Morale et purification de l'âme en Islam

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Nassiba
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Par : Pr. Tahar Gaïd

 

Tous les messagers ont été envoyés pour rappeler, en s'appuyant sur les Signes divins, le Message de Dieu, enseigner Sa guidance et purifier les âmes. Rappel, enseignement et purification relèvent des fonctions les plus importantes de ces prophètes. Le ton a été donné par Abraham, le père des croyants, qui a dit, en faisant allusion au Sceau des envoyés et à son peuple : " Notre Seigneur ! Envoie l'un des leurs comme messager parmi eux pour leur réciter Tes versets, leur enseigner le Livre (le Coran) et la sagesse (ou la maîtrise des lois islamiques) et les purifier. Tu es, certes, le Tout-Puissant, le Sage ! " ( S.2,v.129). Dans la même lancée, examinons la réponse positive à cette invocation où s'inscrit la faveur accordée à la communauté muhammadienne : " Ainsi (pour parachever Nos bienfaits sur vous), Nous avons envoyé parmi vous un Messager de chez vous (Muhammad) qui vous récite Nos versets (le Coran), vous purifie, vous enseigne le Livre (le Coran) et la sagesse et vous enseigne ce que vous ne savez pas".  (S.2,v.151)

 

La même idée se retrouve dans cet ordre donné à Moïse par Dieu qui le chargea d'une mission auprès de Pharaon : " Quand ton Seigneur l'appela dans la Touwa, la vallée sanctifiée, va vers pharaon. Vraiment, il s'est rebellé ! Puis dis-lui : " Voudrais-tu te purifier ? et que je te guide vers ton Seigneur afin que Tu le craignes ? "  (S.79,v.17 à 20 ).

D'une manière générale, Dieu, le Très-Haut dit au sujet de la purification de l'âme. " Alors qu'en sera écarté (de l'Enfer) le pieux, qui donne ses biens pour se purifier ". (S.92, v.17 et 18 ) et " A réussi, certes, celui qui la purifie (l'âme en obéissant à Allah et en accomplissant de bonnes oeuvres. Et est perdu, certes, celui qui la corrompt ". ( S91, v.9 et 10 )

 

Il s'ensuit que la purification de l'âme s'insère dans les préoccupations des messagers. C'est le but poursuivi par les gens pieux. Elle constitue l'axe du salut et de la perte auprès de Dieu. D'un point de vue linguistique, elle s'exprime par l'assainissement des moeurs et par la croissance des facteurs du bon comportement. Elle signifie également l'extirpation de soi des souillures. Cela revient à dire que la purification de l'âme porte sur le déracinement des maux et des fléaux qui contaminent l'âme. Quel que soit le sens que nous lui donnons, elle aboutit à l'acquisition d'une moralité exemplaire. Ses effets apparaissent dans la conduite privée et sociale de la personne humaine, dans ses relations avec Dieu et avec Ses créatures, dans la conformité des oeuvres avec les commandements divins.

 

La purification des âmes et des coeurs s'acquiert au moyen des pratiques culturelles et de l'accomplissement de bonnes oeuvres. C'est ainsi que le coeur s'imprègne de formes morales qui agissent sur la purification de l'âme. C'est alors que leurs effets produisent des fruits sur tous les membres du corps de l'homme, comme la langue, l'ouïe et la vue. Les fruits les plus apparents de l'âme purifiée sont représentés par la bonne éducation et l'excellente relation avec Dieu, en respectant Ses droits et en s'y conformant, et avec les gens, en suivant les prescriptions énoncées par le Très-Haut concernant leurs droits.

 

Les moyens de la purification portent sur la prière, l'aumône légale et volontaire, le jeûne du ramadhan, le pélerinage, le dhikr, la méditation, la lecture du Coran, le souvenir de la mort...Ces causes doivent être, bien sûr, réalisées sincèrement, sans duplicité, d'une manière constante. Le but consiste à amener le coeur à saisir toute la portée de l'Unicité de Dieu, en mettant de la patience, de la crainte révérencielle, de l'espoir et de la gratitude pour les bienfaits divins.Inversement, le croyant doit renoncer à tout ce qui s'oppose à ces dernières qualités tel que l'emerveillement de soi aussi bien dans ses rapports avec son Créateur, sa famille et ses amis qu'avec les voisins et les membres de la société.

 

C'est ainsi que se conçoit et se réalise la vraie purification de l'âme et qu'elle produit ses fruits. Elle est comme un tronc d'arbre, profondément enracinée dans le sol, qui lance ses branches touffues de feuillage et pleins de fruits. Le Très-Haut dit : " N'as-tu pas vu comment Allah propose en parabole une bonne parole (comme celle-ci) : un bel arbre, dont la racine est fermement implantée (dans le sol) et la ramure (s'élançant) dans le ciel. Il donne à tout instant ses fruits, par la volonté de son Seigneur . "  (S.14,24 et 25).

 

à suivre...

 

Nassiba
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La purification de l'âme peut connaître des faiblesses d'un âge à un autre. C'est pourquoi, elle nécessite un renouvellement permanent. C'est comme si, dans une même société, elle trouvait de nouvelles âmes. Il faut dire que sa déficience est plus fréquente à notre époque que dans les siècles passés. C'est pourquoi, les efforts doivent être plus forts et plus persévérants. Le coeur de l'homme est souvent dur parce qu'il est atteint de nombreuses maladies telles que l'envie, l'arrogance, l'orgueil, l'infatuation, la prétention et la présomption. Il s'ensuit que l'entende cordiale, le bon comportement, le commandement du bien et l'interdiction du mal font souvent défaut ou tout au moins n'exercent pas une influence permanente sur l'organe de la foi, en l'occurrence le coeur.

 

C'est pourquoi, il appartient à l'homme de se montrer vigilant de sorte à reconsidérer chaque fois son islâm. A cet effet, il est tenu de susciter en lui la revivification des sentiments cordiaux au moyen des pratiques cultuelles et l'adoucissement de l'âme en recourant aux vertus de l'adoration, tout en abandonnant les tendances animales et sataniques qui l'habitent et obstuent les issues d'où pénètrent les perceptions des élans chaleureux, des affections, des tendresses et des attachements au bien.

 

Sans cet effort, le coeur est condamné par la perte des éléments qui soutiennent la foi, en l'occurence la patience, la gratitude et la crainte révérencielle de Dieu. Ces éléments sont nécessaires pour réformer la vie privée et sociale. Dans cette perspective réformiste, il y a lieu d'étouffer les matières qui aboutissent à la mort du coeur, à savoir l'envie, la colère, la prétention et autres facteurs dangereux à l'existence humaine. C'est dire que toute personne qui tend à réformer la vie individuelle et sociale est tenue nécessairement d'insister sur la concrétisation permanente de tout ce qui revivifie le coeur et purifie l'âme.

 

Le renouveau de l'Islam passe également par le renouvellement de la spiritualité et la nécessité de la purification des âmes. Cet effort doit porter non seulement sur l'individu mais aussi au niveau de la famille et de la société toute entière, voire même de toute l'humanité. Sans cette énergie émanant de tous, l'évolution humaine, gangrenée par les valeurs matérielles, sera illusoire et vaine. Le monde ne sera plus peuplé que de bestiaux, ayant une forme humaine.

