Chekfa sous la menace de Oued Nil

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Une dizaine d’hectares de terres ainsi qu’une centaine d’habitations situées à la localité de « Sbet » sont exposées à un véritable danger, les crues d’oued Nil et la dégradation du pont reliant «Sbet» à la commune de Taher. La localité de « Sbet » dans la ville de Chekfa à 27 kilomètres à l’est de Jijel, est soumise au risque potentiel d’inondations que pourrait causer à tout moment l’Oued Nil qui la traverse du sud au nord. Cette localité est classée zone rouge et à haut risque, révèle une expertise d’un bureau d’études de Sétif ayant évalué la vulnérabilité de cette région . Ce cours d’eau qui divise «Sbet» en rive droite et rive gauche est devenu un monstre en hibernation qui peut surgir en cas de grandes crues. Un risque qui pèse sur cette localité non sécurisée de ce danger naturel pour plusieurs raisons.

Primo, il est constaté que suite à l’extension tous azimuts qu’a connus cette localité, plusieurs bâtisses sont construites sur le lit de l’Oued. Secundo, ce même lit d’Oued a subi l’extraction exagérée de sable en plusieurs endroits. Tertio, ce cours d’eau est devenu un véritable réceptacle d’ordures et de déchets hétéroclites, obstruant l’évacuation des eaux usées provenant de nombreux villages de la région.

L’on signale également que l’Oued en question a déjà charrié quelques 7 hectares de terre ferme, une érosion qui ne cesse de mettre en péril les localités environnantes. Tout cela n’a fait que transformer cette ancienne réserve naturelle d’irrigation en une bombe à retardement, qui a déjà débordé en 2008 causant l’inondation de plusieurs habitations, dont 15 familles ont été évacuées en catastrophe par la protection civile. A priori, cela n’était que l’avertissement d’un cours d’eau endormi qui pourrait faire d’énormes dégâts. Une opération pour sécuriser les habitants les plus exposés, lesquels vivent la peur au ventre à chaque perturbation climatique, doit être engagée. Le pont reliant les deux rives de la localité de « Sbet » a la commune de Taher Ce dernier, faut-il le rappeler, date de dizaines d’années. En effet, ce pont se trouve en danger. «Personne n’ose lever le petit doigt. », se désole un habitant du chef-lieu. Ils sont nombreux les habitants de ces localités qui s’inquiètent de cette situation inextricable. A ce sujet, ils interpellent les autorités locales pour intervenir immédiatement et mettre fin à ce massacre écologique. Cet oued constitue selon les villageois une véritable «bombe à retardement». Hier dimanche, lors de notre présence sur les lieux, nous avons rencontré des familles désemparées, paniquées et apeurées par une éventuelle crue de cet oued. «Nous avons la peur au ventre ! Nous ne dormons plus que d’un œil de peur que nous soyons emportés par les eaux lors de notre sommeil», dira Ahmed, père de deux enfants. Selon d’autres villageois, le risque d’un «tsunami» est bel est bien réel. «Avant-hier, lors des dernières précipitations qu’a connues la région nous avons cru que notre dernière heure est arrivée. Les eaux ont commencé à déferler sur le lit de la rivière laquelle est mitoyenne à nos habitations. Nous avons senti la terre trembler et le sol se dérober sous nos pieds», témoignera Tahar, la soixantaine bien entamée et grand-père de trois petits enfants. Nous avons remarqué deux hommes qui s’affairaient à remplir des sacs de sable pour les entreposer tout au long de l’oued qui traverse leur bourg. «On se prépare au pire ! On protège nos maisons d’une hypothétique crue qui pourrait tout emporter sur son passage. Prudence est mère de sûreté», nous indiquera ce citoyen trempé de sueur malgré des températures glaciales. Son ami, qui n’est autre que son voisin, nous a avoué que ses enfants, comme ceux des autres villageois, ont raté l’école deux jours de suite, tant la rivière en crue est menaçante et bloque le passage des écoliers vers le chemin de leur établissement . «J’ai interdit à mes enfants d’aller à l’école. C’est trop dangereux et ils pourraient facilement être emportés par les eaux», a-t-il déclaré. Au même moment, des chérubins pressés de rejoindre leurs camardes tenteront la périlleuse traversée. Fort heureusement, ils ont été dissuadés à temps par les villageois. Dans la foulée. quoi qu’il en soit, ces villageois interpellent les autorités sur l’«urgence absolue» de trouver une solution à cette situation, laquelle pourrait se transformer en une véritable catastrophe si aucune mesure n’est prise.odejjijel.org
L’Est Républicain 26/01/2016 Par M. Bouchama

 

 

 

Commentaires   

أقموم أدالريشة
# أقموم أدالريشة 26-01-2016 22:57
الحل هو بتنظيف الوادي من الرمال والحصى، وخصوصا من جهة المصب للسماح للمياه بالجريان بسهولة.
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Administration jijel.info
# Administration jijel.info 26-01-2016 15:37
Il y a environs une année, nous avons écris: Les habitants de la commune de Chekfa, plus précisément à Sbet et El kraya, interpellent les services concernés, de crainte que l'oued Nil, qui a ravagé les terres agricoles, ne déborde de son lit, ils lancent un cri de détresse aux autorités locales et demandent une prise en charge dans les plus brefs délais, afin d'éviter une catastrophe.
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