vidons la petite tasse, bientôt la chambre basse...
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Vidons la petite tasse, bientôt la chambre basse…
Le 03 décembre 2007, notre docteur est installé à la tête de la commune chef lieu de la wilaya. A partir d’Aujourdh’ui, le jour qui passe ne reviendra jamais, quatre années après les prises de fonctions.
Nous l’avions dit ici même, que la politique des temps présents, n'est plus une vocation, n'est plus un engagement pour telle ou telle raison, ce n'est qu'une ambition. Celle de vouloir aller haut, très haut, le désir du pouvoir, l'envie d'être au dessus des autres...
Et toutes ses ambitions font qu'un politicien oublie la mission pour laquelle il a été choisi, son seul objectif est de remplir son CV. Élu par ci, élu par là , conseiller par ci et par là , peut être un jour Sénateur, n'est ce pas le vœux le plus cher à tout élu, ou peut être je me trompe, futur député, dans moins de six mois, qui sait ?
Il vous est arrivé de faire des promesses que vous n’avez pu tenir, (c'est vrai que vous n’êtes pas le seul) je vous l'accorde, mais on est dans une ville, agréable à vivre, certes avec ses problèmes; problèmes que nous connaissons tous. Il vous aurait suffit d’un peu de bon sens pour réduire la déchirure entre les quartiers et le plateau (je veux dire le château). Il vous a été donné l’occasion à maintes reprises de sortir de votre château et de vous mettre à affronter la réalité du terrain, et d'essayer de relever les manches pour vous mettre au travail, qu’en est t-il réellement, alors que vous vous apprêtez à d’autres « missions » ?
Le temps est passé comme un éclair, nous menant vers une brève échéance, celle des elections législatives. Qu’avez-vous fait durant quatre années ?
La vie nous a appris que dans la culture de gestion des affaires publiques, de la collectivité nationale ainsi que celle des collectivités locales, que les premiers cent jours pour un Président de la République, constituent le moment favorable pour donner une impulsion déterminante, pour les projets électoraux détaillés lors de la Campagne.
Pour les élus locaux, c'est la première année du mandat qui constitue cette période de "grâce". Nous vous avions dans un passé récent, interrogé monsieur le maire, à propos du plan d’action du conseil municipal que vous présidez, avec l’espoir de voir se concrétiser les promesses électorales :
Quatre budgets primitifs (2008.2009.2010.2011) auraient du être ambitieux, porteurs de projets de relance dans la conjoncture économique actuelle. En réalité, rien de cela. Des engagements financiers annuels en demi-teinte, visant à assurer pour chaque année, les deux tiers uniquement des salaires de tout le personnel. La commune n'a-t-elle pas été capable de présenter des projets cohérents et crédibles, susceptibles d'être éligibles, au plan de relance mis en place par le Président de la République ? Alors que vous avez prié pour un mandat de sénateur, avez-vous assuré la relève au cas ou vous serez l’heureux élu à la prochaine chambre basse ?
De très nombreuses questions restent à poser, elles le seront et il ne fait nul doute que la prochaine diffusion sur ce site de nouvelles informations, incitera le premier magistrat de la ville de Jijel à être plus explicite sur les graves décisions qu’il avait prises en matière de gestion de la carrière des fonctionnaires…
Monsieur le Maire, soyez assez honnête avec vous, c'est le seul moyen pour être honnête avec les autres, et d'arrêter de ne voir en cette population d’honnêtes citoyens qui vous ont élu, que des bulletins dans des urnes à l'approche des élections. Cinq ans pour vous c'est rien, mais pour les administrés dont vous avez la charge, c'est long, très long. Je suis contre toute sorte de discrimination, en matière de désignation aux postes de commande. Je ne cautionne pas ce qui s'est passé, s’agissant d’une violence apparente, gratuite mais ô combien prémédité, on la voit, on la sent, et on l’a vit jusqu’à maintenant. Mais je suis sur que la violence morale fait beaucoup plus de dégâts, surtout envers les fonctionnaires honnêtes et sincères. Je vous invite à vous mettre à leur place (c'est pas faisable), et là je vous demanderais de réagir, vous verrez à ce moment là que mes écrits répétitifs n'ont pas tout à fait tord.
Monsieur le Maire, il suffit de vouloir ce que vous devez et vous le pourrez ! Vous savez, monsieur le Maire, les citoyens savent être reconnaissants si l’on se montre loyal envers eux, et même si l’exercice n’est pas facile parce que la tâche n’est pas aisée, dévouez-vous et la postérité vous rendra justice.
Sachez enfin docteur, que la citoyenneté, c’est la vigilance, la prévoyance, la lucidité, l’alerte, le doute. Ce doute qui conduit au pessimisme de l’intelligence et à l’optimisme de la volonté. Car il y’a toujours une marge entre ce qu’on doit faire et ce qu’on peut faire, entre ce qu’on peut faire et ce qu’on veut faire… N’avons-nous pas dit que l’exclusion est pire que la condamnation à mort !!!
Signé/ Jamel maghlache.
