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Nouvelles de JIJEL.

3 dealers sous les verrous à El Milia
Trois dealers ont mis, hier, sous les verrous pour trafic de drogue à El Milia, au sud de Jijel. Reconnus coupables de détention, de consommation et de commercialisation de stupéfiants, ils ont été arrêtés et présentés devant la justice.
Les mis en cause, des repris de justice âgés entre 18 et 30 ans, ont été interpellés dans un quartier de la ville d'El Milia en flagrant délit de commercialisation de stupéfiants et de comprimés de psychotropes. Une somme d'argent a également été trouvée en leur possession. L'un d'eux a été, par ailleurs, identifié comme étant l'auteur d'un vol commis dans une habitation à El Milia, a indiqué la cellule de communication de la wilaya de Jijel.
Le Temps d’Algérie 29/08/2012 Par M. C.
El Milia (Jijel) : 3 individus écroués pour soutien à des groupes terroristes
Trois individus, deux frères et leur cousin, âgés de 33 à 38 ans, ont été écroués au début de cette semaine par le tribunal de la ville
d’El Milia, dans la wilaya de Jijel, pour soutien à groupes terroristes.
Les mis en cause, originaires de la localité limitrophe de Boulbellout, relevant de la wilaya de Skikda, ont été arrêtés dans le sillage de l’enquête lancée après l’opération qui a permis aux forces de sécurité d’abattre, la veille de l’Aïd, quatre terroristes à la cité Boumahrane, non loin du centre-ville d’El Milia, à 60 km à l’est de Jijel.
Par ailleurs, le corps de l’un de ces individus armés a été récupéré, avant-hier, par sa famille originaire de la ville de Meftah, dans la wilaya de Blida. Il s’agit du dénommé Aïssa M., alias Abousalah, plus connu sous le sobriquet de Lemrigla.
Agé d’une quarantaine d’années, cet individu avait rejoint le maquis au début de l’année 1995, avant d’élire domicile dans les zones montagneuses limitrophes entre les wilayas de Jijel et Skikda, où il était chargé des affaires financières de sa zone d’activité.
Son parcours au sein des groupes armés l’a mené à prendre les rênes de katibat Ettawhid et devenir son émir avant de la baptiser Djounoud
El Ghoraba. Le 17 août dernier, les forces de sécurité ont mis fin à son règne, tout juste après la prière d’el icha, alors qu’il était à bord d’une voiture de marque Renault Symbol en compagnie de trois éléments armés, abattus à leur tour dans la même opération.
Les quatre terroristes, surpris par la rapidité de l’assaut des forces de sécurité, n’ont pu riposter; ils étaient en train de préparer un attentat dans la ville d’El Milia. L’opération d’identification des trois autres terroristes est toujours en cours.
El Watan 29/08/2012 Par Zouikri A.
El Milia (Jijel) : la ville plongée dans l’obscurité
Après s’être enfoncée dans les ordures et l’insalubrité et perdu son réseau routier, complètement défoncé, la ville d’El Milia a, depuis quelque temps, sombré dans l’obscurité.
La panne du système de l’éclairage public, pourtant rénové dans les principales artères, a fait perdre son éclairage à cette agglomération. La ville se retrouve dans le noir total dès la tombée de la nuit; elle ne se remet de cette obscurité qu’à la faveur des premières lueurs matinales.
Les lampadaires installés au centre-ville ou dans les rues du 20 Août, de l’ALN, Djenouhat Bachir ou Zighout Youcef, pour ne citer que ces endroits, sont défaillants ou fonctionnent partiellement. Cette situation dure depuis plusieurs semaines, si ce n’est des mois, et rien n’indique qu’une quelconque action va être entreprise dans l’immédiat pour remédier à cette défaillance.
Il y a lieu de rappeler que l’éclairage public demeure l’une des préoccupations sans cesse soulevées par les citoyens, notamment dans certains quartiers périphériques de la ville. En dépit des budgets importants consacrés à la prise en charge de ce volet dans les programmes du développement local, l’on peine toujours à assurer un éclairage suffisant à la ville.
El Watan 29/08/2012 Par Zouikri A.
SÉCURITÉ PUBLIQUE ET COMMERCE INFORMEL
Fini la récréation!
Le ministre de l'Intérieur aurait instruit les hauts responsables de la Police de sévir après la fête de l'Aïd.
