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JIJEL PENDANT LA GUERRE D’ALGÉRIE
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Message : #1
JIJEL PENDANT LA GUERRE D’ALGÉRIE

جيجل: مركز التعذيب ببرج الطهر .. شاهد على بطش المستعمر





Source : EchorouknewsTV
30-10-2015 05:31 PM
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RE: JIJEL PENDANT LA GUERRE D’ALGÉRIE

جرائم فرنسا بجيجل





Source : JijelNews
30-10-2015 05:33 PM
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Message : #3
RE: JIJEL PENDANT LA GUERRE D’ALGÉRIE
UN FILM SUR LES MOUDJAHIDATE SUSCITE UNE VIVE ÉMOTION À JIJEL





Un documentaire intitulé « Les moudjahidate, nos héroïnes », projeté jeudi après midi à la maison de la culture de Jijel dans le cadre des Journées cinématographiques, a provoqué une vive émotion parmi les spectateurs, rapporte l’APS.

D’une durée de 48 mn, ce documentaire réalisé à Alger par le jeune Adel Foul sur un scénario de Benyoucef Cherif, dépeint la vie des moudjahidate durant la guerre de libération nationale (1954-1962).

Les témoignages des combattantes de la cause nationale, au maquis comme dans la guérilla urbaine contre les forces d’occupation, mettent en évidence le rôle déterminant joué par la femme dans la lutte de libération nationale.

Des récits poignants, traduisant la bravoure des Algériennes et leur amour pour leur terre, ont conféré beaucoup de force et de sincérité à l’oeuvre du jeune Foul. Entre autres femmes moudjahidate qui ont apporté des témoignages utiles à l’écriture de l’Histoire du pays, figurent Zohra Drif, épouse du regretté Rabah Bitat, Houria Zerafi, Khadidja Belguembour et Simone Ghozali une européenne qui a rallié la cause algérienne.

Par : Malika Hamdani.
30-10-2015 05:36 PM
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Message : #4
RE: JIJEL PENDANT LA GUERRE D’ALGÉRIE
Crime contre l'humanité, Crime de guerre et Massacre de la France coloniale en Algerie (1830-1962)

"Camp de regroupement" (SAS) d’Erraguene (Jijel)


[Image: 728531era.jpg]

L’icoule, aménagée sous une tente. Assis, 3e enfant à l’avant de la classe, appuyé sur un bâton, Slimane Zeghidour y a appris la lecture et l’écriture.

[Image: 996981era1.jpg]
Camp d’Erraguène


« Je suis né dans un hameau de Petite Kabylie à la veille de la Guerre d’Algérie. A cette époque, au vu des circonstances, on nous a sorti de nos petits villages, selon la vieille théorie de Mao : la population, c’est l’eau où vit le poisson – les combattants – donc si on lui retire l’eau, on l’étouffe. Près de 2,5 millions d’Algériens ont été déplacés dans un millier de camps dispersés à travers le pays. »

Slimane Zeghidour a donc grandi pendant toute la guerre dans un camp de regroupement de 6000 personnes, entouré de fils barbelés électrifiés, et soumis à un couvre-feu. Cependant, malgré cet exode forcé (les populations, vivant essentiellement de l’agriculture, ont dû abandonner leurs terres), il retient surtout deux nouveautés dans la vie de ces paysans : le médecin, et l’école.

Source : http://www.forcesdz.com/forum/viewtopic.php?f=15&t=325
30-10-2015 05:56 PM
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Message : #5
RE: JIJEL PENDANT LA GUERRE D’ALGÉRIE
DES OULED AIDOUN-EL MILIA « OMAR CHIDEKH EL AIDOUNI »


MEMOIRES D’UN MAQUISARD DE LA WILAYA II


Lors de mes activités politiques en compagnie de notre frère Si Tahar Bouderbala (Dieu ait son âme) dit El Annabi qui venait d’être nommé mouhafedh de la wilaya de Constantine, ma curiosité portait sur quelques événements qui ont caractérisé la Wilaya II historique, qui a été successivement dirigée par Didouche Mourad, Zighoud Youcef, Abdellah Bentobbal, Ali Kafi et enfin Salah Boubnider dit Sawt al Arab (Allah Yarhamhoum). C’était les années quatre-vingt où une intense activité régnait faisant de Constantine une ville de rencontres des différents acteurs de la Révolution armée des Wilayas historiques. C’était une période où les jeunes étudiants et les intellectuels de toute obédience participaient au débat sur l’histoire de la guerre de libération nationale.

Cinéma et guerre de libération

L’une des principales actions qui a été menée ce fut « Cinéma et guerre de libération nationale » en présence des moudjahidine et des acteurs-clés de la Révolution. Une façon de réécrire l’Histoire et de permettre à la jeunesse de poser les questions les plus dérangeantes. Je me rappelle, alors que je présidais le symposium à l’auditorium Mohamed-Seddik-Benyahia de l’Université Mentouri, comment étudiants, universitaires, cinéastes, écrivains, scénaristes abordaient dans l’esthétique des films projetés les batailles menées contre les parachutistes par nos moudjahidine.
Le panorama sur le cinéma et guerre de libération faisait la une des journaux nationaux et internationaux. De jeunes responsables veillaient à l’organisation des films projetés notamment Kamel Arioua vice-mouhafedh, Rachid Nafir, Hachemi Zertal, noyau de la Cinémathèque de Constantine, Hacène Bouaouiche, Mohceni Bachir, Ahmed Benyahia et Abdelmajid Merdaci etc. Il y avait Ali Kafi, Salah Boubnider, Tayeb Boulahrouf, Abdelmadjid Kahl Ras, et des wilayas historiques.

[Image: 226133ali.jpg]

Une façon d’écrire notre histoire

Des amis de l’Algérie cinéastes tels René Vautier, Pierre Clément, Jacques Charbi mais surtout Ahmed Rachdi, Lakhdar Hamina, Ammar Laskri etc., des comédiens tels Rouiched, Sid Ali Kouiret, Farida Saboundji… – je reviendrais dans un article spécial sur cette manifestation d’une hauteur de vue dont le mouhafadh Si Tahar Bouderbala et Hamid Sidi Saïd, ancien wali de Constantine, ont été, les initiateurs –, qui sans eux le Panorama « Cinéma et Guerre de libération nationale » n’aurait pas eu lieu.

