FaceBookTwitterGoogle+

Recherche

Portail des kotama

L'information au quotidien en continue, en images et en vidéo. Découvrez chaque jour, la référence de l'actualité jijelienne en temps réel...

LA NOUVELLE HISTOIRE DES VILLES: A nous la ville ! Pousse-toi que je m’y mette

67419035jijel depuis la tour de la mairie jpg

Inutile de revenir sur l’histoire de la ville de Jijel, entre autres villes du pays. Elle se trouve narrée partout sur la toile. Rappelons juste que c’est après le séisme de 1856 que cette ville a vu le jour par la volonté des colons. Construite pour les besoins du nombre relatif qu’ils étaient à l’époque. Quant aux indigènes, ils sont parqués à la périphérie immédiate, là où il leur a été désigné de construire. Pas d’amalgame s’il vous plaît.
La ville a sans cesse été aménagée des utilités publiques jusqu’à en faire une belle petite ville côtière. Le goût, l’art et la volonté de bien faire sont innés et ne s’apprennent que difficilement.
Aujourd’hui, de la ville de Jijel et des autres localités urbaines qui l’entourent, il ne reste pratiquement rien du tissu urbain originel ni du plan d’origine. C’est partout devenu des masses de constructions serrées les unes contre les autres, avec la végétation en moins et les saletés et le bruit en plus.


Le premier ennemi à abattre dans ce cas, c’est l’arbre. Ha ! Ce maudit arbre qui prend tellement de place et qui nous rappelle surtout nos origines campagnardes. Nous ne voulons pas de verdure ! C’est trop pénible à supporter. Nous ne voulons pas non plus voir des carrés de terre, cela nous rappelle le temps où l’on s’éreintait à la cultiver. Vive le ciment, le macadam et le béton. C’est cela la civilisation.
Le tintamarre de la ville est tellement préférable au silence de la campagne, seulement accompagné du chant des oiseaux et du bruissement du vent dans les feuillages, le tout orchestré par ce cristallin murmure de la rivière. Que c’était ennuyeux ! Mais fini tout cela. Bon débarras ! Aujourd’hui, nous avons investi la ville. Ses occupants premiers sont appelés citadins, quant à nous, on est les rifitadins. C’est différent. Autant les citadins sont respectueux et conformistes, autant nous sommes bien le contraire. Il faut bien que s’établisse un équilibre.
Désormais, la ville est à nous ! Nous y construirons partout là où il y a un carré de terre disponible. Ce sera une forêt de bâtisses de quatre étages et même cinq, en rusant. Chacun de nous aura ses magasins au rez-de-chaussée. Nous les louerons au prix fort, déclaré dix fois moins chez le notaire. Les impôts ce sera l’affaire du locataire. Nous autres encaisserons et irons nous asseoir au café la sainte journée durant.
Les rentiers, c’est nous. L’argent ainsi gagné, aussi facilement, sera investi dans le ciment et la brique, histoire d’achever les étages de la bâtisse. Elle ne sera pas peinte et elle ne comportera pas de chauffage non plus. Chaque maison abritera une nombreuse marmaille.
Nos enfants n’auront pas besoin de travailler, il n’est même pas indispensable qu’ils aillent à l’école, encore moins recevoir de l’éducation. Avec leur comportement asocial, nous les laisserons exprès semer la panique et le désarroi parmi ces fichus citoyens de la ville. Ce sera leur punition. Ce sera des cris dans la nuit, le saccage des utilités publiques. Les rues seront remplies de voyous contre lesquels personne ne pourra rien. Et ce sont nos enfants. Nous en sommes fiers !
En toute hypocrisie, nous demanderons à l’Etat de nous pourvoir de ce qui manque dans nos quartiers, c’est-à-dire cimenter les trottoirs et macadamiser les routes du quartier, planter l’éclairage, placer des conduites d’eau et de gaz. Et de mettre aussi à notre disposition des poubelles en plastique dans lesquelles nous ne mettront pas nos ordures, mais dont nous nous servirons en guise de « ziours » sur roue ; dans lesquels stocker notre « zit ezzitoune » et diverses denrées composant la « ôula ». C’est cela la modernité.
Pour pousser plus loin notre comédie, nous nous plaindrons sans cesse afin de payer le moins d’impôts possible. C’est que nous sommes tellement rusés et tout plein de vilenie. Pour couronner le tout et parfaire le décor tel qu’il figure dans nos esprits, nous étalerons partout nos marchandises sur les trottoirs, en évoquant notre misère théorique et le manque de travail. Le souk et l’anarchie c’est notre affaire. Vivre l’anarchie est un tel plaisir. Chez nous, le désordre est un état d’esprit et aussi une mentalité.
Nous prendrons soin de ne jamais révéler nos possessions. Nous n’arrêterons jamais de harceler l’administration en demandant toute sorte de papiers, bien qu’on n’en ait aucun besoin. Dans chaque quartier nous construirons une mosquée, histoire de donner le change en justifiant nos allées et venues pour faire semblant de prier.
On fait ce qu’on peut pour paraître crédibles. Ce qui est formidable dans la religion, c’est le ramadhan qui nous donne l’occasion de nous empiffrer et, à l’Aïd, l’achat du mouton. Que l’on mange jusqu’aux sabots. De Dieu et du Coran nous ne connaissons que ce que nous permet notre ignorance. Ce pourquoi nous essayons de faire de notre mieux, sans pour autant nous amender de nos mauvaises habitudes en renvoyant le diable à ses enfers.
Désormais, et pour très longtemps, la ville ce sera ça et pas autre chose ! Parce qu’ainsi nous le voulons ! Vouloir c’est pouvoir. Nous pouvons tout du fait de nos moyens financiers ; y compris en Euro. C’est ainsi que l’on conquiert une ville ; en profitant du laxisme et de la faiblesse de l’autorité publique pour nous incruster et tout posséder à notre convenance. En plus d’y faire régner notre loi !
La loi de la légalité ce sera pour les autres ; les niais qui n’y comprendront jamais rien, desquels on se paie copieusement la tête en faisant semblant de les considérer. Et ce n’est là qu’un petit exemple de notre art de la perversité.
jijel.info Noureddine Bousdira