Fermeté, agressivité et surtout légalité, c'est en ces termes que doit se résumer la nouvelle stratégie des services de sécurité, qui comptent en finir avec la criminalité et le commerce informel. Deux phénomènes anciens, mais qui ont pris des proportions incontrôlables, notamment après les émeutes de janvier 2011. Mêmes les forces de l'ordre n'ont pas été épargnées par les «descentes» musclées de gangs de quartiers. Ce fut le cas dans la commune de Belouizdad, où une bataille rangée entre bandes rivales, s'est soldée par la mort d'un jeune adolescent atteint par le «signal». Idem pour la ville de Annaba où des familles ont été agressées en plein jour au vu et au su de tous. Serait-ce donc la fin de la récréation? Tout porte à le croire, puisque selon des sources sûres, le ministre de l'Intérieur aurait instruit les hauts responsables de la Police de sévir après la fête de l'Aïd. Après plusieurs mois de passivité, dictée par la conjoncture sociale, les forces de sécurité décident enfin de passer à l'offensive. Les émeutes du mois de janvier 2011, ont quelque peu mis les services de sécurité sur la défensive. Ces derniers se sont, en effet, «barricadés» derrière des considérations aux antipodes de leur mission; celle de préserver l'ordre public. On avait même droit à l'innovation lexicale, digne d'inspirer les grands sociologues. Le directeur général de la Sûreté nationale avait évoqué en pleine grogne sociale, une «gestion démocratique des foules». Un non-sens, sachant que dans les pays les plus démocratiques, le rôle des forces antiémeute est justement de veiller à la protection des biens et des personnes. La répression des manifestations à Athènes - berceau de la démocratie - et la manière avec laquelle fut évacué le mouvement altermondialiste «Occupy Wall Street», est une preuve que le maintien de l'ordre public et le respect des droits de l'homme vont de pair. Sur un autre chapitre, nos sources ajoutent qu'une vaste offensive contre les nids de la grande criminalité et le commerce informel va être lancée dans les tout prochains jours. Le constat est alarmant. Beaucoup de villes du pays, à commencer par Alger, sont devenues des bazars à ciel ouvert. Elles sont l'otage d'une multitude de commerces informels. Bab El Oued, Bab Azzoun, Laâquiba, Bachdjarrah, El Harrach, El Hamiz...ou Bab Ezzouar, les revendeurs occasionnels, agissent en maîtres des lieux. Le phénomène dépasse le seuil du tolérable. Le ministère du Commerce avait recensé en mars 2011, quelque 765 sites de commerce informel à travers le pays et dans lesquels activent plus de 75.000 commerçants occasionnels. Depuis, les chiffres ont sûrement explosé. Les pertes financières de l'Etat du fait de la prolifération effrénée du commerce informel, étaient estimées en 2011 à plus de 10 milliards d'euros par an. Des chiffres avancés en 2011 par le ministre du Commerce, M.Benbada, indiquent que les transactions sans factures durant les trois dernières années ont été estimées à 155 milliards de dinars, soit un peu plus d'un milliard d'euros. Pis, le commerce informel constitue la moitié du chiffre d'affaires des opérateurs économiques algériens. Pour autant, des solutions existent pour lutter efficacement contre l'informel. Il y a d'abord, cette proposition de l'Union générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa), qui penche pour la légalisation «du petit commerce» informel, notamment à travers son intégration dans le circuit officiel et sa prise en charge. Le département du commerce a déjà proposé ensuite un allègement des procédures administratives pour l'obtention d'un registre du commerce, et l'autorisation des jeunes commerçants informels à occuper des espaces aménagés avant même l'obtention du registre du commerce. Des tentatives de déloger des commerçants informels a failli mettre le feu aux poudres comme ce fut le cas en juin dernier à Jijel où un vendeur de cigarettes s'est immolé, après que des policiers lui eurent intimé l'ordre de quitter les lieux. Ainsi, le recours au chantage de l'immolation dissuade les forces de l'ordre de mener à bien la mission qui leur est assignée. Dans bien des situations, elles préfèrent se faire agresser que d'être à l'origine de troubles qui, à leur yeux, constitueraient l' «Ã©tincelle» d'un brasier difficile à contenir. Mais, cette expectative, voire parfois cette passivité des services de sécurité, face au grand banditisme et au commerce informel, tend à se «dissiper» à la faveur de la nouvelle démarche du département de M.Ould Kablia. Le coup de filet opéré il y a deux jours par les forces de l'ordre, est-ce le début de la grande offensive?
L’Expression 29/08/2012 Par Arezki LOUNI
ANNABA
Le propriétaire du véhicule utilisé par les terroristes abattus à El Milia arrêté
Les services de sécurité ont arrêté au courant de cette semaine le propriétaire du véhicule qui a servi aux 4 terroristes, abattus la veille de l'Aïd, au centre-ville d'El Milia, à une soixantaine de kilomètres à l'est du chef-lieu de wilaya de Jijel.
Selon une source proche de l'opération, cette arrestation a été possible à la suite d'une simple vérification de la carte grise de la voiture en question qui portait le nom du présumé complice. Le mis en cause a été interpellé en son domicile à la cité Boukhadra, dépendant de la commune d'El Bouni. Notre source a affirmé que le suspect a prétendu que son véhicule lui avait été volé, cependant, aucune plainte n'a été déposée auprès des services de sécurité.
Ainsi, les enquêteurs procéderont à de minutieuses investigations pour faire toute la lumière sur le lien entre l'accusé et les 4 terroristes abattus en plein centre d'El Milia, alors qu'ils étaient à bord de son propre véhicule. Les enquêteurs penchent vers la thèse de la complicité qui est la plus plausible. Il faudrait souligner que ces derniers mois, Annaba et sa région ont connu le démantèlement de plusieurs réseaux de soutien au terrorisme.
Le Temps d’Algérie 29/08/2012 Par A. Ighil
