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Myanmar : les violences dont sont victimes les Rohingyas minent les avancées en matière de droits fondamentaux.

« Instaurer l'état d'urgence n'équivaut pas à délivrer un permis de bafouer les droits humains, a fait valoir Benjamin Zawacki, chercheur sur le Myanmar à Amnesty International.
« Les forces de sécurité ont le devoir de défendre le droit de tous – sans exception ni discrimination – à ne pas être la cible de violences, tout en respectant elles-mêmes les normes relatives aux droits humains. »
Le gouvernement du Myanmar a mis en place des dispositions d'urgence dans l'État d'Arakan le 10 juin, après que des violences interethniques ont éclaté la semaine précédente entre les communautés rakhine bouddhiste, rakhine musulmane et rohingya musulmane. Ces dispositions sont toujours en vigueur dans plusieurs zones.
Depuis lors, la police des frontières du Myanmar, connue sous le nom de Na Sa Ka, l'armée et la police procèdent à un grand nombre d'arrestations dans des secteurs majoritairement habités par les Rohingyas. Des centaines d'habitants, pour la plupart des hommes et des garçons, ont été placés en détention, pratiquement tous au secret, et certains ont subi des mauvais traitements.
S'il est nécessaire de rétablir l'ordre et la sécurité et de protéger les droits fondamentaux, ces arrestations semblent être bien souvent frappées au coin de l'arbitraire et de la discrimination, en violation du droit à la liberté et du droit de ne pas être exposé à des discriminations fondées sur la religion.
« En six semaines, le Myanmar a non seulement allongé la litanie des violations des droits humains infligées aux Rohingyas, mais a aussi fait volte-face s'agissant de l'incarcération politique, a indiqué Benjamin Zawacki.
« Après plus d'un an de grâces et de libérations de détenus, le nombre total de prisonniers politiques incarcérés au Myanmar est de nouveau en hausse. »
Toute personne arrêtée depuis le 10 juin doit être inculpée d'une infraction prévue par le droit international et renvoyée devant un tribunal indépendant, ou libérée. Toute procédure judiciaire doit respecter les normes internationales d'équité et exclure le recours à la peine de mort.
Par ailleurs, Amnesty International a reçu des informations crédibles selon lesquelles les Rohingyas et les Rakhines musulmans ont vu leurs droits humains bafoués – violences physiques, viols, destruction de biens et homicides illégaux notamment – par les Rakhines bouddhistes et les forces de sécurité. Les autorités doivent mettre fin à ces agissements et empêcher les violences futures.
Le 3 juin, dans la communauté urbaine de Taung Gouk, dans l'État d'Arakan, une foule de Rakhines bouddhistes a tué 10 musulmans qui rentraient en bus chez eux, à Yangon.
La Commission nationale des droits de l'homme du Myanmar a déclaré le 11 juillet qu'au moins 78 personnes avaient été tuées depuis le début des affrontements. Toutefois, les estimations non officielles font état de plus de 100 morts.
On estime qu'entre 50 000 et 90 000 personnes ont été déplacées, le chiffre le plus bas émanant du gouvernement et le plus haut des organes de l'ONU.
Cet écart s'explique en grande partie par le fait que les autorités birmanes n'autorisent qu'un accès extrêmement restreint aux observateurs indépendants de la communauté internationale, ainsi qu'aux travailleurs humanitaires.
« Les besoins humanitaires et relatifs aux droits humains des personnes touchées par les violences dépendent de la présence d'observateurs et d'organisations humanitaires, a poursuivi Benjamin Zawacki.
« Les autorités aggravent la situation et exacerbent la souffrance des personnes déplacées en raison des violences. »
Par ailleurs, Amnesty International invite le Parlement du Myanmar à modifier ou abroger la Loi relative à la citoyenneté de 1982, qui condamne les Rohingyas à être apatrides.
« En vertu du droit international et des normes relatives aux droits humains, personne ne doit être maintenu ni rendu apatride. Depuis trop longtemps, le bilan du Myanmar en termes de droits humains est marqué par le refus d'accorder la citoyenneté aux Rohingyas et par de nombreuses pratiques discriminatoires à leur endroit », a conclu Benjamin Zawacki.
http://www.amnesty.org
أطفال المسلمين في بورما
تربط ايديهم ويرمون فى نهر
ذنبهم الوحيد ,,, انهم مسلمون!!!