Commentaires   

christine hamad
# christine hamad 13-02-2016 15:47
bonjour, comme vous dit si bien, les gens des montagnes, c'est des riftadins, ils ne savent pas se comportér comme citadins, comment voulez vous, que dans ce cas la, les algériens devient des exemplaire citadins, quand le colonisateur francais les a condamnées de virvre dans les gourbis et les taudis au peripherie de la ville??! ils s'etaient pas eduqueé pour étre des citoyens bourgois et urbain, il ne conaisse pas la difference, il n'a aucun idee, c'est qoui ca, un bourtgois ou un citadins, l'important chose pour ce riftadin ce de manger, de dormir, de vivre comme il peut, plus ou moins bien, et d'avoir beaucoup d'argent, et de crié a la misére a chaque occasion - ma andish - makansh, etc,etc!! et d'aprés ce que je rémarqué, méme aprés l'independance, les autorités n'ont pas fait beaucoup pour eduquér des citoyens!
Signaler un abus
anceri
# anceri 13-02-2016 07:32
Noureddine bonjour , à l'époque chacun été fièrement à sa place . maintenant on voit le fellah rouler en 4x4 acheter au marché les fruits et légumes , à l'époque les entrepreneurs étaient comptés sur les bouts des doigts maintenant d'étranges personnes apparaissent comme entrepreneurs , à l'époque les commerçants étaient connus pour leur hygiène et qualité maintenant regardez qui gèrent les supérettes etc..........
Signaler un abus

Vous devez vous ---« inscrire »---pour pouvoir poster un commentaire.

Connexion

Votre publicité ici !

