ils n’avaient pas droit aux visites bien avant. Alors ? Pour les prisonniers de Cisjordanie, poursuit-il, ils n’ont droit de voir qu’une personne. Pas deux. Si bien que des enfants en bas âge sont obligés de venir seuls pour voir leur père ou leur mère. Parmi les prisonniers il y a aussi ceux de Jérusalem. Ils sont 300. Et il y a aussi 200 « arabes israéliens ».
C’est contre cette situation qu’ils sont en grève et les familles solidairement. Et ils entendent continuer, sous d’autres formes encore, malgré toutes les menaces qui pèsent sur eux. Une grève de la faim est envisagée.
Il parle des « malades et des enfants emprisonnés ». Il y a environ 300 à 350 enfants emprisonnés. Ils sont traités comme des adultes. Rien de particulier pour eux dans ce « monde » spécial. Ils sont perdus. Ils ne comprennent rien. L’un d’entre eux vient d’être libéré. « Il avait 12 ans et il était en prison depuis l’âge de 9 ans. Comment est-ce possible ? » Il demande : « Est-ce qu’au moins l’UNICEF est informée de cette situation et fait quelque chose ? » Je ne sais que répondre…
Il enchaîne sur les malades. « Tous les soirs, raconte-t-il, un docteur passe dans les cellules pour demander aux prisonniers si tout va bien. Quel que soit le mal ou le symptôme dont vous vous plaignez, on vous donne de l’aspirine. C’est tout. Toujours de l’aspirine. C’est ainsi que 18 prisonniers ont le cancer et n’ont pas été soignés autrement qu’avec de l’aspirine. On refuse de les libérer même dans ce cas alors qu’ils sont en fin de vie. On les estime trop dangereux car ils n’ont plus rien à perdre… Dans ma cellule il y a un aveugle. Il a 25 ans. Il est traité comme les autres. » Ils demandent que des médecins palestiniens puissent venir les consulter. Seuls les dentistes sont des Palestiniens. Il m’interroge alors sur la campagne contre le mur et sur Bil’in. Je lui raconte ce qui se fait.
Il me demande pourquoi la résistance n’est pas généralisée. Il est très clair : « Devant la situation actuelle et l’échec des négociations politiques nous n’avons pas d’autre choix que celui de la résistance. Il faut élargir le mouvement et lutter avec l’aide de tous ceux qui dans le monde se mobilisent pour la Palestine. Les États étrangers doivent faire cesser cette occupation qui se moque des lois internationales. Celles-ci doit être appliquées, à commencer par la résolution 194 avec le droit sacré au retour des réfugiés. Aujourd’hui le peuple palestinien est confronté à un gouvernement d’extrême droite des plus racistes qui utilise tous les moyens pour détruire l’objectif d’un État palestinien. On le voit avec ce mur d’apartheid qui est un mur politique visant à tracer unilatéralement les frontières afin d’effacer l’idée d’un véritable État palestinien. Ils veulent renforcer leur slogan historique : « La Palestine est une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». La colonisation continue. Surtout à Jérusalem. Ils veulent vider notre capitale pour que Jérusalem devienne effectivement la capitale de l’État sioniste. Ce qui se passe à Jérusalem est un nettoyage ethnique. Et le gouvernement israélien vient de prendre la décision d’expulser les Palestiniens qui ne sont pas enregistrés par l’administration israélienne. Cela vise les habitants de Gaza mais aussi de Cisjordanie ainsi que les internationaux qui se mobilisent à nos côtés. Ils se livrent à un véritable génocide politique. » Je ne pourrai pas lui dire, et pour cause, que l’ONU vient de condamner cet ordre militaire israélien numéro 1650. Verbalement…
Salah a un discours charpenté. Il est moins « tendu » que les fois précédentes où je l’ai rencontré. Il fait des analyses politiques. Presque sereinement. En tout cas froidement. Il parle maintenant du rapport Goldstone qui reste sans suite réelle et du siège de Gaza qui est illégal et dur. Encore une preuve pour lui de la différence de traitement dont bénéficie la politique israélienne qui n’encoure jamais d’actes fermes de la communauté internationale à son endroit pour que le droit international soit respecté.
Il reparle alors de la solidarité qui se manifeste vers lui et les prisonniers. Il me dit que sans cette solidarité « Notre sort et notre existence seraient inconnus. Les prisons israéliennes nous les appelons « des cimetières à numéros ». Vous ne pouvez pas imaginer tout ce que cette solidarité nous apporte et je n’aurai jamais des mots assez forts pour vous le dire. Grâce à vous ils sont obligés de parler de nous. On parle de nous. C’est considérable ! »
Il en vient à son cas personnel. Nous parlons déjà depuis plus d’une heure et demie… Il me dit « officiellement » qu’il se refuse, dans le cas d’une procédure de remise de peine, à présenter des « excuses. Ni directes ni indirectes ». Il parle d’excuses « indirectes » car l’idée avait existé que son avocat en présente à sa place en quelque sorte. Il refuse cela. « Ce n’est pas à moi de présenter des excuses mais aux autres, en face. Moi je n’ai rien à regretter. Je suis fier de mon peuple et de sa résistance contre l’occupation. » Je lui demande de préciser ce qu’il entend par « Je viendrai en France » afin de lever toute interprétation. Il me redit qu’ « une fois libéré il compte bien venir en France, en effet, mais pas pour y vivre durablement. » Aucune autre interprétation n’est possible sur ce point. Et il me dit en me regardant droit dans les yeux : « Je ne comprends pas pourquoi Nicolas Sarkozy ne fait rien pour moi qui suis pourtant aussi Français ». Je souris. Jaune…
Puis il reparle des autres mais plus de lui. Il a réfléchi, avec ses camarades, à des idées pour aider les prisonniers. Il se demande comment mettre en place une aide spécifique et solidaire pour les enfants de prisonniers. Imaginer des actions avec les Centres culturels français ? On parle de cela. On imagine. On va voir… Il dit qu’il faut trouver les moyens pour que les prisonniers qui sortent soient pris en charge psychologiquement. De même il pense que des prisonniers qui sont libérés et qui possèdent des diplômes devraient pouvoir être aidés pour poursuivre leurs études, peut être à l’étranger ? Il me parle d’une idée : pourquoi ne pas filmer un enfant de prisonnier durant plusieurs semaines pour montrer sa vie. Quand il va et sort de l’école, sans la présence de son père à la maison ni devant l’école. Comment il doit se lever très tôt pour aller tout seul lui rendre visite en prison au milieu des adultes. « Ce serait bien de montrer comment vivent les enfants de prisonniers. » On parle de tout cela, dans les détails.