En fait, j’ai choisi cette fois de parler de Omar Chidekh El Aïdouni, un moudjahid à l’esprit ouvert, avec lequel j’ai écouté quelques récits de la guerre de libération nationale qui se sont déroulés dans le Constantinois, plus précisément à El Milia chez les Ouled Aïdoun.

Mémoires retraçant l’histoire de la Wilaya II

Et voilà qu’un jour je reçois ses Mémoires Le Royaume des Fellagas, témoignage sur les événements vécus de la Révolution « bénie » dans la Wilaya II, Zone 2, quatrième secteur, achevé d’imprimer chez les Editions Amar Guerfi à Batna.

Si Omar Chidekh El Aïdouni ben Ahmed Ben Boulaïd est né le 11 mars 1934 à Mechta Arfa Ouled Aïdoun. Après avoir appris le Coran et fréquenté l’école indigène, il intégra très vite la vie active en aidant son père dans un local de couture et la vente de tissus à Aïn El Barid. A 16 ans, Omar Chidekh rejoint, en 1950, le Mouvement national grâce à son oncle El Hocine Chidekh, élève de l’imam Ibn Badis. Il le raconte dans le journal An Nasr le 1er Novembre 1980.

[Image: 125058omar.jpg]

Les Kétamas « Ouled Aïdoun » ou les revenants du Caire

Il spécifie qu’El Milia avait une autre appellation Ouled Aïdoun, qui en réalité relevait de la tribu berbère les Béni Koutama qui ont fondé le Caire et bâti l’Université d’El Azhar sous l’autorité Abou Obeïd Allah El Fatimi (Les Fatimides). On les a appelé les « Revenants » Al ‘Adoun. Qui se sont installés sur les bords de l’Oued El Kebir.

L’histoire raconte que le Bey Osman qui a été injuste durant son règne en maltraitant et humiliant les habitants de la région fut assassiné en 1817 à M’jaz El Bey entre Ouled Aouat et Ladjbala. Par le fait qu’il y a beaucoup de marchands qui venaient de Mila, on a fini par l’Appeler El Milia. A l’arrivée des français avec les turcs Ouled Aïdoun devenait El Milia.

Depuis la bataille de « Bir Laghdar » en 1837 note Omar Chidekh suivie de la révolte de 1871 des Ouled Aïdoun sous le commandement de Benfiala et Boulekhmira rejoingnent celle d’El Mokrani où à dos de mulets par l’envoi de Cheïkh Ben Attik avec plusieurs de ses compagnons rencontrer Cheïkh El Haddad et El Mokrani pour soutenir leur révolution. Beaucoup d’entre eux furent emprisonnés et transférés à Toulon puis en Nouvelle Calédonie.

Situation des intellectuels durant la Révolution

La situation des intellectuels fut l’objet d’un soin particulier. Omar Chidekh rapporte que les moudjahidine Abdelkader Bouchrit et Kouicem Abelhak, natif de Collo, ont appelé Lemchellat, réputé pour sa bravoure, à intercéder auprès de Larbi Benredjem pour que cessent les assassinats d’intellectuels. Omar Chidekh raconte son baptême du feu en adhérant dans le mouvement national MTLD dans la cellule présidée par Larbi Lahmar et Ahmed Zouikri allias Belhamlaoui en 1950.

Du mouvement national à la Révolution armée

Si Tayeb El Watani venait encagoulé, lui qui connaissait bien la région de Jijel, selon les dires de Ammar Boudjeria, et rencontrait les responsables des Ouled Aïdoun tels Ali Meskaldji, Saâd Zaimeche dit Mostefa, Zidane Arzour, Chaaraoui Messaoud et Abdelhafi Boussouf alias Si Ali qui était membre de la Wilaya, Brahim Hachani alias Si Mahmoud et Ammar Benaouda, membre de l’OS et Messaoud Guedroudj, membre du Comité central originaire de Ladjbala.

Je recevais quelques-uns secrètement dans le local de mon père à son insu. C’est à partir de là que les contrôleurs du Parti commençaient à donner l’orientation de collecter des armes à partir de 1953. Salah Boubertakh et d’autres tels Ahmed Abdennour, Saïd Bouzerdoum alias Boutioua, Khelkhal Omar et Chidekh Ammar ont réussi à acheter un nombre considérable de fusils de chasse.

C’est le prélude à la préparation de la lutte armée. Tous les douars étaient sensibilisés en attente du jour « J » tels les Ouled Arbi, les Ouled Salah, les Ouled Annane, Ouled Aouat, El Akbia, Yamiden, Béni Ferguen, Ouled Ali, El Oualdja et Hjar Mefrouch. Avec le début de la Révolution, Khodja Mejdoub et Mahfous se sont mobilisés, alors étudiants en Tunisie, et nous transmettaient les informations.

Abdelhafid Boussouf rencontre les militants

Vers la fin août et début septembre 1954, Abdelhafid Boussouf nous rendit visite et rencontra les militants Ali Bouaroura et Youcef Rabhi au café du défunt Youcef Titah.

Le 1er Novembre 1954 à minuit a été annoncé comme le jour du déclenchement de la Révolution. Le 31 octobre 1954 se tint une réunion sous l’autorité de Larbi Lahmar au lieu dit Ouled Amiour, un groupe de militants dont Salah Boulatika, Rabah Beghidja, Hocine et Ali Boudechicha, Ahcène Kerroum, Salah Mellit et bien d’autres.

A SUIVRE...
04-11-2015 02:56 PM
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RE: JIJEL PENDANT LA GUERRE D’ALGÉRIE
Suite et fin.

Les premières opérations programmées le 1er Novembre

Il a été décidé de mener la première opération prenant pour cible la mine de Boulahmam avec pour mission de couper les fils téléphoniques. Le deuxième groupe dirigé par Salah Boubertakh et Mohamed Baadache est chargé de transporter sur les mulets les minutions et le troisième groupe, commandé par Saïd Zaïmeche et Aïssa Oucief, est chargé de distribuer la déclaration du 1er Novembre 1954. Quant à moi j’ai été appelé pour transporter un sac plein de papiers pour le déposer au Hammam du militant Brahim Abdelwahab. Le lendemain tous les tracts ont été distribués.

