Poster une réponse 
 
Note de ce sujet :
  • Moyenne : 0 (0 vote(s))
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
“Kamel le Boucher” filmait ses rencontres avec les juges et les hauts responsables po
Auteur Message
Nassiba Hors ligne
Super posteur

Messages : 7,504
Inscription : May 2014
Message : #21
RE: “Kamel le Boucher”
Qu’est-ce qui a pris Hamel ?


Tout le monde est en train de suivre l’évolution de cette scabreuse affaire de trafic de cocaïne, œuvre d’un importateur devenu un véritable capo avec des ramifications qui atteignent des niveaux insoupçonnables du pouvoir politique. Mais il faudra bien séparer les deux aspects de cette affaire et ne pas aller vite en besogne.

Tout d'abord, une saisie d’importantes quantités de cocaïne n'est pas une nouveauté «algérienne». Il faudra impérativement lier cette affaire à la phénoménale prise d'Algesiras, en avril 2018 où pas moins de 8 700 kilogrammes de cocaïne ont été découverts dans des containers en provenance de Colombie. La drogue était dissimulée dans des cartons de bananes. Auparavant, une autre affaire avait défrayé la chronique lorsque les services de sécurité espagnols mirent la main sur 6 000 kilogrammes de cocaïne (décembre 2017) !

Plus proche de nous, la saisie de 2 000 kilogrammes de cocaïne à Tanger, au mois de mai 2018, avait nettement démontré que les grands réseaux de trafic de cocaïne avaient procédé à un changement d’itinéraire. La vigilance des services espagnols, très liés aux agences de renseignement sud-américaines, rendait le «travail» difficile et il fallait trouver d'autres voies.

C’est probablement dans ce cadre des nouvelles routes de la cocaïne qu'entre cette affaire car il est impensable que les 700 kilogrammes allaient trouver preneurs en Algérie. La destination reste l'Europe et d'ailleurs la drogue saisie à Tanger se trouvait dans une remorque en partance pour l’Espagne. Nous pouvons facilement imaginer le scénario : la marchandise est rapidement réexpédiée vers l'Europe via l'Espagne. Quel rôle a joué Kamel le Boucher ?

Avait-il des complices ? Quels sont ses liens avec les réseaux étrangers ? N'a-t-il pas déjà fait transiter d’autres quantités importantes, ce qui expliquerait cette soudaine richesse et sa générosité envers des cadres dont la liste n'est pas close ?

Les autorités ont fait preuve de leur habituel mutisme, ce qui a conduit inévitablement à l’incompréhension, aux doutes et aux rumeurs… Dès le départ, l'information n'a pas été correctement donnée. Les communiqués du MDN, dans leur forme habituelle, louent la vigilance des agents et officiers mais ne donnent pas l’essentiel, ces éléments d’information qui permettent à tout un chacun de se faire une idée précise de l'affaire. Dès le départ, on était en droit de se poser la question de savoir pourquoi la saisie s'est faite en haute mer et par les gardes-côtes de l'ANP. Alertés par les Espagnols, nos services avaient pris le devant pour éviter que l'affaire ne leur échappe. Redoutaient-ils que les complicités commencent à agir au niveau du port d'Oran ?

Dès le départ, on sentait que quelque chose ne tournait pas rond. Car, juste après ce rôle joué par l'ANP dans une affaire qui relevait de la police et de la douane, la justice dessaisissait les juges d'Oran de ce dossier et le confiait à ceux d'Alger. Ça n'a pas d'importance en soi mais l'impact sur l'opinion était désastreux ! Chacun y allait de sa version : «Les juges d'Oran ont été dessaisis parce qu'ils sont honnêtes» ou encore «on n'a pas confiance dans les juges d’Oran car ceux d’Alger sont intègres et efficaces…» Une chose et son contraire. Le flou qui n’aide guère à comprendre. Nous livrons ces avis comme une preuve de la confusion qui règne quand on explique mal les choses. Nous nous garderons bien de tirer des conclusions hâtives, n’étant pas, nous-mêmes, bien informés.

Mon avis personnel et qui ne date pas d'aujourd'hui est que l’armée a fait du bon boulot. Grâce à ses services, un grand réseau de malfaiteurs parmi les plus dangereux vient d’être démantelé. Il faut faire confiance à ces gars reconnus par les grandes agences internationales comme des spécialistes des questions sécuritaires, ayant leurs sources partout au sein des mouvements terroristes et des associations criminelles. Évidemment, le travail des services s’arrête à l’enquête. L'armée ne juge pas les criminels et ne fait pas de politique. C’est probablement pour cela que la rédaction des communiqués est si délicate qu'elle ne va pas plus loin que l'autosatisfaction.

Mais si l’armée a fait du bon boulot, tout le reste ne semble pas avoir été à la hauteur. Le silence assourdissant sur cette affaire aura empêché la nécessaire clarification. Il a fallu attendre plusieurs jours avant que le Premier ministre, le garde des Sceaux et le chef de la police ne s’adressent au peuple. Les deux premiers usent du ton coutumier mais le troisième sort du texte et dit deux choses auxquelles personne n'aurait accordé de l’importance si l'affaire n'avait pas connu un foudroyant développement dans l’après-midi ! M. Hamel a évoqué des dépassements dans l'enquête. Notez bien qu'il a ajouté :

«Mais fort heureusement, les juges étaient à l’affût…» Ensuite, il a dit que «celui qui veut lutter contre la corruption doit être lui-même propre». Ces paroles lui ont coûté cher et je ne pense pas que la décision a été prise avec gaieté de cœur. Le gars était un proche du clan présidentiel et certaines sources le créditaient même d'un statut favorable dans la bataille successorale qui s'annonce. Son éviction fragilise El Mouradia et donne une idée de la bataille qui va s’intensifier dans les prochains mois.

Quant aux affaires de corruption, il n’échappe à personne que ce phénomène n'est pas nouveau et qu'il se renforce de jour en jour, menaçant la maison Algérie d'un effondrement total. Les choses sont allées trop loin. Kamel le Boucher n'est pas un cas isolé. C’est l’archétype de ces nouveaux milliardaires qui brassent un argent fou dans des affaires louches, avec l’immobilier comme point de fixation. Les gains sont rapides et il n'y a pas meilleur moyen de blanchir l’argent mal acquis. Dans la situation actuelle, il faut redonner les moyens aux services algériens pour qu’ils poursuivent leur noble mission d’assainissement et de chasse aux réseaux maffieux qui se développent à un rythme extraordinaire.

Évidemment, il faudra respecter le droit des mis en cause, travailler sous couverture judiciaire et ne plus recourir aux méthodes controversées du passé. Finalement, et tout au long de ces années, nous avions raison de nous inquiéter des lobbies d’importation qui constituent non seulement une menace sur le plan économique mais peuvent parfois se transformer en danger potentiel pour la sécurité du pays. Les pratiques frauduleuses telles que l’importation de biens inutiles et en grande quantité pour sortir des masses importantes de devises se prolongent parfois par le trafic de la monnaie étrangère qui donne un sérieux coup au dinar sur le marché parallèle. Nous avons toujours fait la différence entre les importateurs honnêtes et cette véritable maffia qui saigne le pays mais force est de constater que les hommes d’affaires intègres exerçant cette activité sont de moins en moins nombreux.

Comme nous devons reconnaître que les listes de produits interdits d'entrée en Algérie n'ont pas eu l'effet souhaité sur le volume global des importations. Il faudra nécessairement penser à des solutions plus radicales comme ne financer par les banques publiques que les produits de première nécessité. Tout le reste devra faire l'objet de transactions au niveau du… marché parallèle ! Les barons de Dubaï qui approvisionnent le Square et d’autres hauts lieux du trafic de devises seront pris de court et l'une des premières conséquences sera une revalorisation du dinar dans ces marchés non officiels. Que ceux qui pensent qu'il reste quelque chose à sauver dans cette Algérie de la sinistrose et de la désespérance agissent, tous ensemble, pour empêcher le pire !

https://www.lesoirdalgerie.com/les-chose...hamel-7287
29-06-2018 07:45 PM
Trouver tous les messages de cet utilisateur Citer ce message dans une réponse
Nassiba Hors ligne
Super posteur

Messages : 7,504
Inscription : May 2014
Message : #22
RE: “Kamel le Boucher”
ABDELGHANI HAMEL (EX-DGSN)

Les vraies raisons d’un limogeage


[Image: tgvn.jpg]

Le désormais ex-patron de la police a-t-il fait dans la rétention de l’information par rapport au dossier de la cocaïne ? Une étrange phrase prononcée par le concerné lui-même et la célérité de son limogeage, quelques heures après, le laissent vraiment supposer, en effet.

C’est, en tout cas, via un communiqué extrêmement court, étalé en une seule phrase en fait, que la présidence de la République annonçait, à la surprise générale, tard dans l’après-midi de mardi dernier, le limogeage du tout-puissant directeur général de la Sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel, et son remplacement par le désormais ex-patron de la Protection civile, le colonel Mustapha El Habiri. Une manière de faire connue chez Bouteflika quand sa décision est prise par souci de sanctionner un responsable «indélicat» et de le faire savoir. C’est un style propre à lui.

Voici la teneur exacte et intégrale dudit communiqué, en effet. «Son Excellence, Monsieur Abdelaziz Bouteflika, président de la République, a signé ce jour deux décrets, le premier mettant fin aux fonctions de M. Abdelghani Hamel, en tant que directeur général de la Sûreté nationale, et le second portant nomination de M. Mustapha El-Habiri à la tête de la DGSN;» A bien lire ce communiqué, il s’agit non seulement de mettre fin aux fonctions, mais à la carrière de Abdelghani Hamel, tout bonnement.

C’est ce qui donne un aperçu sur la gravité des faits reprochés et à l’origine de cette réaction sans états d’âme de Abdelaziz Bouteflika.
A bien des égards, cette violente sanction présidentielle rappelle celle qui avait été réservée par Bouteflika à un autre proche, Abdelaziz Belkhadem. Tout s’est précipité dans la journée du mardi 26 juin, pour cet homme fort, hissé depuis juillet 2010 au rang de l’un des piliers du régime Bouteflika au point de faire contre-poids à l’ensemble des ministres de l’Intérieur qui se sont succédé après le départ de Nourredine Zerhouni. Dans la matinée, il surprendra par des déclarations intempestives et inhabituelles à ce niveau-là de la responsabilité lorsque, commentant l’affaire de la saisie des 701 kg de cocaïne au port d’Oran et l’enquête en cours qui s’en est suivie, le patron de la DGSN tiendra des propos autant troubles qu’irresponsables.

Il dira notamment : «J’ai confiance en notre justice, en sa compétence et son intégrité. Cependant, dans l’enquête préliminaire, je le dis avec franchise, il y a eu des dépassements et des ingérences. L’enquête a été bâclée.»

Pour mieux situer sa cible, le général-major précisera encore ceci : «Fort heureusement, les juges étaient vigilants.» Comprendre : les juges étaient vigilants et plus professionnels que la partie qui avait mené l’enquête préliminaire, à savoir la gendarmerie relevant du ministère de la Défense nationale, mais surtout les services qui sont sous la tutelle de la présidence de la République. Il ne s’arrêtera pas là ! Il enchaînera en effet comme suit : «Rien ne pourra arrêter la police, déterminée à poursuivre la lutte contre la corruption. Et je dis que celui qui veut lutter contre la corruption doit être propre.» Ce ne sera pas tout. «Même si la police n’est pas concernée par la gestion de cette affaire de cocaïne, nous détenons des dossiers que nous allons remettre à la justice.» Des phrases dévastatrices, en somme, prononcées publiquement par le plus haut responsable d’un service de sécurité nationale, ce qui ne s’est jamais produit, y compris au plus fort de la guerre des clans de l’été 1998. «De tels propos sont de nature à faire désordre au sommet de l’Etat», nous confie-t-on de très bonne source.

