Salaires & régression

Portrait de Letempquipasse
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A la suite de ce qui est considéré une catastrophe dont le pays ne s’est pas encore relevé à ce jour, le dictat du FMI avait été imposé manu militari à la suite de cette dettte obligatoire, qui n'avait rien d'un emprunt obligataire.

 

Une dette et des dictats

 

Lors de l’application du SGT durant le milieu des années 80, les travailleurs avaient plus ou moins trouvés enfin un équilibre salarial leur ayant permis de vivre relativement à l’aise. Mais les choses n’allaient pas durer bien longtemps. Dès qu’avait débutée la décennie 90, le cours des choses et de l’histoire allait changer. Il y a eu d’abord l’annonce faite par le président Bush father de l’instauration du nouvel ordre mondial, ensuite l’Algérie avait été obligée (?) de contracter une dette avec le FMI (était-elle nécessaire, était-ce une stratégie opérée pour la détruire, le président Mitterrand et quelques autres en savaient certainement quelque chose). En tout état de cause, à la suite de ce qui est considéré une catastrophe dont le pays ne s’est pas encore relevé à ce jour, le dictat de la part du FMI avait commencé à être imposé manu militari à la suite de cette dettte obligatoire, qui n'avait rien d'un emprunt obligataire.

 

Les directives concernaient l’économie en premier lieu, ce qui n’avait pas manqué influer directement sur la situation sociale des travailleurs  en contrecoup. Il fallait tout démanteler du système de production. Dès lors, l’angoisse s’était installée dans les cœurs et la mise au chômage allait être la fin de parcours de ce processus infernal. Entretemps, les salaires avaient été gelés. Quand il y avait des augmentations du SNMG, son montant était appliqué de manière inversement proportionnelle en fonction de l’importance des salaires. De ce fait, il s’est opéré un tassement annihilant toutes les données acquises par le SGT. Les postes de travail et ceux de responsabilité n’avaient plus aucune valeur. Tout le monde était payé presque de la même manière. Les conventions négociées au niveau des entreprises n’avaient guère améliorées la situation, du fait des restrictions par lesquelles étaient tenu les PDG.

 

L’envolée vécue sous Boumediene aura fait long feu. Du coup, l’algérien s’est retrouvé humilié et son caquet rabaissé. L’ambiance de nationalisme et de patriotisme de l’époque s’était dégonflée comme une baudruche. L’algérien ainsi conditionné et rabaissé, il ne restait plus, pour couronner le tout, qu’à mettre le pays à feu et à sang. Ce que tout le monde aura vécu plus de 15 années durant. Ce fut la Libanisation du pays, en même temps que commençait l’opération consistant à rayer l’Irak de la carte sous la «tempête du désert».

 

Au cours des vingt dernières années les salaires, à force d’être triturés et écornés, avaient été réduits à leur portion congrue et ne traduisaient plus le niveau de vie réel. Toutes les données et les bases de calculs avaient été bouleversées. Les retraites n’étaient pas moins concernées. Elles évoluaient au compte goutte au point qu’au bout de dix années, un retraité voyait sa pension diminuer exactement de moitié, au gré des augmentations du SNMG. Toutes les augmentations annuelles perçues en dix ans, et les rares réajustements consentis, n’auront pas suffi à les redresser à leur valeur initiale afin de les indexer sur le cours réel du marché. En un mot, les retraités avaient été proprement réduits à la misère. La prochaine augmentation attendue en janvier ne règlera pas grand-chose non plus. Ce sera tout juste un bol d’air pour s’oxygéner quelque mois, avant que le cours surnaturel des choses ne reprenne le dessus.

 

Les salariés n’ont pas non plus leur dû, malgré les augmentations opérées récemment, tous secteurs confondus. Parce que la valeur du travail avait été inversée pour ne plus rien représenter, et que les postes de responsabilité ne signifiaient plus grand-chose, tous les travailleurs avaient de fait inversés à leur tour les efforts qu’ils sont censés fournir en échange d’un salaire jugé théorique.

 

Ce qui avait fait dire à un responsable de l’époque la phrase suivante : « Les gens font semblant de travailler et nous, nous faisons semblant de les payer». A moins d’une blague de circonstance trouvée pour expliquer satiriquement les choses.

 

Il n’en demeure pas moins que le chantier Algérie est virtuellement déserté de ses travailleurs, ce pourquoi aujourd’hui, la main d’œuvre étrangère est de plus en plus sollicitée, y compris pour les services, pas nécessairement spécialisés. Désormais, il ne reste plus aux algériens qu’à se recycler dans le secteur du commerce, souhaité informel, pour contribuer à écouler régulièrement tout le bazar des importations effectuées tous azimuts. Quant à la production des biens et des services qui prévalait du temps de Boumediene, il y a bien longtemps que son deuil avait été prononcé. A moins d’un événement grandiose survenant à l’échelle planétaire pour tout remettre en cause du désordre actuel, à ce qu’on sache, il n’est plus produit, désormais, un seul clou dans notre pays.

 

Jijel.info

Commentaires

Portrait de parigos

MONSIEUR LETEMPQUIPASSE NE TE FATIGUE PAS CEUX QUI FONT SEMBLAN DE NE RIEN VOIR OU DISENT LE CONTRAIRE , NE SONT QUE DES GENTS QUI ONT ADHERER AU RANG, AUTREMENT DIT

DAKHLOU FA ESSAF WJATHOUM DALA POUR LA HAMHAM

dit et approuvé

Cher Noured

Allah dit ''إِنَّ اللَّهَ لا يُغَيِّرُ مَا بِقَوْمٍ حَتَّى يُغَيِّرُوا
مَا بِأَنْفُسِهِمْ

Si vous pensez que faire le changement est un discoure fataliste alarmiste, ainsi qu'il soit.

faut que ca change ,faut casser cette routine social ,que vous êtes pas d'accord avec la manière oui , je comprend , mais a chaque fois que quel qu'un parle du changement ont l'accuse qu'il tien un discoure fatalise ou alarmiste , c'est vraiment ca la théorie du complot , ne chercher pas trop si elle existe ou pas  , le complot vient de nous , êtres complice Atif   est un complot ,être complice par son silence est un complot ,

   

Portrait de Letempquipasse

Franchement, et avec tout le respect que je vous dois, on a marre de ce discour fataliste alarmiste à la syrienne ou egyptienne ou libienne autre fois : à savoir la théorie du complot, de l'exterieure,

 

Je profite de l'édition de ce nouvel article, qui est en quelque sorte une suite au précédent, sur la base des commentaires formulés par les internautes, pour confirmer à monsieur noured, au sujet de "la théorie du complot", que le complot existe bel et bien et que la théorie à son sujet n'aura juste été formulée qu'en terme de programmation et de projection pour mieux appliquer dans son intégralité le dit complot mondial, dont ceux qui s'en défendent le taxent de théorique.

 

Nier l'existence de ce maudit complot est une manière de vouloir cacher le soleil en lui opposant un tamis.

 

 

La liberté a plus de valeur que l'argent gagné à travailler pour les autres.