A propos d’ « Adolescences algériennes », le livre de Pierre Eyrignoux.

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L’histoire mythique
J’ai toujours été stupéfait, et c’est peu dire, par la version de l’histoire de la colonisation française en général et, de la vie des Pieds-noirs en particulier, que nous livrent ces derniers, dans leur pathos si caractéristique. Voilà cette version : l’Algérie un beau pays que nous adorons, une terre fertile trouvée à l’abandon, une belle lumière, une mer splendide, de la convivialité, absolument pas de racisme ni de violence. Nous, les Pieds-noirs ?... nous nous attelions à construire le pays, nous vivions exactement comme les Indigènes, complètement mélangés à eux.

Pour notre écrasante majorité, nous vivions chichement, travaillant durement comme seuls savent le faire les valeureux pionniers européens quand ils s’attèlent à civiliser les peuples arriérés partout à travers le monde. Et tout allait bien jusqu’au jour où des bandes de fellaghas sont venues dévaster le beau pays que nous avions construit à la sueur du burnous des autres. Nous gérions bien l’affaire malgré tous les « évènements » jusqu’au jour où un général ayant pris le pouvoir par un coup d’état dans la mère-patrie, décida d’en finir avec cette histoire et nous abandonna en rase campagne à notre triste sort, cédant aux exigences des terroristes qui ne nous offraient que deux alternatives : la valise ou le cercueil. Alors que la guerre était gagnée sur le terrain (comme si une guerre se passait sur un seul terrain…).
Comme le dit si bien ce proverbe algérien : « Celui qui fait les comptes tout seul, les fait toujours en sa faveur » et, comme les Algériens n’avaient jamais droit de cité, c’est cette version de l’Histoire que l’ancien colonisateur a retenue, promue et gravée dans le marbre pour la glorifier et la transmettre aux générations futures. Ce serait amusant et presque anecdotique si tout cela n’influait pas très négativement sur la politique française à l’égard de ses immigrés et ses ressortissants d’origine algérienne et ne parasitait pas lourdement et durablement les relations franco-algériennes.

Cadeau d’un ami
Ayant vécu mon enfance et mon adolescence sous le joug de la colonisation et de la guerre avec son lot d’humiliations, d’injustices et de violence, je peux vous dire que je ne suis ni amateur, ni friand et, encore moins, nostalgique de ce genre de récits et que je n’aurais jamais lu ni encore moins acheté le livre de Pierre Eyrignoux si un ami venu passer en famille quelques jours dans ma terre d’adoption, ne me l’avais offert. Moi, en retour, lui offrant « Quand une Nation s’éveille », le tome 1 des mémoires de Sadek Hadjerès, le grand patriote, membre fondateur et ancien responsable du P.A.G.S. (Parti de l’Avant-garde Socialiste). Je pense que mon ami a gagné au change…

Même si le nom de Pierre Eyrignoux ne m’est pas étranger, loin de là, ayant fait mes premiers pas à la maternelle chez la maman et effectué une partie de mon collège avec Hubert, le frère, et qu’à priori, on pouvait lui faire confiance vu qu’il est né et a vécu longtemps chez nous, j’avoue que j’étais assez circonspect et je n’ai commencé à lire le livre que par politesse envers l’ami qui me l’a offert. Et puis, l’appétit venant en mangeant, j’ai continué par curiosité et, ensuite, par le besoin irrépressible que je ressentis d’en donner mon avis.

Les folles années du twist
Il faut dire que j’ai appris des choses dans la lecture de ce livre dont la plus importante me semble être celle-ci : c’est que pendant que nous, nous crevions de frousse dans nos quartiers, guettant chaque nuit le bruit des camions G.M.C, les aboiements des chiens, les coups violents portés à notre porte ou à celles des voisins que les militaires-tortionnaires venaient arrêter, pendant que nos pères, nos frères, nos oncles et nos cousins combattaient dans les maquis, étaient torturés avant d’être assassinés et jetés à la mer ou croupissaient dans les prisons, d’autres, d’autres adolescents, protégés par la troupe et les barbelés, vivaient intensément leurs « folles années du twist ». Avec le recul du temps, je me dis : « Tant mieux pour eux ! »
Se rendant compte, peut-être, de l’indécence de leur bonheur au milieu de notre misère et de nos malheurs, l’auteur se demande même, à posteriori, et je lui accorde le crédit de la sincérité, pourquoi nous n’allions pas au Sport Nautique, aux bals du Casino et du 14 juillet et pourquoi nous ne profitions pas des bienfaits de la mer, des oursins, des coquillages et des crustacés disponibles à volonté mais se réfugie malheureusement dans le confort de l’explication-bateau, celle qui est brandie à notre face à chaque fois que l’autre a épuisé les maigres connaissances qu’il avait de nous sans avoir rien compris ni résolu : la religion ! Ainsi, (P.63), il affirme que « très rares (sont) les adultes qui pratiquaient la natation et les jeux nautiques en général ; quant au ramassage des oursins, coquillages et crustacés,…, la consommation de ces fruits de mer délicieux étant « Haram ». Je laisse les Jouajlas apprécier la vacuité, sinon, l’imbécillité de cette réflexion.