Cette affaire de saisie de cocaïne qui a éclaté le 29 mai dernier à la suite de l’interception par les forces navales du navire en provenance du Brésil n’est, en fait, que l’aboutissement d’un travail de fourmi effectué par les services algériens depuis près de deux ans. C’est ce que nous confie notre source précisant que les services ont fait montre d’un remarquable professionnalisme pour remonter ces filières de trafic de drogue, avec tout ce que cela appelle en termes de collecte de renseignements, de filature, d’écoutes, etc.

Un travail qui ne peut se faire qu’avec une collaboration et une coordination avec les services de pays comme l’Espagne dont certains ports se sont avérés des plaques tournantes incontournables pour ces trafiquants. D’où, encore, la question subsidiaire suivante : si Hamel affirme détenir des dossiers qu’il remettra à la justice, concernant cette même affaire, pourquoi ne l’a-t-il pas fait jusque-là ? Ou alors, pourquoi ne les avait-il pas confiés aux services concernés par la gestion de cette affaire dès le départ ? Pour tout dire, le général-major Abdelghani Hamel aura, en ce mardi 26 juin, fait des déclarations de trop qui mettent fin, brutalement, à une brillante carrière effectuée au sein du corps de la gendarmerie, de la Garde républicaine et, enfin, de la DGSN. La simple citation de son chauffeur personnel dans l’affaire était-elle la seule raison qui l’avait poussé à perdre son sang-froid ?

https://www.lesoirdalgerie.com/actualite...geage-7311
29-06-2018 08:01 PM
Trouver tous les messages de cet utilisateur Citer ce message dans une réponse
Nassiba Hors ligne
Super posteur

Messages : 7,504
Inscription : May 2014
Message : #23
RE: “Kamel le Boucher”
Hamel : chronique du départ d’un autre « fidèle » de Bouteflika


Depuis ce mardi 26 juin, Abdelghani Hamel n’est plus le directeur général de la Sûreté nationale. Quelques heures seulement après ses déclarations sur l’affaire de la cocaïne saisie à Oran fin mai dernier, celui qui a dirigé la police pendant huit ans a été brutalement remplacé par le président de la République.

On ne sait quelle partie M. Hamel visait par ses déclarations fracassantes faites à la clinique des Glycines, à Alger, par un personnage qui a rendu d’énormes services au pouvoir en place au point d’être cité par les supputations de la presse et des observateurs comme un potentiel présidentiable.

Abdelghani Hamel, un autre fidèle à Bouteflika, est issu des rangs de la Gendarmerie nationale où il a fait une carrière de 37 ans. Il a notamment dirigé les sixième et deuxième commandements régionaux (extrême sud et ouest) de ce corps de sécurité et commandé les Groupements des gardes-frontières (GGF) et la Garde Républicaine.

En juillet 2010, alors chef de la Garde républicaine, il fut promu au grade de général-major et admis à la retraite. Quelques jours plus tard, il est nommé directeur général de la police, un poste resté vacant depuis l’assassinat du colonel Ali Tounsi en février de la même année dans son bureau.

Le poste est d’une extrême sensibilité, puisque son titulaire a sous sa coupe un effectif de 200 000 hommes bien équipés.

Ce corps a en charge la sécurisation de tous les centres urbains du pays, où vivent près de 80% de la population, contrôle les mouvements d’entrée et de sortie sur et du territoire national à travers la PAF (police de l’air et des frontières) et dispose d’un redoutable service de renseignement, les fameux RG dont les rapports pèsent lourd notamment dans les enquêtes d’habilitation qui précèdent toute nomination à un poste supérieur dans l’administration.

C’est ce qui explique sans doute tout le temps pris par les hautes autorités pour trouver (ou se mettre d’accord ?) sur un successeur au défunt Tounsi qui a dirigé l’institution pendant près de 15 ans.

Le choix s’est donc porté sur un autre haut gradé de l’armée, au niveau d’instruction respectable (ingénieur en informatique et magistère en études stratégiques et relations internationales) et aux états de service mêlant les épreuves du terrain et l’expérience du commandement.

Quand il a pris ses rênes, le plus dur était passé pour la police qui était aux avant-postes de la lutte anti-terroriste pendant les années 1990, aux prix d’un lourd tribut en vies humaines. Mais de nouvelles missions attendaient l’institution, dont la lutte contre la petite et grande criminalité et la gestion des mouvements de contestation sociale qui vont se faire de plus en plus nombreux.

La première décision du général-major au sein de la police, dit-on, c’était de mettre à la retraite de nombreux cadres pour choisir ses proches collaborateurs parmi les gradés ayant un niveau universitaire.

Commencera alors une longue réforme visant d’abord à redorer l’image d’une institution qui venait de vivre un incroyable scénario avec l’assassinat de son premier responsable dans son bureau et par un cadre supérieur de la police, sur fond d’une scabreuse affaire de corruption et de pots-de-vin.

Les réformes de Hamel porteront d’abord sur la réhabilitation du métier de gardien de la paix et de la police de proximité. Il s’attèlera ensuite à assurer une meilleure couverture du territoire, le renforcement des effectifs et la révision des critères de recrutement.

Une gestion efficiente puis une succession d’erreurs fatales

L’homme fait forte impression et prendra du galon dès la fin de l’année 2010 qui a vu de nombreux pays de la région s’embraser par les révolutions du printemps arabe.

C’est Hamel, sur injonction ou de sa propre initiative, qui a en effet introduit le concept de « la gestion démocratique des foules » qui consiste à désarmer les policiers en charge d’empêcher les manifestations publiques, tout en multipliant leur nombre.

Lors des émeutes du « sucre et de l’huile » de janvier 2011, la police avait presque laissé faire les jeunes émeutiers qui s’en prenaient à des édifices publics, mais les dégâts humais s’étaient limités à 3 morts alors que toutes les villes du pays s’étaient embrasées.

Ce concept, qui procède certes de la répression des mouvements populaires, a sans doute évité un bain de sang dont on ne peut présumer des conséquences.

L’utilisation de la même méthode lors des événements de Ghardaïa vaudra au général-major de vivre sa première grande épreuve en tant que chef de la police.

C’était en 2014, lorsque des milliers de policiers sont entrés dans une sorte de mutinerie pour exprimer leur lassitude et réclamer la prise en charge du conflit fratricide par les autorités politiques.

Le mouvement allait faire tâche d’huile pour atteindre les grandes villes du pays comme la capitale où les policiers en colère sont allés jusqu’à tenter de forcer les grilles du portail du siège de la présidence de la République, réclamant de meilleures conditions de travail et, surtout, le départ du général Hamel.

Là aussi, ce dernier, a su comment éteindre le feu en évitant de prendre des mesures extrêmes à l’encontre des contestataires. L’homme sortira de cette épreuve plus renforcé que jamais. La confiance que lui accordait le chef de l’Etat était incontestable et son aura ira crescendo.

Jusqu’à l’éclatement de cette affaire des 701 kilogrammes de cocaïne saisis au port d’Oran par une unité des forces navales le 29 mai dernier. L’enquête est confiée à la Gendarmerie et Hamel n’avait donc aucune raison de s’en mêler, du moins publiquement.

Mais une fuite, sciemment provoquée ou pas, a révélé en fin de semaine passée, l’implication présumée de son chauffeur personnel dans cette affaire de trafic international de drogues dures.

En réaction, la DGSN a précisé dans un communiqué que la personne incriminée était un simple employé de son parc automobile, et non le chauffeur personnel de Hamel, dénonçant “une pure affabulation et une information mensongère (…) œuvre d’individus qui ont des objectifs précis pour semer la zizanie au lieu de laisser la justice faire son travail conformément à la loi”.

L’allusion n’est pas faite aux journalistes qui ont rapporté l’information, mais aux parties qui seraient derrière les fuites et qui ne pourraient être que l’autre corps de sécurité qui a fait l’enquête préliminaire ou la justice qui mène l’instruction.

Quatre jours plus tard, c’est Hamel lui même qui monte au créneau pour parler « dépassements dans l’enquête sécuritaire ». Dans la même déclaration, M. Hamel a lancé : « pour lutter contre la corruption il faut être propre » et que ses services détenaient des dossiers sur la même affaire qu’ils allaient remettre à la justice. De telles insinuations et menaces à ce niveau de responsabilité ont forcément des conséquences. Hamel rejoint la longue liste des personnes écartées alors qu’elles étaient considérées comme fidèles à Bouteflika.

https://www.tsa-algerie.com/hamel-chroni...outeflika/
29-06-2018 09:38 PM
Trouver tous les messages de cet utilisateur Citer ce message dans une réponse
Nassiba Hors ligne
Super posteur

Messages : 7,504
Inscription : May 2014
Message : #24
RE: “Kamel le Boucher” filmait ses rencontres avec les juges et les hauts responsables po


29-06-2018 10:59 PM
Trouver tous les messages de cet utilisateur Citer ce message dans une réponse
Nassiba Hors ligne
Super posteur

Messages : 7,504
Inscription : May 2014
Message : #25
RE: “Kamel le Boucher” filmait ses rencontres avec les juges et les hauts responsables po


29-06-2018 11:10 PM
Trouver tous les messages de cet utilisateur Citer ce message dans une réponse
Nassiba Hors ligne
Super posteur

Messages : 7,504
Inscription : May 2014
Message : #26
RE: “Kamel le Boucher” filmait ses rencontres avec les juges et les hauts responsables po
DES NOMS DE GÉNÉRAUX, D’HOMMES D'AFFAIRES ET DE PROCHES DE L’EX-DGSN CIRCULENT

Affaire Chikhi : d’autres têtes risquent de tomber


Au tribunal de Sidi M’hamed, comme à la cour d’Alger, de nombreux noms circulent avec insistance en lien avec les quatre instructions en cours autour de l’empire de l'importateur et promoteur immobilier Kamel Chikhi.


Il s’agit de deux généraux-majors, d’un actionnaire d’un groupe agroalimentaire, d’un concessionnaire automobile ainsi que de deux membres de la famille de l’ex-DGSN. “C’est la guerre des clans qui est ouverte dans le sillage de l’affaire de saisie de la cocaïne à Oran”, commente un membre du barreau d’Alger.

Pour l’instant, l’investigation judiciaire, élargie à ces personnes, n’est pas confirmée officiellement. Kamel Chikhi, principal suspect dans l’affaire de saisie des 701 kg de cocaïne au port d’Oran à la fin du mois de mai dernier, est ciblé, pour rappel, par trois autres instructions judiciaires :

corruption, blanchiment d’argent et trafic d’influence. Mardi dernier, le promoteur immobilier a été présenté pour la deuxième fois devant le juge d’instruction afin de lui notifier les chefs d’inculpation retenus contre lui dans le cadre de l’instruction en cours sur ses activités dans le domaine de la promotion immobilière. Le prévenu aurait corrompu de nombreux fonctionnaires de l’urbanisme et des conservations foncières, dans la capitale, pour acquérir des assiettes foncières et obtenir des permis de construire et d’extension de bâtis existants. Plusieurs cadres des services de l’urbanisme et du foncier d’Alger ont été déjà placés, au début de cette semaine, sous mandat de dépôt ou contrôle judiciaire.