Commentaires
سلام
ما هو الموقف الرسمي للدولة الجزائرية ?
من هذا الاجرام
Tout cette introduction, pour dire que c’es pas grave, car ils ne sont pas les seules...!!! Même pas un mot de condamnation, et vous parler des Nations Unies, les pauvres sont au courant et ont du mal à intervenir compte tenu des imbrications… J’aurai beaucoup aimé vous entendre vous et l’ONU sur la question du Darfour, le compte tenu de la situation n’étaient pas aussi en faveur d’une intervention ...
khalouni rani mramdane lyoum/wantouma rakom tghazlo fya....
Oui mon cher ANAS, il est fortement conseillé de bien lire, voire relire mes posts pour en tirer la substance....Comment peux tu prétendre que mon post n'apporte rien au débat???
Je dis que je connais cette région et qu'il y a des conflits larvés aussi bien religieux que socioculturels...Allons, allons...Si les nations unies pouvaient les régler, il y a longtemps que le problème serait réglé....
Chez nous, tout le monde ou presque a la même religion, presque la même culture, une seule langue officielle et des mélanges dans tous les sens....Pourtant, Kabyles, chaouis, jijelis...On se tape sur la gueule encore....
La bas on parle de populations déplacées, d'autres envahies....des religions aux antipodes.....Des éthnies par centaines....la civilisation n'en parlons pas...
Alors, suis je plus clair maintenant ???
Bonne journée
Foughali
Nous sommes tous égaux, mais certains le sont plus que d'autres....
Pour ceux qui ne connaissent pas bien cette région ( nord de la thaïlande, Birmanie, Laos et Combodge...), les minorités éthniques et religieuses ne sont pas bien traitées, voire persécutées...Certaines minorités d'origines chinoises ou musulmanes ( une très petite minorité ) vivent difficilement pour ne pas dire plus...
Au fanatisme religieux (Hindouisme, Boudhisme, Taoîsme...) viennent s'ajouter les us et coutumes locales ....
Bref, les Nations Unies sont au courant et ont du mal à intervenir compte tenu des imbrications....et des conflits inter communautés....
Les musulmans ne sont pas les seuls maltraités dans cette région du monde.....
da Foughali
Nous sommes tous égaux, mais certains le sont plus que d'autres....
Très curieux de savoir que pensent-t-ils Letempquipasse et moudjahide.....!!!!
@ ANAS : Mon cher compatriote, je suis tellement transparent que tu serais le seul à ne pas voir !
Nous sommes tous égaux, mais certains le sont plus que d'autres....
Les conflits ethniques sont des plus dévastateurs !

Mêlés aux religions ne peut que les empirer !
Srebrenica et le génocide serbe contre les musulmans est toujours d’actualité !
Il faut le dire, lorsqu’il s’agit de massacres des musulmans, la communauté mondiale a toujours été lente pour réagir.
Yes boy, te souviens tu d'un très grand génocide qui a eu lieu en afrique, au rwanda, entre deux ethnies importantes...Tutsi contre les hutu....800.000 morts, tous assassinés...essentielleùent des tutsis, et ce n'est pas très vieux...ce fut dans les années 90!
Tu t'en souviens, ou pas ?
Certes, ce n'était pas des musulmans...mais des êtres humains comme toi et moi....
Nous sommes tous égaux, mais certains le sont plus que d'autres....
Les conflits ethniques sont des plus dévastateurs !

Mêlés aux religions ne peut que les empirer !
Srebrenica et le génocide serbe contre les musulmans est toujours d’actualité !
Il faut le dire, lorsqu’il s’agit de massacres des musulmans, la communauté mondiale a toujours été lente pour réagir.
Et pendant ce temps là en occident, on délivre le prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi..
Myanmar, Burma, Birmanie...
BURMA : GENOCIDE DES MUSULMANS ET PERSONNE N'EN PARLE