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La grève générale des 8 jours: 28 janvier - 4 février 1957

Massu se contentera de ces quelques épreuves de force en guise de démonstration à l’adresse de l’opinion internationale, en vue de lui faire croire à l’échec de la grève. Tous les stratagèmes et astuces de combat sont utilisés pour faire croire à « la reprise volontaire du travail » par des grévistes ramenés à la raison par le canon d’une mitraillette.

« Dans son édition du 5 février 1957, France-Soir avouait que les Algériens n’ont quitté La Casbah et les différents quartiers arabes que sous les injections de l’armée (…) Les mitraillette feront leur ronde matinale quotidienne et le « ramassage » continuera durant toute la semaine ». (Cité par Résistance algérienne n° 20).

Ces rafles massives vont assurément - ce qui est logique - être confrontées à un véritable imbroglio que l’armée, en dépit des convois utilisés - était manifestement incapable d’élucider. Car les groupes de travailleurs enlevés de leurs domiciles n’étaient pas censés dépendre d’un même employeur ou d’un même lieu de travail. La répartition posait donc problème et exigeait de ce fait des tournées interminables.

Par voie de conséquence jamais en peu de temps, l’armée serait parvenue à « livrer ses cargaisons humaines » à bon port, c’est-à-dire diriger chaque employé vers son lieu de travail avec précision. Pour les besoins de la cause et de la presse étrangère les parachutistes recourent à l’illusion et à la mise en scène, si bien, qu’en fin de parcours, des corporations étaient affectées à des fonctions complètement étrangères à leurs emplois d’origine.

Un tel brassage n’alla pas sans confusion et les observateurs étrangers purent câbler à leurs agences comment les Algériens sortis de leurs demeures par la troupe, étaient rassemblés à la gare maritime ou parqués au stade municipal, puis répartis selon le bon vouloir des parachutistes. Ainsi plusieurs traminots se retrouvèrent derrière des étals de marchands de légumes.

« Quoi qu’il en soit, le spectacle des échoppes et boutiques éventrées et saccagées, est le moins affligeant par rapport à l’épreuve réservée à la grande majorité des grévistes en cours d’arrestation, alors que tout est mis en œuvre pour repeupler les rues et les chantiers, tentative destinées à mieux détourner l’attention des observateurs de la réalité ». (Djilali Sari - Huit jours de la bataille d’Alger - ENAG -Alger - 2010).

La supercherie a pris forme la veille même de la grève. Dimanche 27 janvier, sur ordre de Massu, on fit arrêter, pêle-mêle, des passants dans la rue puis envoyés au camp de Ben Aknoun. Le lendemain de bonne heure, on les fit passer pour des «travailleurs volontaires ». les ordures ménagères prennent du volume dans presque toutes les artères. Les parachutistes n’ont pas hésité à «réquisitionner» des jeunes gens pour vider les poubelles.

Une série de mesures répressives vont s’abattre sur les travailleurs. Les dockers, privés de leurs cartes professionnelles, vont être réduits au chômage et en même temps devenir des «suspects» puisque les règlements obligeaient tout un chacun à être possesseur d’une carte d’emploi. Plusieurs traminots sont suspendus ou carrément licenciés. Les travailleurs du bâtiment qui n’avaient pas repris leurs emplois le matin du 4 février ont connu le même sort. Les exploitants de taxi sont démunis de leurs licences et de leurs permis de conduire. Cinquante cheminots sont écroués pour la seule ville de Perrégaux (actuellement Mohammadia).

Leulliette, un parachutiste français, racontera plus tard comment les choses s’étaient déroulées : «A l’aube, mitraillette à la main, nos commandos investissaient leurs cabanes, enfonçant toutes les portes qui ne s’ouvraient pas sur le champ. Et devant leurs femmes en chemises et leurs enfants en pleurs, les hommes devaient se vêtir immédiatement pour les suivre, sans avoir eu le temps de boire leur café (…)

Des malades qui ne travaillaient effectivement plus depuis longtemps, pris dans la rafle, furent comme les autres, tirés du lit malgré leurs protestations et leurs certificats, que personne ne prenait plus la peine de lire. Ces moribonds, cramponnés aux ridelles des camions dans le brouillard, durent regagner des usines où ils ne mettaient plus pied depuis des années ». (Leulliette - Saint-Michel et le dragon - Minuit - Paris - 1961 - Cité par Djilali Sari - Huit jours de la bataille d’Alger).

La grève générale, longuement réfléchie et réparée par le CCE fut suivie et observée par l’ensemble des secteurs d’activité. Les fonctionnaires, toutes branches confondues, ont adhéré au mot d’ordre du FLN et n’ont pas failli à un devoir de solidarité avec l’ensemble des ouvriers et commerçants. Un mouvement unanime que Massu et ses soldats ont tenté de briser par les moyens les plus divers et les plus oppressants.