Lors de la conférence de presse qu’il a animée, lundi en marge des travaux de l’Assemblée nationale, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, n’a pas occulté l’implication de plusieurs fonctionnaires de la justice dans cette affaire aux ramifications multiples. Tout en rappelant le principe de la présomption d’innocence, le ministre a précisé que les personnes interpellées jusqu’à présent sont soupçonnées d'avoir bénéficié de cadeaux, en contrepartie de largesses accordées à Kamel Chikhi, illégalement.

https://www.liberte-algerie.com/actualit...ber-295524
29-06-2018 11:12 PM
Trouver tous les messages de cet utilisateur Citer ce message dans une réponse
Nassiba Hors ligne
Super posteur

Messages : 7,504
Inscription : May 2014
Message : #27
RE: “Kamel le Boucher”
Affaire de la cocaïne saisie à Oran : Jusqu’où ira l’enquête ?


Les dossiers de corruption en cascade, les détournements en règle et maintenant cette scabreuse affaire de cocaïne sur fond de crise politique ont largement contribué à la dislocation du tissu social. Ils précipitent la désagrégation du lien national.

L’éclatement de l’affaire de la cocaïne, ses implications et ses conséquences immédiates avec l’éviction du Directeur général de la Sureté nationale (DGSN), Abdelghani Hamel, jette le discrédit sur la préparation de l’élection présidentielle. Déjà plongée dans un brouillard total, la préparation de cette échéance décisive qui devrait avoir lieu dans dix mois est désormais confrontée à de sérieuses difficultés.

Car dans les calculs du sérail, l’épisode de l’éviction d’un élément-clé dans le dispositif présidentiel n’était pas prévu. Il vient perturber sérieusement un processus mal engagé et difficilement mené. Un grain de sable qui enraye la machine. Un séisme politique dont les répliques risquent d’être de la même ampleur.

Très proche du président de la République auprès duquel il jouit d’une «traitement» particulier, Abdelghani Hamel à la tête d’une police aux effectifs pléthoriques incarne une force de persuasion, une force aux capacités d’action non négligeables. Se séparer de lui dans la précipitation et manifestement par contrainte, le président de la République perd ainsi un atout majeur dans son staff et une carte déterminante dans l’organisation du futur rendez-vous politique.

M. Hamel était plus qu’un Directeur général de la Sûreté nationale. Mais il était difficile de garder un allié devenu brusquement encombrant. Abdelghani Hamel, visiblement excédé par la manière avec laquelle est gérée l’affaire de la cocaïne et ses «dérivés», n’a pas pu tenir sous la «pression». Il a craqué. Inhabituel pour un patron d’une force armée. Son éviction pour le moins brutale va sans doute être «capitalisée» par ses adversaires dans le sérail dans les batailles d’influence que se livrent les différents groupes en vue du renforcement de situations de puissance.

Ça «snife» la manœuvre. Inévitablement, le scandale de la cocaïne sera exploité politiquement. Il servira de prétexte pour des règlements de comptes, à «couper les têtes», à affaiblir ou à renforcer les positions au sein du pouvoir. Il n’est un secret pour personne qu’entre Abdelghani Hamel, patron de la police et Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major, le «courant ne passait pas».

Les deux personnages n’ont jamais fait bon ménage, d’autant que le premier a, dès son installation au 01, Boulevard Mohamed Ouanouri (Bab El Oued) a souvent «irrité» le second en se donnant les allures d’un homme puissant qui jouit grandement des faveurs du chef de l’Etat. Plus encore, Abdelghani Hamel nourrissait au fond de lui-même une ambition politique suprême en soignant son image en interne et à l’extérieur avec une stratégie de communication bien orchestrée.

Ses «relais» n’hésitaient pas à lui «tailler un costume» présidentiel et le mettre en avant comme étant «un potentiel prétendant» au palais d’El Mouradia. Inutile de dire qu’avec la Gendarmerie nationale le courant ne passait pas non plus. Les deux institutions se regardaient en chiens de faïence. Un classique qui n’est pas propre à l’Algérie par ailleurs.

D’évidence, après son «exécution» il voit son «rêve» s’écrouler. Difficile de se relever d’une telle chute. Mais au-delà des ambitions contrariées de Abdelghani Hamel, c’est l’ensemble du climat politique qui s’assombri davantage. L’impact de l’affaire de la cocaïne et ses ramifications est immense sur l’opinion. La nature des institutions touchées par ce nouveau scandale aura des incidences majeures sur l’Etat dont l’autorité ne cesse d’être sapée par ses propres agents. Ce nouveau scandale qui vient «grossir» un registre peu glorieux en matière d’«affaires» va considérablement renforcer la méfiance entre les citoyens et les institutions. Les Algériens s’inquiètent sérieusement et légitimement.

Comment ne pas l’être quand ils apprennent qu’un magistrat, un directeur central, un ministre ou un officier doit sa nomination à un homme d’affaire douteux ? L’argent sale et violent se révèle non seulement influent, mais il gangrène jusqu’au plus haut sommet. Les dossiers de corruption en cascade, les détournements en règle et maintenant cette scabreuse affaire de cocaïne sur fond de crise politique ont largement contribué à la dislocation du tissu social. Ils précipitent la désagrégation du lien national.

Cependant, et au-delà des personnes — certes responsables de leurs actes —, c’est tout le système politique dans son ensemble, par sa nature et son fonctionnement, qui est le générateur des dérives multiples. C’est un système crisogène. Non seulement il ne protège ni les citoyens ni les institutions publiques déligitimées et affaiblies, il vampirise l’Etat qui est déjà à terre. La situation nationale dans sa globalité présente des symptômes d’un profond malaise.

Les capacités de résistance s’affaiblissent à coups de scandales et les ressorts craquent à tous les niveaux de la société. Trop fragile en interne et cerné par un environnement instable et menaçant, le pays se trouve surexposé à des périls sérieux. D’où l’urgence de sortir vite et par le haut en brisant l’impasse politique angoissante.

https://www.elwatan.com/edition/actualit...28-06-2018
30-06-2018 12:01 AM
Trouver tous les messages de cet utilisateur Citer ce message dans une réponse
Nassiba Hors ligne
Super posteur

Messages : 7,504
Inscription : May 2014
Message : #28
RE: “Kamel le Boucher”
Affaire “Kamel le Boucher” : Allez chiche ! Montrez-nous vos dossiers monsieur le Wali d’Alger


[Image: w42u.jpg]

Encore une fuite en avant. Depuis l’éclatement du scandale du milliardaire controversé “Kamel le Boucher” avec ses cohortes de révélations fracassantes sur ses affaires louches dans l’immobilier et l’importation des viandes surgelées, tous les officiels de l’État algérien tentent de nous faire croire qu’ils ne sont pas concernés par les investigations en cours menées par les services de sécurité.


Tous nos hauts responsables crient leur innocence et se démarquent de ce puissant milliardaire qui avait, pourtant, fréquenté pendant des années leurs salons, leurs réceptions, leurs ministères ou administrations et même leurs fêtes de mariage. L’indignation de nos responsables politiques est devenue quasiment une comédie qui ne fait rire presque personne. Pourquoi ? Parce que les Algériens ne sont pas dupes !

Dans un communiqué rendu public sur sa page Facebook, la wilaya d’Alger a dénoncé avec force ce qu’elle qualifie “d’allégations tendancieuses et flagrantes” concernant la personne du Wali Abdelkader Zoukh, dont le but est de semer “la zizanie”. Ce communiqué a été rendu public au lendemain de la publication d’Algérie Part d’un article qui s’interroge sur le sort réservé à Abdelkader Zoukh à la suite des arrestations et perquisitions réalisées par les services de sécurité dans les domiciles de plusieurs responsables des services de l’urbanisme de la wilaya d’Alger.

Les autorités de la wilaya répondent ainsi à nos interrogations, entièrement légitimes, en annonçant que “tous les dossiers de la wilaya d’Alger sont scellés. Une cellule technique installée depuis 5 ans au cabinet du Wali suivi avec intérêt tous les dossiers relatifs au foncier faisant l’objet d’une infraction”. Gloire à Dieu ! Notre grandiose wilaya veille donc sur la loi de notre pays.

Mais pourquoi donc les enquêteurs de nos services de sécurité et les autorités judiciaires multiplient les découvertes sur les pratiques très douteuses ayant permis à Kamel Chikhi, alias Kamel le Boucher, d’obtenir des permis de construire pour des promotions immobilières alimentant une vive polémique depuis au moins 2014 ?

Où était donc cette cellule technique si savante et consciencieuse pour empêcher des pratiques de corruption et la circulation des pots-de-vin au sein des services de l’urbanisme dépendant directement de la wilaya d’Alger, présidée depuis 2013 par le sieur Abdelkhader Zoukh ? Allez chiche ! Montrez-nous tous ces dossiers monsieur le Wali. Faites une conférence de presse et sortez tous les cartons pour nous exhiber vos rapports et vos notes concernant les permis de construire controversés accordés à ce milliardaire qui érigent les immeubles les plus prestigieux dans les quartiers chics de la capitale Alger en se permettant de nombreuses “légèretés”, pour ne pas dire autre chose, avec la réglementation sur l’urbanisme.

Où étiez-vous monsieur Zoukh quand à Dely Ibrahim, tous les résidents de la rue KOUACHI AHMED à Dely Ibrahim, dans la banlieue ouest d’Alger, ont manifesté publiquement contre les travaux anarchiques menées par le promoteur Chikhi et ayant provoqué un très dangereux glissement de terrain ? Expliquez-nous monsieur Zoukh comment le milliardaire Kamel le Boucher a pu obtenir un permis de construire en R+5 alors que les responsables de l’urbanisme de l’APC de Dely Ibrahim assurent verbalement qu’il est impossible de le délivrer dans cette zone.

Que disent vos dossiers sur l’affaire de la tour de 14 étages de la cité les Sources qui avait suscité la colère citoyenne depuis 2014 ? Kamel Chikhi a continué son projet alors que le maire de Bir-Mourad Rais lui avait signifié à deux reprises d’arrêter les travaux. Les habitants de la cité des Sources ont été réprimés par la police lorsqu’ils ont organisé un sit-in pour dénoncer “une dilapidation du foncier qui est l’œuvre d’un promoteur immobilier au bras long”.

A cette époque-là, vous étiez Wali d’Alger monsieur Abdelkader Zoukh. Vous n’êtes certainement pas lié à l’affaire de la cocaïne du Port d’Oran. Algérie Part ne l’a aucunement affirmé dans ses articles. Mais la fortune colossale de Kamel le Boucher dans l’immobilier vous concerne directement vous qui avez les prérogatives du Président de la République dans votre wilaya. Et il est temps pour vous de vous expliquer publiquement. Et vos menaces ne sauront faire taire les interrogations légitimes de vos compatriotes.

https://algeriepart.com/2018/06/29/affai...li-dalger/
30-06-2018 03:42 PM
Trouver tous les messages de cet utilisateur Citer ce message dans une réponse
Nassiba Hors ligne
Super posteur

Messages : 7,504
Inscription : May 2014
Message : #29
RE: “Kamel le Boucher” filmait ses rencontres avec les juges et les hauts responsables po
Coup de gueule. Affaire de la cocaïne du Port d’Oran : cette opacité qui favorise la manipulation


[Image: 7qh3.jpg]

Les Algériens forment un peuple qui s’est à la longue habitué à l’opacité de son système politique. Un peuple que l’on a habitué au verrouillage de l’information officielle pour entretenir savamment des rumeurs distillées au compte-gouttes, irriguant ainsi de manière grossière une opinion publique manipulée. L’affaire de la cocaïne du Port d’Oran illustre parfaitement cette réalité amère qui fait tant de mal à notre pays.