 

La vie moderne exclut de ses perceptions le domaine spirituel de l'existence humaine. Elle nie son importance dans le contexte des relations entre les membres d'une même société et entre les peuples des différentes nations. Elle suppose que la spiritualité relève des études psychologiques ou de la théologie qui ne concerne qu'une petite partie des gens que l'activité quotidienne a désorientés. Aussi préfèrent-ils s'adonner à l'ascétisme. La question n'est pas si simple. La façon de percevoir le monde à travers le prisme du matérialisme, l'homme perd de plus en plus son âme. Le mot est lâché : c'est le problème de l'âme qui est en jeu. En effet, si l'être humain est, de par son corps, une matière, il n'en est de même de tous les animaux. Eux aussi se constituent d'un corps. Si l'homme prétend qu'il se différencie du bétail parce qu'il a une raison que les bêtes n'ont pas, il convient de se rappeler que le monde des djinns et celui des anges peuvent aussi s'énorgueillir d'avoir une raison. Celle-ci peut même se vérifier au niveau de certains animaux avec quelques variantes. C'est le cas de ces volatiles qui s'installent en un lieu donné, puis changent de régions, voire de continents suivant les saisons de l'année, traversant à cet effet, des milliers de kilomètres.

Leur intelligence est aussi précieuse pour eux que la raison l'est pour l'homme. C'est dire que, sans la spiritualité, l'être humain n'émerge pas du lot des autres créatures de Dieu.

 

Ce n'est pas seulement avec le corps et la raison que l'homme peut réaliser pleinement sa réalité et s'élever au niveau qui lui convient. Il n'arrivera à cette perfection qu'avec l'âme agissante qui conduit son corps et sa raison et le place dans un creuset humain. C'est ainsi qu'il s'envolera dans les airs avec les oiseaux, les anges et tout ce qui est dans les airs. Il assujettira ses instincts et les innovations de sa raison dans une perspective élevée et noble, à même de construire au lieu de détruire, de se hisser plutôt que d'être ravalé au plus bas échelon de la vie. Celle-ci se caractérisera alors dans sa forme humaine et non point bestiale.

 

à suivre...

 

Youzersif
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Je pense et dieu seul connait les verités et les définitions

je pense que ce qui est posté en haut n'est pas une définition de la purté mais une description, alors qu'on sait que les definitions et les descriptions ne font pas un. la description fournie , ressemble trop a la foi, et elle n'ecarte pas que l'homme est a l'origine un etre impure comme elle ne dit clairement que l'impureté est acquise a travers les vecus , quand l'auteur est allé loin, il l'a encore utilisé une des specificité de la foi qui est l'instabilité , qui n'est pas stable et que c'est a l'homme de l'entretenir a chque fois, si y a 

 

 

du moment ou l'homme doit se purifier, l'etait il pas avant sa premiere? ou meme juste a sa creation? pourquoi Dieu a crée l'homme impure(....foujouraha watakwaha....) et lui a attribué la tâche de se purifier, alors qu'en meme temps y a autres creatures qui le sont, les anges par exemple? on va mettre ca sur le dos d'une sagesse divine qui ne peut etre de ce monde si bas, mais qu'est ce qu'il a cet homme que les anges n'ont pas (ou qu'est ce qu'il n'a pas), qui fait que la purté n'est pas une chose inée comme chez les anges ?cette chose,  est ce bien l'âme,  le coeur  ou le fait qu'ils existent touts les deux en lui? ou p'tre sans trop compliquer les choses, tout simplement et tout betement, l'homme est de terre et la terre est un element impur ?lol

 

je m'arrete, y a des délires dans ma tete, que je prefere les partager seulement avec dieu

POUR FOUGHALI : mathalabche lagrelou si non yahssabe rouhou crevette

Mezghena
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Les moyens de la purification

Les moyens de la purification portent sur la prière, l'aumône légale et volontaire, le jeûne du ramadhan, le pélerinage, le dhikr, la méditation, la lecture du Coran, le souvenir de la mort...Ces causes doivent être, bien sûr, réalisées sincèrement, sans duplicité, d'une manière constante.

 

Oui les elements purement cultuels  sont d'une importance premiere. Mais plus generalement les moyens de la purification de l'ame portent sur tout les actes agrees par Dieu. C'est pas restreint a ce qui est purement cultuel, lorsque c'est fait avec l'intention qui va avec. Meme des rapports conjugaux peuvent etre consideres comme moyen de purification de l'ame.

 

 

 

Nassiba
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Ce livre traita donc d'un certain nombre de questions qui relèvent de la civilisation contemporaine, en l'occurance la dimension de l'esprit qui se contient dans le monde intérieur de l'homme. Les envoyés et les prophètes de Dieu ont tous eu pour fonction de s'adresser à ce monde dans le dessein de le transformer et pour cela de modifier la science environnante de manière à susciter une cohésion et une harmonisation entre elle et le monde intérieur de la créature humaine. Il va de soi que pour que l'homme connaisse une mutation spirituelle bénéfique, il a besoin, au préalable, d'agir sur lui-même, de transformer son état intérieur, ainsi que le dit Dieu : " En vérité, Allah ne modifie point l'état d'un peuple, tant que les (individus qui le composent) ne modifie pas ce qui est en eux-mêmes."  (S.13, 11)

 

Or l'âme ne se transforme qu'au moyen d'une méthode qui transcende la connaissance extérieure et qui s'efforce d'ouvrir la voie à la pénétration de la connaissance intérieure. Autrement dit, il y aura passage d'un état vers un autre lorsqu'il y a dépassement de l'apprent pour que la personne concernée se plonge dans la réflexion de soi-même et dans celle des expériences spirituelles, recherchant, par ce procédé, la réalité spirituelle qui participe à son mouvement d'élévation, avec succès, vers ce qui est plus haut.

 

S'adonner à une activité spirituelle dans le monde moderne ne signifie pas se replier sur soi-même. Certes, l'homme s'isole de son environnement pendant quelques moments au cours desquels il procède à des opérations de purification, loin de ce monde. Après quoi, il revient dans son milieu active avec le but de participer à son changement en y injectant l'efficacité spirituelle que Dieu lui a donnée. Ce n'est pas un travail aisé car la vie actuelle est dominée par le rationalisme qui a négligé l'âme et l'a exclue de son domaine. La civilisation produite par le matérialisme, aussi honteux et sordide, a débouché sur des guerres entre les peuples et à des conflits intérieurs au sein d'une même nation. Elle a transformé l'homme en une machine de production et en un animal de consommation. Appuyée par la seule raison, elle a donné naissance à divers plaisirs et jouissances qui ont enfanté des relations bestiales. Le monde animal lui-même n'a pas atteint un degré aussi bas que celui qui est appelé l'être humain. Combien est véridique cette parole de Dieu : " Ensuite, Nous l'avons ramené (l'homme) au niveau le plus bas " .  (S.95, v.4). Pourtant, le Très-Haut a créé l'homme ainsi quIl le dit dans le Coran : " Nous avons certes créé l'homme dans la forme la plus parfaite ".  (S.98, v.5). Cependant, il fait confiance au matériel et à la seule raison, en éliminant l'âme de ses préoccupations. C'est pourquoi, il a été ravalé à l'échelon le plus bas par rapport à toutes les autres créatures.

 

L'homme a intérêt à recouvrir son être et à revenir à sa nature originelle. Sans quoi, le monde matériel tuera définitivement son âme. Il ne faut pas oublier que cette dernière a forgé les vraies civilisations.