Deux heures se sont déjà écoulées depuis le début de notre entretien. Il va falloir que nous nous quittions. On se lève. Je l’embrasse encore très fort. On se salue par signes de la main tandis qu’il avance vers une porte derrière laquelle il rejoindra sa geôle. Il me lance une dernière phrase : « Il faut dire à ma mère que les visites reprendront le 2 mai ! ». Le message sera transmis le soir même mais finalement ce sera le 9 mai. La lourde porte se ferme derrière lui. Nous sortons de la prison. Le soleil est toujours là pour nous. Mais toujours pas pour lui…
Jean-Claude Lefort
bakchich.info
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Soumis par admin le 3 décembre, 2008 - 19:38
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A ne pas rater : la projection de "Plomb durci", le 11 mai à Paris
Publié le 7-05-2010
Projection d’un film exceptionnel sur l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, en janvier 2009, mardi prochain à Paris.
PLOMB DURCI, Un film de Stefano Savona (Italie)
VO Arabe, sous-titré français/ Documentaire/ 82’
Réalisé par le seul réalisateur arrivé a rentrer dans la Bande de Gaza pendant les journées dramatiques de l’opération « Plomb durci », en Janvier 2009.
"La pellicule montre ce que Stefano Savona, avec sa télé caméra, a pu filmer au-delà de cette frontière. C’est le récit direct en images de la vie quotidienne à Gaza pendant la période de la guerre (agression israélienne, ndt).
Palermitain de naissance, Stefano Savona vit depuis des années à Paris et est un auteur plusieurs fois primé en Italie et à l’étranger. En recevant le prix spécial du Jury Cinéma au 62e Festival de Locarno, le réalisateur a déclaré : « Ce prix m’encourage à continuer le parcours qui a commencé avec ce projet, qui, depuis le début, a été un pari à la fois sur la production et sur la forme : essayer de raconter les épisodes contemporains comme s’ils « étaient historiques, en utilisant une narration cinématographique pour aller au-delà des mécanismes et des conventions de la chronique quotidienne de l’actualité, le plus souvent réduite à l’illustration ennuyeuse d’une réalité fragmentée ».
Mardi 11 mai, à 16h00, à l’action Christine, Paris 6ème.
http://www.uninvited-festival.com/prod/article.php3 ?id_article=287
CAPJPO-EuroPalestine
http://www.europalestine.com/spip.php?article5075
GAZA : Laissez passer les bateaux !
Publié le 27-05-2010
Lettre de Ann Wright, actuellement en mer sur l’un des bateaux qui se rendent à Gaza. Elle écrit : "Briser le blocus ou bien être attaqués en mer et déportés dans des camps de détention ? Cela dépend aussi de vous".
"Nos deux bateaux sur lesquels flottent le drapeau américain s’apprêtent à rejoindre deux autres embarcations de passagers, l’un à bord duquel ont pris place 600 personnes depuis la Turquie, grâce au financement de l’organisation humanitaire Insani Yardim Vakfi (IHH), et l’autre avec 50 passagers partant d’Athènes et sponsorisé par la Campagne Européenne contre le blocus qui emprisonne 1,5 million de personnes dans la bande Gaza.*Ann Wright est une ancienne diplomate américaine qui a démissionné de ses fonctions en mars 2003, en raison de son opposition à la guerre en irak.
Quatre cargos d’Irlande, de Grèce, d’Algérie et de Turquie, transportent un total de 10 000 tonnes de matériel de construction pour permettre à 50.000 Gazaouis rendus sans abri par l’attaque israélienne qui a tué 1440 civils, de se loger.
Notre bateau pourrait être rebaptisé "l’audace de l’espoir" comme ce que nous aimerions trouver dans l’administration Obama : le courage d’affronter le gouvernement israélien concernant le blocus de Gaza. Ce serait un changement méritoire, car depuis 1948, tous les gouvernements américains ont signé un chèque en blanc à Israël pour l’ensemble de ses actions, y compris en totale violation du droit international. Ce qui a mis aussi bien en danger la sécurité israélienne que celle des Etats-Unis.
Dans moins de 48 H, l’armée israélienne va sans doute lancer des roquettes de fabrication américaine sur des bateaux américains naviguant dans des eaux internationales, et sur un bateau grec ayant à son bord des citoyens américains et de 13 autres pays. Tout comme ils s’apprêtent à attaquer le bateau turc avec ses 600 passagers.