D’abord, nous ne savions pas que nous étions les bienvenus parmi eux puisque personne ne nous en a informés et, d’autant plus, que leur attitude à notre égard était, pour le moins qu’on puisse dire, plutôt dissuasive. Et puis, à cette époque, c’était déjà bien trop tard et les Français devraient bien le comprendre. Que disaient-ils de leurs compatriotes qui fréquentaient les nazis, pourtant infiniment moins coupables de violences contre eux que les troupes françaises contre les Algériens ? Des traîtres et des collabos ! Nous, parce que nous sommes de religion différente, ne serions-nous mus que par des concepts religieux, incapables d’appréhender et de chérir les notions de liberté, de patriotisme, de nationalisme, de fierté et de désir de nous débarrasser de l’oppresseur le plus violent, le plus vicieux et le plus cupide que notre terre sacrée a connu ?
Et puis, il ne faut pas oublier la trouille ! Nous avions la trouille d’eux, eux qui avaient toute la troupe, la police, la justice et même l’injustice à leur disposition…nous, avec nos cicatrices encore béantes des crimes du « Code de l’indigénat » établi en 1830 dans les zones conquises et officialisé en 1874 sur l’ensemble du territoire et qui punissait l’indigène par des peines allant jusqu’à la déportation ou le bagne pour des questions bénignes comme : « la réunion sans autorisation, le départ de la commune sans autorisation, les actes irrespectueux (regarder en face ou soutenir le regard d’un Européen) ou tenir des propos offensants ». Ce code qui, malgré les lois, décrets et arrêtés, n’a été aboli réellement qu’en 1958 quand ce général a bousculé le contre-pouvoir pied-noir et a imposé le respect des lois de la République.
Et il y a aussi la mémoire, celle que nous ont transmise nos aïeux, celle des crimes de la conquête, des mutilations, des incendies, des destruction de nos villes et villages, celle de la spoliation de nos terres que nous voyions entre les mains des autres, de la répression à la suite de la révolte d’El Mokrani et cheikh El Haddad, de notre bannissement vers d’autres régions quand ce n’était pas pour le bagne de Cayenne, pour la Nouvelle Calédonie ou le cimetière afin de laisser place aux Alsaciens, Lorrains et tous les va nus pieds et crève-la-faim d’Europe dont on vantera plus tard la légitimité de leur présence sur notre terre sacrée ainsi que leurs dons de pionniers et de défricheurs de terres sauvages.
En tous cas, malgré ou plutôt, à cause de tout ça, la vie était belle pour ceux à qui la ville et le pays appartenaient. Nous les voyions jouir de cette vie et de cette nature et l’auteur confirme nous apercevoir de temps à autre quand on était « en maraude » (P.63). Nous n’étions jamais mélangés même si nous vivions dans le même bocal, un bocal rempli de 9/10èmes d’eau et de 1/10ème d’huile, l’huile étant toujours au-dessus de l’eau même si cette dernière est très largement majoritaire.