C'est grâce à elle que les croyants ont répandu la foi et ont combattu l'injustice et la mécréance, bien qu'ils ne représentaient qu'un petit nombre et étaient dotés d'armes insuffisantes. Ils ont éclairé le monde au moyen de la brillante lumière de la foi. Ils n'auraient certainement pas réussi totalement dans leur entreprise s'ils avaient recouru aux seuls critères rationnels. Certes ils n'ont pas exclu les moyens que la raison leur offrait, mais ils ont cru à la force de l'âme. Celle-ci ne se comptait pas en établissant des statistiques ou en plaçant dans une balance pour en évaluer le poids. Elle se mesurait seulement par la foi et ses normes d'évaluation.

 

Il n'est qu'à jeter un regard sur l'histoire de la prophètie pour conclure qu'en définitive, l'avenir appartenait aux gens pieux. C'était des croyants en Dieu. C'était devant Lui que leur corps et leurs raisons se soumettaient. Ils avaient une confiance absolue en leur Créateur. La foi, qu'ils lui vouaient, émanait des profondeurs de leurs âmes. C'était à ce titre que le Très-Haut leur ouvrit la voie de la réalisation de leurs objectifs et leur permit de prendre parfaitement en charge leur existence, combien même étaient-ils inférieurs en nombre et en armes. Méditons ces versets : " Pharaon était sur terre; il répartit en clans ses habitants, afin d'abuser de la faiblesse de l'un d'eux; il égorgeait leurs fils et laissait vivantes leurs femmes. Il était vraiment parmi les corrupteurs (les fauteurs de désordre). Mais Nous voulions favoriser ceux qui avaient été faibles sur terre et en faire des dirigeants en faire les héritiers et les établir puissamment sur terre, pour faire voir à Pharaon, à Hamân et à leurs soldats, ce qu'ils redoutaient. Et Nous révélâmes à la mère de Moïse : Allaite-le. Et quand tu craindras pour lui, jette-le dans le flot. Et n'aie pas peur et ne t'attriste pas : Nous te le rendrons et ferons de lui un messager " .  (S.28, v.4 à 7 )

 

à suivre...

 

 

Nassiba
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Si nous réfléchissons profondément sur ces versets, nous obtiendrons les vraies solutions de l'équilibre qui oscille entre l'âme, la raison et les choses de la vie, et entre l'assistance de Dieu qui s'étend sans limites devant l'existence de l'âme stable et solide, y compris dans l'état de faiblesse des moyens et des possibilités. Nous relèverons comment le Très-Haut change les états des choses par leurs contraires. La faiblesse se transforme en guide et en fermeté. Quant à la force despotique, elle s'humilie et s'anéantit. Tout ce qu'elle ne se figurait pas auparavant et qu'elle n'envisageait pas apparaît devant elle, car il n'y a de force et de puissance que par Dieu.

 

Ainsi, la mère de Moïse a été inspirée. Elle jeta dans l'eau du fleuve son fils qui affronta les courants, alors qu'il se trouvait seul dans un berceau. C'est que l'âme de la mère avait une entière confiance en Dieu qui lui avait suggéré la tranquilité psychologique et celle du coeur. Mieux encore, il l'avait persuadée que son chétif fils, qu'elle allait jeter de ses propres mains dans le Nil, allait lui revenir vivant et fort. Mieux encore, il lui reviendra en tant que messager de Dieu qui affrontera les despotes et les orgueilleux.

 

Parmi les produits de la floraison de la civilisation islamique, mentionnons l'épanouissement de l'activité intellectuelle qui couvrit tous les domaines de la vie, y compris la science psychologique représentée par l'imam Abou Hamid Al-Ghazali (mort en 505 H). Celui-ci montra que l'homme, dans son activité spirituelle, ne se situait pas loin des masses populaires. Ainsi, il s'agissait pour l'homme, dans ses réflexions et ses méditions, de découvrir les lois de l'univers et de celle de son fonctionnement en tant qu'être humain. Il se conforme à cette Parole divine : " Nous leur montrerons Nos signes dans l'univers et en eux-mêmes, jusqu'à ce qu'il leur devienne évident que c'est cela (le Coran) la vérité ".  (S.41, v.53 ).

 

Sur la base de ce dernier verset, des rénovateurs et des penseurs ont accompli des merveilles et nous ont laissé un héritage précieux. Ils ont participé au développement de la science et de la création de moyens culturels qui ont ancré solidement les piliers de la civilisation et consolidé, parmi d'autres valeurs, les connaissances éducatives. Cependant, par la suite, des déviations ont traversé la civilisation islamique. Elles ont causé un préjudice à son évolution culturelle. Il en a été ainsi de la séparation entre l'âme et la raison, entre la conscience et la science, entre la pensée et la politique. Ces scissions ont suscité des déchirements dans la personnalité culturelle et civilisationnelle. Elles ont fait perdre leur équilibre et leur cohésion. Elles ont provoqué des ruptures et des divergences dans cette culture d'où l'éclosion de cette maladie appelée le léthargie intellectuelle.

 

Ce mal a véhiculé des microbes mortels dans la connaissance et dans le comportement. Il s'en est suivi une prolifération d'innovations blâmables, d'affabulations et d'habitudes propices au retard culturel, à l'ignorance et à l'égarement. Il n'était plus étrange d'observer que la pensée se plaisait dans la paresse, la somnolence et, d'une manière générale, à l'isolement des courants universels. C'est dire que les musulmans ont perdu le sens du droit chemin et de la clairvoyance. Ibn Khaldoun explique bien ce passage à contre-courant, celui de la descente vertigineuse des sommets de la connaissance vers les niveaux les plus bas.

 

La civilisation musulmane a ensuite cédé le relais à la civilisation européenne qui recourut à la méthode matérialiste de l'explication de l'homme et de l'univers. Dès lors, elle se fit la prisonnière de cette dernière, avec ses courants où la matière l'emportait sur l'esprit. Elle perdit le sens de sa nature intellectuelle qui consistait à prendre l'utile et à rejeter le nuisible, ainsi que le dit le Très-Haut : " Il a fait descendre du ciel une eau emplissant les cours d'eau, chacun selon sa capacité. Le courant d'eau a charrié une écume flottante semblable à celle provenant (des métaux) qu'on porte à fusion dans le feu pour (fabriquer) des bijoux et des ustensiles. Ainsi Allah représente en parabole la vérité et le faux : L'écume (du torrent et du métal fondu) est jetée au rebut, tandis que (l'eau et les objets) utiles aux hommes demeurent sur la terre. C'est ainsi qu'Allah propose des paraboles "  (S. 13, v.17).

 

La connaissance n'est pas seulement celle que nous puisons dans le champ des autres. Elle devrait être le produit de nos propres réflexions et de nos recherches. A cet effet, nous ne ferons que nous conformer à ce commandement divin : " Dis : Parcourez la terre et voyez commencé Il (Allah) a commencé la création. Puis comment Allah crée la génération ultime. Car Allah est Omnipotent " . (S.29, v. 20).

 

à suivre...

 

 

Nassiba
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La connaissance de la naissance et de l'évolution des sciences imlique la connaissance de la manière dont l'homme a forgé ces sciences et les a découvertes et comment il en est arrivé à ce stade de leur développement. Le produit de ces recherches aidera certainement à détourner la connaissance des sentiers où elle s'était égarée, de la replacer dans sa direction naturelle et, partant, d'être à même de l'exploiter à bon escient. Lorsque nous aurons clarifié la connaissance de cette manière, nous saisirons la réalité de sa fonction dans l'édification civilisationnelle sur le plan culturel et social.