Au troisième jour, l’autorité coloniale arrêta Mohamed Baadache, Ali Boudchicha ben Larbi Kerroum ben Amor et d’autres. Ils furent tous torturés. Abdellah installera Messaoud Bouali alias Si El Hocine à la tête de la région des Ouled Aïdoun (El Milia). Omar Chidekh précisait que « nous n’avons entendu que deux opérations la nuit du 1er novembren celle menée par Zighoud Youcef à Smendou et celle de Larbi Lahmar à Boulhamam ouled Aïdoun. »

L’auteur Omar Chidekh rapporte dans son livre les opérations réussies du 20 Août 1955 sous la direction de Zighoud Youcef, le groupe des Ouled Aïdoun à leur tête Hocine Boudchicha et Ben Ali Djakoun ont détruit une dizaine d’engins militaires et tué 45 soldats. Dans cette bataille, on enregistra la mort de Guellil Zidane. Bentobbal Si Abdellah dirigea lui-même la bataille d’Arakou et de Badsi en faisant de cette région une zone libérée. Cet endroit sera choisi par Bentobbal comme lieu de refuge des responsables de la Wilaya II qui verra Zighoud Youcef, Ali Kafi, Salah Boubnider et Ali Mendjeli mettre une sorte de QG.

Le 20 août 1955 deuxième souffle de la Révolution

Le sous-préfet le colonel Renaud trouvera la mort dans la région d’ Oudadéne (El Milia). C’est le groupe d’Ammar Alouache, composé de onze personnes, qui mena cette embuscade le 22 août 1955. Après cette opération, Zighoud Youcef alias Youcef El Fergani dira que la Révolution a réussi politiquement, mais elle a remporté un double succès à Ouled Aïdoun. Ainsi les attaques du Nord Constantinois ont touché presque les régions d’El Milia, de Skikda, Khroub, Aïn Abid et d’autres villages.

A Skikda et Aïn Abid, il y a eu un véritable carnage de la part de l’armée française contre les civils innocents. Un génocide à ciel ouvert. C’est ainsi que Bentobbal a donné l’ordre de créer un atelier ambulant pour la réparation et l’entretien des armes que gèrera le moudjahid Mahmoud Bennouia dit Benkrika entouré de quinze éléments au lieu dit Bessam entre les monts de Béni Khattab et Ouled Debbab.
Selon les propos d’Omar Chidekh, le nombre d’avions descendus pendant toute la Révolution était de vingt et un.

La Wilaya II à l’épreuve du combat libérateur

La France a décidé de mettre entre décembre 1955 et mars 1956 le Plan Bigeard « sous le nom d’Eventail ». Les forces françaises devaient intervenir par terre, mer et air et assiéger toute la région allant de Oued Z’hor, Béni Ferguen à Ouled Arbi en passant par Tarsat, Okbet Saadallah et Ladjbala.

La bataille a été décisive à Draa Boulekcher dirigée par Ahmed Belabed contre les troupes coloniales de Bigeard. Une grande offensive composée de 200 moudjahidine et moussebiline, fut menée à l’échelle nationale. Il y a eu récupération de plus de cinquante armes de différents modèles. A l’issue de cette bataille, l’armée française a envahi les mechtas environnantes telles Thar Dilemcella, Bin Ladjbala, Raghaouaune quarantaine de citoyens furent fusillés froidement à l’endroit Dekhssa Dinasser.

Un vieillard du nom d’Ahmed Khérabagé de 90 ans a été arrosé d’essence et brûlé vif. Bigeard a essuyé échec sur échec trainant dans ses bagages l’humiliation d’un chef de guerre et sa fierté cassée sur les roches des Ouled Aïdoun. Omar Chidekh raconte sa rencontre avec certains membres de la Wilaya II qui ont assisté au Congrès de la Soummam. Il notera dans son livre les noms des différents responsables de la Wilaya II qui se sont succédé ou sont tombés au champ d’honneur, de même la chute des gouvernements français de 1956 à 1958, Mendes-France, Edgar Faure, Félix Gaillard, Guy Mollet, Pfilmin, Bourgès-Maunoury et enfin De Gaulle.

L’échec des plans Challe, Suavignac, Trinquier, Messmer

II parlera du plan du général Sauvignac 1957/1958 qui a affamé toute la région d’El Milia, à Settara, à Béni Sbih, à Béni Tlilen où plus de 500 chahids furent dénombrés entre enfants, femmes et vieillards. Au village Derdar, l’armée coloniale a tué tous les hommes ne laissant que femmes en plein mois de Ramadhan. Suivront les massacres des N’hanah, Ouled Amor Béni Khattab, Boumoussa près d’Ouled Aïdoun et surtout la bataille décisive de Zakrana près des Béni Sbih. Une bataille qui dura toute une journée où plus de cent soldats français parmi eux des officiers supérieurs furent anéantis. A Sidi Maarouf, sous les commandes de Guenidra, une grande bataille eut lieu et où les forces coloniales ont perdu un avion de combat et plusieurs soldats. Une autre à Béni Ftah, dirigée par Ahmed Guerfi, se solda par la mort de 70 soldats français.

Quant au Plan Challe 1959-1960, un colonel fut désigné pour mater la révolution dans les Ouled Aïdoun, mais il trouva la mort lors d’une embuscade au lieu dit Zaher. Il était le quatrième colonel mort dans les opérations Challe dans la région. Plusieurs de nos moudjahidines sont tombés au cours de ces batailles. Le groupe dirigé par Bachir Bourghoud attaqua le point de contrôle dans la région de Nekhla en emprisonnant trois soldats.

La bataille d’El Atka avec le groupe Youcef Millit, qui vit la mort de 30 soldats français, suivie de celle de Asfoura sur la route d’Ouled Arbi et celle de Zarzour sont la fierté de notre Révolution. De même que celle d’Adjenak au lieu dit Chaouche où deus bus transportant des soldats furent détruits, sans oublier celle d’El Djizia dirigée par Boulala Bachir qui a occasionné de grosses pertes à l’ennemi.