L’intrusion de la réalité et la fin du rêve
Hélas, cette joyeuse insouciance de l’auteur prendra fin avec son départ pour l’Ecole Normale de Constantine, loin du cocon familial et de la sécurité djidjellienne, assurée il faut le préciser, par des milliers de soldats, la milice des Pieds-noirs (dont le père été un des chefs à Jijel…) et les multiples ceintures de barbelés et de fortifications entourant la cité. A Constantine, il découvrira la réalité de la guerre de libération et, surtout, de la folie meurtrière de l’O.A.S. qu’il qualifiera de «lutte impitoyable de factions rivales du F.L.N., du G.P.R.A. (sic !) et de l’O.A.S » (P.374). C’est la classique ritournelle que nous chantent les Français depuis déjà plus d’un demi-siècle et, malgré toutes ses outrances, nous avons fini par en être blasés.
Devant le chaos et la destruction semés par les terroristes de l’O.A.S. après la signature du cessez-le-feu, le 19 mars 1962, et l’inéluctabilité de l’indépendance, l’auteur se demande si les choses en seraient arrivées là si la France avait pris plus de mesures en faveur des Indigènes. Mais sans trop y croire quand « il considère aujourd’hui le sort des minorités chrétiennes persécutées face aux masses musulmanes agitées par l’islamisme au Moyen-Orient, où elles ont vécu pendant des siècles, on est en droit de se poser la question de la viabilité d’une telle utopie » (P.324), oubliant de chercher à comprendre comment cela a commencé, sans doute par confort d’esprit et pour disculper le France et ses alliés de toute responsabilité dans cette situation.
Mais qu’il se rassure, aucun regret à se faire : ce n’est pas pour ce que la France n’a pas fait pour nous que nous nous sommes régulièrement soulevés et nous nous sommes battus pour être indépendants, mais pour tout ce qu’elle nous a fait depuis 1830. Nous étions un pays prospère (« un grenier d’abondance » selon les écrits mêmes du sanguinaire Saint-Arnaud dans ses échanges épistolaires avec le non moins sanguinaire Bugeaud qui lui répondra dans la foulée : « dévastation, poursuite acharnée jusqu’à ce qu’on me livre tous les arsenaux, les chevaux et même quelques otages de marque »), nous étions un peuple libre parfaitement à l’aise sur sa terre, dans sa religion et dans sa culture (80% des Algériens savaient lire et écrire, l’inverse pour les Français à la même époque). A l’université de Béjaia, la sœur de Jijel, nous avions même crée les chiffres dits « arabes » qui ont permis l’avancée technologique de l’humanité. Nous constituions une puissance respectée dans le bassin méditerranéen quand un ennemi féroce, cupide, assoiffé d’or, de terres et de sang s’est abattu sur nous. Notre résistance face à l’envahisseur a été héroïque, tenace et pugnace, comme le sont notre caractère et notre personnalité. Elle a duré plus d’un demi-siècle avant de mettre genou à terre décimée par la sauvagerie de l’ennemi qui agissait sans aucune règle ni limite avec, pour seul objectif, l’extermination du peuple algérien par les armes, la famine, les « enfumades » les épidémies et le confinement vers les terres les plus désertiques et les plus hostiles. Pendant ce temps, les apprentis sorciers, les Frankenstein avant l’heure, les pseudo-docteurs de la faculté de médecine d’Alger réfléchissaient à la mise au point d’une race nouvelle docile et adaptée au pays par un croisement d’Européens avec des Noirs africains. Le tout théorisé, soutenu et encouragé par des hommes célèbres tels Tocqueville (l’auteur de « La démocratie en Amérique ») qui transmettait aux généraux les méthodes utilisées pour exterminer les Amérindiens, Jules Ferry et tant d’autres « illustres » personnages tous acquis à la théorie de l’évolution naturelle de l’humanité selon laquelle les « peuples inférieurs » devaient disparaître pour laisser place aux « peuples supérieurs » afin de faire avancer l’être humain en récupérant « l’espace vital » nécessaire à son extension. Rappelons que ce concept « d’espace vital », invention française du XIXème siècle pour justifier les aventures coloniales, a fait florès chez les Nazis allemands avec toutes les horreurs qui s’en ont ensuivies. Bizarrement, en France, tout le monde a oublié ou, plutôt occulté ce patrimoine car cela fait désordre dans le pays qui se proclame « Patrie des droits de l’homme », en oubliant de préciser de quel homme il s’agissait.
Selon Catherine Coquery-Vidrovitch (l’Afrique et les Africains au XIXème siècle, Paris, Armand Colin 1999) citée dans Le livre noir du colonialisme édité sous la direction de l’historien Marc Ferro, la population algérienne s’élevait à au moins 3 millions d’habitants en 1830. Elle serait tombée à moins de 2,5 millions en 1856 et à 2,1 millions en 1871 sous les effets de la technique de la terre brûlée pratiquée par Bugeaud où les gens qui n’étaient pas massacrés mouraient de faim, de malnutrition et de maladies. Belle mission civilisatrice !