 

La purification des âmes a été la première ouverture des formes cultuelles. Le Très-Haut dit : " Et ils t'interrogent au sujet de l'Esprit. Dis : " L'Esprit relève de l'ordre de mon Seigneur ". Et on ne vous a donné que peu de connaissance ." (S17 , v.85) - Quand je l'aurai (il s'agit de l'homme) bien formé et lui aurai insufflé de Mon Esprit, jetez-vous devant lui, prosternés " ( S.38, v.72) - " Puis, Il lui donna (à l'homme) sa forme parfaite et lui insuffla de Son Esprit. Et il vous a assigné l'ouïe, les yeux et les coeurs. Que vous êtes peu reconnaissants ! " ( S.32, v.9).

L'envoyé de Dieu (qsssl) éduqua ses compagnons sur la base de la purification de leurs âmes et les guida dans la voie qui les aidera à sa réalisation à travers le Coran. Cette formation revêtit plusieurs aspects dont la nécessité de méditer les phénomènes de l'univers et les réalités des créatures de Dieu. Afin que chacun soit à même de ressentir la grandeur du Créateur et de Sa sagesse, il est dit dans le Coran : " Certes, votre Seigneur, c'est Allah, qui a créé les cieux et la terre en six jours, puis S'est établi sur le Trône. Il couvre le jour par la nuit qui poursuit celui-ci sans arrêt. ( Il a créé) le soleil, la lune et les étoiles, soumis à Son commandement. La création et le commandement n'appartiennent qu'à Lui. Toute gloire appartient à Allah, Seigneur des mondes (hommes, djinns et tout ce qui existe en dehors d'Allah) "  (S.7, v.54).

 

La nécessité suivante est celle de la réflexion sur la science divine pour la cerner dans toute sa totalité, y compris les phénomènes renfermés dans l'univers, sans exclure le monde de l'impénétrable et de la présence ou de l'observable, parce que cet exercice inlellectuel remplit l'esprit et le coeur de la grandeur de Dieu, purifie l'âma des doutes et des maladies morales. Le Très-Haut dit : " C'est Lui (Allah) qui détient les clefs de l'inconnaissable. Nul autre que Lui ne les connaît. Et il connaît ce qui est dans la terre ferme, comme dans la mer. Et pas une feuille ne tombe qu'Il ne sache pas. Et pas une graine dans les ténèbres de la terre, rien de frais ou de sec, qui ne soit consigné dans un livre explicite. Et la nuit, c'est Lui qui prend vos âmes, et il sait ce que vous avez acquis pendant le jour.Puis, Il vous ressuscite le jour afin que s'accomplisse le terme fixé. Ensuite, c'est vers Lui que sera votre retour et Il vous informera de ce que vous faisiez ".  (S.6, v.59 et 60).

 

Le culte de Dieu est le plus grandiose moyen pour éduquer l'âme. C'est qu'il est le but ultime de l'humilité. Il est le Seul à y avoir droit. C'est pourquoi, le Très-Haut dit : " Ton Seigneur a décrété : que vous n'adoriez que lui et que vous traitiez bien vos pères et mères. Si l'un d'entre eux atteint auprès de vous un âge avancé ou bien les deux à la fois, soyez patients à leur égard, sans leur adresser de reproches et parlez leur d'une manière affectueuse " ( S.17, v.23)

 

à suivre...

 

Nassiba
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Les pratiques cultuelles, qui s'élèvent avec l'âme et la purifient comprennent deux formes : La première est représentée, entre autres, par les pratiques cultuelles obligatoires comme l'hygiène (al-tahara), la prière (al-çalat), le jeûne du ramadhan (al-çiyyâm), l'aumône purificatrice (al-zakât) et le pélerinage (al-hajj). La deuxième porte sur les pratiques cultuelles prises dans leur sens le plus large, autrement dit, toutes les activités que l'homme accomplit ou renonce à entreprendre. Mieux encore, il s'agit aussi de tous les sentiments avec lesquels il s'approche de Dieu et tous ceux qu'il chasse pour ne pas être séparé de la proximité du Seigneur. Dans tous les cas, la sincérité de l'intention gît en chacun des actes de ce croyant. C'est dire que son oeuvre doit être agréée par le Très-Haut en toute occasion et en toute circonstance. Cette intention de se rapprocher du Créateur élève le niveau de son culte et lui fait obtenir la récompense appropriée. C'est ainsi que cette façon d'agir forge son âme et l'éduque de la meilleure des manières.

 

La purification de l'âme au moyen de la prière, la lecture du Coran, la mention de Dieu (dhikru Allah), et sa glorification est une question importante en Islam. L'âme humaine, si elle n'est pas purifiée de ses souillures morales et n'est pas en relation avec son Créateur, n'assume pas les responsabilités légales qui lui sont imposées. C'est pourquoi, les pratiques cultuelles continuelles donnent à l'âme un moyen d'élévation et une force qui le pousse à accomplir ce qu'il lui est donné de faire. Cette vision des choses est indiquée par la première partie de la sourate descendue sur l'Envoyé de Dieu - sur lui la grâce et la paix - à l'aube de la révélation : il s'agit de la sourate "al-muzammil=l'enveloppé " : " O toi (Muhammad), l'enveloppé (dans tes vêtements) ! Lève-toi (pour prier), toute la nuit, excepté une partie, sa moitié ou un peu moins ou un peu plus. Et récite le Coran, lentement et clairement. Nous allons te révéler des paroles lourdes (très importantes). Certes, la prière pendant la nuit est plus efficace et plus propice pour la récitation. Tu as, dans la journée, à vaquer à de longues occupations. Et rappelle-toi le nom de ton Seigneur et consacre-toi totalement à Lui ". (S.73, v.1 à 8).

 

La préparation aux tâches lourdes et aux charges pénibles est représentée par le fait de se lever la nuit pour prier, d'être constant dans la remémoration de nom de Dieu et d'être assidu dans la lecture du Coran. C'est pourquoi, l'Envoyé de Dieu -sur lui la grâce et la paix- avait veillé sur l'éducation de ses compagnons conformément à l'orientation dictée par son Seigneur. Et à cet effet, il avait mit l'accent dès les premiers temps de leur adhésion à l'Islam, sur la purification de leurs âmes au moyen des pratiques cultuelles.

 

Au début de la prédication prophétique , les Compagnons du Prophète (qsssl) se rendaient dans des lieux isolés pour se cacher des idolâtres et prier en toute tranquilité et réciter les versets du Coran. Cependant, il avait craint pour leur sécurité, les Qurayshites qui harcelaient par leur colère et leurs attaques ceux qui s'adonnaient à de tels devoirs religieux. C'était pourquoi il leur avait conseillé de se réunir dans ce qui avait été appelé " Daru-l-Arqam ". C'était en ce lieu qu'il dirigeait leurs prières et leur enseignait les versets du Livre de Dieu. N'était l'importance de la purification des âmes au moyen de ces pratiques cultuelles, il leur aurait probablement ordonné de cesser ces activités religieuses à cause du danger qu'elles représentaient pour leur vie. Plus tard, lorsque les associationnistes avaient découvert " Daru-l-Arqam " le Prophète (qsssl) et ses Compagnons n'avaient pas, pour autant, renoncé à la prière et à la récitation du Coran.