Les persécutions deviennent monnaie courante contre les agents des différentes corporations. A Oran, Sidi-Bel-Abbès ou Biskra, des instituteurs, des postiers et des magistrats sont enlevés de leurs domiciles, brutalisés et conduits devant les commissariats de police, ensuite parqués dans des hangars où ils passent la nuit avant d’être convoyés le lendemain vers leurs postes de travail sous la menace bien sûr.

A Alger, paralysie totale dans les postes. Ceux qui furent conduits par la force, sont restés dans leurs guichets sans exécuter la moindre opération. Dans plusieurs villes du Sud, des instituteurs rejoignaient leurs classes sous la contrainte de la mitraillette. Jusqu’au dernier jour de la grève, les services administratifs tournaient encore au ralenti au même titre que les rouages judiciaires qui avaient suspendu les séances vu l’absence d’interprètes et de greffiers. Les sanctions frappent sévèrement les grévistes de ce secteur :

mutations d’office, révocation ou emprisonnement. Chez les hospitaliers de Mustapha Bacha 13 grévistes sont poursuivis dont cinq furent condamnés à des peines allant jusqu’à deux mois de prison. Au huitième jour de grève, de dizaines d’employés furent traduits devant la justice. Bilan : 64 licenciés et 240 suspensions. On assiste à un véritable défilé devant les tribunaux qui distribuent des peines de natures diverses.

A Constantine, Bougie (Bedjaïa), Bône (Annaba), Biskra, les grévistes algériens subissent le même régime : emprisonnement ferme, assignation à résidence, suspension… »Treize fonctionnaire de la préfecture d’Oran furent arrêtés sur ordre du préfet Lambert et condamnés à des peines allant jusqu’à huit mois d’emprisonnement ferme. Les mêmes menaces pèsent sur d’autres milliers de grévistes. Une foule de fonctionnaires, agents et employés qui n’avaient pas répondu aux ordres de réquisition, furent arrêtés à leur domicile et conduits aux arènes de la ville où ils durent passer la nuit » (Résistance algérienne n° 20).

Autant l’armée française utilise les méthodes les plus brutales et les plus expéditives, autant l’administration et la justice, dans le même sillage, prononcent ave la même célérité des sanctions contre les contrevenants. « Des mises à pied sont intervenues dans divers administrations en attendant une solution définitive. Les sanctions peuvent aller de la révocation et du licenciement à la rétrogradation ou au retard dans l’avancement (…)

A Constantine où la grève a été plus rapidement résorbée, on signale pour l’Est algérien, 176 suspensions de fonctionnaires titulaires et 165 licenciement d’auxiliaires ». (Dépêche AFP - Cité dans Mémoria n° 9 - Janvier 2013). Il s’agit là de tout un Etat avec l’ensemble de ses institutions qui s’agitent pour se venger de tous ceux qui avaient osé manifesté leur appartenance au FLN en observant la grève générale pour exprimer leur désir d’indépendance et de liberté. Les sanctions contre les grévistes furent des plus sévères.

En voici le bilan : suspension de 80% des cheminots ; 50% des employés de commerce licenciés. 240 suspensions dans le secteur de la santé, 2.000 ouvriers de l’industrie licenciés. Des centaines de fonctionnaires condamnés à des peines de 8 à 15 jours de prison. (Source : M. Farès - AÏssat Idir).
Le général Jacques Massu et ses sbires savent bien que les cadres de l’UGTA sont partie prenante de l’organisation de la grève.

La chasse est ouverte. Il faut coûte que coûte dépecer l’organisation même si elle opère dans la clandestinité. Les arrestations massives et les tortures de la même nature aboutissent évidemment au démantèlement de plusieurs réseaux FLN et, par voie de conséquence, le démantèlement de la composante clandestine de la centrale UGTA.

« Le 5e secrétariat qui fait partie du comité de la grève des huit jours est composé de Allal Abdelkader, Charikhi Abdelhamid, Remli Ali, Chenaf Mohamed, Chikh Mustapha, Zitouni Mmustapha. La grève est totale et spectaculaire durant les trois premiers jours. Elle a un impact profond national et international. Massu réussit à briser le mouvement par une répression sans précédent qui annonce déjà la méthode de combat de la bataille d’Alger. Les syndicats, encore libres, sont identifiés, repérés et traqués.

Les plus menacés fuient vers les maquis et l’étranger ». (Témoignage de Noureddine Skander -- Cité par Mohameed Farès - Aïssat Idir).La grève des huit jours (28 janvier-4 février 1957) est suivie, en définitive, d’un tragique épisode marqué par dur et âpre affrontement entre les parachutistes du général Jacques Massu et les éléments des réseaux FLN sous l’autorité de Abane Ramdane, Mohamed-Larbi Ben M’hidi et leurs compagnons du CCE.

