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Syrie - CIA et DGSE
Une base secrète de la CIA en Turquie forme des rebelles syriens
Article placé le 11 août 2012, par Mecanopolis
Le Canard Enchainé, dans sa dernière livraison, révèle l’existence d’une base secrète en Turquie, où Américains et Français formeraient à la guerre civile des « insurgés » syriens.
Il y a une dizaines jours, nous apprenions, par CNN et NBC, que le président américain Barack Obama a autorisé la livraison d’armements « lourds » aux rebelles anti-Bachar. Les choses sont allées très vite, puisque l’hebdomadaire français révèle qu’une base de la CIA, qui se voulait être secrète, a été installée en Turquie, non loin de la ville d’Adana, à une centaine de kilomètre de la frontière syrienne.
« Là , des officiers américains de la CIA, français de la DGSE, turcs et britanniques ont commencé à former des Syriens à l’utilisation d’appareils de communications cryptées ou au tir de missile antichars », indique le Canard Enchainé
La proximité de l’importante base d’Incirlik, concédée par la Turquie aux Etats-Unis et à l’OTAN, permettra l’atterrissage d’avions cargo transportant des armements fournis par le Qatar et l’Arabie saoudite.
L’hebdomadaire français précise encore que, « dans Kurdistan irakien, une unité rebelle est en voie de formation accélérée par des conseiller américains », et qu’une « autre mission » de formation aurait également été confiée à des officiers de la CIA au Kosovo.
Clovis Casadue, pour Swisecurity
Avec les informations du Canard Enchainé du 8 août 2012
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Les hommes de la DGSE en appui aux tueurs de l’ASL Article placé le 08 août 2012, par Jean-Marc Desanti (Dijon) Les Français qui s’intéressent un tant soi peu à la Syrie ont dû déjà croiser au hasard de la toile ou des journaux la signature de Richard Labévière, un des rares analystes-spécialistes-essayistes un peu « équilibrés » sur cette question. Assistance à terroristes (et à Washington)
Justement, Labévière vient de donner un entretien au Parisien, ce 6 août. Dans lequel il confirme cette information, objet d’un silence vraiment consensuel de la presse française depuis le début de l’année : « Avec le service action de la DGSE, dit Richard Labévière, la France mène des opérations de formation et de soutien à l’ASL et à d’autres groupes armés ». Et notre spécialiste d’ajouter, pour l’édification des lecteurs du Parisien, que cette aide française porte plus particulièrement sur l’instruction d’artillerie et les moyens de transmissions.
« Plusieurs dizaines de conseillers militaires participent déjà à un état-major commun turc, américain et français à Chamagh (Turquie) » et cette fine équipe est renforcée encore par des Britanniques. Bref, ce fameux camp spécial américano-ASL en territoire turc, évoqué ces derniers jours par plusieurs sites et médias, certains mainstream, prend de la consistance. Quant à la France, on se doutait que les barbouzes à pied d’oeuvre en Turquie évoquées en octobre dernier par Le Point et le Canard enchaîné n’étaient sans doute pas rentrées à la maison.
Ainsi, un grand nombre de Français sauront désormais que des soldats français, des agents français, aident en ce moment l’ASL à installer le chaos et la guerre civile en Syrie, à une heure où même la grande presse ne peut pus cacher, ni les exactions, ni l’orientation islamiste radicale de ces supposés « combattants de la liberté« .
Justement, dans son entretien au Parisien, Richard Labévière tire la sonnette des Cassandre : « Il y a un vrai danger islamiste » (en Syrie) dit-il. « Plusieurs milliers d’activistes ont passé la frontière en provenance d’Irak, du Liban, de Turquie et de Jordanie« . À ce propos, Labévière donne des estimations des effectifs de ces groupes armés qui se trouvent correspondre à celles que nous avions déjà formulées : de 10 à 15 000 combattants pour tout le pays, dont, dit-il, 3 000 environ « relèvent directement de groupes djihadistes revendiquant l’idéologie d’al-Qaïda« .