 

Dieu incita les croyants à accomplir la prière. Il fit l'éloge de ceux qui priaient avec humilité et crainte, poursuivaient leur oraison, la nuit, à la lumière des lumières blafardes de leur lampe, L'évoquaient, L'invoquaient, Le glorifiaient et remémoraient Son nom.

 

" Bienheureux sont les croyants, ceux qui sont humbles dans leur prière, qui se détournent des futilités, qui s'acquittent de l'aumône purificatrice (zakât) " .  (S.23, v.1 à 4)

 

" Seuls croient en Nos signes ceux qui, lorsqu'on les leur rappelle, se prosternent et, par des louanges à leur Seigneur, célèbrent Sa gloire et ne s'enflent pas d'orgueil. Ils s'arrachent de leurs lits pour invoquer leur Seigneur, par crainte et espoir; et ils font largesse de ce que Nous leur attribuons. Aucun être ne sait ce qu'on a réservé pour eux comme réjouissance pour les yeux, en récompense de ce qu'ils oeuvraient ! Celui qui est croyant, est-il comparable au pervers ? (Non), ils ne sont poit égaux. Ceux qui croient et accomplissent les bonnes oeuvres auront leur résidence dans les Jardins du refuge, en récompense de ce qu'ils oeuvraient. Et quant aux pervers, leur refuge sera le feu : toutes les fois qu'ils voudront en sortir, ils y  seront ramenés, et on leur dira : " Goûtez au châtiment du feu auquel vous refusiez de croire. Nous leur ferons certainement goûter au châtiment ici-bas, avant le grand châtiment, afin qu'ils retournent (vers le droit chemin) ! Qui est plus injuste que celui à qui les signes d'Allah sont rappelés et qui ensuite s'en détourne ? Nous Nous vengerons certes des crimenls. Nous avons effectivement donné à Moïse le Livre -ne sois donc pas en doute lors de la rencontre avec lui (au cours du voyage nocturne et de l'Aecension) - et Nous l'avons assigné comme guide aux enfants d'Israël. Et Nous avons désigné parmi eux des dirigeants qui guidaient (les gens) par Notre ordre aussi longtemps qu'ils enduraient et croyaient fermement en Nos signes. Ton Seigneur, c'est Lui qui tranchera, le Jour de la résurrection, leurs divergences d'opinions. N'est-ce pas pour eux une indication le fait qu'avant eux, Nous avons fait périr tant de générations dont ils foulent (à présent l'emplacement de) leurs maisons ? Il y a en cela des preuves ! N'écouteront-ils ?  (S.32, v.15 à 26).

 

" Et accomplis la prière aux deux extrémités du jour et à certaines heures de la nuit. Les bonnes oeuvres dissipent les mauvaises. Cela est une exhortation pour ceux qui réfléchissent . " ( S.11, v.114).

 

" Accomplis la prière au déclin du soleil jusqu'à l'obscurité de la nuit (les prières du dhor, al-'açar, al-maghrib et al-'ishâ) et fais aussi la lecture à l'aube, car la lecture à l'aube a des témoins (les anges). Et de la nuit consacre une partie (avant l'aube) pour les prières facultatives, afin que ton Seigneur te ressuscite en une position de gloire ".  (S.17, v.78 et 79)

 

" Supporte patiemment (ô Muhammad !) ce qu'ils disent et célèbre Sa louange avant le lever du soleil, avant son coucher et pendant la nuit; et exalte Sa gloire aux extrémités du jour. Peut-être aurais-tu satisfaction. Et ne tends pas les yeux vers ce dont Nous donné jouissance temporaire à certains groupes d'entre eux (les mécréants), comme décor de la vie présente, afin de les éprouver par cela. Ce qu'Allah fournit (au Paradis) est meilleur et plus durable. Et commande à ta famille la prière, et fais-la avec persévérance. Nous ne te demandons point de nourriture. La bonne fin est réservée à la piété ". ( S.20, v.130 à 132).

 

" Endure donc ce qu'ils disent et célèbre la louange de ton Seigneur avant le lever du soleil (pendant la prière de l'aube) et avant son coucher (les prières du dhor et du 'açar), et célèbre Sa gloire une partie de la nuit et à la suite des prosternations ".  (S.50, v.39 et 40).

 

Pratiquer donc la morale, c'est accomplir aussi la prière. Celle-ci se place au-devant de toutes les pratiques cultuelles. Elle s'érige en pilier de tous les exercices spirituels. C'est parce qu'elle exerce une considérable influence sur la purification de l'âme du musulman.

 

à suivre...

 

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La purification de l'âme est son éducation dans le sens des valeurs morales; le comportement de l'individu est une manifestation qui traduit les états de l'âme et de ses mouvements. L'homme, de bonne moralité, s'oppose aux formes d'hypocrisie et de duplicité. Il est alors animé par la sincérité des orientations de son coeur et de son âme. Aussi, l'Islam s'attache à la purification de l'âme et à son éducation. C'est que l'une et l'autre enracinnent les vertus morales qui créent un climat psychologique au jaillissement des sources du bien. Il va de soi que lorsque l'âme est purifiée, les conditions du bon comportement s'établissent.

 

Le comportement humain, qui ne se fonde pas sur une morale ne peut prétendre à la rectitude. En effet, toute construction sans de solides assises, est vouée à l'écroulement. C'est dire que les manifestations extérieures expriment les états intérieurs de l'âme. C'est pourquoi Dieu observe les actes de Ses serviteurs à partir des réalités de leurs âmes et de leurs coeurs. L'Envoyé de Dieu (qsssl) a dit, selon Abu Hurayra : " Certes, Dieu, le Très-Haut ne regarde ni vos corps ni vos physionomies. Mais il regarde vos coeurs. C'est ainsi que la valeur des oeuvres dont dépendent les récompenses divines correspond au degré de leur intention. Aussi, le Prophète (qsssl) a-t-il dit : " Certes, les actes procèdent des intentions et tout homme reçoit selon son intention ".

 

Le Coran indique que celui qui purifie son âme réussit, mais celui qui corrompt cette dernière, par la désobéissance et l'impiété, est voué à l'échec. Donc, la réussite se rattache à la purification de l'âme et, partant, à la la foi et à la piété. Inversement, l'échec est la conséquence de l'immoralité de l'âme et, partant, de la mécréance et de la désobéissance. Dieu dit : " Et par l'âme et Celui qui l'a harmonieusement façonnée, qui lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété ! A réussi, certes, celui qui la purifie (qui obéit à Allah et accomplit de bonnes oeuvres, tout en suivant le pur monothéisme). Et est perdu, certes, celui qui la corrompt "  (S.91, v.7 à 10 )

 

Du moment que Dieu indique qu'Il a inspiré à toute âme la connaissance de la voie de l'immoralité et celle de la piété, nous savons donc que la purification de l'âme se conçoit au moyen de l'attachement aux prescriptions divines. Par contre, si cette âme est pervertie par des souillures morales, elle se condamne à la dépravation. C'est pourquoi, le Coran précise encore dans les versets 14 et 15 de la sourate 87 intitulée " Al-'A'lâ ; le Très-Haut : " Réussit, certes, celui qui la purifie et se rappelle le nom de son Seigneur et prie ".