Parmi ces passagers, se trouve Hedy Epstein, une rescapée de 85 ans du génocide nazi, des parlementaires allemands, et irlandais, deux anciens diplomates américains, un ancien colonel de l’armée américaine, des écrivains, des journalistes, des hommes d’affaires, des représentant s de l’église, ainsi que des militants.
Ironie de l’histoire, sur l’un des bateaux, se trouve par ailleurs Joe Meaders, citoyen américain, qui est un survivant des attaques israéliennes navales et par air d’un navire américain, le USS Liberty, en 1967, attaque qui a tué 34 marins américains et en a blessé 174 autres.
Le gouvernement israélien ne s’est jamais excusé pour la mort de ces marins ni pour la destruction du USS Liberty.
Selon les medias israéliens (http://www.jpost.com/Israel/Article.aspx ?id=176491), la marine israélienne s’apprête à nous attaquer à l’approche de Gaza, à tirer sur les bateaux pour leur faire faire demi-tour, et à envoyer des escadrons armés monter sur nos bateaux.
Il est également indiqué qu’Israel prépare un camp de détention pour nos 8 bateaux et leurs 700 représentants de 20 pays, dans un entrepôt de la zone de Ashdod au nord de Gaza. On n’a aucun doute sur l’expertise israélienne en matière d’enfermement de dissidents, puisque plus de 10.000 Palestiniens, dont des enfants, sont dans les prisons israéliennes après avoir été victimes de raids israéliens nocturnes dans leurs foyers.
En mai 2009, 20 passagers à bord du Free Gaza, avaient été incarcérés pendant 10 jours en Israël avant d’en être expulsés. Parmi eux, le prix Nobel de la Paix, Mairead Maguire et l’ancienne sénatrice américaine Cynthia McKinney.
Souhaitez-nous bonne chance, alors que nous sommes confrontés au blocus inhumain et à la punition collective d’1,5 million d’être humains par Israël, l’Egypte, l’Union européenne et les Etats-Unis.
Réfléchissez aux manières dont vous pouvez nous venir en aide !
(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)
CAPJPO-EuroPalestine
http://www.europalestine.com/spip.php?article5064
Pr. Christophe Oberlin sur Gaza from chris den hond on Vimeo.
Israel - 18-06-2010
Israël : plus de 100.000 Juifs religieux en colère fustigent la loi civile
Par Le Point
Plus de 100.000 Juifs religieux ont manifesté jeudi en Israël pour fustiger "l'ingérence" de la Cour suprême d'Israël dans leurs affaires et affirmer la primauté de la Torah sur la loi civile.
Quelque 100.000 protestataires rassemblés au coeur de Jérusalem-Ouest, selon la police, plus du double d'après les organisateurs, se sont dispersés dans la soirée sans qu'aucun incident majeur n'ait été signalé. Une autre manifestation a réuni quelque 20.000 personnes à Bnei-Brak, ville à population juive orthodoxe située près de Tel Aviv.
Il s'agit du plus important mouvement de colère des Juifs religieux depuis plus de 10 ans en Israël. Les manifestations, retransmises en direct à la télévision, ont complètement éclipsé l'annonce par le gouvernement d'un allègement du blocus de Gaza.
L'effervescence des hommes en noir d'Israël répond à un arrêt de la Cour suprême interdisant la ségrégation entre enfants ashkénazes et séfarades dans une école religieuse de la colonie juive d'Immanuel en Cisjordanie occupée.
Les parents ashkénazes (originaires d'Europe centrale et de l'Est) refusent que leur progéniture aille en classe avec des fillette séfarades (d'origine orientale) malgré l'arrêt de la Cour suprême. Ils ont retiré leurs filles de l'école et doivent purger deux semaines de prison, la scolarisation étant obligatoire en Israël.
Ces familles --86 personnes au total-- appartenant au groupe hassidique Slonim avaient retiré leurs filles de l'école il y a un an pour protester contre une première décision de justice les obligeant à intégrer les jeunes séfarades.
Sur les banderoles des manifestants, les slogans ne cessent de rappeler la primauté de la loi religieuse sur les règles laïques.
"C'est la Torah qui commande !", pouvait-on lire sur les panneaux des protestataires. Ou encore, sur des autocollants: "J'affirme respecter davantage la Torah que les décisions de la Cour (suprême)".
Pour Yaakov, 20 ans, étudiant dans une yéchiva (école talmudique) de la Ville sainte, "il fallait venir manifester car le monde de la Torah est en danger. Nous devons soutenir ces familles qui sont l'honneur du peuple juif".
La police israélienne avait été placée en "état d'alerte avancé". Des unités de gardes-frontières appuyées par la police montée et des hélicoptères, survolant la foule de près, ont également mobilisées.
Accusés de discrimination raciale, les parents se sont présentés à la maison d'arrêt de Jérusalem. Les pères ont été transférés dans la soirée, à bord de deux autobus, vers une prison de Ramlé (centre du pays) où les attendaient une vingtaine de sympathisants chantant et dansant.
Les familles du groupe Slonim se défendent d'être racistes et expliquent leur refus d'accepter d'autres jeunes filles par des différences entre les traditions religieuses séfarades et ashkénazes.
Toutes mouvances confondues, les juifs orthodoxes récusent l'autorité de la Cour suprême, la plus haute instance juridique israélienne, au nom de la primauté de la Torah et de la loi religieuse.
En 1999, les Juifs haredim (les "craignant Dieu") avaient rassemblé un demi-million de personnes à Jérusalem, la plus importante manifestation de l'histoire du pays, pour protester contre "la dictature" de la Cour suprême.