Depuis le début de ce scandale, aucun journaliste algérien ne peut approcher une source officielle pour vérifier et recouper une information. Tout est géré et opéré en catimini. Le respect du secret de l’instruction pénale est certainement une valeur qu’il faut chérir et défendre. Mais cela ne doit nullement empêcher le droit de savoir des Algériens terrifiés depuis la découverte de cette incroyable quantité de cocaïne au Port d’Oran.

Quand une personne occupant une fonction au sein d’une institution de l’État est placée sous mandat de dépôt, lorsque des responsables des services sécuritaires sont destitués brutalement et dans l’urgence, les Algériens ont totalement le droit de connaître les tenants et aboutissants de ces processus qui engagent leur avenir et celui de leur pays.

Or, depuis l’éclatement du scandale de l’affaire de la cocaïne du Port d’Oran, les informations les plus dangereuses, les plus surprenantes et les plus controversées circulent sans que nous puissions, nous journalistes, les affirmer ou les infirmer dans la seule optique d’éclairer la lanterne de notre opinion publique. Nous avons appris de sources officieuses depuis plusieurs jours que l’un des fils de notre ancien Premier-Ministre Abdelmadjid Tebboune serait en détention à la prison d’El-Harrach en raison de sa supposée implication dans l’affaire de Kamel le Boucher. Le destin aurait voulu qu’il rejoigne au sein de la même cellule notre confrère journaliste Saïd Chitour, correspondant de plusieurs médias étrangers, anglophones essentiellement.


[Image: 27s0.jpg]

Nous avons tout tenté pour confirmer et recouper cette information qui implique d’importantes dimensions politiques. Nous avons frappé à toutes les portes. Aucune instance officielle ne daigne nous répondre ou même nous accorder une petite considération pour ne pas laisser les médias colporter de fausses informations pouvant induire nos concitoyens en erreur.

On nous a également parlé de l’un des fils du général-major Chentouf, l’un des plus importants généraux de notre armée, qui aurait été entendu par les enquêteurs sur cette affaire. Là aussi, le même silence intrigant est affiché sans le moindre respect pour le droit des Algériens de connaître la vérité. Être le fils d’un haut responsable politique ou militaire n’est pas un délit. La présomption d’innocence vaut pour tout le monde quelque soit l’identité de son parent, sa fonction ou son métier.

Nous n’avons ni le droit ni la qualité morale pour condamner ou accabler les enfants de Tebboune ou le général Chentouf. Mais nous avons entièrement le droit de réclamer des explications et des informations à nos juges en charge de ce dossier. Il s’avère clairement que l’affaire “Kamel le Boucher” illustre les liaisons dangereuses entre le pouvoir de l’argent et la politique dans notre pays qu’Algeriepart ne cesse de dénoncer depuis plus d’un an…

Sinon comment expliquer l’influence de ce milliardaire durant de longues années.

Si la justice se doit de conserver ses secrets pour le bon déroulement de ses investigations, elle ne peut pas ignorer non plus le devoir de transparence vis-à-vis de notre population. Il est parfaitement envisageable d’organiser des points de presse pour expliquer aux Algériens la nature de l’implication des enfants de nos hauts responsables. Comme il était nécessaire au Premier-ministre de convoquer les médias pour informer les Algériens sur les tenants et aboutissants de la décision du limogeage du patron de la police algérienne, Abdelghani Hamel.

Une telle décision comporte évidement des implications politiques majeures pour notre pays. La moindre des choses est de nous expliquer ou et comment Abdelghani Hamel a fauté. Que lui reproche-t-on ? Quel est son rôle dans cette affaire “de Kamel le Boucher” et pourquoi a-t-on dessaisi l’enquête sur ce scandale de la police nationale ?

Face à ces questions totalement légitimes, le pouvoir politique entretient encore et toujours une profonde opacité. Celle-ci autorise toutes les spéculations et l’opinion publique est affolée. Elle renvoie l’Algérie à cette sempiternelle image d’un pays ravagée par les luttes intestines et claniques. En pleine crise financière et à la veille d’une élection présidentielle en 2019, ce cafouillage est tout simplement dangereux pour la stabilité de notre pays.

Preuve en est, le bouche-à-oreille fait circuler des informations très effrayantes.

Des sources assurent que le chef des Renseignements Généraux (RG), le commissaire divisionnaire Djilali Boudalia, un homme réputé pour son professionnalisme et son sens de l’engagement, aurait été convoqué et entendu dans le cadre de l’enquête sur l’affaire de Kamel le Boucher. D’autres sources affirment que le premier policier responsable de la sécurité de l’aéroport d’Alger a été également entendu en compagnie du premier responsable des RG de la wilaya d’Alger. Naturellement, aucune source officielle ne veut infirmer ou confirmer ces informations qui font froid dans le dos.

S’agit-il d’une purge anti-Hamel entamée à la suite du limogeage de l’ancien patron de la DGSN ? Ou encore de situer les négligences complices qui ont permis à un individu de la trempe de kamel Chikhi de parvenir illégalement à prospérer de manière ostentatoire ?

Le doute est permis, mais il ne permet aucune certitude.

On nous laisse livrés à nous-mêmes, abandonnés aux interrogations les plus cruelles.

Comment peut-on évoluer dans un pays où tout est sombre, caché et dissimulé. Nous ne voulons encore une fois accabler personne. Il n’est pas du tout de notre intention de salir la réputation de quiconque. Nous aspirons à défendre uniquement le droit d’informer et d’accéder à l’information.

Dire la vérité à son peuple permet à nos yeux de lutter plus efficacement contre tous les fléaux et dérapages. A Algeriepart, nous pensons qu’il est temps pour nos dirigeants, notamment ceux qui sont en charge de ce délicat dossier de la cocaïne du Port d’Oran, de dire la vérité à nos compatriotes. Il en va de la sécurité de notre pays qui a besoin d’apaisement pour mieux affronter les épreuves de l’avenir.

https://algeriepart.com/2018/06/29/coup-...ipulation/
30-06-2018 03:53 PM
Trouver tous les messages de cet utilisateur Citer ce message dans une réponse
Nassiba Hors ligne
Super posteur

Messages : 7,504
Inscription : May 2014
Message : #30
RE: “Kamel le Boucher” filmait ses rencontres avec les juges et les hauts responsables po
«Esthétique de boucher»


Des milliards en dinars et devises, une présence dans le bâtiment, le commerce, l'industrie... Comment et pourquoi un personnage anonyme, sans argent, sans passé entrepreneurial est devenu un «boss» ayant pignon sur rue?

L'affaire de la tentative d'introduction sur le marché national de la consommation des 701 kilos de cocaïne continue de révéler, chaque jour qui pas- se, d'autres affaires de trafics et de pratiques mafieuses sous-adjacentes mettant en cause des responsables publics à diverses échelles et divers milieux. Les Algériens semblent découvrir, ahuris, l'étendue et l'énormité du crime et du scandale qu'ils ne concevaient que dans les films policiers et romans noirs. Comment en est-on arrivé à ce stade dans la criminalité organisée? Un tel réseau de bandits ne nait pas du néant. Il y a des raisons objectives qui ont prévalu à sa constitution: l'ouverture tous azimuts et sans garde-fous du marché économique national à l'aune de l'abondance de l'argent frais de la rente des hydrocarbures. Le pays s'est lancé, à juste titre, dans une dynamique effrénée de développement en lançant des projets et travaux à tout va pour rattraper le retard cumulé de plusieurs décennies de stagnation et d'immobilisme économique. L'agent coulait à flots, les chantiers quadrillaient le paysage national, la croissance à deux chiffres allait bon train.

Du coup, des milliers d'entrepreneurs, d'entreprises souvent improvisées se jetaient dans cet «eldorado» financier algérien. Des gens sans qualités techniques, sans expérience, sans patrimoine entrepreneurial et parfois sans apport financier initial et surtout sans culture managériale se retrouvaient « Entrepreneur», «Homme d'affaires», «Managers et Consultants» etc. Comment? Par quel artifice ou miracle? Par le «réseau» et liens de famille, d'amitiés intéressées ou de concupiscence vorace face à l'offre mirobolante et facile du marché national.

Malheureusement, la volonté de l’État d'ouvrir grand les vannes du trésor public pour rattraper les énormes retards dans tous les secteurs de la vie économique s'est faite dans la précipitation sans protections et garanties techniques, juridiques et même sans promotion de la ressource humaine déjà en déficit structurel. Beaucoup y verront une stratégie du «Pouvoir politique» - qui n'a rien avoir avec la notion d’État- pour acheter la paix sociale et une forte adhésion et soutien populaire. Et il en fût ainsi avec le renouvellement à quatre reprises du mandat présidentiel à M. Abdelaziz Bouteflika et peut-être même un cinquième. Le débat sur la légitimité ou non des mandats présidentiels passés est dans ces circonstances suranné, inutile et sans escompte politique pour l'opposition de manière générale. Car, quel que soit les fraudes ou manipulation des urnes, il n'est de mauvaise fois que de ne pas reconnaitre que le vote a été à chaque fois largement en faveur de M. Abdelaziz Bouteflika. Pour les pourfendeurs de Bouteflika installés à Alger et ses confortables salons politiques , il leur faut se rendre à l'intérieur du pays chez le «bon peuple» des travailleurs, des jeunes et des paysans pour se rendre compte de la popularité de Bouteflika. Logement sociaux, routes et autoroutes, Ansej et crédits à la consommation aux travailleurs, emploi etc. sont passés par là et plombé toute remise en cause de cette politique accompagnée de «nouvelles richesses» qui envahissait l'espace public et social. C'est dans cette euphorie nationale du tout consommable frénétique et incontrôlé que va proliférer bandits et opportunistes de tout bord. Tout s'y prête pour ce genre d'aventuriers: la vitesse et la multiplication des chantiers à tout va, une administration archaïque, dépassée et sous alimentée prête à «manger» dans les mains des nouveaux entrepreneurs et riches hommes d'affaires, une justice, non déplaise à son syndicat et son ministre, gangrénée par la corruption, sous équipée et loin d'être indépendante des pouvoirs politiques et exécutifs et cerise sur le gâteau: une manne financière publique abondante. Les ingrédients parfaits pour la « croissance» du phénomène de corruption. Un terrain propice pour les flibustiers à l'abordage du navire Algérie.