Mais la grande bataille était menée contre Trinquier, Challe et Pierre Mesmer. A El Milia, c’est le « Royaume des fellagas », disait Challe.
Si Abdelkader Bouchrit responsable du quatrième secteur de santé, apprit avec les docteurs Mohamed Toumi et Lamine Khen l’organisation d’une telle structure. Il créa des hôpitaux de fortune répartis dans différentes zones avec un paramédical compétent. Le docteur Tidjani Haddam faisait soigner nos blessés à Constantine dans le secret.

Boubnider dit Salah Sawt al Arab le stratège

L’homme-clé est Si Salah Sawt El Arab de son nom Salah Boubnider, chef de la Wilaya II, qui a géré depuis Belhamlaoui les batailles contre Challe et Trinquier. Il jouissait d’un respect et d’une grande réputation. Si Abdellah Bentobbal disait: « La Révolution est un tout. Nous n’étions pas un symbole de la Révolution mais plutôt sa garantie, sa soupape de sécurité et le secret de son succès ».

« Je ne peux pas oublier, note Si Omar Chidekh, la bataille d’Aïn Smara dirigée par Mahmoud Labsir occasionnant des pertes énormes et qui a enregistré, entre Aïn Smara et Aïn El Bey, la mort du moudjahid Tayeb Zater. Pierre Mesmer, ministre de la Défense, s’est rendu à Ouled Aïdoun inspectant la zone d’El Milia pour préparer la visite du général de Gaulle.

[Image: 470269pier.jpg]

Sur le chemin du retour, il fut surpris par une embuscade dirigée par Abdellah Boudiaf et Youcef Mellit et y perdit de nombreux soldats qui l’accompagnaient. A Lekhmis Di Sera, on dénombrait de nombreux morts du côté de l’ennemi, Slimane Mellit est tombé en chahid et Lamchalat(Zaamouche Hocine) a été capturé et transféré à la prison d’El Coudiat de Constantine et resta jusqu’à l’indépendance.

De Gaulle : « je vous ai compris »

[Image: 158377set.jpg]

De Gaulle était aux portes d’El Milia avec Challe qui l’a conduit jusqu’au mont de Machatt, ce dernier a perdu plus de 300 de ses soldats. C’est ainsi que de Gaulle décida de destituer les militaires des pouvoirs civils dans toute l’Algérie à l’exception d’El Milia. Arrivé à Katina et Hjar Mafrouch, De Gaulle parla au général Trinquier :

« Trinquier, toute passion a ses limites, et si ces foules sont de notre côté, alors qui sont nos ennemis ? Et si c’est la cas, libère tes soldats et enlève les barbelés plantés partout… » Depuis, les généraux français ont opté pour des putschs. Vers la fin de 1960, Trinquier ordonna qu’on tue chaque nuit dix innocents par la Main rouge.

[Image: 810477tri.jpg]

Pour terminer cette synthèse du livre Le Royaume des Fellagas, dont il réserve quelques pages sur le rôle des femmes d’Ouled Aïdoun et leur engagement dans la Révolution, Omar Chidekh El Aïdouni n’omet pas de souligner le projet du général Crépin – il venait de remplacer Challe – qui venait avec une autre stratégie d’encerclement des moudjahidines.

Il termine son livre par la dissension qui a eu lieu entre mars 1962 et juillet 1962 après le retour des représentants de la Wilaya II du Congrès de Tripoli dont Salah Boubnider, Larbi Benredjem El Mili, Abdelmadjid Kahl Ras, Tahar Bouderbala et Rabah Belloucif où l’union des frères s’est fissurée après avoir opté les uns pour le GPRA, les autres pour l’EMG. Chacune des deux parties voudrait qu’El Milia des Ouled Aïdoun la rejoigne. L’auteur conclut qu’« il ne nous fait pas honneur de voir l’Algérie de l’histoire, de la Révolution et des chouhadas se transformer en un guêpier de trafiquants, de voleurs et de criminels assoiffés d’argent sale ».

Par Dr Boudjemâa HAICHOUR,
Chercheur-Universitaire


Source : Mémoria
04-11-2015 03:21 PM
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RE: JIJEL PENDANT LA GUERRE D’ALGÉRIE

معركة السطارة.. وقفة عند بشاعة جرائم المستعمر الفرنسي




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11-11-2015 06:19 PM
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RE: JIJEL PENDANT LA GUERRE D’ALGÉRIE
La bataille de Catinat (Settara)


Hauts faits d’armes de la Wilaya 2


Au début de l’année 1958, l’Etat-major français déploya de grands moyens militaires dans le but de neutraliser physiquement et psychologiquement les unités de l’ALN. Le 7 février 1958, le ministre-gouverneur Jean Lacoste déclara à Constantine que «la guerre sera gagnée». Le 8 février, le «droit de poursuite» réclamé par les militaires fut, pour la première fois, mis en œuvre par le bombardement du village de Sakiet Sidi Youcef (situé en territoire tunisien), considéré comme une zone de repli des combattants algériens.

[Image: 864829beni.jpg]

Au printemps de l’année 1958, l’état-major français entreprit un important ratissage militaire, qui débuta le 26 avril et prit fin le 5 mai, sur la région nord-orientale de l’Algérie. Ce fut lors de cette offensive, les 26 et 27 avril plus exactement, qu’eut lieu l’une des plus grandes batailles de la guerre d’Algérie entre les forces françaises et une importante unité de l’ALN sur les monts escarpés de la région d’El Milia. C’était en direction du territoire de la commune de Settara, Catinat du temps de la colonisation, anciennement rattachée au département de Constantine et aujourd’hui dépendant de la wilaya de Jijel, que les forces coloniales cantonnées dans la région du Nord-Constantinois convergèrent, des massifs qui se caractérisent par des crêtes hautes de 700 à 800 mètres et au relief escarpé, une zone réputée à forte concentration de combattants de la Wilaya II.