 

Dès lors que l'acte accompli traduit une expression sincère et véridique du contenu de l'âme, la loyauté de sa mise en oeuvre s'obtient nécessairement par l'exercice réalisé à la suite de la purification de cette âme. Le Coran dit dans ces versets : " Je vous ai donc avertis d'un feu qui flambe, où ne brûlera que le damné qui dément et tourne le dos, alors qu'en sera écarté le pieux qui donne ses biens pour se purifier et auprès de qui personne ne profite d'un bienfait intéressé, mais seulement pour la recherche de la face de son Seigneur le Très-Haut, et certes, il sera bientôt satisfait (quand il entrera au Paradis ".  (S.92, v.14 à 21).

 

La sincérité de l'acte dans certaines obéissances peut être la cause de la purification de l'âme lors de la manifestation d'un autre acte entaché de souillure. C'est pourquoi, Dieu a inspiré des moyens à même de guérir les maux de ceux qui mêlent une belle oeuvre à une autre mauvaise. Après quoi, ils reconnaissent leur faute, se repentent et, partant, prennent une partie de leurs avoirs qu'ils distribuent sous forme d'aumônes, afin de purifier leurs biens.

 

" D'autres ont reconnu leurs péchés ; ils mêlent de bonnes actions à d'autres mauvaises. Il se peut qu'Allah accueille leur repentir. Car Allah est Pardonneur et Très-Miséricordieux. Ne savent-ils pas que c'est Allah qui accueille le repentir et qui reçoit les aumônes. Allah est l'Accueillant au repentir et le Très-Miséricordieux ".  (S.9, v.102 à 104).

 

à suivre...

 

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L'éducation produit un effet considérable sur la purification de l'âme. C'est pourquoi l'une des fonctions du Prophète (qsssl) portait sur la purification des âmes de ses compagnons. " Ainsi (pour parachever Nos bienfaits sur vous), Nous avons envoyé parmi vous un Messager de chez vous (Muhammad) qui vous récite Nos versets (le Coran), vous purifie, vous enseigne le Livre (le Coran) et la sagesse (la Sunnah prophétique), et vous enseigne ce que vous ne saviez pas. Souvenez-vous de Moi donc (par le dhikr, la prière, la glorification...). Je Me souviendrai de vous. Remerciez-Moi (pour Mes faveurs innombrables) et ne soyez pas ingrats envers Moi " (S.2, v.151 et 152).

 

Dieu, le Très-Haut, dit aussi dans le verset 164 de la sourate 3 : " Allah a fait certainement une faveur aux croyants lorsqu'Il a envoyé chez eux un Messager issu d'eux-mêmes (Muhammad) qui leur récite Ses versets (le Coran), les purifie (de leurs péchés) et leur enseigne le Livre (le Coran) et la sagesse ( (la Sunnah prophétique), bien qu'ils fussent auparavant dans un égarement évident ".

 

L'Envoyé de Dieu (qsssl) a dit : " Le croyant parfait sa foi en embellissant son caractère moral. Et le meilleur d'entre vous est celui qui se montre bon envers les femmes ". Cette question a été posée au Prophète (qsssl) : " Quelle est la foi la meilleure ? " Il répondit : " Le meilleur caractère moral".

 

Ainsi, l'Envoyé de Dieu (qsssl) a lié la parfaite élévation des degrés de la foi à la progression des niveaux du bon caractère moral. C'est parce que le comportement moral de l'homme, émanation des sources de l'éthique, procède de la foi, de ses manifestations et des effets qu'elle produit sur les attitudes humaines. Dans tous les cas, les motivations psychiques des divers états humains et celles de la foi dérivent de la même origine. Ainsi, la sincérité du culte voué à Dieu est un acte moral noble parce qu'il représente la fidélité au droit que Dieu a sur Ses serviteurs.

 

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Si nous approfondissons la question, nous découvrons que la foi se traduit par le fait de reconnaître ce droit et de s'y conformer. Elle représente donc un acte moral, contrairement à l'impiété qui se définit comme un déni de ce droit et qui est donc apparentée à l'immoralité.

 

Si nous joignons tous les concepts moraux à ceux préconisés par l'Islam, nous observons inévitablement que toutes les vertueuses formes du comportement humain constituent des branches de la religion de Dieu et que l'exercice de cette dernière est la conséquence des effets produits par la foi et par les avantages que son application produit concrètement. Dès lors, si nous réunissons tous ces concepts, nous déduisons que la foi parfaite du croyant est celle de celui qui est doté de qualités morales éminentes.

 

Toute personne, reconnue pour ses belles caractéristiques morales, ne peut qu'être animée d'une foi véritable et d'une intention sincère. Elle s'engage davantage dans la voie tracée par l'adoration de son Seigneur et dans celle définie par les droits des hommes. Il est impensable qu'un homme, humble, défenseur de la vérité, patient devant les épreuves de la vie, tolérant avec les gens, et dont les relations morales avec ses semblables sont bonnes, soit dépourvu d'un caractère moral qui s'éloigne de son Seigneur et, partant, ne reconnaisse pas les attributs de Sa divinité et de Sa seigneurie.

 

Il est exclu qu'un tel homme n'obéisse pas aux prescriptions du Seigneur des mondes et n'acomplisse pas les obligations prescrites par Son culte. Il est vraiment insensé qu'un homme, pourvu d'éminentes qualités morales et dont la conduite avec les gens se caractèrise par la perfection, puisse fouler aux pieds les droits d'autrui et transgresser les limites de la correction telle que définie par l'éthique sociale islamique. C'est qu'i y a compatibilité et relation étroite entre la foi et les vertus morales privées et publiques. Mieux, la première ne peut se passer des autres. L'inverse est aussi vrai..

 

Nous ne répètons jamais assez que les fondements de la morale et ceux de la foi relèvent d'une même source psychologique. Toute mise en oeuvre d'un acte s'accompagne de la foi et se conditionne par elle.

C'es que ses applications doivent être inspirées par les commandements du Seigneur et ceux-ci exigent de prendre appui sur les fondements de la morale. Lorsque Dieu  nous ordonne de Lui vouer un culte exclusif sous forme de prières composées d'un nombre d'unités (rak'ât) déterminées et selon des conditions précises, nous faisons montre d'une conduite morale.

 

à suivre...

 

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Apparemment, l'office ne se présente pas comme un comportement intrinsèquement moral. il n'en reste pas moins qu'il constitue un lien direct avec les assises de la morale dans son ensemble. Dieu choisit à Ses serviteurs n'importe quel acte à accomplir et sous n'importe quelle forme, qu'il soit directement lié aux fondements moraux ou qu'il ne le soit pas, il n'en reste pas moins que la vertu morale impose de s'acquitter de cette obéissence car Dieu l'a ordonnée. C'est que toute vertu morale nécessite l'obéissance au Très-Haut parce qu'Il en est le Créateur et le Détenteur de toutes qualités éminentes. Il en est de même quand nous parlons de l'obéissance aux deux géniteurs et des devoirs que les enfants s'imposent à leur égard. Les droits que le père et la mère ont sur leur progéniture se fondent sur une morale dont les effets relèvent du Bienfaiteur.