La corruption à l'échelle du gendarme ou policier en poste dans un barrage routier est une lointaine image qui prête à sourire face à celle qui frappe les rouages les plus sensibles de l'Etat: la mafia algérienne est née. Comme toutes les mafias du monde, elle ne va pas faire dans de la dentelle. Elle vise gros, emploie les moyens qu'il faut y compris le chantage, la violence, le crime. La tentative d'inonder le pays de drogues dures telle la cocaïne est un crime contre le pays. Pour autant de raisons, vouloir cerner cette affaire à la seule signature du «boucher» et de quelques acolytes et sous- fifres ou la traiter comme une affaire isolée du contexte politico- économique du pays serait une erreur stratégique de la part des responsables qui s'en occupent. L'affaire de «Khalifa» et la façon dont elle a été traitée notamment en faisant payer des prête- noms et soldats de seconde zone ne doit pas se répéter. L'arrestation et l'emprisonnement de son patron Khalifa Moumen a clôturé le dossier. Ce n'était pas suffisant: des milliers de victimes de Khalifa sont à ce jour abandonnées et sans aucun droit de réclamation de leurs dus et des dizaines de complices de Khalifa ont échappés à la justice, parmi eux de hauts responsables de l’État et de syndicats encore en fonction aujourd'hui. C'est cette impunité à géométrie variable qui a donné de l'appétit aux autres bandits qui attendaient l'opportunité de passer à l'action et dont fait partie ce fameux «boucher». Et puis combien d'autres «bouchers» - mes respects à la profession évidemment- activent encore à travers le pays et même en connexion avec l'étranger comme c'est le cas de cette affaire de cocaïne? Combien d'autres affaires se révéleront à nous à l'avenir et comment seront-elles traitées? Le défi dans cette affaire pour l'Etat est double: réhabiliter la «personnalité» morale de l'Etat en ne laissant aucun doute sur sa volonté de démanteler par l'action les réseaux mafieux et engager une lutte sans merci contre la corruption qui envahit ses rouages et structures. Il faut au delà de l'affaire du «boucher» donner, vite, des signes forts en frappant fort dans ce genre de milieux connus et dénoncés par des citoyens et associations civiles.

La progression alarmante du niveau de corruption est la conséquence de la faiblesse des institutions publiques au plan de la ressource humaine et au plan des moyens techniques et modernes de gestion du pays d'une part, et des injustices sociales qui laissent malgré de réels progrès économiques du pays des pans entiers de populations à l'abandon et en marge des bénéfices du pays d'autre part. Il s'agit donc de ne pas céder à l'effet d'annonce dans l'affaire du «boucher» en la traitant comme un fais divers d'un bandit quelconque, mais de s'interroger sur le comment et surtout pourquoi de telles affaires explosent à la face le champ social et politique par intermittence. Le travail d'assainissement et de moralisation des institutions de la république à entamer est énorme et capital pour épargner au pays la faillite. Puisse cette nouvelle affaire du «boucher» servir au réveil des bonnes consciences et donner un espoir de ne pas désespérer de l'avenir, notamment à la jeunesse qui assiste, médusée, à ce triste spectacle.

Par M'hammedi Bouzina Med
(*) Titre emprunté, avec sa bienveillance, au titre du roman paru en 1990 de mon ami Mohamed Magani, écrivain talentueux et discret.

http://www.lequotidien-oran.com/?news=5263314
30-06-2018 04:43 PM
Trouver tous les messages de cet utilisateur Citer ce message dans une réponse
Nassiba Hors ligne
Super posteur

Messages : 7,504
Inscription : May 2014
Message : #31
RE: “Kamel le Boucher”
La cocaïne, la corruption et l’argent sale


[Image: nxfs.jpg]

La criminalité transnationale organisée renvoie aux réseaux criminels organisés. Ces marchés illicites internationaux, anonymes, et plus complexes que jamais, génèrent chaque année des milliards de dollars.

C’est que les enjeux futurs de ces différents trafics liés au trafic transnational (d’armes , de drogues, corruption de différents corps de l’État, blanchissement l’argent sale notamment à travers l’immobilier comme cela s’est passé en Italie, une expérience à méditer), déliquescence des États fragiles préfigurent d’importantes reconfigurations socio-économiques, technologiques mais également sécuritaires, objet de cette présente contribution.

– Les différents trafics et extension de la sphère informelle

Ces différents trafics ont un lien dialectique avec l’extension de la sphère informelle produit des dysfonctionnements des appareils de l’Etat, fonctionnant au sein d’un Etat de non droit , qui brasse des milliards de dollars en liquides. La lutte efficace, loin des slogans politiques, contre la sphère informelle implique avant tout l’efficacité des institutions et une moralisation de la pratique des structures de l’Etat eux mêmes au plus haut niveau.

Le concept de “secteur informel” apparaît pour définir toute la partie de l’économie qui n’est pas réglementée par des normes légales. Plusieurs approches peuvent être utilisées pour évaluer l’activité dans le secteur informel. Là ou les approches choisies dépendront des objectifs poursuivis, qui peuvent être très simples, comme obtenir des informations sur l’évolution du nombre et des caractéristiques des personnes impliquées dans le secteur informel, ou plus complexes, comme obtenir des informations détaillées sur les caractéristiques des entreprises impliquées, les principales activités exercées, le nombre de salariés, la génération de revenus ou les biens d’équipement.

Le choix de la méthode de mesure dépend des exigences en termes de données, de l’organisation du système statistique, des ressources financières et humaines disponibles et des besoins des utilisateurs, en particulier les décideurs politiques participant à la prise de décisions économiques.

– Le trafic de drogue

En 2015, environ un quart de milliard de personnes consommaient des stupéfiants. Parmi eux, environ 29,5 millions de personnes – soit 0,6% de la population adulte mondiale – ont eu des problèmes de consommation et souffraient de troubles liés à la consommation de stupéfiants, y compris de dépendance. Les opioïdes étaient le type de stupéfiant le plus nocif et représentaient 70 pour cent de l’impact négatif sur la santé dû aux troubles liés à la consommation de drogues dans le monde entier, selon le rapport mondial sur les drogues, publié aujourd’hui par l’ONUDC..

Pour l’ONU la lutte contre les drogues illicites requiert une approche mondiale et multidimensionnelle et la montée en puissance du trafic de drogue a des implications planétaires, sécuritaires, politiques, sociales et économiques qui dépassent les Etats-Nations. Nous pouvons identifier les acteurs avec des implications géostratégiques où les narcotrafiquants créent de nouveaux marchés nationaux et régionaux pour acheminer leurs produits. Afin de sécuriser le transit de leur marchandise, ces narcotrafiquants recourent à la protection que peuvent apporter, par leur parfaite connaissance du terrain, les groupes terroristes et les différentes dissidences, concourant ainsi à leur financement.

La production mondiale d’opium a augmenté en 2016 d’un tiers par rapport à 2015 en raison de l’amélioration des rendements en Afghanistan favorisés par de meilleures conditions météorologiques. À 6.380 tonnes au total, la production mondiale reste toutefois inférieure d’environ 20% au pic atteint en 2014. En moyenne pour 2016, et plus pour 2017, 7700 par seconde soit 243 milliards d’euros par an : si les trafiquants de drogues étaient un pays, leur PIB les classerait au 21è rang mondial, juste derrière la Suède. Malgré la répression, l’ONU estime que seuls 42% de la production mondiale de cocaïne sont saisis (23% de celle d’héroïne). En 2014, la vente de drogues aurait représenté entre un cinquième et un tiers des revenus des groupes criminels transnationaux.

Le Maroc étant un des premiers producteurs mondiaux de haschich. L’essentiel de la production marocaine est réalisé dans la région montagneuse et pauvre du Rif dont le principal acheteur est l’Europe, l’Espagne jouant le rôle de plaque tournante avec 57 % des saisies mondiales et 75 % des saisies effectuées en Europe. Mais, le trafic s’étend désormais au reste du Maghreb.

Selon certaines sources uniquement pour l’Afrique de l’Ouest, le trafic de cocaïne dans la sous-région rapporte chaque année plus d’un milliard de dollars aux réseaux.- Le trafic de drogues continue d’être, pour les criminels, l’activité la plus lucrative, avec un chiffre d’affaires estimé à 320 milliards de dollars en 2016 alors qu’en 2009, l’ONUDC situait la valeur approximative des seuls marchés mondiaux de la cocaïne et des opiacés à 85 et 68 milliards de dollars, respectivement. Le trafic de drogue assure une marge de bénéfice très élevée : Un gramme de coca, qui coûte 1 $ à la production, est vendu de 200 à 300 dollars.

Le trafic d’armes a des liens dialectiques avec le trafic de drogues souvent dans des zones instables de conflits. Le suivi des filières illicites d’approvisionnement en armes légères et en munitions, ainsi que la compréhension du mécanisme global qui régit ce marché « noir » sont des fondamentaux de la géopolitique moderne.

Le marché « noir » des armes et de leurs munitions, issu nécessairement du marché « blanc » puisque, rappelons-le, chaque arme est fabriquée dans une usine légale, est une thématique qui permet de comprendre les volontés de puissance des divers acteurs géopolitiques à travers le monde. Selon certaines données internationales, en moyenne pour 2016 Les ventes d’armes dans le monde se montent à 10 400 euros par seconde, soit 409 milliards de dollars par an.

Le trafic d’armes s’intègre dans un contexte difficile. Tandis que le trafic de drogues est réprimé internationalement, le trafic d’armes est réglé par les Etats qui en font leurs bénéfices. La vente d’armes s’effectue régulièrement entre plusieurs partenaires privés et publics. L’avantage que représente le trafic d’armes pour des terroristes est qu’ils peuvent à la fois s’en servir et faire du profit. La meilleure prévention reste un contrôle des ventes, un encadrement contractuel des ventes, c’est-à-dire définir préalablement l’emploi des armes et la mise en place de conventions internationales sur les ventes d’armes à feu automatiques ou non.

La traite des êtres humains est une activité criminelle internationale dans laquelle des hommes, des femmes et des enfants sont soumis à l’exploitation sexuelle ou à l’exploitation par le travail. Bien que les chiffres varient. Nous avons le trafic de migrants qui est une activité bien organisée dans laquelle des personnes sont déplacées dans le monde en utilisant des réseaux criminels, des groupes et des itinéraires.

De nombreux passeurs ne se préoccupent pas de savoir si des migrants se noient en mer, meurent de déshydratation dans un désert ou suffoquent dans un conteneur. Chaque année, ce commerce est évalué à des milliards de dollars

Le trafic de ressources naturelles inclut la contrebande de matières premières telles que diamants et métaux rares (provenant souvent de zones de conflit) et la vente de médicaments frauduleux potentiellement mortelle pour les consommateurs, provoquant des maladies infectieuses mortelles telles que le paludisme et la tuberculose.

La cybercriminalité est liée à la révolution dans le domaine des systèmes d’information qui peut déstabiliser tout un pays tant sur le plan militaire, sécuritaire qu’économique. Il englobe plusieurs domaines exploitant notamment de plus en plus l’Internet pour dérober des données privées, accéder à des comptes bancaires et obtenir frauduleusement parfois des données stratégiques pour le pays.

Selon Steve Grobman, expert de la société McAfee, spécialisée dans la protection contre les attaques informatiques, dans un rapport paru en février 2018, la cybercriminalité coûte en 2017 600 milliards de dollars par an à travers le monde, un chiffre en augmentation en raison de la compétence grandissante des pirates et l’essor des cryptomonnaies. Selon ce rapport, le vol de propriété intellectuelle a représenté environ un quart du coût total de la cybercriminalité en 2017. Le numérique a transformé à peu près tous les aspects de notre vie, notamment la notion de risque et la criminalité, de sorte que l’activité criminelle est plus efficace, moins risquée, plus rentable et plus facile que jamais, L’étude, réalisée par McAfee et le think tank Center for Strategic and International Studies (CSIS), avaient évalué ce coût à 445 milliards en 2014.