Les faits se déroulèrent précisément au mont Dar el Hadada, d’une altitude de 805 m, où était implanté le douar Beni Sbih, lieu de repli des combattants de l’ALN qui en avaient fait le siège de la Zone 2 et où ils creusèrent des tranchées et des casemates (caches souterraines) devant éventuellement leur servir d’abri en cas de raids de l’aviation française. Cette zone, située dans la partie sud du massif de Collo, est difficilement accessible aux militaires français agissant au sol, car facilement repérables par les hommes de l’ALN. Dans cette région, l’armée française avait installé des PC au cœur même de ce qu’on appelait alors les zones libérées par l’ALN où elle procéda à la réalisation de pistes pour l’atterrissage et le décollage d’avions de reconnaissance (les fameux mouchards) et d’hélicoptères pour l’approvisionnement en munitions et le transport de troupes. Du fait de l’envergure des moyens militaires mis en œuvre par les Français, jamais les combattants algériens n’eurent à faire face à une aussi forte concentration d’effectifs militaires. Côté français, plus de 3 000 hommes furent réquisitionnés, alors que côté algérien seulement 500 éléments leur faisaient face. Mais il n’était pas dit que cette action allait se faire aussi facilement que les troupes colonialistes le croyaient, car elles furent confrontées à une forte résistance des troupes de l’ALN qui leur occasionnèrent de lourdes pertes, tant matérielles qu’humaines.

[Image: 58499787b1.jpg]

A l’origine de cette bataille, l’attention de l’ennemi fut attirée par un incessant mouvement des habitants des douars environnants en direction de la forêt de Beni Sbih où avait été créé un souk (marché) fréquenté par les membres de l’Armée de libération nationale. Convaincue de leur présence, elle décida d’agir. Pour mener cette offensive et attaquer sa cible, elle dépêcha d’importantes unités de l’artillerie et des fantassins des garnisons d’El Milia, de Djidjelli (Jijel) et de Constantine, appuyées par des chars blindés et l’aviation, composée d’avions de reconnaissance, d’hélicoptères et de chasseurs bombardiers. Ce genre d’opérations ne consistait pas seulement à éliminer les combattants de l’ALN mais à occuper leur espace vital, à étouffer toute possibilité de survie et en déplaçant les populations qui vivaient dans les douars vers les villes, car considérées comme un soutien avéré aux indépendantistes. Très tôt dans la matinée du 26 avril 1958, en l’occurrence à cinq heures du matin, plusieurs colonnes de militaires français commencèrent à converger vers les villages et autres douars situés en contrebas et sur les versants nord et sud des monts de Catinat afin de mettre en place un blocus et procéder à l’encerclement des combattants de l’ALN se trouvant dans la région. Avisés de cette opération grâce à la mise en place d’un système de surveillance efficace, les moudjahidine, sous le commandement de Mostefa Filali et Messaoud Boudjeriou, décidèrent de faire diversion en tendant des embuscades aux unités militaires ennemies afin de les dissuader d’atteindre leur but. Mais cette action n’empêcha pas l’aviation ennemie d’entrer en action en procédant au bombardement des casemates servant de gîte aux combattants de l’ALN, qui avaient préalablement fait fuir les habitants de cette localité vers des refuges plus sûrs. C’est ainsi que, pour boucler la zone, des hélicoptères de transport de troupes se déployèrent sur toute l’étendue des lieux et débarquèrent plusieurs unités de soldats.

[Image: 17173438b2.jpg]

A neuf heures, la bataille, au cours de laquelle un armement lourd fut utilisé, atteignit un point culminant. En dépit de l’inégalité des forces en présence, les moudjahidine parvinrent à repousser l’offensive et causèrent des pertes considérables dans les rangs des militaires français, ce qui les contraignit à battre en retraite afin d’évacuer morts et blessés et, à tout le moins, se réorganiser pour reprendre l’offensive.
Vers 15 heures, l’arrivée en renfort de cinquante camions bondés de parachutistes et à leur tête une colonne blindée dotée d’armes lourdes transforma la bataille en un affrontement au corps à corps jusqu’à la tombée de la nuit, au cours de laquelle des hélicoptères se mirent à éclairer la zone des combats. Au milieu de la nuit, d’autres unités ennemies, les parachutistes du 2e REP (Régiment étranger de parachutistes), embarqués dans la nuit du 26 avril 1958 de la base militaire de Philippeville (Skikda) à bord d’hélicoptères Banane, sont déposées sur les crêtes de Beni Sbih et, d’est en ouest, sont déployées sur les contreforts de la zone, se heurtant à une farouche résistance. Voyant que les forces de l’ALN étaient beaucoup plus aguerries et, subissant de leur part des tirs nourris, les troupes françaises se retirèrent après 36 heures de fusillade.

Lors des affrontements, l’armée française perdit 1 100 soldats et l’ALN 110 djounoud, alors que 300 civils habitant les douars situés dans cette zone, notamment des femmes, des vieillards et des enfants, furent tués. Deux avions de chasse furent également abattus. A la fin de la bataille, les survivants parmi les moudjahidine réussirent à se frayer un passage à travers le blocus mis en place par l’ennemi et à atteindre une zone protégée afin de se mettre hors de portée des tirs adverses. L’ampleur des pertes françaises fit l’effet d’une onde de choc au sein de l’état-major français. L’expérience et la puissance de feu des combattants algériens, malgré un terrain peu favorable, obligèrent l’ennemi à battre en retraite. Mais le gros des pertes dans leurs rangs était incontestablement dû aux frappes aériennes et à l’artillerie. Bien après l’indépendance, la zone des combats resta telle qu’elle fut après les affrontements, parsemée de fragments métalliques, et sur laquelle trônent, tels des trophées, les restes des carlingues et des moteurs d’avions abattus, les cratères laissés par les bombardements et les rochers criblés de balles.

Pour immortaliser cette bataille mémorable menée par l’Armée de libération nationale dans le Nord-Constantinois durant la révolution et en hommage aux nombreux martyrs de Béni Sbih tombés sous les balles de l’ennemi, une stèle a été érigée à leur mémoire sur le lieu même des combats et dont les noms ont été écrits en lettres de sang sur le fronton du cimetière où ils reposent.