Affrontement que bon nombre d’historiens et journalistes se plaisent de qualifier « Bataille d’Alger»alors qu’en réalité il s’agit d’une impitoyable répression qui frappe aveuglement toute la population de La Casbah d’Alger, suspecte aux yeux de l’autorité militaire et par voie de conséquence susceptible de détenir un renseignement utile au démantèlement des réseaux FLN.

Une théorie fut élaborée par Massu et ses collaborateurs directs, Trinquier, Godard, Aussaresse, Bigeard, une théorie qui fait abstraction du moindre scrupule et ordonne la pratique de la torture à vaste échelle.

Méthode qui permet de neutraliser un éventuel poseur de bombe, qu’importe le nombre de suspects qui sont livrés aux supplices les plus inhumains et les plus horribles, les plus effroyables. Une théorie qui, dans sa finalité, était destinée à protéger ou à réduire le nombre de victimes européennes des explosifs.

Sauf qu’on oublie souvent de signaler que le recours aux bombes fut une réplique légitime aux bombes du siège de l’UGTA et de la rue de Thèbes, piégés par les nostalgiques invétérés d’une Algérie plus que jamais française. Attentats encouragés par une administration qui avait besoin d’un «bras armé occulte et illégal», capable de semer davantage la terreur dans les milieux nationalistes et au sien de la population algérienne.

Certes, grâce aux arrestations massives et à la pratique de la torture contre tous les captifs, l’armée française est parvenue à démanteler les cellules FLN. Mohamed - Larbi Ben M’hidi est arrêté et assassiné. L’étau qui ne cessé de se resserrer obligea les rescapés du CCE de quitter leurs bases opérationnelles et joindre les dirigeants qui se trouvaient à l’extérieur. La propagande et les concepts coloniaux tentent de faire croire que Massu et ses hommes, que la France coloniale qui conduit une guerre d’extermination, viennent de remporter une victoire sur le FLN à l’issue de ce qu’on appelle à tort « une bataille ».

Mais, comme autrefois, pour venger la capitulation de juin 1940, l’armée française lança le 8 mai 1945, une offensive contre les populations désarmées de Sétif, Kherrata et Guelma. « L’héroïsme à bon marché (la formule est du docteur Abdelmaziz Khaldi) était à portée de main. Humiliée à Dien-Bien-Phu (mai 1954), l’armée française chercha à nouveau à remporter une victoire - toujours à moindre frais.

Encore une fois, c’est l’Algérie qui offrir un terrain propice qui effacerait la défaite au Vietnam. « «Une guerre sans gloire », un titre, choisi par Florence Beaugé, qui nous affranchit sur l’orgueil de l’armée française qui cherchait coûte que coûte à effacer les mauvais souvenirs des batailles jamais livrées au nazisme et sur d’autres, perdues contre les troupes d’Ho-Chi-Minh et du général Giap.

Mais à quel prix les Français soutiennent-ils avoir vaincu le FLN dans «une batille» aux forces matérielles et humaines manifestement inégales. Gilbert Meynier nous livre une synthèse sur ce que fut l’année 1957, révélatrice d’une répression épouvantable contre des milliers de suspects algériens desquels on espérait soustraire les véritables coupables. L’appareil militaire voulait gagner une guerre, non pas par des affrontements guerriers, mais par « l’exploitation du renseignement », synonyme dans les faits de torture.

« Des dizaines de milliers de gens furent arrêtées et dirigées vers des camps comme ceux de Beni-Messous ou de Paul-Cazelles, d’où des milliers ne revinrent jamais : le secrétaire général de la préfecture d’Alger, Paul Teitgen, grand résistant, qui avait quinze ans auparavant été torturé par la Gestapo à Nancy, ne put que constater la ressemblance entre les méthodes colonialistes françaises et celles des nazis.

Il décompta minutieusement 3.024 cas de personnes définitivement disparues dans le département d’Alger du 28 janvier au 2 avril 1957 et qui ne furent pas retrouvées. Avec l’amertume de l’accablement, il parlait de «ma liste de macchabées». Paul Teitgen démissionna le 29 mars 1957 de son poste pour n’avoir pas à couvrir plus longtemps les abominations que, témoin impuissant, il recensait et dénonçait.

Ces disparus furent en fait les victimes des sections spéciales de liquidation chargées d’achever certains détenus torturés. Les prisonniers pouvaient être liquidés dans les forêts des environs d’Alger, dans le puis du jardin de la villa Susini, les cadavre pouvaient finir dans le four de Zeralda ou en pleine mer ». (Gilbert Meynier - L’Histoire intérieure du FLN - 1954-1962 - - p.327 - Casbah Editions - Alger - 2001).
A suivre
dknews-dz.com

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