A travers des réseaux organisés au sein de différents corps de l’Etat de différentes nations , expliquant la floraison de bureaux d’avocats conseils, spécialisés dans la finance et le droit international, nous avons le blanchiment d’argent.

Il est décrit comme un processus durant lequel l’argent gagné par un crime ou par un acte illégal est lavé. Il s’agit en fait de voiler l’origine de l’argent pour s’en servir après légalement (investissement, achats, etc.). Les multiples paradis fiscaux, des sociétés de clearing (aussi Off Shore) permettent de cacher l’origine de l’argent. L’Afrique voit s’échapper chaque année 192 milliards de dollars causés par des flux illicites contre seulement 30/40 milliards de dollars d’aide au développement avait révélé le 30 novembre 2016 à Dakar Amath Soumare, président fondateur de Sopel International et président du centre africain de la Nouvelle économie Cane Executive renvoyant à la gouvernance de certains dirigeants d’Afrique

Terrorisme transnational et criminalité organisée

Le terrorisme international a au moins sept caractéristiques en commun. Premièrement, il repose largement sur des réseaux souvent établis dans de vastes zones géographiques où les personnes, les biens et l’argent circulent. Deuxièmement, les réseaux facilitent le commandement, le contrôle et la communication. Troisièmement, ces réseaux traitent de grandes quantités d’argent, de les blanchir et les transférer à travers les pays et les continents.

Quatrièmement, criminels et terroristes ont tendance à se doter d’armées privées, d’où un besoin de formation, des camps et du matériel militaire. Cinquièmement, terroristes et criminels de la zone partagent les caractéristiques communes : pratique fréquente d’opérations clandestines cherchant la légitimité dans le soutien des populations et débouchant sur le contrôle de territoires importants.

Sixièmement, l’entité terroriste, criminelle ou hybride obtient des armes, des moyens de communication et de renseignement ; elle sécurise le territoire qu’elle contrôle.

Septièmement, ces guérillas créent en outre des cellules spécialisées dans l’usage des médias et de l’Internet pour diffuser leur propagande et leurs revendications. Ainsi, nous avons différentes formes de criminalité transnationale organisée qui est une industrie en constante évolution, qui s’adapte aux marchés et crée de nouvelles formes de délinquance s’agissant d’un commerce illicite qui transcende les frontières culturelles, sociales, linguistiques et géographiques, et qui ne connaît ni limites, ni règles.

La combinaison de ces divers éléments selon des schémas complexes, induisent un climat d’insécurité croissant propice à la déstabilisation des États les plus fragiles. Ainsi, les récentes investigations dans le cadre de la lutte antiterroriste menées par les services de renseignements révèlent de nouvelles donnes au niveau du Sahel.

Récemment, certaines sources de renseignement n’écartent pas le retour de groupes armées en Afrique de l’Ouest dans la mesure où la Somalie est devenue une porte d’entrée des terroristes en provenance de la Syrie et l’Irak. Ce qui complique davantage la situation c’est la non-reconnaissance par les tribus libyennes du gouvernement qui n’est pas en mesure d’assurer la protection des frontières, devant impliquer les tribus dans les négociations, d’autant plus que ces dernières détiennent un lot d’armement important puisé dans les casernes de la défunte armée libyenne.

La Libye n’est plus la seule menace potentielle, le Mali qui gagne du temps pour appliquer les accords d’Alger profitant d’une situation instable avec le facteur étranger dans la région.. Cette menace est certes préoccupante, mais pas que pour l’Algérie dont les frontières nord sont ouvertes sur la Méditerranée, mais aussi pour l’Europe. Mais en tout cas, ces nouvelles donnes impliquent une nouvelle stratégie sur le plan sécuritaire mais aussi diplomatique. Au Sahel, les groupes armés ont proliféré, ont accru leur capacité de nuisance, se sont diversifiés en terroristes, insurgés, criminels et milices, selon des variables, comme leur vision, leur mission ou les moyens mis en œuvre.

Désormais, une coopération et une convergence rassemblent ces groupes.

L’exemple le plus évident de ce type de coopération-convergence, c’est le narco-terrorisme selon James Stavridis, ancien commandant-en-chef des forces alliées en Europe (2009-2013) et de l’US Southern Command (2006-2009). L’aspect le plus troublant de la connexion semble être la façon dont le commerce de la drogue illégale sape les efforts pour poursuivre les réformes politiques et le développement nécessaires pour endiguer la radicalisation et la montée des groupes terroristes dans plusieurs régions du monde déjà fragiles.

Pour lutter contre le terrorisme et trafiquants en tous genres, il s’agit de mettre l’accent avant tout sur l’échange de renseignements qui doit se faire de manière instantanée, pratiquement en temps réel , harmoniser des politiques de lutte contre le terrorisme et de patrouilles communes le long de ces frontières difficiles à contrôler. Concernant la région du Sahel , elle est une zone de transit pour les passeurs. 50 à 60% de ceux qui traversent la Libye vers l’Europe passent par la région.

Selon les différentes résolutions internationales , si les événements récents ont souligné que la traversée de la Méditerranée peut se transformer en drame, il est urgent que tout le monde coopère pour arrêter les flux migratoires notamment en créant des centres d’accueil, donner des moyens à la police pour contrôler ces flux migratoires et créer les conditions pour le retour.

Cela permettra notamment de distinguer à partir des pays de transit ceux qui relèvent de la politique de l’asile, de la protection, de ceux qui relèvent de l’immigration économique irrégulière et qui doivent être accompagnés pour demeurer dans leur pays où des programmes d’insertion et de développement économique.. C’est pourquoi y a lieu d’accorder une attention particulière aux tensions au niveau notamment de la ceinture sahélienne qui recouvre, entièrement ou en partie, les pays suivants : l’Algérie (à l’extrême sud)-le Sénégal ; la Mauritanie (au sud) ; le Mali ; le Burkina Faso (au nord) ; le Niger ; le Nigeria (à l’extrême nord) ;le Tchad (au centre). Le Sahel est un espace sous-administré et souffrant d’une mauvaise gouvernance chronique.

La vulnérabilité du Sahel découle d’une profonde vulnérabilité des Etats accentuée par la pression démographique. Caractérisé par une forte croissance démographique (environ 3,1%), le Sahel devrait doubler sa population d’ici 25 ans, et comptera vraisemblablement plus de 100 millions d’habitants en 2020. Cette croissance affectera certainement la sécurité humaine et notamment alimentaire de la région dans son ensemble.

C’est un espace recelant d’importantes ressources ministères d’où les ingérences étrangères manipulant différents acteurs afin de se positionner au sein de ce couloir stratégique et de prendre le contrôle des richesses sont nombreuses. L’arc sahélien est riche en ressources : après le sel et l’or, pétrole et gaz, fer, phosphate, cuivre, étain et uranium sont autant de richesses nourrissant les convoitises de puissances désirant s’en assurer le contrôle. Le commerce des stupéfiants, par exemple, a le potentiel de fournir aux groupes terroristes un bonus supplémentaire : les recrues et les sympathisants parmi les agriculteurs appauvris, négligés et isolés, et qui non seulement peuvent cultiver pour le compte des trafiquants, mais aussi populariser et renforcer les mouvements anti-gouvernementaux.

Selon différents experts plusieurs facteurs permettent de comprendre les liens entre trafic et terrorisme : premièrement, l’existence de mouvements communautaires, ethniques et religieux, qui permettent une collaboration entre terroristes et criminels, sur la base de valeurs partagées et de confiance mutuelle. Deuxièmement, la survenance d’un conflit armé.

Troisièmement, les contraintes qui jouent lors d’échanges transnationaux complexes de marchandises illégales ; des échanges qui impliquent souvent d’autres parties intermédiaires et de certains segments de l’administration corruptible. A cela se greffe du fait de la mondialisation avec d’importantes inégalités tant internes aux pays développés qu’entre le Nord et le Sud l’intensification de la radicalisation. La radicalisation est le fruit d’une conjonction de facteurs liés à l’individu, ses relations, sa communauté et son rapport à la société. L’apparence physique ou vestimentaire ne constitue pas un élément suffisant pour identifier une situation de radicalisation.

Certains indicateurs doivent toutefois alerter l’entourage sur un processus potentiellement engagé. Identifier un processus de radicalisation ne se fait pas sur la base d’un seul indice mais d’un faisceau d’indicateurs. Ces indicateurs n’ont, par ailleurs, pas tous la même valeur et seule la combinaison de plusieurs d’entre eux permet d’établir un constat.

Ces signes sont parfois liés à la personnalité de l’individu, aux relations qu’il entretient avec son entourage, sa communauté et la société dans laquelle il vit. Ils peuvent être classés en 3 catégories : les ruptures, l’environnement personnel et les théories et discours.

La rupture avec l’environnement quotidien est l’un des indicateurs essentiels du processus de radicalisation. L’individu modifie brutalement ses habitudes, rompt avec ses amis, l’école, voire avec ses proches pour se consacrer à une relation exclusive avec un groupe et sa mission.Ainsi, l’approche multiple se penche simultanément sur un ensemble de facteurs qui se jouent à la fois au sein de l’individu, de ses relations, de sa communauté et de la société

Par le professeur Abderrahmane Mebtoul

https://algeriepart.com/2018/06/29/decry...gent-sale/
01-07-2018 04:30 PM
Trouver tous les messages de cet utilisateur Citer ce message dans une réponse
Nassiba Hors ligne
Super posteur

Messages : 7,504
Inscription : May 2014
Message : #32
RE: “Kamel le Boucher” filmait ses rencontres avec les juges et les hauts responsables po
Scandale de la cocaïne du Port d’Oran : Le groupe de 14 fait le lien avec le 5e mandat !


[Image: zpd2.jpg]

Face à la multiplication des scandales, le mouvement « mouwatana » estime que la « responsabilité » du chef de l’État est engagée.

« Les quantités effarantes de cocaïne saisies, les sommes colossales thésaurisées et les liens tissés entre la criminalité internationale et des réseaux intérieurs sous couverture de hauts fonctionnaires véreux démontrent à l’opinion publique l’ampleur du système de corruption mis en œuvre en lieu et place d’un État de droit. Les complicités sont telles, que les hautes sphères du pouvoir se trouvent directement ou indirectement impliquées dans ces scandales gravissimes», note le document qui rappelle que « la responsabilité politique du Président Abdelaziz Bouteflika et de son régime est objectivement totalement engagée ».

Selon ce groupe, qui a notamment appelé le chef de l’Etat à ne pas briguer un nouveau mandat, l’option d’aller vers le 5ème mandat est justifiée par ces scandales à répétition. « Les Algériens savent maintenant pourquoi, l’homme, invalide, ne pouvant ni suivre les événements, ni arbitrer les conflits ni surtout imposer des sanctions, nous a été imposé et pourquoi le 5ème mandat est envisagé ! », indique le communiqué signé par Zoubida Assoul.

Face à cette situation, Mouwatana appelle « les Algériens, en particulier la classe politique et la société civile , à se départir d’une position de résignation et à prendre leur responsabilité politique en exigeant la vérité sur les dérives du régime, en les condamnant et en s’engageant activement en faveur du véritable changement auquel aspire le pays ».

