Milieu culturel & Coquille vide

Portrait de Letempquipasse
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Depuis l’indépendance, la seule période au cours de laquelle il y avait encore une relation avec le livre et l’habitude de le lire, est celle qui avait prévalue durant le règne du défunt Boumediene. L’atmosphère culturelle y était encore.

 

Livres en semi-tabou & absence de lecteurs

 

Quand on se souvient de ce qui prévalait en terme de richesse du milieu culturel ayant prévalu voilà soixante ans, par comparaison à l’absence de culture tout azimuts, en constat à l’heure actuelle, nous demeurons sujet à de nombreux sentiments contradictoires ; qui vont de la surprise à l’étonnement, en passant par l’incompréhension et l’amertume. Nous sommes alors emmenés à penser que les citoyens, ayant vécus leur jeunesse par le passé, demeurent certainement beaucoup plus riches d’esprit et de culture. Même si beaucoup ne peuvent se targuer d’avoir fréquenté le secondaire, et encore plus nombreux ceux à n’avoir jamais franchi le seuil d’une université. 

 

Depuis l’indépendance, la seule période au cours de laquelle il y avait encore une relation avec le livre et l’habitude de le lire, est celle qui avait prévalue durant le règne du défunt Boumediene. L’atmosphère culturelle y était encore. Tristement, après sa mort, elle avait sérieusement  commencé de s’amenuiser au fil des années, pour définitivement disparaître aujourd’hui. Mis à part le fait de voir les mêmes gens lire ou parcourir la presse locale, il devient hypothétique de rencontrer quelqu’un avec un livre ouvert sous les yeux ou remisé dans la poche. Pour tout le monde, la passion de lire est devenue le moindre souci. Aujourd’hui, les gens sont de plus en plus perturbés socialement et passent tout leur temps, en consacrant toute leur énergie, à faire face à toute sorte de problèmes sociaux.

 

Le temps et le goût  de lire sont devenus des actes chimériques. En remplacement indirect de cette absence de littérature, il y a l’Internet, pour ceux que cela intéresse, avec ce qu’il peut offrir de livres en pdf. Parmi le nombre, il existe encore des Å“uvres, dont le sujet demeure d’actualité, qui méritent d’être lues. Cependant, il y a cette différence qui consiste à tenir confortablement un livre, plutôt qu’à le lire sur un écran et finir avec des yeux larmoyants. Situation à laquelle s’ajoute l’irrésistible envie de sommeiller. L’agréable effet tactile de tourner une page est infiniment différent que le fait de cliquer avec une souris. Même l’odeur que dégagent les pages d’un livre est absente. C’est dire qu’entre le virtuel et le palpable il y a une nette différence de sens.

 

Entre temps, il semble que les générations actuelles ont d’autres pôles d’intérêts. Le souci d’apprendre pour se cultiver n’en est plus un, parce que ressenti en termes d’indifférence par rapport à d’autres attirances estimées nettement plus porteuses. Le fait de se consacrer à gagner le plus d’argent possible accapare toutes les priorités. Le matérialisme l’aura emporté sur toute autre noble considération d’ordre culturel.

 

En conclusion : Parce que très nombreux sont ceux qui préfèrent conserver leur esprit sous forme de coquille vide, il devient du plus rebutant pour beaucoup d’avoir à enrichir cet esprit, en apprenant à travers le livre, parce que l’appât du gain est devenu  une hydre dévoreuse ; consommant virtuellement aussi bien ces esprits que les individus eux-mêmes. Chacun alors de vivre dans la tristesse et le carcan de l’ignorance, en comparaison de ceux vivant du bonheur de posséder un esprit riche, gavé de culture.

 

Terminons avec ces belles citations :

 

Que la science que nous acquérons par la lecture ne soit pour nous que le ciseau du sculpteur ; qu'elle nous aide à tailler le bloc de pensées et de sentiments qui fait le fond de nous-mêmes.

Pirmez - (Heures de philosophie)

 

Quand une lecture vous élève l'esprit, et qu'elle vous inspire des sentiments nobles et courageux, ne cherchez pas une autre règle pour juger de l'ouvrage... 

Jean de La Bruyère

Jijel.info

Commentaires

''Quand on se souvient de ce qui prévalait en terme de richesse du milieu culturel ayant prévalu voilà soixante ans, par comparaison à l’absence de culture tout azimuts, en constat à l’heure actuelle, nous demeurons sujet à de nombreux sentiments contradictoires ; qui vont de la surprise à l’étonnement, en passant par l’incompréhension et l’amertume. Nous sommes alors emmenés à penser que les citoyens, ayant vécus leur jeunesse par le passé, demeurent certainement beaucoup plus riches d’esprit et de culture. Même si beaucoup ne peuvent se targuer d’avoir fréquenté le secondaire, et encore plus nombreux ceux à n’avoir jamais franchi le seuil d’une université.'''

 

 

c'est imprudent de sa part, cette intro

Si tu as de nombreuses richesses, donne de ton bien ; si tu possèdes peu, donne de ton cœur.

Plus qu’on lit, plus on se découvre, avec ses préférences t ses envies, et plus on risque d’être exposé à des choses qui nous intéresseront ou nous passionneront. Mais il me semble que la responsabilité dépendra de l’engagement des parents en matière de lecture. Car il constitue le facteur déterminant pour la réussite éducative de leur enfant. Bien que les causes comme les solutions au décrochage scolaire soient liées à une multitude de facteurs, il reste que la lecture reste l’élément central dans la réussite ou l’échec scolaire. La majorité des enfants qui peuvent lire à un niveau normal pour leur âge au niveau de l’école ont d’excellentes chances d’obtenir de bons résultats. Et a l’inverse, les élèves qui accuse un retard au, primaire ont beaucoup plus de chance de redoubler et de décrocher au secondaire. Donc la lecture reste le pilier des apprentissages. Les problèmes sociaux  et l’évolution technologique ne sont pas les causes réelles du manque d’intérêt à la lecture. Le gout à la lecture est processus pédagogique qui doit être stimulé depuis la naissance.

 

"L'homme qui a réussi est celui qui a voué son cœur sincèrement à la foi, qui a rendu son cœur sain, sa langue véridique, son âme apaisée et son naturel droit".

Portrait de éleanor

*tous les gouts sont dans la nature* dit un proverbe ; eh oui le gout de lire n'est pas donné à tout le monde.

si votre quotidien est pauvre , ne l'accusez pas ,accusez-vous vous même de ne pas être assez poète pour l'enrichir.
de* Rainer maria Rhilk *

Vous dites absence de lecteur en Algérie et moi je dit abscence de livre .Il est impossible de ce faire une belle bibliothèque en Algérie .Les écrivains Algériens distribus leurs livres à l'étranger rarement en Algérie et pourtant il y a de très bon écrivains Algériens.Personnellement je me constitue une bibliothèque à chaque vacances en Algérie,je ramène quelques livres dans ma valise que je laisse dans mon appartement et je commence à avoir une petite bibliothèque bien garnie .Et maintenant avec un livre numérique je n'ai plus de problèmes de lecture .Dommage que la bibliothèque de jijel soit si peu interressante .

tartan pion