L'affaire de la colonie d'Immanuel a suscité la colère des principaux quotidiens et ravivé le conflit sourd entre laïcs et juifs orthodoxes.
Les premiers accusent les seconds de coercition pour imposer leur vision du monde, et leur reprochent de bénéficier d'une exemption du service militaire obligatoire.
En vertu d'un accord avec l'Etat, les jeunes juifs orthodoxes échappent aux obligations militaires s'ils étudient jusqu'à l'âge de 25 ans dans des instituts talmudiques, ce qui a aussi pour conséquence de ne pas les préparer correctement au marché du travail.
Source : Le Point
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14066&type=temoignage&lesujet=Blocus
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14066&type=temoignage&lesujet=Blocus
Grande-Bretagne : magnifique victoire judiciaire pour les militants ayant saboté un fournisseur de l’armée israélienne
Publié le 1er-07-2010
C’est une victoire splendide qu’ont obtenue jeudi 5 militants britanniques, qui avaient ouvertement saccagé les bureaux d’une usine fournissant les systèmes de bombardement de l’aviation israélienne. Le 17 janvier 2009, alors que les massacres de la population de Gaza se poursuivaient, ces militants anti-guerre, qui manifestent depuis des années contre le fabricant d’engins de mort EDO-MBM, s’étaient introduits dans son établissement de Brighton Hove (Sussex, sud de l’Angleterre), non sans avoir préalablement enregistré des vidéos dans lesquelles ils revendiquaient l’action à venir.
Une fois dans la place, ils avaient fracassé le plus grand nombre possible d’ordinateurs, jetés par les fenêtres, et détruit ce qu’ils pouvaient de classeurs et fichiers de cette entreprise puante, avant de se laisser tranquillement arrêter par la police au petit matin, fiers de l’œuvre de salubrité publique qu’ils venaient d’accomplir. Quand les dommages furent chiffrés, à 200.000 € en l’occurrence, l’un des participants répondit avec flegme : « 200.000 seulement ? On croyait en avoir fait un peu plus ! ».
EDO-MBM est une filiale du conglomérat américain ITT Corporation, un groupe industriel dont le passé criminel est l’un des plus sordides, sinon le plus sordide, de l’histoire du XXème siècle. On doit entre autres à ITT ses subventions à Hitler et à son chef des camps de la mort Heinrich Himmler, ses investissements dans l’aviation militaire du régime nazi, sa participation au coup d’Etat du général Pinochet au Chili, et d’innombrables coups tordus en Afrique.
Sa filiale EDO-MBM, régulièrement touchée par des scandales de corruption au sein du complexe militaro-industriel, a développé un système de bombardement vertical exclusivement utilisé par les F-16 de l’armée israélienne, principal instrument de terreur aérienne contre les populations du Liban et de Palestine.
Au procès, qui vient de se dérouler à Brighton, les accusés (Robert Nicholls, 52 ans ; Ornella Saibene, 50 ans ; Tom Woodhead, 25 ans ; Harvey Tadman, 25 ans, et Simon Levin, 35 ans) ont confirmé que leur action citoyenne n’était pas seulement légitime, mais qu’elle était légale. Entre autres, parce que le Statut de Rome fondant la Cour Pénale Internationale (CPI), désormais ratifié par le Royaume-Uni, fait obligation à tout citoyen ou tout institution témoin de crimes de guerre –ce qui est bien le cas de l’aviation israélienne contre le peuple palestinien, avec les matériels fournis par EDO-MBM- de s’y opposer.
Citée par la défense, la député britannique du Green (Verts) Party Caroline Lucas a justifié l’opération de sabotage, estimant que « tous les recours démocratiques pour s’opposer à l’œuvre de mort de EDO-MBM ont été épuisés », et que le passage à l’action directe était donc une nécessité.
Après avoir entendu également le plaignant, le patron de l’usine EDO-MBM qui fut rapidement confondu pour une série de mensonges, le jury a déclaré les cinq accusés non coupables. Le cas de deux autres prévenus doit être examiné ultérieurement.
Commentant le verdict d’acquittement, le magistrat George Bathurst-Norman a déclaré pour sa part : « Il n’est pas exagéré de dire que la population de Gaza a véritablement enduré les maux de l’enfer, au cours de l’attaque israélienne ‘Plomb Durci’ ».
CAPJPO-EuroPalestine
http://www.youtube.com/watch?v=dV_oWWqEjTk
“Libérez Gaza” sur le mur du ghetto de Varsovie
Publié le 5-07-2010
Un groupe de militants anti-colonialistes israéliens, conduits par un objecteur de conscience de l’armée, viennent d’effectuer un geste hautement symbolique la semaine dernière, en peignant l’inscription « Libérez Gaza » sur le bout de mur rappelant l’existence du ghetto à Varsovie.
“Libérez Gaza et la Palestine » (en anglais) « ! Libérez tous les ghettos” (en hébreu), ont inscrit les protestataires, dont l’action est racontée lundi dans le quotidien Haaretz.
Parmi eux, Yonathan Shapira, l’un des 27 pilotes de l’armée de l’air israélienne qui avaient publiquement annoncé, en 2003, qu’ils refusaient toute mission au-dessus des territoires palestiniens occupés. Ce qui avait valu à Shapira d’être aussitôt rayé des cadres de l’armée de reserve, et de perdre son emploi de pilote dans l’aviation civile.