Mouwatana (citoyenneté), est un mouvement créé par plusieurs personnalités nationales dont Zoubida Assoul, Sofiane Djilali et Ahmed Benbitour.

https://algeriepart.com/2018/06/30/scand...5e-mandat/
01-07-2018 04:40 PM
Trouver tous les messages de cet utilisateur Citer ce message dans une réponse
Nassiba Hors ligne
Super posteur

Messages : 7,504
Inscription : May 2014
Message : #33
RE: “Kamel le Boucher” filmait ses rencontres avec les juges et les hauts responsables po
La cocaïne, ça fait tourner la tête… de l’État !


Coup de sifflet strident ? Discret, plutôt : le général Hamel, patron de la police, est remercié sans aucune autre forme de procès par la voie d’un lapidaire communiqué de la présidence de la République.

Pour quelqu’un qui suit religieusement – le mot est exagéré, certes, je l’admets —les matchs de la Coupe du monde de foot comme votre humble serviteur, c’est comme si l’arbitre brandissait, à un moment complètement inattendu, un carton rouge à l’encontre d’un joueur important, une sorte de capitaine d’équipe, pour un impair dont les spectateurs ignorent tout.

[Image: empl.jpg]

Il s’est passé quoi au fait, il a fait quoi ? On essaye de deviner. On spécule. On s’engueule sur les causes possibles, probables, plausibles d’une telle surprise. Et tutti quanti. On s’adonne à notre sport favori : la dispute byzantine, le cafouillage dérégulé ! Tu ne sais rien, toi ! Ta «source officielle», c’est du khorti ! Moi, le cousin du voisin de mon neveu Ansej, qui est chauffeur-adjoint d’un ponte, m’a dit que… On soupçonne le chiqué. On subodore un retrait tactique. On projette la chose dans un plan cohérent destiné à dribbler l’adversaire qui, bien entendu, n’y voit, d’ores et déjà, que du feu. L’avenir donnera bien raison à quelqu’un, c’est sûr ! Mais à qui ? Alors, pour octroyer de la prestance à l’hypothèse, on rappelle qu’on savait que tout cela était prévisible. On se souvient de ces étranges propos que le DGSN a tenus selon lesquels, pour lutter contre la corruption, il faut avoir soi-même les mains propres. Il ciblait qui ? Il visait qui ? Le «qui» en question a réagi. C’est le retour de manivelle. C’est l’impact de la flèche. Par ces propos, il a déterré la hache de guerre. Et maintenant, les hostilités sont déclarées.

[Image: tf3k.jpg]

Et voilà que ce qui devait arriver arriva. Les clans sont sortis de l’expectative. Ils ne vont pas se laisser bouffer par le camp d’en face. C’est la nuit des longs douk-douk qui continue, je te dis !
Coup de gong ou coup de bluff ? : l’omniprésent Zoukh est-il en train, lui aussi, d’être gentiment débarqué ? Rumeurs, nous dit-on. Va savoir. Nul n’est dans le secret de l’arbitre.

Troisième coup de gong : heu ! Ça s’arrêtera où, cette histoire ? On prédisait l’été chaud et pas seulement du seul point de vue météorologique et le voilà d’ores et déjà caniculaire. L’Algérie politique et l’été, c’est une vieille idylle tumultueuse, agitée, mais imparable. A chaque saison chaude, on rallume soigneusement les feux. C’est connu, surtout en Kabylie. L’été dernier, on a eu l’épisode Tebboune. Celui d’avant, je ne sais plus quoi. Et ainsi de suite.

Mais cet été, ce sera encore plus chaud que d’habitude. Ce qui se passe nous le montre assez. Ce qui se passe et dont on ne perçoit que l’écume. Tout semble partir de l’arraisonnement de ce bateau qui transportait 700 kilos et des… poussières de cocaïne. On arrête Kamel Chikhi, dit Kamel le Boucher, un importateur de viande et spéculateur immobilier à ses moments perdus, à moins que ce ne soit l’inverse, et le jeu de dominos s’endiable. Personne ne le connaissait, ou seulement les initiés, et le voilà, du jour au lendemain, battant les records de clics quand on tape comme mot-clé son nom.
On apprend que ce type a tissé pendant des années son «empire du mal» sans qu’on sache exactement comment il a pu amasser sa fortune dans un pays où même les parkingueurs sont rançonnés par l’autorité. Avait-il des potes ?

[Image: i0p7.jpg]

Un domino fait tomber l’autre dans un enchaînement trop précis pour ne pas être parfaitement réglé. Magistrats, hauts responsables, fils de hauts responsables, le maëlstrom fait chuter des personnages réputés indéboulonnables de la satrapie. Comme quoi !

Cependant, on peine sensément à croire que de si hauts responsables, en charge des secteurs névralgiques du destin d’un pays, se soient laissés amenés à être impliqués de près ou de loin dans pareille affaire. A moins que cette affaire gigantesque de saisie de cocaïne ne soit, par son ampleur et ses ramifications, et c’est ce qui paraît probable, que l’occasion idéale d’une décantation à l’approche de l’élection présidentielle de 2019. Il n’a pas échappé à l’observateur de la scène politique domestique que les remous autour de l’élection présidentielle, qui semble avoir pour point d’orgue le cinquième mandat du Président sortant, ont commencé bien avant l’entrée en port d’Oran de ce bateau délictueux.

La cocaïne qui fait tourner la tête de l’État ne serait donc qu’un déclencheur ou même qu’un accélérateur d’une course sans merci. Vers quoi ? Vers le trône !

[Image: ojrp.jpg]

Et voilà advenu le risque. A force de vouloir piger, on ne fait qu’ajouter peut-être à l’illisibilité des choses. Pour comprendre un tantinet ce qui se trame dans les coulisses de la tragicomédie algérienne, il n’y a pas mieux que de se tourner vers les chroniqueurs spécialisés. Ils savent décoder l’indécodable, eux !

Ils lisent entre les chiffres et les lettres. Ça tombe bien ! Rencontre inopinée avec l’un d’entre eux, qui ne souhaite pas être cité, qui a pignon sur rue, comme on dit. La discussion s’engage sur la nature de la chronique politique dans un pays où elle prospère dans la légèreté et l’absence avérée d’impact sur le cours des choses. Jamais, sauf plus ample informé, chronique n’a fait bouger un filament de quoi que ce soit. Certes, elle peut apporter des éléments précieux d’analyse aux lecteurs.

Elle peut aider, dans les limites autorisées par le système, a recoller les éléments d’un puzzle à qui il manque toujours quelque chose pour pouvoir afficher une image viable. Eh bien, le chroniqueur en question avoue devoir jeter l’éponge. Il dit ne plus rien comprendre lui-même. Et même quand il arrive à décrypter les hiéroglyphes du trouble jeu d’échecs algérien, il sait que ça ne sert pas à grand-chose.

[Image: qvst.jpg]

https://www.lesoirdalgerie.com/ici-mieux...letat-7401
01-07-2018 05:20 PM
Trouver tous les messages de cet utilisateur Citer ce message dans une réponse
Nassiba Hors ligne
Super posteur

Messages : 7,504
Inscription : May 2014
Message : #34
RE: “Kamel le Boucher”
Affaire “Kamel le Boucher” :


Zoukh est-il en train de vivre ses dernières heures à la tête de la wilaya d’Alger ?


[Image: qk3y.jpg]

La triste affaire du milliardaire et magnat de l’immobilier et de la viande surgelée, Kamel Chikhi, principal suspect dans l’affaire de la cocaïne du port d’Oran, est en train d’éclabousser tout l’establishment politique algérien. Après le limogeage brutal et surprenant du patron de la police algérienne, Abdelghani Hamel, le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh risque, lui aussi, de se retrouver éjecté de son poste dans les heures à venir. Explications.

Wali d’Alger depuis octobre 2013, Abdelkader Zoukh sera San doute appelé, à rendre des comptes au sujet de toutes les autorisations obtenues par Kamel Chikhi, alias Kamel le Boucher, pour ériger ses multiples immeubles ou résidences luxueuses.

Selon nos informations, les investigations menées par les services de sécurité ont clairement démontré que des pratiques de corruption ont profondément miné les procédures d’obtention de plusieurs permis de construire, dont avait bénéficié Kamel Chikhi et ce, dans plusieurs localités de la capitales d’Alger.

Il faut savoir que l’ensemble des services de l’urbanisme de la wilaya d’Alger relèvent de la fameuse Direction de l’Urbanisme de l’Architecture et de la Construction, elle même rattachée directement aux services de la wilaya dirigés par Abdelkader Zoukh.

Le premier responsable de la plus importante wilaya en Algérie ne pouvait ignorer les agissements des services de l’urbanisme. Il aurait pu donc diligenter une enquête sur tous ces gros chantiers du milliardaire et principal suspect de l’affaire de la cocaïne du Port d’Oran.

Des chantiers gigantesques qui ont suscité la colère citoyenne dans plusieurs quartiers d’Alger en raison des désagréments et préjudices causés à l’environnement des résidents.

Durant toutes ces dernières années, Zoukh a observé un silence intriguant s’agissant des affaires louches de Kamel Chikhi. Selon nos investigations, l’actuel Wali d’Alger a été questionné et interrogé par les autorités suprêmes du pays au sujet de sa gestion de ce dossier délicat. Si rien d’officiel n’a été encore décidé ou annoncé, Abdelkader Zoukh risquefait fort de faire les frais de cette opération d’assainissement menée par les autorités judiciaires et politiques depuis l’éclatement de l’affaire de Kamel le Boucher.

”L’opinion publique et toute l’administration y gagneraient encore plus, si les enquêtes en cours dans les services de wilayas pouvaient être élargies à l’ensemble des nouveaux promoteurs qui ont vu le jour depuis quelques années, on aurait de belles surprises !” soutient un cadre de l’administration…

Quoi qu’il en soit, Zoukh devra fournir des explications très détaillées et tout autant étayées, pour tenter de sauver sa peau…

https://algeriepart.com/2018/06/28/affai...ya-dalger/
02-07-2018 09:02 PM
Trouver tous les messages de cet utilisateur Citer ce message dans une réponse
Nassiba Hors ligne
Super posteur

Messages : 7,504
Inscription : May 2014
Message : #35
RE: “Kamel le Boucher” filmait ses rencontres avec les juges et les hauts responsables po
عقيد سابق في جهاز الإستعلامات DRS متورط في معاملات عقارية مع كمال البوشي


[Image: 84n7.jpg]

https://algeriepart.com/ar/2018/07/02/%D...B7-%D9%81/
02-07-2018 09:05 PM
Trouver tous les messages de cet utilisateur Citer ce message dans une réponse
Nassiba Hors ligne
Super posteur

Messages : 7,504
Inscription : May 2014
Message : #36
RE: “Kamel le Boucher”
DGSN : Le chef de la Sûreté d’Oran relevé de ses fonctions


Après avoir limogé le chef de Sûreté de la capitale, le nouveau Directeur général de la Sûreté nationale, Mustapha Lahbiri, a limogé Salah Nouasri, le chef de sûreté de la wilaya d’Oran, a-t-on appris de sources concordantes.


Le chef de la Sûreté de la wilaya d’Oran a déjà été annoncé comme partant au début du mois en cours, dans le sillage du limogeage de son homologue de la capitale. Mais le concerné avait démenti dans un premier temps.

Il est par contre difficile de dire si la décision de Mustapha Lahbiri a une relation avec l’affaire de « la cocaïne ». Il s’agirait très vraisemblablement d’une opération qui vise à effacer les traces de l’ancien DGSN. Car, du moins les deux personnes limogées, à savoir Nouredine Berrachadi ancien chef de sûreté d’Alger et Nouasri, chef de sûreté d’Oran, sont connus pour leur proximité avec le général Abdelghani Hamel.