L’histoire de l’Algérie version pieds-noirs
On a beau avoir tourné la page de notre côté, en face, on continue toujours à chanter et répéter à l’envi la même ritournelle, celle de notre histoire revue et corrigée par les Pieds noirs. Celle de l’Algérie, d’abord, présentée comme une sorte de vieille, mais toujours belle, prostituée sur laquelle sont venus se vautrer tant de peuples tout au long de son histoire pour enfanter de bâtards offerts à qui voulait les adopter ou, plutôt, les exploiter, des gens qui n’ont jamais rien su faire sans la domination et les ordres de maîtres venus d’ailleurs.
Selon cette vision, rien ne nous appartiendrait car tout a été fait par les autres, même les plus vieux olivier (pas les plus récents, évidemment plantés par les colons français) datent de la colonisation romaine. « Eh oui ! Encore une ! » Comme le souligne l’auteur (page 19). Comprenez que ce sont les Romains qui les ont plantés quand ils ont colonisé le pays, avant, il n’y en avait aucun olivier ni même aucune plante.
Pour lui, Cirta, ce n’est pas la glorieuse capitale de notre glorieux Massinissa, c’est « l’ancienne cité romaine » (p. 295) de même qu’Igilgili qu’il qualifie de romaine (P. 297). Même les yeux bleus de Da Addallah, Bella, Rabbi yerrahmou, son entraîneur de natation, sont « hérités de lointains ancêtres celtes, romains, vandales ayant constitué l’entité kabyle » ! (P. 336). Comme si l’Algérie n’a été peuplée que par des gens venus d’ailleurs alors que nos avons un des plus vieux peuplements du monde et que « l’Homme de Palikao », aujourd’hui Tighennif, a été le plus vieux squelette d’être humain découvert dans le Monde (700 000 ans) avant la découverte de Lucie en Ethiopie. Cette semaine encore, on vient d’exhumer sur le même site de Tighennif des ossements vieux d’un million d’années.
Que d’oublis, de mensonges et de travestissement de la réalité pour faire passer ce qui a été une tentative d’extermination de plus d’un siècle et la décolonisation la plus sanglante de l’histoire de l’humanité en une sorte de promenade philanthropique qu’auraient effectuée les Français, dans leur grande générosité, afin de nous aider à mettre en valeur notre pays et bénéficier des bienfaits de la civilisation. Sauf que la colonisation de l’Algérie a été ce qu’on appelle « une colonisation de peuplement », une des rares dans le monde, tout comme celle qui a exterminé les Indiens d’Amériques ou les indigènes d’Australie et de Nouvelle Zélande par le fait qu’il fallait remplacer un peuple arriéré par un peuple avancé. Ce n’est que par la force de nos valeurs, de notre foi, de notre caractère et de notre niveau culturel et technique que nous avons échappé au triste sort de ces derniers. Et pour l’instant, nous sommes le seul pays au monde à avoir réussi à se libérer d’une telle entreprise. En attendant, inch Allah, le tour la Palestine !

Le sens des mots et la banalisation de l’insulte
Jusqu’à la fin du livre, on voyait que l’auteur avait de gros problèmes pour nommer les gens et les choses. C’est de l’écrit, ça reste et ça peut porter à conséquence, alors, il faut e la prudence. Ainsi, pour nous nommer, il a utilisé le terme Indigènes, Arabes, Kabyles, Musulmans, confondant Arabes et Musulmans à propos de la circoncision pratiquée « par les Juifs et les Arabes »(P. 350) avant d’arriver, à la fin, après le cessez-le-feu, à Algériens tout en affirmant que, lui aussi, il était algérien même si la France était sa « mère-patrie » alors que l’Algérie était sa « terre-patrie ». Je ne m’appesantirai pas sur le terme « bougnouls » dont il a aimablement gratifié les deux animateurs sportifs algériens du club nautique et de voile de Djidjelli. Je sais que ce qualificatif a été formulé avec une certaine tendresse mais il reste terriblement insultant et en dit long sur les qualificatifs qu’ils doivent nous accoler lors d’une rencontre-souvenirs comme celles qu’ils pratiquent annuellement.
Je ne ferai pas grand cas non plus des termes utilisés pour parler des combattants de l’A.L.N. (el khawa) qui sont toujours des bandes : bandes de fellaghas, bandes de terroristes, bandes du F.L.N. Comme Barberousse est un pirate alors que le français Surcouf qui s’adonnait à la même activité, est un corsaire…
Mais je ne peux passer sous silence cette blague d’un goût vraiment douteux, voire, nauséabond, que l’auteur nous a servie à propos de son grand-oncle, instituteur, directeur d’école et d’inspecteur d’écoles indigènes dans les Babors dans les années 1920 (il ne devait pas avoir beaucoup d’écoles à inspecter…) au-dessus d’El Aouana jusqu’au moment où, pour des raisons de santé, blessure de guerre à Verdun, ce dernier s’est retiré dans le sud de la France où il se lança dans l’agriculture. Dans la culture des pêches et…des melons car « on ne se refait pas » expression certifiée halal et jugée publiable par « un des meilleurs amis algériens de l’Ecole normale de Constantine » de l’auteur. Au début, je me suis demandé qu’est-ce qu’il y avait de rigolo dans tout ça et c’était quoi les « melons » ? Il a fallu que je m’informe auprès d’un ami pour qu’il m’explique le topo : les « melons », c’est un des sobriquets dont nous affublaient et nous affublent encore une certaine catégorie de Français car ils pensent que nos crânes sont en forme de melon. Et comme le grand-oncle de l’auteur s’était occupé de la culture des petits indigènes, les petits melons, en Algérie et qu’après, il est allé cultiver des melons dans le Vaucluse, ha ! ha ! ha ! Que c’est rigolo, on ne se refait pas comme dirait cet ami algérien ( ?) de l’auteur !
Les Algériens comprendront que ce livre est un livre de Pied-noir pour les Pieds-noirs.