Shapira a publiquement revendiqué l’initiative, devant l’opinion israélienne. “L’Holocauste n’est pas quelque chose qui peut être confisqué par des gens comme Netanyahou, Lieberman, ni personne d’autre au sein du gouvernement”, a-t-il declaré lundi à la radio israélienne.
"Je ne cherche pas la polémique. Je ne cherche pas à établir un parallèle quelconque avec la monstruosité des camps de la mort Nazis. Mais on doit briser le silence qui prévaut en Israël et dans le monde alors qu’un peuple est enfermé dans une sorte de ghetto », a-t-il ajouté.
“La plus grande partie de ma famille est originaire de Pologne, et beaucoup de ses membres ont été assassinés dans les camps de la mort. Mais quand je marche à l’emplacement de que fut le ghetto de Varsovie, je ne peux m’empêcher de penser aux habitants de Gaza. Ces derniers ne sont pas seulement enfermés dans une prison à ciel ouvert, ils sont aussi bombardés par des chasseurs, des hélicoptères et des drones pilotés par des gens aux côtés desquels je servais, avant mon acte de refus en 2003 », poursuit le refuznik.
“Et puis, je pense aussi à toutes ces délégations de jeunes Israéliens qu’on emmène voir ici l’histoire de notre peuple, mais qui sont parallèlement soumis quotidiennement à un lavage de cerveau militariste et chauvin. Alors, s’ils aperçoivent ce que nous avons écrit, peut-être cela les aidera-t-il à comprendre que l’oppression c’est l’oppression, l’occupation c’est l’occupation, et que les crimes contre l’humanité sont des crimes contre l’humanité, qu’ils aient été commis à Varsovie ou à Gaza”, tempête encore Yonathan Shapira.
“Je sais bien que cela peut faire mal à des oreilles israéliennes, mais ce n’est pas une raison pour se taire. On n’est pas en train de dire que les Israéliens sont des nazis. Mais on dit que des gens sont enfermés dans un ghetto. Un ghetto peut avoir différentes formes : aucune d’entre elles n’est acceptable ».
CAPJPO-EuroPalestine
http://www.europalestine.com/spip.php?article5247
Y a pas plus crétin et lâche qu'un soldat en uniforme et armé s'attaquant à des civils sous les yeux des enfants. Ces soldats quelle pourriture!
Palestine - 18-07-2010
La destruction de l’Etat palestinien
Par Khaled Amayreh
Pendant que le reste du monde papote sur le processus de paix, et que le président Barack Obama suscite de faux espoirs d’une résolution du conflit israélo-palestinien, Israël travaille à marche forcée pour créer des faits accomplis à Jérusalem Est occupée ainsi que dans toute la Cisjordanie. Ces faits, qui prennent la forme de dizaines de milliers de logements pour les colons juifs construits partout dans la ville occupée et au-delà, sont en train de changer les caractéristiques démographiques et le panorama d’ensemble de Jérusalem Est.
Jérusalem n’est pas juste une autre ville. Elle est extrêmement sacrée pour plus de 1,5 milliards de musulmans à travers le monde, abrite quelques-uns des lieux les plus saints de l’Islam. Par conséquent, la judaïsation progressive de la ville par Israël est susceptible de compliquer considérablement tout effort futur pour trouver un règlement pacifique au conflit.
Un intellectuel palestinien disait de la situation à Jérusalem que « c’est maintenant un conflit ouvert similaire à la lutte des musulmans pour débarrasser la ville des Francs aux 11ème et 12ème siècles. » « Cette lutte peut prendre plusieurs décennies, voire un siècle ou plus, mais elle se terminera par le démantèlement ou la destruction de quelque chose appelé Israël, » a déclaré un habitant d’Hébron, au sud de la Cisjordanie.
Dans un entretien approfondi avec Al-Ahram Weekly, le cartographe et expert en démographie Khalil Tufakji soutient de manière convaincante que la situation à Jérusalem Est a déjà atteint le point de non retour. « Si quelqu’un vous dit que c’est toujours possible d’avoir un Etat palestinien avec Jérusalem pour capitale, ne le croyez pas. C’est plus un fantasme qu’une vision réaliste. C’est un mantra totalement détaché de la réalité. »
Tufakji expliquait qu’Israël a déjà confisqué 87% de Jérusalem Est, ne laissant que la partie bâtie, qui n’excède pas 13% de la ville saisie par Israël en 1967. « Même ce petit secteur est soumis au harcèlement quotidien incessant d’Israël dans le but de nous obliger à abandonner nos biens pour les intérêts des colons juifs. »
Tufakji soulignait qu’Israël a adopté deux plans visant à finaliser le processus qui consiste à faire de Jérusalem la capitale éternelle et indivisible d’Israël. Le premier plan est appelé Jérusalem 2020 et projette la construction de plus de 58.000 logements coloniaux dans les limites de Jérusalem Est d’ici 2020. Le second plan, connu sous le nom de Jérusalem 30/A, envisage une croissance de la population juive par dizaines de milliers pour faire des Palestiniens une petite minorité rétrécie dans leur propre ville.
« Ils ont l’intention de faire de Jérusalem une ville privilégiée, une ville qui attirera les juifs de partout. Et pour mettre en œuvre cette vision, ils offrent de nombreuses incitations, dont de grosses réductions d’impôt, des conditions de logement facilitées, des prêts hypothécaires ainsi qu’une infrastructure renforcée et des possibilités d’emploi intéressantes. »
Tufakji dit qu’Israël projette aussi de repousser les limites de la ville dans toutes les directions au point que la population arabe n’excèdera pas 12%, tandis que la population juive attendra un 88% sans précédent. La réalisation de ce plan provocant prendra la forme d’une campagne de nettoyage ethnique de la démographie arabe à Jérusalem.