Cela peut paraitre peu face à une armée syrienne généralement crédite de 300 000 hommes. Mais outre que 300 000 militaires ne font pas forcément 300 000 soldats aguerris, les bandes, à la notable exception d’Alep aujourd’hui et de Damas la veille, sont éparpillées en des centaines de petits groupes de quelques dizaines de membres qui ont pour eux la mobilité. Et l’armée ne peut mettre des postes dans chaque ville moyenne ou village : on a vu récemment qu’à Anadane, au nord d’Alep, deux ou trois-cents rebelles ont assailli un poste défendu par une cinquantaine de soldats; le subjuguant au termes de plusieurs heures.
Pour en revenir à l’entretien de Labévière au Parisien, il prédit, en cas de chute du régime, un gouvernement des Frères musulmans « au mieux« , ou salafiste « au pire ». Et il conclut par ce slogan des opposants qu’il a personnellement entendu en Syrie : « Les alaouites dans la tombe, les chrétiens à Beyrouth ! »
C’est donc à ce programme que travaillent nos vaillant officiers de la DGSE : on ne s’en étonnera pas dans la France vassalisée de Sarkozy/Juppé et de Hollande/Fabius. Mais on ne peut que le regretter au nom de celle de de Gaulle.
Par Louis Denghien, pour VJC

Commentaires
Si vous aviez des doutes, en voici une autre preuve de l'intérêt porté par les USA au conflit syrien.....Mais c'est surtout pour protéger les israéliens qui risquent de faire les frais d'un largage de produits chimiques....
Lisez ceci :
20/08/2012 Ã 21:43
Syrie: Obama hausse le ton contre Assad, combats à Alep
Les Etats-Unis ont évoqué lundi une possible intervention militaire en Syrie en cas de déplacement ou d'utilisation d'armes chimiques dans ce pays, où les combats entre rebelles et forces du régime ne connaissaient aucun répit, notamment à Alep.
"Jusqu'ici, je n'ai pas donné l'ordre d'intervenir militairement" en Syrie, a déclaré le président américain Barack Obama lors d'une conférence de presse. Mais "si nous commencions à voir des quantités d'armes chimiques déplacées ou utilisées, cela changerait mon calcul et mon équation", a-t-il ajouté.
"Nous surveillons la situation de très près, nous avons mis sur pied un ensemble de plans (...) et nous avons fait savoir de façon claire et nette à toutes les forces dans la région qu'il s'agissait d'une ligne rouge pour nous, et qu'il y aurait des conséquences énormes", a encore dit M. Obama.
A Paris, le président français François Hollande a répété que toute solution politique en Syrie passait par le départ de Bachar al-Assad du pouvoir lors d'un entretien avec le nouveau médiateur international Lakhdar Brahimi, qui avait, lui, déclaré la veille ne pouvoir encore prendre position sur ce sujet."Ce qu'il faut, c'est arrêter la guerre civile et ça ne va pas être simple", avait souligné sur France 24 le successeur désigné de Kofi Annan.
président "Ce qui se passe sur le terrain, ce sont des crimes terroristes qui visent le peuple syrien et qui sont perpétrés par des salafistes armés soutenus par des pays connus", a rétorqué le ministère syrien des Affaires étrangères en récusant le terme de guerre civile.
Damas accuse régulièrement l'Arabie saoudite et le Qatar d'armer les rebelles.
Sur le terrain, la fête musulmane du Fitr, qui célèbre la fin du jeûne du ramadan, était endeuillée par des combats meurtriers à Alep (355 km au nord de Damas), mais aussi dans la capitale. Le président syrien y avait effectué la veille une rare apparition publique dans une mosquée.
Au moins 131 personnes, dont 57 civils, 37 soldats et 37 rebelles ont été tuées lundi, selon un bilan provisoire de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) qui rapporte plus de 23.000 morts depuis le début de la révolte en mars 2011.
Combats à Alep et Damas
Un mois jour pour jour après le début de la bataille d'Alep, les rebelles ont porté lundi les combats dans le centre-ville en affrontant l'armée près du tribunal militaire et du parti Baas, selon l'OSDH.