Conclusion
Tout ça pour vous transmettre une autre version des choses, la version de ceux qui ne parlaient pas parce qu’ils n’en avaient pas la possibilité. Merci Internet !
Je sais que beaucoup de mes compatriotes, surtout les plus jeunes, confrontés aux difficultés de la vie, aux manques de repères et, surtout, au reniement des principes de Novembre, à la trahison de nos dirigeants, sont prêts à écouter et même à suivre tous les apprentis-sorciers qui voudraient les utiliser pour leurs intérêts propres. A ces compatriotes, je voudrais dire ceci : « Vous faites partie d’un des plus grands et plus nobles peuples que cette terre ait portés et qu’il faut croire en un avenir meilleur qui arrivera inéluctablement quand nous retrouverons les repères qui ont fait cette grandeur et cette noblesse. Il faut croire en l’Algérie des chouhadas, l’Algérie de nos ancêtres, l’Algérie, notre seul pays ».

Le 6 juin 2015

Mohamed CHOUIEB

Commentaires   

christine hamad
# christine hamad 08-06-2015 17:58
the french colonizers and settlers built, constructed, farmed, raised cattle, for their own well-being, not for the algerians, which is in the nature of colonizing nations, the important thing is, the algerian resistance prevailed, with force, guts, ruses, diplomacy, and everything aloowed or not, they got rid of the occupier, allah yarhamm al shouhada al abraar!!
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fly1
# fly1 08-06-2015 16:06
""Falsification de l'histoire ,pratiquée par l'ancien colonisateur et qui a tendance à être la version véridique et finale de ce qu'il nous a fait endurer ""

Oui je suis d'accord , mais , commençons d'abord à lutter contre les nôtres qui sont dans le trop plein de la falsification, et ensuite s'attaquer aux autres.

Nos pseudo-historiens,enfants du système, frelottent volontairement l'histoire de l'Algérie, dans le seul but de tromper le peuple.
J'ai même pu lire sur jijelinfo que ""Jijel est construite sur un cimetière de 25 000 morts"" ou encore mieux ""Djimla fut un comptoir phénicien"" sans aucune preuve , et comme si il y a eu une transgression marine jusqu'à Djimla , c idiot !