« Leur tactique consiste à confiner le plus d’habitants arabes possible sur la plus petite surface de terre possible. En plus, ils accélèreront considérablement les démolitions des maisons arabes et retireront leurs droits de résidence à autant de Jérusalémites de l’est que possible pour vider la ville de ses citoyens arabes et gommer son identité arabo-musulmane. »
Israël a déjà privé de leurs droits à la résidence 70.000 résidents arabes, en concoctant toute une flopée de prétextes et de justifications, comme le fait d’avoir voyagé à l’étranger ou d’être impliqué dans de vagues violations de la sécurité. Depuis 1994, Israël a démoli près de 1.000 grands immeubles à Jérusalem Est.
Tufakji a souligné que la pression israélienne continue, couplée avec la politique israélienne de rétrécissement des horizons arabes, a provoqué la diminution de la population arabe de la ville intra-muros à 175.000 habitants, alors que la population juive a grimpé à plus de 200.000. Al Ahram Weekly a demandé à Tufakji s’il pensait que l’Autorité palestinienne jouait sur le temps en ce qui concerne le sauvetage de Jérusalem.
« Malheureusement, il est trop tard pour Jérusalem à l’heure actuelle. D’autres disent que c’est la même chose pour la Cisjordanie. En dernière analyse, nous parlons de faits objectifs, sur le terrain. Pour simplifier les choses pour vos lecteurs, je peux dire qu’Israël a tué la possibilité d’un véritable Etat palestinien. Et si quelqu’un vous dit que Jérusalem sera la capitale d’un futur Etat palestinien, ne le croyez pas. »
Tufakji a ajouté qu’Israël, sous couvert de pourparlers de paix malhonnêtes avec une direction palestinienne faible et démoralisée, était en train de changer la face des territoires palestiniens occupés à un point tel que toute entité palestinienne qui pourrait être établie serait « gravement déformée » et « serait très, très laide. » « Il est vrai que je ne suis pas un homme politique, mais nul besoin d’être un grand politicien pour voir les faits et la situation scandaleuse ici. »
Cette semaine, des sources israéliennes ont rapporté que le président des Etats-Unis Barack Obama et le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont convenu qu’Israël pourrait continuer son expansion coloniale mais sans en faire d’annonces publiques.
Le 12 juillet, le quotidien israélien Haaretz a rapporté que le Comité de planification municipale de Jérusalem a approuvé la construction de 32 nouveaux logements coloniaux à Jérusalem Est. L’article cite un membre du comité : « Nous continuerons à construire partout, et dans chaque quartier de Jérusalem. »
Netanyahu, qui vient juste de terminer une « visite fructueuse à Washington, » a assuré ses partenaires pro-colonies de la coalition qu’il ne prolongerait pas le moratoire sur l’expansion de la construction coloniale qui doit expirer le 27 septembre. Selon les médias israéliens, Netanyahu a dit qu’ « une promesse est une promesse, une date est une date et un objectif est un objectif. »
Pendant ce temps, la direction palestinienne à Ramallah continue de tergiverser sur l’opportunité de reprendre des pourparlers directs avec Israël, comme réclamé par Netanyahu et exigé par Obama.
Avec des pourparlers directs qui ont duré des années sans aucun résultat, on peut se demander ce qui maintenant pourrait convaincre les Palestiniens d’accorder une nouvelle chance aux négociations.
Source : Al Ahram
Traduction : MR pour ISM
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14131&type=analyse&lesujet=Nettoyage ethnique
Grande Bretagne - 21-07-2010 La libération anticipée du meurtrier de Tom Hurndall est symptomatique des crimes israéliens en général Par ISM L'International Solidarity Movement (ISM) condamne la libération anticipée du soldat israélien qui a assassiné le photographe et bénévole de l’ISM, Tom Hurndall, dans la bande de Gaza en 2003. La presse israélienne a indiqué hier que Taysir Hayb sera libéré trois ans avant la fin de sa peine déjà courte de huit ans. Son meurtre n'est qu’une indication de la forte culture de l'impunité dans l'armée israélienne. Tom Hurndall, quelques minutes avant de partir à une manifestation lors de laquelle il recevra une balle dans la tête - Photo : ISM -------------------------------------------------------------------------------- Cette libération anticipée sert à renforcer l'idée que l'armée israélienne peut continuer à commettre des crimes de guerre contre les Palestiniens, sans crainte de conséquences graves. La mère de Tom, Jocelyn Hurndall a déclaré à l’ISM-Londres : «Cette réduction de peine survient à un moment où le monde devient de plus en plus sceptique sur les enquêtes d'Israël sur ses propres actions. C'est un rappel du mépris qu'Israël a pour le droit international et l'opinion publique." Quand Hayb a été condamné en 2005, le militant des droits de l’homme, Raphaël Cohen, qui se trouvait avec Tom le jour de la fusillade a déclaré: «Dans la rue où Tom a été tué, deux enfants avaient été tués quelques jours auparavant. C'est pourquoi lui et le reste du groupe étaient allés à cet endroit, pour protester contre les tirs sur des enfants qui jouent à l’extérieur de leur maison. Il n'y a jamais eu d'enquête sur les meurtres de ces enfants. " À ce jour, il n'y a toujours