Par : Abderrachid Mefti (Mémoria)
12-11-2015 03:16 PM
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RE: JIJEL PENDANT LA GUERRE D’ALGÉRIE
Beni Sbih (El Milia)


Djazairouna


6 novembre 1960
Avant première du premier film algérien Djazairouna


Le ministère de l’Information du GPRA organise à Tunis l’avant première du premier film algérien, intitulé « Djazairouna », réalisé par Chanderli Djamel, Chaulet Pierre, Lakdar Hamina et René Vautier.

En 1956, le FLN crée un centre d’information et de communication. L’objectif au départ est d’accompagner des journalistes étrangers venus filmer la guerre de libération. Les premiers reporters, Herb Greer et Peter Throckmorton, des indépendants, filment cette même année le maquis de l’Oranie. Leurs images seront diffusées lors de l’Assemblée Générale de l’ONU en 1957.

Par la suite, une agence de presse est créée à Tunis pour favoriser la diffusion des images de la guerre ; et les images et documents de presse sont collectés pour constituer des archives complètes sur la révolution.

C’est dans ce contexte et sur la base d’images du film « Une nation, l’Algérie », réalisé par René Vautier en 1955, ainsi que des images de Djamel Chanderli prises au maquis qu’est réalisé en 1960 ce qui est, aujourd’hui, considéré comme étant le premier film algérien : « Djazaïrouna » (Notre Algérie). Sa réalisation est collective : Docteur Chaulet, Djamel Chanderli, Mohammed Lakhdar-Hamina. Et sa production est signée: Service Cinéma G.P.R.A.

« Djazaïrouna » est destiné à éclairer la communauté internationale sur les objectifs poursuivis par les maquisards algériens.

Concernant les images de Chenderli expliquait qu’il s’agissait de « reportages sur les bombardements, la vie des djounouds et l’apport inconditionnel de la population à la guerre de libération : ravitaillement-guet-cache-sacrifice, etc. ».

« Munie de deux caméras, monte au maquis de la wilaya II en décembre 1956, après avoir été pris en charge et escorté par Tahar Bouderbala et prend les premières images algériennes de la révolution » (Ahmed Béjaoui). En 1958, toujours dans le Nord-Constantinois, sa caméra tombe nez à nez face à un bombardement au napalm, à Beni Sbih, dans la région d’El Milia. De telles images sont d’une importance capitale dans la contre-propagande du FLN face aux images de la France officielle qui tente de cacher la vérité sur le conflit à la population française, en véhiculant l’idée que «l’armée française intervient dans le cadre d’une mission de pacification, et qu’il n’y a pas de velléités d’indépendance de la part du peuple algérien mais seulement des bandes terroristes désorganisées qui sévissent et perpétuent des actes barbares » (Olivier Bitoun)

Chenderli décide donc « d’envoyer personnellement ce matériel à mon frère Abdelkader Chenderli aux Nations Unies, pour développer et exploiter immédiatement ces images afin de confondre l’armée française qui affirmait ne pas utiliser le napalm en Algérie ».

L’avant-première de « Djazaïrouna » est organisée par le ministère de l’Information du GPRA dans une salle tunisoise, le 6 novembre 1960. Plus tard, le film sera complété et s’appellera « La Voix du peuple ».

Malheureusement, le film ou ce qu’il est devenu, n’est pas exploité aujourd’hui, alors que l’Algérie célèbre les 60 ans du déclenchement de la révolution et que les algériens sont très demandeurs de véritables archives de l’époque.

Par : ZM.

Sources :

1 - « Cinéma et guerre de libération. Algérie, des batailles d’images », d’Ahmed Béjaoui. Pages 57 et 58. Chihab Editions. Alger, 2014
2 - « Lettre de Djamel Chenderli à Boudjemaa Karèche», publiée dans le numéro 22 de L’Hebdo libéré, semaine du 21 au 27 novembre 1990 (mentionnée dans le livre d’Ahmed Béjaoui, cité plus haut)
3 - http://www.babelmed.net
4 - Critique du film « Avoir 20 ans dans les Aurès », Par Olivier Bitoun – le 25 septembre 2012 in http://www.dvdclassik.com
12-11-2015 03:25 PM
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RE: JIJEL PENDANT LA GUERRE D’ALGÉRIE
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19-11-2015 07:26 PM
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RE: JIJEL PENDANT LA GUERRE D’ALGÉRIE
دور المرأة الجيجلية في الثورة التحريرية




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19-11-2015 07:28 PM
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RE: JIJEL PENDANT LA GUERRE D’ALGÉRIE
AHCENE AMARA ,le moudjahid et combattant


[Image: 23090467az.jpg]

AHCENE AMARA ,le moudjahid ,de son vrai nom :MOHAMMED -CHERIF,combattant des premieres heures pour la liberté et l'indépendance de l'algérie.

MOHAMMED CHERIF AMARA plus connu sous le nom de AHCENE est né à ELMILIA en 1932 ,douar ouled kassem.

il a fait ses études scolaires primaires à l'école des garçons du village.Apres ces études non achevées il a été recruté comme apprenti mécanicien chez un colon garagiste en premier puis chez LEBSIR son oncle maternel.

vers l'age de 18 ans il a décidé de partir en france, à la recherche d'un autre boulot,par bateau à partir du port de SKIKDA.A la mort de son pere il rentra en algérie définitivement pour essayer de s'occuper de sa famille ,dont il a desormais la charge ,car il était l'ainé de plusieurs freres et soeurs.IL fut recruté comme chauffeur à el milia chez boucherit med ben atmane avec qui il parcourait les différents souks de la région pour faire du commerce:le vendredi ils faisaient le souk de djemaa beni hbibi,le samedi au souk de assfoura,le dimanche à beni tlilene ,le mardi à el milia,le mercredi à oum-toub et le jeudi à chekfa.

EN 1956 AHCENE AMARA été recruté à l'hopital civil d'el milia comme agent d'administration et de gestion de produits pharmaceutiques ,consommables et non consommables.