Un commandant de l'Armée syrienne libre (ASL, formée de déserteurs et de civils armés) a affirmé à l'AFP que les rebelles avaient "pénétré et pris contrôle" de secteurs centraux d'al-Tilal, Al Maadi et Jdaidé, près du quartier historique.
Toujours dans le centre, une journaliste japonaise a été grièvement blessée alors qu'elle couvrait des combats dans le quartier Sleimane al-Halabi, selon l'OSDH, citant des militants.
A Damas, des affrontements ont éclaté dans plusieurs quartiers de l'est et du sud, notamment Jobar (est) et Tadamoun (sud), selon l'OSDH.
Les autorités avaient annoncé il y a plus d'un mois avoir repris le contrôle de Damas avant d'être démenties sur le terrain.
Dans le sud, la ville de Herak, où sont retranchés des insurgés, se trouve dans une situation humanitaire "catastrophique" faute de pouvoir se ravitailler en vivres et médicaments, a affirmé le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition.
Le régime bientôt à court d'argent
L'agence officielle Sana a par ailleurs démenti que le chef de la diplomatie Walid Mouallem ait annnoncé sur twitter avoir remplacé le vice-président Farouk al-Chareh, personnalité sunnite la plus en vue du régime dont la défection annoncée samedi par des télévisions arabes avait été aussitôt réfutée à Damas.
Le sort de M. Chareh suscite cependant des interrogations alors qu'il n'a pas été vu en public depuis un mois.
Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a estimé que le canal financier pouvait être une arme efficace pour "étrangler" le régime syrien, qui sera bientôt à court d'argent selon lui.
"Il a de moins en moins de réserves. On a compté qu'il n'en avait que pour quelques mois, sauf appui de la Russie et de l'Iran", a-t-il dit à la radio RTL.
M. Fabius devait recevoir mardi le président du CNS Abdel Basset Sayda.
Et alors que la recrudescence des bombardements dans le Nord pousse des milliers de personnes à fuir vers la Turquie, Ankara a prévenu que le pays, qui accueille 70.000 réfugiés, ne pourrait pas en accepter plus de 100.000.
Au Liban voisin par ailleurs, des combats ont repris à Tripoli, après une trêve pendant le ramadan, entre les quartiers de Bab el-Tebbaneh, majoritairement sunnite et hostile au régime syrien, et Jabal Mohsen, quartier alaouite soutenant ce régime. Trois sunnites et trois alaouites ont été blessés dans des échanges de tirs, selon un responsable des services de sécurité.
Nous sommes tous égaux, mais certains le sont plus que d'autres....
Le ménage a été fait non sans casse.
Ce qui s'appelle des dégâts collatéraux.
L'astuce maintenant est de ne plus jamais donner l'occasion de lire des commentaire délirants
Comment ?
1 - Ne plus rien éditer
2 - Ne plus rien écrire
3 - Dans une bouche bien fermée, une mouche ne saurait y entrer.
4 - Si la parole est d'argent, le silence est d'or.
5 - A la folie, il est bien préférable la sagesse.
6 - Qui ne risque rien, n'a rien
7 - A malin, malin et demi
8 - A trop vouloir chercher midi à quatorze heures, on risque de tout perdre, la montre compris...
La liberté a plus de valeur que l'argent gagné à travailler pour les autres.
Non, il ne faut pas abuser des bonnes choses, même si ce n'est que du lben issu de la filière BIO!!!
Comme ton commentaire n'est pas crédible, revenons aux choses sérieuses....
Crois-tu toujours que le monde arabe est en train de se faire fagociter par l'occident ?
Si c'est ton avis, alors pourquoi tout ce beau monde attend son tour avec résignation ?
J'attends....
Da Foughali
Nous sommes tous égaux, mais certains le sont plus que d'autres....
Ridicule tu es, fanfaron tu le resteras. Il ne faut jamais user de la gentillesse de tes collaborateurs de la modération, pour insulter les internautes. RAUS et bon débarras, LQA t'ira fort bien, avec les anciens internés...