pas eu d'enquête sur ces morts ou sur les milliers d'autres civils palestiniens tués par des soldats israéliens. Rien que la semaine dernière à Jérusalem, Ziad Joulani, 41 ans, un commerçant palestinien, père de trois enfants, sans casier judiciaire ou d'histoire d'activisme politique, a été tué lorsque la police israélienne alors qu’il sortait de sa voiture. [1] Sa mort n’a jamais fait l’objet d’une enquête. La famille de Tom a dû batailler ferme pour obtenir une condamnation de 8 ans pour homicide involontaire qu’elle a gagné en 2005, contre un système israélien mensonger et obscur, et un gouvernement britannique indifférent. Hier, dans une déclaration, le Foreign Office a simplement dit: "Nous notons la décision du tribunal de libérer Taysir Hayb et de savons la douleur que cette décision va causer à la famille Hurndall, en qualifiant l'acte délibéré de meurtre de "tragédie ". Le père de Tom, Anthony, a riposté aujourd’hui dans le Guardian, en condamnant cela de «réponse molle» du gouvernement britannique et a exigé de rencontrer des ministres. Il a dit: «J’aimerais leur dire que ce n'est pas seulement une tragédie, mais que le gouvernement israélien est directement responsable de la mort de Tom, et devrait le reconnaître et prendre des mesures pour redresser la situation en modifiant sa politique afin de garantir que des civils ne seront pas victimes de tirs ou tués de façon aveugle." Israël n'a même pas pris la peine d'informer la famille Hurndall avant que l’information ne soit publiée par la presse israélienne, et la sœur de Tom, Sophie, a appris la nouvelle que lorsqu’ISM Londres l’a contactée hier. Hayb a tiré une balle à grande vitesse dans le front de Tom en utilisant un fusil avec lunette de visée, pendant qu'il tentait de mettre à l’abri des tirs israéliens des enfants palestiniens à Gaza. Selon un reportage de The Observer publié pendant le procès de 2005, Hayb était "un tireur d’élite récompensé". [2] Tom n'a jamais repris conscience, il est mort neuf mois plus tard dans un hôpital de Londres à l'âge de 22 ans. L’infirmière juive et militant pour la paix, Alice Coy, qui a vu Tom tomber, a déclaré que Hayb n’était qu’une partie d'une «culture de l'impunité dans laquelle des générations d'Israéliens apprennent que les Arabes les haïssent et sont inhumains. On leur donne ensuite des fusils et ils savent qu'ils peuvent s'en tirer en tuant des Palestiniens. L'occupation et l'agression de la politique sioniste sont préjudiciables aux Israéliens ordinaires tout comme aux Palestiniens. " Amnesty International affirme : «La vérité choquante, c'est que les soldats israéliens tuent des civils à Gaza avec une impunité quasi totale, de semaine en semaine» [3] B'Tselem, l'organisation israélienne des droits de l’homme, indique qu’«entre le début du deuxième Intifada, qui a éclaté le 29 Septembre 2000, et la fin de l'année 2008 (sans tenir compte de l'Opération Plomb Durci à Gaza qui a débuté le 27 Décembre), les forces de sécurité (israéliennes) ont tué plus de 2.200 Palestiniens qui ne prenaient pas part aux hostilités au moment où ils ont été tués. Toutefois, une enquête de la police militaire n’a été ouverte que dans 287 cas de tirs illégaux suspects de la part des forces de sécurité. Ce nombre comprend des enquêtes sur des cas dans lesquels des civils ont été blessés. Seuls 33 de ces enquêtes ont abouti à l’enregistrement d'actes d'accusation»[4] Pour plus d’informations : Alice Coy, UK: +44 7828 540512 ISM Media Office, Ramallah: +972 59 760 6276 ou +972 2 241 0604 ISM London: +44 7913 067 189 Références [1] “La famille d’un conducteur palestinien tué par la police demande une enquête”. LA Times online, 14 Juin 2010 [2] “Des parents se battent pour savoir pourquoi un sniper israélien a tire sur leur fils”. Observer, 30 janvier 2005 [3] “L’affaire Hurndall : les soldats israéliens tuent encore des civils avec une ‘impunité quasi-totale’” Déclaration d’Amnesty International, 7 Octobre 2008 [4] “Enquêtes de la police militaire pendant l’Intifada al-Aqsa” B’Tselem Source : http://palsolidarity.org/ Traduction : MG pour ISM
Il voulait aider des enfants
http://www.ism-france.org/news/
Enfants grièvement blessés à Gaza après l’utilisation d’obus à fléchettes par l’armée israélienne Publié le 5-08-2010 Le bilan de deux morts et plusieurs enfants grièvement blessés lors des bombardements israéliens de fin juillet au Nord de la bande de Gaza, est lié à l’emploi d’armes interdites dans les zones d’habitation. Mais qui va poursuivre Israël pour ce nouveau crime de guerre ? Reportage de Adie Mormech. Photo : Ezzedeen Al-Qassam « Elle est revenue par l’entrée principale et on ne voyait pas tout de suite qu’elle avait été blessée. Soudain beaucoup de sang est sorti de son nez et elle s’est mise à vomir ; toute la famille a vu cela... ses petits frères ont été très effrayés. Elle venait juste de jouer à l’avant de la maison. » C’est ainsi que Nihed Al-Massry a décrit ce qui est arrivé à sa fille Samah Eid, âgée de neuf ans, après que l’armée israélienne eût tiré quatre obus sur des zones résidentielles dans Beit Hanoun au nord de la bande de Gaza le 31 juillet 2010. Samah est maintenant hospitalisée dans un état jugé très sérieux, souffrant d’une importante perte de sang et d’un