EN 1958 suite à des suspicions ou dénonciation il a été capturé et emprisonné à el milia ou il a subi la torture et ses atrocités à la caserne et au 2eme bureau ,puis transféré au centre de tri situé à coté de l'ancien souk d'elmilia d'ou il s'est évadé de façon spectaculaire profitant de la nuit du vent et du bruit car la météo était mauvaise.

A partir de ce jour ,il a rejoint le maquis sous les ordres de Zouikri MOHAMMED belhamlaoui qui l'avait affecté aux services de santé de la zone 2 de la wilaya 2 ,en cette periode là ces services de santé de L'ALN étaient sous la responsabilité de Abdelkader Boucherit.

Source : http://elmiliastory.centerblog.net/401-a...combattant
02-12-2015 06:03 PM
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RE: JIJEL PENDANT LA GUERRE D’ALGÉRIE
Les Héros de la Résistance Algérienne ( 1830-1962 )


Capitaine BOUZERAA Ahcene


[Image: Chahid_3.jpg]

Photo de Si Ahcène ( debout à gauche) en compagnie du chahid Mohamed Kerouani ( debout au milieu) et deux autres moudjahidines


Grand merci à vous BENKAM et M.F.TOUMI pour cet aperçu sur un des valeureux moudjahidines de la région, en l’occurrence Si Ahcène : c’était ainsi que l’appelaient ses frères moudjahidines. Il est né le 10 septembre 1923 au douar Ouled yahia dans la baladia de khadrouche, daïra d’El Milia, wilaya de Jijel.

Il n’avait pas eu la chance d’aller ni à l’école coranique, ni à l’école classique. C’était à l’âge d’enfant qu’il avait commencé à travailler pour aider son père à nourrir sa famille nombreuse. Sous le règne du colonialisme esclavagiste, les indigènes menaient une vie dure… Enrôlé de force dans les rangs de l’armée française, pour le service militaire en 1946 à Guelma, il avait vu de ses propres yeux les traces du génocide de mai 1945.

Source : http://www.forcesdz.com/forum/viewtopic....5&start=60
02-12-2015 06:08 PM
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RE: JIJEL PENDANT LA GUERRE D’ALGÉRIE
Le Chahid Mohamed Saïdani


[Image: 77034955vb.jpg]

Le Chahid Mohamed Saïdani est tombé au champs d’honneur le 26 janvier 1957 en plein centre ville d’El-Milia et à quelques pas du bureau de l’administrateur de la ville Germain Faure, qu’il venait d’exécuter.

Ce coup a été minutieusement préparé et héroiquement accompli, et avait secoué l’ennemi en plein cœur de sa citadelle qui était le Bordj (la sous-préfecture), aujourd’hui siege de la daira d’El-Milia et avait permis à la population de se débarrasser de ce tyran. Cet acte dont l’ampleur et l’impacte n’avaient pas laissé indifférent le sinistre Maurice Papon, à l’époque préfet de Constantine ,qui s’était déplacé à El-Milia pour s’enquérir de la situation qui avait fait la « une » du journal La Dépêche de Constantine.

Il convient de signaler que le martyr Mohamed Saïdani est natif du douar Ouled-Salah à El-Milia, il était connu pour les nombreuses opérations d’envergure qu’il avait accompli. Il avait accépté d’exécuter l’ultime mission de sa vie en sachant qu’elle était suicidaire. Armé d’un colt 11mm 43 qu’il gardait tout le temps précieusement sur lui, sauf au moment de ses prieres il le plaçait devant lui et devant ses yeux au bout du tapis de priere, la veille de l’attentat il avait passé la nuit au village meme, selon un témoin.

Il s’était présenté sous une fausse identité, à 11h30 au bureau du chef de la commune mixte d’El-Milia qu’il avait abattu en l’atteignant de plusieurs balles au foie et à la poitrine. Après exécution de cet acte spectaculaire, le chahid s’était enfui par le jardin public (Le Square). Alertés par les détonations, les soldats coloniaux et les sentinelles ont repéré le chahid et l’ont abattu ,à leur tour, au niveau des docks (de la SAP) tout juste à coté de ce square qui porte aujourd’hui son nom. L’administrateur G FAURE avait laissé ce jour là derriere lui une dame veuve et folle de rage, sortie de chez elle armée faire le nettoyage !!! LE CHAHID a laissé derriere lui deux petites filles en bas age Allah yerham chouhada.

Source : http://www.forcesdz.com/forum/viewtopic....5&start=60
02-12-2015 06:12 PM
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RE: JIJEL PENDANT LA GUERRE D’ALGÉRIE
Merci Nassiba , pour ce topic qui permettra aux nouvelles générations , de savoir , que la wilaya de Jijel avait enfanté des HOMMES qui
,non seulement, avaient mené un combat héroïque, dans leur région ,
mais bien dans d’autres régions du pays !

Rahima Allah El Chouhada El Abrar.

C’est mon plaisir , de poster sur ce topic, le portrait du moudjahid Si Ahcéne,
( Décédé le 16 décembre 2011 à Ras El Oued ( BBA) son lieu de résidence ),
ainsi que deux lettre , lesquelles lui avaient été adressées, au mois d’aout 1958,
par le téméraire El Hadj Lakhdar, un des chefs de l’historique wilaya I ( Les Aurès).

Rahima Allah El Moudjahidine El Ahrar
[Image: 2s01eso.jpg]

[Image: idhqvr.jpg]

[Image: ka1m61.jpg]
03-12-2015 08:39 AM
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RE: JIJEL PENDANT LA GUERRE D’ALGÉRIE
[Image: o6k74z.jpg]
Youssef Bouchakour (1937-1958)

Né le 17 Juin 1937 à Cavallo (aujourd’hui El Aouana) située à environ 20 km au sud-ouest de Jijel, Youssef Bouchakour habite à Alger au quartier de Belcourt. Il est scout au sein du Groupe « Emir Khaled » de Belcourt en tant que lionceau puis éclaireur. Les SMA le forgent dans le nationalisme.