Ce dernier avait affirmé, quelques heures avant son limogeage, détenir des « dossiers » sur l’affaire de la Cocaïne. Ces deux cadres de la police ont-ils également des informations précises sur le sujet ? On ne le saura peut-être jamais

https://algeriepart.com/2018/07/10/dgsn-...fonctions/
11-07-2018 03:28 PM
Trouver tous les messages de cet utilisateur Citer ce message dans une réponse
Nassiba Hors ligne
Super posteur

Messages : 7,504
Inscription : May 2014
Message : #37
RE: “Kamel le Boucher”
Fin de mission pour l’ancien PDG du CPA : Omar Boudiab a-t-il été trop généreux ?


En ces temps d’incertitudes, de spéculations et de rumeurs à tout va, chaque changement intervenu dans une institution publique est largement commenté, différemment interprété.


Il en est ainsi du limogeage de Omar Boudiab, Président-directeur général du Crédit populaire d’Algérie, CPA. Le communiqué de la banque, diffusé lundi en fin de journée, a tout simplement indiqué que « dans le cadre de ses attributions statutaires, l’Assemblée générale du Crédit populaire d’Algérie, réuni ce lundi 9 juillet 2018, a adopté une résolution mettant fin au mandat de membre du Conseil d’administration du CPA, exercé par M. Omar Boudieb ». Or, le Conseil d’administration d’une grande entreprise publique, est constitué de cadres de la société, de représentants du ministère des Finances, de la Banque d’Algérie et d’autres administrations. Les « limogeages » sont, donc, politiques.

Pour l’instant, les responsables de la banque, comme ceux du ministère des Finances, ne donnent aucune explication au limogeage d’Omar Boudiab, nommé en 2015. Mais des sources concordantes indiquent que les autorités n’ont pas apprécié des crédits que l’ancien PDG du CPA aurait accordé à certains opérateurs économiques privés. Il s’agit notamment de prêts concédés à certains concessionnaires automobiles et des promoteurs immobiliers. Kamel Chikhi, dit « le boucher » a-t-il bénéficié de prêts du CPA ? Nos sources ne confirment pas cette information. Mais il semble que l’ancien dirigeant du CPA est dans une difficile situation.

https://algeriepart.com/2018/07/11/fin-d...-genereux/
11-07-2018 03:31 PM
Trouver tous les messages de cet utilisateur Citer ce message dans une réponse
Nassiba Hors ligne
Super posteur

Messages : 7,504
Inscription : May 2014
Message : #38
RE: “Kamel le Boucher”
L’affaire de la cocaïne du Port d’Oran traduit «la guerre de succession qui se joue en coulisse” en Algérie


La Tribune de Genève est l’un des plus importants et vieux médias suisses. Et l’affaire de la cocaïne du Port d’Oran a particulièrement intrigué ce média très populaire dans les régions francophones en Suisse.

Une affaire qui s’est transformé en un scandale d’État ravivant “les guerres de clans à neuf mois de la prochaine élection présidentielle en Algérie”, analyse à ce sujet la Tribune de Genève dans un article paru ce mercredi 11 juillet. Hasni Abidi, qui dirige le CERMAM à Genève (Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen) a confirmé cette lecture dans les colonnes de la Tribune de Genève.

A en croire cet expert, le limogeage de l’ancien patron de la DGSN, Abdelghani Hamel, est à mettre sur le compte de «la guerre de succession qui se joue en coulisse dans une ambiance de fin de règne». Abdelghani Hamel était considéré comme un possible successeur d’Abdelaziz Bouteflika. «Le chef de la police était devenu un personnage encombrant», analyse encore Hasni Abidi.

La Tribune de Genève a également interrogé Mohamed Khadir, un journaliste algérien indépendant correspondant auprès de l’ONU à Genève. Ce dernier a confirmé également cette affaire de “Kamel le Boucher” sent le règlement de comptes «non pas entre clans mais au sein du même clan», celui resté fidèle à Abdelaziz Bouteflika. Mohamed Khadir a défendu, en revanche, Abdelghani Hamel qui a déchu de façon spectaculaire.

“Il ne méritait pas d’être traité de cette manière. C’est un homme qui a eu un parcours exemplaire. L’entrée de l’Algérie au sein d’Africapol, c’est lui. Les formations dédiées au respect des droits de l’homme dans les écoles de police, c’est encore lui”, affirme enfin le journaliste.

https://algeriepart.com/2018/07/11/laffa...e-algerie/
11-07-2018 03:33 PM
Trouver tous les messages de cet utilisateur Citer ce message dans une réponse
Nassiba Hors ligne
Super posteur

Messages : 7,504
Inscription : May 2014
Message : #39
RE: “Kamel le Boucher”
Affaire des 701 kg de cocaïne : Complicités et dommages collatéraux


[Image: 9jym.gif]

Après l’envoi de commissions rogatoires en Espagne et au Brésil, des experts sont en train de travailler sur la localisation des laboratoires où la cocaïne aurait été produite, avec l’aide d’instances internationales spécialisées.

En attendant les résultats, qui peuvent prendre beaucoup de temps, le juge s’intéresse de très près à la liste de toutes les transactions immobilières et foncières effectuées par Kamel Chikhi, mais aussi aux bénéficiaires de ses «largesses», parmi lesquels de nombreux fonctionnaires de l’État, leurs enfants ou proches.

Certains risquent de devoir s’expliquer devant le magistrat, comme l’ont fait les douze cadres de l’administration foncière et de l’urbanisme, placés sous mandat de dépôt, il y a quelques jours, pour «perception d’indus avantages», «abus de fonction» et «corruption» et dont les demandes de mise en liberté ont été toutes rejetées, mercredi dernier, par la chambre d’accusation près la cour d’Alger.

Il s’agit des chefs des services de l’urbanisme de Kouba, Aïn Benian, Draria, Chéraga et Hydra ; des conservateurs fonciers de Hussein Dey et Bouzaréah, de deux contrôleurs de la conservation foncière de Hussein Dey, d’un fonctionnaire de la conservation foncière de Bouzaréah ainsi que d’un architecte de la direction de l’urbanisme d’Alger.

Le piège des enregistrements vidéo

Les mis en cause sont compromis par les enregistrements vidéo des caméras de surveillance que Kamel Chikhi a installé dans ses bureaux et même dans l’arrière-bureau où se trouvent ses coffres-forts.

Il faut dire que de nombreuses personnalités, des patrons d’importantes institutions, mais aussi de hauts responsables de l’Etat, ainsi que des officiers supérieurs de l’armée, de la police et de la Gendarmerie nationale ou leurs enfants semblent avoir été piégés par ce puissant promoteur immobilier.

Et les noms de certains d’entre eux pèsent très lourd. C’est le cas de deux généraux-majors poussés à une retraite forcée, Boudouaour Boudjemaa, directeur des finances au ministère de la Défense nationale, qui aurait réservé à son fils un appartement dans une des promotions immobilières haut de gamme de Kamel Chikhi, ainsi que Mokdad Benziane, directeur du personnel, ami de Kamel Chikhi, apparu sur les enregistrements vidéo et présenté comme celui qui a introduit Kamel «Le boucher» dans le cercle fermé de la «muette».

Quelle contrepartie ont-ils offert en échange des largesses de ce magnat de l’immobilier ? On n’en sait rien, ni même si leur proximité avec Chikhi pourrait susciter l’intérêt du juge.

Tout comme d’ailleurs le désormais ex-chef de la gendarmerie, le général-major Menad Nouba, dont le fils est sur la liste des bénéficiaires de logements de haut standing de Kamel Chikhi.

Trafic d’influence de père en fils

En lançant cette lourde phrase : «Celui qui veut enquêter sur la corruption doit être propre», l’ex-patron de la police, Abdelghani Hamel, savait à qui son message était adressé.

Il avait promis de «remettre des dossiers à la justice» sur cette affaire de cocaïne pour laquelle son chauffeur personnel a été placé en détention. De par sa position et surtout sa relation avec l’ancien patron de la gendarmerie, qui était son subordonné dans un passé lointain, Hamel doit être certainement informé de tout.

De ce qui se passe à Oran, où son fils et celui de Nouba se connaissent, mais surtout à Annaba, où son frère, responsable des services des Douanes, connaissait parfaitement les dessous des «affaires» de certains hommes politiques et des enfants de «grosses pointures» militaires qui ont la mainmise sur le port.

Hamel savait qu’il allait se retrouver embarqué dans cette affaire Chikhi, surtout que ce dernier est un client du port sec de son fils dans l’Oranie, puisque tous les containers de viande qu’il ramène y sont entreposés en attendant les formalités douanières. Le limogeage de Hamel devenait inévitable et celui de ses hommes de confiance l’est encore plus.

Installé en tant que nouveau patron de la police, Mustapha Lahbiri a déjà sur son bureau une liste de partants, dont les noms ont déjà circulé au sein de l’institution.

Parmi eux, le chef de sûreté de la wilaya d’Alger, Noureddine Berrachdi, auquel une mise de fin de fonction en tant que responsable a été notifiée, alors que son collègue d’Oran, le contrôleur Salah Nouasri, a été tout simplement sommé à une retraite d’office après avoir été privé de ses prérogatives.

D’autres responsables sont dans le collimateur et pourraient connaître le même sort dans les jours à venir. Il s’agit du directeur du service des Renseignements généraux, du divisionnaire de l’aéroport d’Alger, mais aussi du chef de la sûreté de wilaya de Tipasa, pour ne citer que ceux-là.

Visiblement, l’affaire de Kamel «Le boucher» risque d’entraîner dans son sillage de nombreux fonctionnaires mais aussi des personnalités puissantes.

Les services de sécurité s’intéressent déjà aux magnats de l’immobilier à Alger. L’un d’eux, qui connaît assez bien Kamel Chikhi pour être de la même région, a failli ruiner une banque publique en raison du non-remboursement des crédits qu’il a obtenus ; il s’en est sorti grâce à ses connaissances bien placées auxquelles il a offert des biens immobiliers de haut standing et construit gratuitement de somptueuses villas à Alger.

L’enquête concerne aussi deux autres promoteurs dans l’Oranie, qui sont également dans l’importation de viande du Brésil, qu’ils achètent chez le fournisseur de Kamel Chikhi.

Ils détiennent un empire financier tellement important, qu’ils ont leurs entrées dans toutes les administrations et institutions du pays, mais aussi en Espagne où ils ont leurs réseaux biens implantés à Valence, là où les autorités portuaires ont cassé les scellés du conteneur transportant la cocaïne avant de les remettre et de donner le OK pour continuer sa traversée vers l’Algérie.

Il y a là des connivences assez troublantes dans cette affaire qui retiennent l’attention particulière des services de sécurité. Il est donc certain que les prochaines révélations seront fracassantes….

https://www.elwatan.com/a-la-une/affaire...11-07-2018
11-07-2018 03:36 PM
Trouver tous les messages de cet utilisateur Citer ce message dans une réponse
Nassiba Hors ligne
Super posteur

Messages : 7,504
Inscription : May 2014
Message : #40
RE: “Kamel le Boucher”
إمبراطورية البوشي العقارية ... عقارات فاخرة في قلب العاصمة بأموال مشبوهة




11-07-2018 04:39 PM
Trouver tous les messages de cet utilisateur Citer ce message dans une réponse
Poster une réponse 


Aller à :