 

Quand l'Envoyé de Dieu (qsssl) dit : " Le meilleur d'entre vous est celui qui est meilleur avec les femmes ", il met en évidence la réalité du caractère moral de l'homme. Le meilleur des hommes , d'un point de vue moral, est celui dont les relations avec le sexe dit faible se caractérise par son bon caractère. C'est l'excellence de leur comportement moral avec la gente féminine qui fait d'eux des hommes meilleurs que les autres.

 

Certes, il est possible et il est connu que l'homme est, dans certaines circonstances, capable de manifester apparemment des vertus morales qu'il ne possède pas. Cependant, il lui est impossible de se comporter, tout le temps, en toute circonstance et avec tous de la meilleure manière. L'homme, au mauvais caractère, peut parfois tromper son entourage mais il ne pourra jamais le faire continuellement et sans aucune défaillance.

 

La société est le meilleur critère pour contrôler le comportement humain. Elle exerce sur lui une autorité et détermine sa faiblesse ou sa force lorsqu'il vit longtemps en son sein. De son coté, quand il cherche à perfectionner sa moralité à la suite de ses méditations et de son comportement avec les autres et de ses relations, il acquiert une volonté et une autorité qui s'exercent à leur tour sur son entourage. C'est ainsi qu'il s'inscrit parmi les meilleurs fidèles, de sa société.

 

à suivre...

 

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Les exemples distingués de la société qui remplissent les conditions requises, s'observent dans la famille, cellule sociale de base d'une nation. Dans ce milieu familial où les femmes se caractérisent relativement par la faiblesse l'homme exerce une autorité morale sur la gente féminine. Ses qualités morales peuvent avoir une influence bénéfique, conséquente à sa protection, sa tolérance et son dévouement sincère dans la concrétisation de leurs intérêts matériels voire même spirituels. S'il persévère dans son bon comportement moral, quelles que soient les circonstances, les femmes de son foyer, parviennent, en tirant exemple sur le chef de famille, à maîtriser leurs passions. C'est ainsi que, par sa conduite exemplaire, il s'érige en meilleur des hommes d'un point de vue moral...

 

La bonne moralité de l'homme apparaît aussi dans les relations qu'il entretient avec ses semblables au cours de leurs voyages ou pendant leurs transactions commerciales. Le Prophète (qsssl) a dit : " Au Jour de la résurrection, il n'y a rien de plus lourd dans la balance du croyant que la beauté de son caractère moral. Car Dieu prend en aversion l'homme immoral et dévergondé ". C'est dire que le Très-Haut déteste l'homme impudique qui accomplit des actes répréhensibles ou tient des propos indécents, qui déprécient la valeur de l'homme. C'est pourquoi, l'Envoyé de Dieu (qsssl) a dit que le bon comportement moral du croyant et les bonnes oeuvres qui en découlent pèseront lourdement lors du jugement dernier.

 

Il est évident que la foi en Dieu et la perfection de la relation avec Lui représentent la meilleure des oeuvres. Il faut ajouter à cela la reconnaissance de Son unicité et la sincérité dans la pratique religieuse. Ces actes sont considérés comme les plus méritoires, lors du jugement dernier; l'Envoyé de Dieu (qsssl) affirme le bon caractère moral sera récompensé.

 

C'est une question qu'il n'y a pas lieu de poser quand nous savons que la foi et le culte exclusif de Dieu orientent les fondements moraux des fidèles. Le Créateur a prescrit à Ses serviteurs la pratique vertus morales. Inversement, l'incroyance et la désobéissance à Dieu relèvent d'une mauvaise moralité. En effet le déni de la vérité, c'est la négation de la Seigneurie du Très-Haut, alors qu'Il est le Seigneur de toute chose et le Créateur de toute chose. Le refus de reconnaître la divinité du Tout-Puissant en contestant Son adoration vient de l'orgueil, de la rébellion contre le droit sur Ses serviteurs qui doivent L'adorer et Lui obéir, sachant qu'il est le Dispensateur de tous les biens. Il va de soi que l'infirmation du bienfait divin, l'absence de la gratitude et de l'accomplissement des obligations divines sont contraires à la foi.

 

La véracité de la foi, la pureté, la certitude et la sincérité des intentions représentent les fruits produits par les vertus morales.

 

L'Envoyé de Dieu (qsssl) a dit : " Les meilleurs d'entre vous sont ceux qui se conduisent bien ". Il a dit aussi : " Ceux qui seront aimés de moi et plus proches de moi le Jour de la résurrection sont ceux qui ont un bon caractère. Par contre, ceux qui seront éloignés de moi le Jour de la résurrection, sont les bavards et les orgueilleux ".

 

L'Envoyé de Dieu (qsssl) a dit : " Le croyant, par son bon caractère, atteindra le degré du jeûneur ". Celui qui a un bon caractère sera agréé par Dieu. Dès lors, il contrôle les élans de son âme par la patience et maîtrise ses passions. Il s'élève alors au niveau du jeûneur qui supporte la faim et la soif, avec patience.

 

à suivre...

 

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L'Envoyé de Dieu (qsssl) a dit : " Je suis le garant de la demeure située au Paradis et de ce qui l'entoure pour celui qui renonce aux querelles stériles combien même le droit serait de son côté ; de la demeure au milieu du Paradis pour celui qui abandonne le mensonge combien même il le profère par plaisenterie ; de la demeure au haut du Paradis pour celui qui parfait ses qualités morales ". C'est dire que le Très-Haut construira des maisons dans le Paradis pour ceux qui ne s'adonnent pas passionnément aux disputes, ceux qui préservent leur langue des propos mensongers par désir de la Face de Dieu et ceux qui se dotent de qualités éminentes. Autrement dit, ces ayants droits au Paradis réunissent en eux les traits caractéristiques des vertus morales dans leur ensemble.

 

L'Envoyé de Dieu (qsssl) a dit : " La bonté (tous les actes de bien-faisance) constitue le bon caractère. Quant au péché, il consiste à tramer des méfaits de sorte que son âme déteste que les gens en prennent connaissance ". Ainsi, les belles qualités morales englobent tous les actes de bienfaisance qui rapprochent de Dieu et que Celui-ci agrée.

 

En disant que le péché consiste à tramer des méfaits de sorte que son âme déteste que les gens en prennent connaissance, le Prophète (qsssl) fait allusion à la conscience morale enracinée originellement en l'homme par Dieu. Cette conscience ressent la vertu morale de la même manière qu'elle perçoit le péché. Lorsqu'elle saisit la portée de l'acte répréhensible, l'âme se met en contact de sentiments particuliers appropriés à cette mauvaise oeuvre. Quand ces sentiments se manifestent dans l'âme, ce que l'homme peut ressentir à cet effet, toute autre personne les éprouve si elle en prend connaissance. C'est que les gens partagent avec lui la capacité de saisir les mêmes perceptions du péché. C'est pourquoi, il abomine le fait que les gens prennent connaissance des mauvaises choses qui se trament dans sa conscience. En effet, s'ils sont mis au courant de son péché, il perd aussitôt son statut d'honnêteté auprès d'eux.

 

L'Envoyé de Dieu (qsssl) a dit : " Le plus détestable des hommes auprès de Dieu, c'est le grand querelleur qui fait de ses disputes un de ses traits caractéristiques ". Il est fait allusion à ces gens qui s'obstinent dans la dispute et en font une habitude. Cette attitude relève des portraits moraux détestables. Il va de soi donc que la querelle impénitente se situe à un haut niveau des attitudes interdites. C'est pourquoi , le Prophète (qsssl) a indiqué que ce querelleur hargneux est l'être le plus désagréable des hommes auprès de Dieu.