Grandiose et gigantesque l'historiographie de l'Algérie,malheureusement les archives sont enfouis ,les pouvoirs des deux rives ne veulent pas les ouvrir ,une perte d'histoire qui intéresse les deux pays.Mais le jour arrivera et la vérité trionphera.
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Mohamed CHOUIEB
# Mohamed CHOUIEB 07-06-2015 17:25
Il n'y a ni de la haine ni quoi qui y ressemble dans mes écrits et dans mes pensées. C'est l'histoire des hommes, c'est la vie, c'est le mektoub. Mais ce que je n'admets et ne tolère, c'est la falsification de notre histoire telle qu'elle est pratiquée par l'ancien colonisateur et qui a tendance à être la version véridique et finale de ce qu'il nous a fait endurer : une peuple dégénéré sur une terre à l'abandon que seuls les colonisateurs auraient mise en valeur. Ce n'est pas ça la vérité et tous les Algériens dignes de ce nom devraient se lever pour témoigner de la réalité de ce qu'ils ont vécu. Il y va de notre dignité et de notre refus de nous faire représenter par des vieillards grabataires sortis on ne sait d'ou pendant que les héros, les vrais se faisaient exécuter, massacrer et exterminer par ces barbares coloniaux. Ce n'est pas parce que les traîtres qui tiennent entre leurs griffes notre chère patrie se font soigner, cachent leurs rejetons et les fruits de leurs rapines chez l'ancien colonisateur que tous les Algériens sont devenus des traîtres khobzistes complètement écervelés sans mémoire ni dignité. Je maintiens : nous sommes un des peuple les plus anciens, les plus nobles et les plus valeureux que la terre ait portés et nous devons nous comporter ainsi malgré les trahisons! Nous devons faire ce travail pour éviter que notre pays ne se délite et ne se liquéfie comme le sont la Libye, l'Irak ou la Syrie. Ce n'est pas parce que je vis en France à cause des aléas de la vie que je dois courber l'échine, avaler des couleuvres et oublier ma vie, mon histoire et celle de mes aïeux. Nous devons redonner de la fierté à nos soeurs, nos frères et nos enfants, c'est notre devoir d'Algériens. Pour commencer, il faut lutter contre ceux qui nous insultent ou travestissent notre histoire avec les mêmes armes que ceux qu'ils utilisent : l'écrit.
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fly1
# fly1 07-06-2015 14:16
@ Mohamed CHOUIEB

De prime à bord je tiens à vous remercier pour votre article , et tout en respectant votre avis sur l 'auteur et son ouvrage.

Au début de l'année , et en étant dans son rayon de prédilection à la FNAC , ma fille de 20 ans acheta ce livre.c'était juste le mot Djidjelli qui l'attira ,elle ne connaissait pas l'auteur.C'est après , que je lui ai donnée, de façon aussi brève que possible , une identification de l'auteur et ce qui l'a poussé à écrire (il n'est pas à son premier livre).Tout en évitant les clichés.

Après l'avoir lu , elle me déclara : l'auteur aurait dû intituler son livre "revanche " ou "règlement de compte" .
Et elle ajouta une couche : "un style d'écriture renforçant la France coloniale,et affaiblissant l'indigène ".

En gros ,les dires de Me CHOUIEB sont en parfaites concordances avec ceux de ma fille,cependant , je lui dirai prèsque la même chose ,que j'ai dite à ma fille.

N'insistons pas ,et ne passons pas au crible le moindre détail ,en citant même la numérotation des pages , au lieu d'estimer le livre dans sa valeur globale (c'est comme si on cherche la petite bête à une personne qu 'on a connue jadis).

C'est vrai qu'il y a quelques faussetés et inexactitudes , que je considère personnellement comme des erreurs d'ordre interprétative , mais qui ne peuvent aucunement compromettre l'ouvrage dans son intégrité .je pense que c'est à lire , et peut être à relire !

Je suis d'accord avec vous ce livre intéresserait beaucoup plus la communauté Pieds-Noirs que d'autres, et la seule qui en tirerait profit.mais que voulez -vous ? La guerre c'est fini , et pourquoi cette haine (départ et d'autre) ? Et que faisons-nous en France dans ce cas ? me diriez-vous peut être , El khabza ! , ne pourrait- on pas la manger mieux chez soi ?

Les mêmes personnes qui dénigrent avec verulence et véhémence , la France coloniale, se retrouvent les premiers sur la ligne de queue au consulat pour demander un visa pour "mameh franca" à l'image du "présiident" Boutef ,et surtout ces islamo-affairistes qui ont mis la main sur le ministère du commerce en complicité avec les militari-islamistes.
Cordialement.
Lyon.
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    Beaucoup des enfants des élites et des responsable visitent l'école laïc française ou le collège ...

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  • A quand le projet de doublement de la route Jijel- Wilaya voisine.
    TEBBOUB TEBBOUB 25.07.2017 18:49
    Comme d habitude. C pas nouveau ça. Pauvre jijli.

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  • Olympiades de mathématiques/ Des lycéens algériens s’illustrent
    Foughali Foughali 25.07.2017 17:51
    Salut Christine Tu as de Lachance de rencontrer de gens qui réussissent dans la vie... Moi, je n'ai pas ...

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