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Valeurs d’Antan... Perdues avec Le Temps.

Il avait été jadis, il y a à peine une trentaine d’années depuis, une cité paisible. Ses habitants y vivaient de manière aussi paisible, écoulant des jours heureux. En une sorte de tacite entente établie à la suite d’une convention sociale dont chacun connaissait les règles et en respectait le fondement. Cultivant des valeurs où il était permis à tout un chacun de trouver son compte.
Dans cette cité y vivaient des familles et des gens de toutes les conditions sociales : des riches, des moins riches ainsi que ceux de position moins favorisée.
L’ambiance générale qui prévalait à cette époque n’était pas faite de distinctions criardes ; il y régnait la modestie en tout. Le pauvre n’avait pas cette cruelle sensation de sa condition. Le riche n’avait jamais osé se prévaloir de ses richesses en les étalant ostensiblement de toutes les manières possibles en une sorte d’indigne provocation faite face aux démunis. Il y régnait cette harmonie conférant à si bon titre ce sentiment de paisibilité.
Chacun trouvant chez d’autres ce qu’il lui était nécessaire pour vivre sans avoir forcément à tendre la main. Les portes d’accès des foyers restaient toujours ouvertes, par conséquent, jamais verrouillées. Tous les habitants se connaissaient et se considéraient les uns les autres en un mutuel respect dû. Le voisin était sacré et de fait, il lui était accordé toute sa valeur en tant que tel. Cette cité au cÅ“ur de laquelle avaient été cultivées toutes ces nobles valeurs humaines, chacun en étant arrivé à le conclure : est la ville de Jijel.
Le tout conté, était d’ailleurs la manière de vivre aussi de toutes les populations environnantes à travers tous les villages, il n’y a pas encore si longtemps depuis l’origine narrée concernant cette période bienheureuse.
Mais aujourd’hui, par les temps présents, il semble ne plus rester grand-chose de tout ce train de bonnes habitudes et de convivialités servies communément. Tout se trouve chamboulé de haut en bas. Plus personne désormais ne reconnaît le passant empruntant les rues de la cité. Il est comme une remise en cause totale de l’ordre établis jadis. D’aucuns diront qu’on ne peut rien contre l’évolution et la marche du temps. D’autres répliqueront que cette procession faite le long du cours du temps n’induit pas forcément que les bons usages viennent à se perdre en cours de route. Cependant, constats à l’appui, il se trouve manifestement que c’est bel et bien ce qui se produit. Les valeurs morales se perdent !
A tout bien perdu point de recours ! Car, s’il avait fallu des générations entières pour arriver à ce stade de maturité morale et sociale, il n’en avait pas fallu autant pour tout jeter et rejeter. Reniant et déniant, finissant par adopter de nouvelles attitudes n’ayant aucune origine connue, sinon celle issues d’une accumulation de fausses considérations faites et nourries, par opposition, sur des bases matérielles en dépit de toute autre valeur morale cultivée désormais.
Il est de toutes ces populations, chacun se livrant en un incessant ballet donné chaque jour, fait de démonstrations de force, dans l’évidente intention de prouver à tous, le volume de son aisance personnelle.
Il est de ces manifestations livrées, frisant l’indécence, à travers lesquelles tout un chacun ne réussissant à démontrer en fait, uniquement que le poids de la masse en putréfaction de ses ignorances, plus pesantes en comparaison, à celles de l’étendue de ses richesses.
«Je n'induirai pas les riches en aumône parce que l'aumône fait du bien à celui qui donne et du mal à celui qui reçoit et parce qu'enfin la richesse étant par elle-même dure et cruelle, il ne faut pas qu'elle revête l'apparence trompeuse de la douceur». – Anatole France -
Par Antar Lamine
10/08/2008

Commentaires
Oui une génération prise au piège, depuis quelques années, ce n’est pas un secret : la technologie a favorisé le développement de mauvaises habitudes chez la nouvelle génération et même sur la notre. L’invention excessive de nouveaux gadgets électroniques a rendu les jeunes trop dépendants.
"L'homme qui a réussi est celui qui a voué son cœur sincèrement à la foi, qui a rendu son cœur sain, sa langue véridique, son âme apaisée et son naturel droit".