 

Ces indications prophétiques définissent les règles du comportement humain. Celui qui s'y conforme, s'engage dans la voie qui l'élève au plus haut niveau de la gloire et de la perfection humaine. Ces règles exposent donc la méthodologie de la morale dans son ensemble. Elles éclairent l'aspect global de ce que doit être la relation de l'homme avec son Seigneur et la relation de l'homme avec ses semblables.

 

Première régle : Les obligations morales qui fixent les relations de l'homme avec son Seigneur sont représentées par la crainte pieuse de Dieu quel que soit le lieu, apparent ou discret, où ce mortel se trouve.

C'est parce que l'ipérieux devoir moral impose à l'être humain l'obéissance à Celui qui l'a créé, l'a harmonieusement façonné et l'a comblé de bienfaits incommensurables. Il lui impose aussi de Le louer, de Le remercier et de L'adorer. Toutes ces exigences sont réunies par la crainte pieuse, publique ou secrète.

 

C'est dire que la première régle tient dans cette formule : " Crains Dieu qu'elle que soit l'endroit où tu te trouves ". Lorsque l'homme craint son Seigneur dans tous ses états ésotériques et exotériques, il doit être nécessairement sincère. C'est ainsi que l'esprit moral élevé se forge, loin de l'hypocrisie, de la duplicité, du besoin de renommée, de la recherche des louanges humaines et de la quête des intérêts matériels et personnels.

 

à suivre...

 

 

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Quant à la seconde règle, elle se résume dans cette phrase de l'Envoyé de Dieu (qsssl) qui appelle à pourchasser les mauvaises actions en accomplissant de bonnes, lesquelles effaceront les premières. Cette parole indique la méthode qui permet à l'homme de se réformer et de se conformer à la droiture. Ainsi, il appartient à celui qui succombe à un péché par suite d'un état de faiblesse, de la faire suivre par une bonne oeuvre. Il va de soi que les actes méritoires possèdent, avec la grâce de Dieu, une force opératoire qui écarte les péchés et efface leurs effets auprès de Dieu. C'est ainsi que l'âme du croyant s'épure moralement.

 

Cette dernière règle dérive de cette Parole de Dieu, le Très-Haut contenue dans le verset 11 de la sourate 11, intitulé Hûd : " Accomplis la prière aux deux extrémités du jour et à certaines heures de la nuit. Les bonnes oeuvres dissipent les mauvaises. C'est une exhortation pour ceux qui réfléchissent ".

 

Quant à l'Envoyé de Dieu (qsssl), il a dit à Abû Dharr : " Crains Dieu et remplis tes devoirs envers Lui où que tu sois. Fais suivre les mauvaises actions de bonnes. Ces dernières effaceront les premières. Et fais preuve d'un bon caractère dans ton comportement avec les gens ".

 

La troisième règle est exposée par cette parole du Prophète (qsssl) qui stipule : Comporte-toi avec les gens avec les meilleures qualités morales. Elle définit la méthode générale que l'homme est tenu de suivre dans ses relations avec ses semblables. C'est dire que ses relations avec autrui doivent être empreintes d'une moralité exemplaire.

 

Dès lors que le bon caractère occupe cette grande et noble valeur en Islam, l'Envoyé de Dieu (qsssl) ne pouvait que posséder les plus éminentes qualités morales.

 

Anas, selon Bukhari et Muslim, a dit que " le Prophète (qsssl) était, de tous les gens, celui qui possédait les meilleures qualités morales ".

D'ailleurs, Dieu fait l'éloge de Son Messager en s'adressant à lui de cette manière : " Certes, tu es doté d'un éminent caractère".

 

L'Envoyé de Dieu (qsssl) a dit selon l'imam Ahmad, qui a rapporté ce témoignage d'Abu Hurayra, et selon l'Imam Malik qui a dit dans son " Muwatta " : " J'ai été envoyé pour parfaire les belles vertus morales ."

 

Selon Jâbir, l'Envoyé de Dieu (qsssl) a dit : " Certes, Dieu m'a envoyé pour achever les belles vertus morales et pour perfectionner les belles oeuvres ".

 

Les concepts généraux sous lesquels s'affilient les termes relatifs aux vertus morales : Quand les chercheurs étudient les valeurs morales et font leur décompte, ils mentionnent par exemple : la vérité, la sécurité du dépôt, la chasteté, le courage, la générosité, la reconnaissance des droits d'autrui, la reconnaissance des qualités distinctives des uns et des autres, le sacrifice au nom du devoir à remplir, la sobriété, la purification du coeur de la haine, de la jalousie, de l'envie, la préoccupation apportée à s'occuper des droits des autres, la défense de ces droits et autres vertus morales.

 

Il est possible de lier toutes ces vertus morales subsidiaires à des thèmes généraux sous lesquelles elles s'inscrivent globalement. Il est possible alors de saisir n'importe quelle vertu inscrite dans l'une des rubriques. Dans ce contexte, nous pouvons découvrir un certain nombre principes et de concepts globaux auxquels se rattache le vocabulaire de la morale.

 

à suivre...

 

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Le premier principe stipule que toute motivation intérieure en l'homme, quelle soit innée ou acquise, l'incite à reconnaître à autrui des qualités distinctives et des droits, comme il le souhaite pour lui-même, en matière de perfection ou de glorification ou de toute autre distinction spirituelle ou physique. C'est là la source des vertus morales et de leurs fondements.

 

Cette source des vertus a pour contraire les déficiences morales et des concepts globaux. Ainsi, toute motivation personnelle en l'homme, innée ou acquise, le pousse jusqu'à dénier à autrui ce qu'il possède en perfection ou en droit, étant, inspiré par les manoeuvres de Satan ou parce qu'il répond à l'orgueil qui le ronge ou tout simplement parce qu'i souhaite acquérir pour lui-même les éminentes qualités observées chez les autres. Dans tous les cas, son attitude s'inscrit dans le cadre des tendances égoïstes. C'est là l'une des racines des déficiences morales et de leurs corollaires.

 

A partir de ces fondements des vertus morales et de ce qui leur correspond, nous pouvons exprimer la reconnaissance au Créateur quant à la perfection de Sa seigneurie et de Sa divinité. C'est à Lui que nous devons la motivation intérieure qui anime l'homme et les principes de l'idéal moral enraciné en lui. Quant à l'athéisme de l'individu et son déni de la seigneurie et de la divinité, après en avoir reçu les preuves, ils expliquent ses sentiments de dépravation morale.

 

A partir de cette donnée, de caractère général, nous pouvons mentionner, parmi les exemples, les vertus morales suivante : notre reconnaissance au père et à la mère, à l'enseignant et à tous ceux qui méritent notre gratitude, notre obligation à tous ceux auxquels revient le prestige de la science ou de la gestion administrative, entre autres, et notre dette à tous ceux qui reconnaissent les droits dus aux autres.

 

Nous pouvons citer, parmi les exemples, les déficiences morales suivantes : le déni du mérite aux méritants, le désaveu des privilèges de ceux qui les obtiennent, le fait de dédaigner le droit à ceux auxquels il revient, l'acte de céder aux motivations suscitées par l'égoïsme, les appétits et les plaisirs démesurés...

 

Le second principe...

 

A suivre...