niveau d’hémoglobine très bas. Elle a été frappée par les éclats et les fléchettes d’un obus [1] qui a explosé à une centaine de mètres plus loin, provoquant une hémorragie interne à la poitrine et plusieurs traumatismes graves à la tête. Des morceaux de métal sont maintenant enfoncés dans tout son corps. Les obus à fléchettes sont des armes illégales au regard du droit international quand ils sont tirés sur des zones d’habitations civiles. Trois autres enfants ont été blessés dans cette même attaque. Deux jeunes gens ont été tués : Muhammad, Al-Kafarneh, âgé de 23 ans, touché par des éclats dans le dos et la poitrine, et Kasim Al-Shinbary, 19 ans, touché par des fléchettes à la tête et par des éclats dans le dos. On ne sait pas s’ils faisaient partie de la Résistance ou s’ils étaient simples civils. Haitham Thaer Qasem, un garçon âgé de quatre ans et enfant unique, était endormi sur un lit d’hôpital, inspirant difficilement de temps en temps à travers l’appareil d’assistance respiratoire fixé sur son nez. Il souffre d’un traumatisme nasal profond, et des pointes de fléchettes venant de l’obus sont encore enfoncées dans son petit corps, entrées dans le dos, le bras droit et la jambe droite. Haitham se trouvait à environ 200 mètres de l’impact de la bombe. La mère de Haitham se tenait à ses côtés, pleurant silencieusement tandis qu’une de ses tantes à son chevet expliquait ce qui s’est produit. « Nous avions demandé à Haitham de ramener quelque chose du marché pour sa maman, puis nous avons entendu les explosions et quelqu’un est venu à notre maison et dire à la famille qu’Haitham avait été emmené à l’hôpital et qu’il avait été blessé dans le bombardement. Nous sommes venus rapidement à l’hôpital. » Pendant ce temps, le médecin qui soigne Samah a expliqué que la perte de sang de la fillette était un souci majeur. Ses blessures sont aggravées par le fait qu’elle souffre déjà - comme trois de ses frères - de thalassémie [2] et le médicament pour traiter son état, l’Exjade, est rare en raison du blocus israélien. Elle était clairement en train de souffrir et, paniquée, elle essayait d’enlever les tubes nasaux. Sa mère nous a montré les bandages sur sa poitrine. Son médecin, Muhammad Abu Hassan, décrit son état comme « semi-critique ». « Elle était dans un état très grave quand elle est arrivée - c’est très difficile et très traumatisant pour des enfants lorsqu’on leur insère une sonde dans la poitrine - c’est très douloureux. Le sang coulait principalement de la poitrine. Nous devrons l’opérer et nous chercherons plus précisément l’origine de sa douleur abdominale, » nous a-t-il expliqué. La famille d’Al-Massry avait déjà souffert des attaques israéliennes. Ryad, le frère de Samah, âgé de quatre ans, a été blessé lors de l’attaque israélienne de trois semaines contre la bande de Gaza au cours de l’hiver 2008-09, où plus de 400 enfants palestiniens ont été tués. « Notre maison a été frappée pendant la guerre, un voisin qui était à l’intérieur a été tué et notre fils a eu de graves blessures à la tête. Il n’a alors pu être soigné et en raison de cela, sa vue est maintenant affectée et de façon permanente. » Alors que nous quittions Samah, elle a commencé à pleurer, gémissant dans son triste état et dans sa grande confusion. Il y avait deux enfants blessés de plus à l’hôpital à cause de l’attaque, appartenant aussi à la famille Al-Massry de Beit Hanoun : Azzam Muhammad al-Massry, âgé de 11 ans, qui souffrait d’une grave fracture au niveau du coude gauche, et Ibrahim Wasseem al-Massry, âgé de 4 ans, souffrant de blessures légères à l’abdomen. La semaine précédente à Gaza, Nema Abu Said, une maman de cinq enfants et âgée de 33 ans a été tuée par un bombardement israélien alors qu’elle quittait sa maison pour rechercher, toute affolée, son plus jeune garçon après un premier tir d’obus. Trois autres membres de la famille ont été blessés par les fléchettes, plusieurs de celles-ci restant maintenant enfoncées dans les corps des personnes blessées. jeudi 5 août 2010 - 06h:29 *Adie Mormech - Live from Palestine Notes : [1] Le terme consacré pour ce type d’obus est nail bombdont le contenu est fait de billes d’acier, clous, pièces coupantes comme des rasoirs, fléchettes d’acier et divers morceaux métalliques. L’armée israélienne utilise régulièrement sur les zones très densément peuplées de Gaza, ce type d’obus de fabrication américaine qui projettent principalement des « fléchettes » de 3,75 mm de long dans toutes les direction et qui mutilent et tuent dans une zone circulaire de 100 à 300 mètres autour de leur point d’impact. [2] Maladie souvent héréditaire, consistant en anémie et déficit en hémoglobine * Adie Mormech est un avocat spécialisé dans les droits de l’homme et basé dans la bande de Gaza. Il avait été précédemment kidnappé par la marine israélienne dans le huitième bateau du mouvement Free Gaza, The Spirit of Humanity. Il milite avec le Mouvement International de Solidarité. http://electronicintifada.net/v2/ar... Traduction de l’anglais : Claude Zurbach CAPJPO- EuroPaestine
Des forts sentiments à cet age !! Émouvante
http://ism-france.org/news/article.php?id=14260&type=temoignage
Quand est-ce que les choses changeront?
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