Scolarisé à l’école Sarrouy, et en réponse à l’appel de la grève lancée le 19 mai 1956, il abandonne ses études et décide de rejoindre les rangs de l'ALN. Par l’intermédiaire de Hamoud Chaid dit Abderrahmane, responsable de la cellule FLN de Belcourt, il réussit avec difficulté vu son jeune âge à se faire accepter comme combattant de l’ALN.

Dans l'optique de répondre aux besoins de l'ALN en praticiens de santé, Youssef Bouchakour et son cousin Mouloud Zikara dit Mustapha subiront près de six mois une formation sanitaire, sous la houlette du docteur Pierre Chaulet qui formait clandestinement des secouristes et des assistants médicaux pour les maquis.

Youssef Bouchakour rejoint le maquis début janvier 1957 et sera reçu par le colonel Si Chérif (Ali Mellah) dans un refuge de la région « Tlelet Edouair » à quelques kilomètres au nord-ouest de Ksar el Boukhari qui l’affecte dans le même secteur comme commissaire politique ; fonction qu’il assume avec compétence jusqu’au mois de mai 1958, date à laquelle il tombe au champ d’honneur dans la commune de Sebt Aziz, près de Médéa où il est enterré.

Quant à son ami Mouloud Zikara dit Mustapha, il tombe au champ d’honneur en 1959 à l’âge de 21 ans.

Une rue d’Alger porte actuellement son nom.

Un de ses frères, Abderrahmane, maquisard dans la Wilaya II, rescapé de la guerre a pu rejoindre sa famille après sa démobilisation à l’Indépendance de l’Algérie.


Source
14-12-2015 09:46 AM
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RE: JIJEL PENDANT LA GUERRE D’ALGÉRIE

[Image: 9j1xrl.jpg]
Mohamed Khattab (1904-1964)


Né en 1904 à Beni Ferguene (El Milia), Mohamed Khattab rejoint son frère au Maroc où il devient un gros propriétaire terrien. C’est un homme qui a su compenser son manque de diplôme par la foi, l'intelligence et un travail acharné pour s'élever dans la hiérarchie sociale.

Ami du roi Mohamed V Mohamed Khattab aidait déjà, dans les années 1940, financièrement les partis nord-africains. A El Milia, lors d'un voyage au pays natal, en 1940, il a bâti une médersa et pris en charge la construction de plusieurs écoles coraniques dans diverses localités.

Il a mis également sa fortune à la disposition de l'association des Oulémas de Abdelhamid Benbadis et à la cause nationale dès le déclenchement du 1er novembre 1954.

Pendant la guerre de Libération, en sus de sa contribution à la lutte armée par un grand soutien financier, il n'a pas hésité à prendre en charge des responsables du FLN. Il a mis à la disposition de l'Algérie ses fermes, près de Kenitra, en les transformant en bases d'entraînement et en dépôts d'armement et certains en usines de fabrication d’armes. Il a même accompagné Abdelhafid Boussouf lors de missions d'achat d'armes à travers plusieurs villes d'Europe.

Sollicité par Abane Ramdane, il a accueilli chez lui beaucoup de cadres du FLN, Krim Belkacem, Houari Boumediene, Mohamed Benyahia et Ferhat Abbas, pour ne citer que ceux-là.

Mohamed Khattab meurt à l’âge de 60 ans en 1964 au Maroc où il est enterré. Son œuvre et sa contribution au service de la cause nationale reste ignorée en Algérie et dans sa ville natale.

Farouk Benattia lui consacre un ouvrage « Si Mohamed Khattab, précurseur du Maghreb » édité par OPU Alger en janvier 1991.

Source
14-12-2015 10:17 AM
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RE: JIJEL PENDANT LA GUERRE D’ALGÉRIE
@ Saladin

[Image: 212783sal.jpg]
14-12-2015 05:27 PM
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RE: JIJEL PENDANT LA GUERRE D’ALGÉRIE
(14-12-2015 05:27 PM)Nassiba a écrit :  @ Saladin

[Image: 212783sal.jpg]



Tout le plaisir est pour moi , Nassiba.

Merci à toi , pour ce topic et beaucoup d'autres ...Smile
15-12-2015 09:03 AM
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RE: JIJEL PENDANT LA GUERRE D’ALGÉRIE
[Image: zxvdkh.jpg]
Seddik Bouridah (1932-1960)

Seddik Bouridah est né le 27 novembre 1932 à Jijel où il fait sa scolarité à l’école primaire Jean Jaurès
(aujourd'hui école Mekidèche Mahmoud) puis au CET. L’indigence profonde de la famille l’oblige très tôt à rentrer dans le monde du travail. Il réussit à travailler comme ouvrier liégeur chez Houillet.
Militant au sein du MTLD (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques) de Messali Hadj depuis1952, il est appelé au service militaire obligatoire en 1953 qu'il effectue à Blida.
Au début de l'insurrection de novembre 1954, Seddik Bouridah est remobilisé comme réserviste, mais il se rebiffe et décide de rejoindre réseau fidaï du FLN. Avec Ayad Djamel, il est chargé d’exécuter un traitre qui n’est autre que le garde champêtre.
La mission est ratée à cause de l’enrayement de l’arme, les deux hommes sont
obligés de fuir et par conséquent de se diriger en1956 vers le maquis, dans la région de Chekfa, au secteur III.
Il prendra comme nom de guerres « Lakehal Bachir ».
Reconnu comme l'un des meilleurs stratèges et responsable militaire de la wilaya II. Son ascension fut remarquable. il débuta son combat avec le grade de sergent. Son expérience au sein de l’armée française en tant qu’appelé lui est favorable, ce qui pousse ses chefs hiérarchiques de le nommer à la tête d’un important groupe
de combattants, puis rapidement responsable militaire de la zone II.
Ses faits d’armes sont impressionnants, il se fait remarquer dans plusieurs batailles contre l’ennemi (Oued Zegar près de Skikda et à Tasfift au Béni Haroun…). En 1960 il est promu responsable militaire et politique de la zone 1 après le nouvel découpage.
Seddik Bouridah tombe au champ d’honneur le vendredi 1er janvier1960, lors d’un accrochage survenu sur le flanc nord de la montagne glaciale Bouhanche. Il avait à peine 28 ans.

Source
15-12-2015 09:04 AM
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