Du côté du commissariat, on dit que les "militants de l'ultra-gauche" ne chantaient pas seulement "Hécatombe", le brûlot anarchiste de Brassens, mais d'autres textes offensants et constitutifs d'outrage à la nation et aux forces de l'ordre.
Répondant à des appels à la mobilisation lancés sur internet ou par SMS, les protestataires avaient entrepris de chanter, devant le commissariat de cette ville volontiers frondeuse, la chanson dans laquelle des "mégères gendarmicides" de Brive-la-Gaillarde se ruent sur les représentants de l'ordre et font crier à un maréchal des logis: "Mort aux vaches, mort aux lois, vive l'anarchie".
Il s'agissait, ont dit les protestataires, de manifester leur soutien à un Rennais de 27 ans condamné le 27 mai pour outrage parce que, selon Ouest-France, il avait entonné le même brûlot anarchiste d'une fenêtre de Cherbourg en présence de trois policiers.Les policiers de Toulouse n'"ont pas apprécié" non plus: "On était une trentaine, ils nous ont encerclés", a relaté l'une des protestataires, convoquée jeudi matin.
Ils ont été conduits à l'intérieur du commissariat, ont dû décliner leur identité et ont un instant redouté le placement en garde à vue, évoqué devant eux par les policiers.
29 d'entre eux sont convoqués dans les prochains jours, ont dit les contestataires.
Une Italienne de Trévise, âgée de 27 ans, était parmi les premières convoquées jeudi matin tandis qu'une vingtaine de personnes l'attendaient dehors pour la soutenir.
"Hier soir, vous vous êtes présentée devant le commissariat, vous avez chanté des chansons qui constituent un outrage à la police", lui a dit la policière qui l'a entendue, selon son témoignage.
Connaisseuse de Brassens, elle a trouvé son interpellation "ridicule" et "surréaliste": "Je croyais qu'il n'y avait rien de mal à chanter Brassens devant un commissariat. Apparemment, il y a certaines personnes auxquelles on ne peut pas toucher", a-t-elle dit.
Elle a voulu rester anonyme devant la presse, comme les autres protestataires.
Parmi ces derniers figuraient des personnes qui ont comparu devant un tribunal pour des violences contre des policiers, a-t-on appris de source proche du dossier.
Cependant, pour elles comme pour les autres, l'affaire devrait se terminer par un simple rappel à la loi pour outrage.
L'impertinent Rennais avait, lui, été condamné à effectuer 40 heures de travail d'intérêt général et à verser 100 euros à deux policiers, selon Ouest-France.
"Hécatombe" fait partie des nombreuses chansons de Brassens qui ont, un temps, été frappées d'interdit.


Ce n'est pas tant la chanson que la provocation...
Qu'on se rappelle le chanteur de NTM qui avait pris 3 mois de prison ferme pour avoir chanté en public son Rap dans lequel il disait : Ni*** les flics ...
Moi je dis que c'est bien fait pour sa gueule car il y a quand même des limites...
Fuis le mal et le mal te fuira car le mal s'empresse vers ceux qui font le mal...
(Sagesse arabe)