Devenir annonceur sur ce site: Espace publicitaire compatible avec différents formats et à des tarifs très attractifs. حملة إعلانية تعني النجاح. لإعلاناتكم على بوابة الموقع اتصلوا بنا Ecrire à : contact@jijel.info

Prévisions Météo

Jijel: Les grands projets en images...

Espace pub: TOUR BENZIADA " Début des travaux"

Le projet Bellara

Le projet Bellara,
Donnez votre avis

  • Photos inédites de Jijel et Taher entre 1957-1958
    jijel.jijel jijel.jijel 04.12.2016 18:59
    Ce petit film couleur a été prix par une caméra portative personnelle 8mm (peut-être Kodak) déjà ...

    Lire la suite...

     
  • Photos inédites de Jijel et Taher entre 1957-1958
    MedSouilah MedSouilah 04.12.2016 17:19
    Un film de 8 minutes, vue panoramique sur la ville de Jijel entre 1960 et 1962. le Port, la ...

    Lire la suite...

     
  • Mise en conformité des constructions illicites à Jijel: Quand le citoyen paie les errements de l’administration
    taher taher 04.12.2016 17:06
    disons que tout le pays est construit aux règles non conformes honnêtement .

    Lire la suite...

     
  • Retour aux souvenirs...
    jijel.jijel jijel.jijel 04.12.2016 15:41
    Oui fly1, exact! mais on les appelait les "lendits" et non "lundis" parce que "lendit" signifie "jour ...

    Lire la suite...

     
  • Photos inédites de Jijel et Taher entre 1957-1958
    jijel.jijel jijel.jijel 04.12.2016 15:27
    Ya MSouilah, La photo couleur existait depuis la moitié du 19ème siècle et s'est encore plus développée ...

    Lire la suite...

     
  • Retour aux souvenirs...
    taher taher 04.12.2016 14:37
    donc on va rester à vivre avec le passé en évoquant nos chouhadas tout le temps ? oui je compatit ...

    Lire la suite...

     
  • Projet des transferts des eaux de Jijel et Bejaia vers Sétif: toutes les entraves levées
    taher taher 04.12.2016 14:33
    chez nous c'est déshabiller Paul pour habiller Pierre . nous qui sommes privés d'eau H/24 pour une ...

    Lire la suite...

     
  • Mise en conformité des constructions illicites à Jijel: Quand le citoyen paie les errements de l’administration
    taher taher 04.12.2016 14:28
    comment tolérer aux directions administratives implantées sur un terrain agricole au vu et su de tout ...

    Lire la suite...

     
  • Retour aux souvenirs...
    MedSouilah MedSouilah 04.12.2016 11:51
    Il est vrais qu'à cette époque d'autres bambins, vivaient loin de la ville en pleine montagne dans ...

    Lire la suite...

     
  • Photos inédites de Jijel et Taher entre 1957-1958
    MedSouilah MedSouilah 04.12.2016 11:43
    Ce sont des images retouchées y a Christine. Comme celle là: Toujours à: TAHER, maison du Juge en ...

    Lire la suite...

     
  • Photos inédites de Jijel et Taher entre 1957-1958
    christine hamad christine hamad 04.12.2016 11:32
    Salut, dites moi, on a eu des photos en couleur 1957?? Je me souvient de mes propres photos quand ...

    Lire la suite...

     
  • Retour aux souvenirs...
    fly1 fly1 04.12.2016 10:21
    Oui g envi de pleurer , mais nos chouhadas.

    Lire la suite...

     
  • Retour aux souvenirs...
    fly1 fly1 04.12.2016 10:20
    Les eleves de Jules Ferry , fin des annees 50 , en plein guerre d'Algerie ,ces indigenes forcés à ...

    Lire la suite...

     
  • Retour aux souvenirs...
    Foughali Foughali 04.12.2016 01:21
    Salut Yasmine Non, il ne faut pas regretter ni pleurer.... En effet, tu as eu beaucoup de chance ...

    Lire la suite...

     
  • VOL D'UNE AUTRE VOITURE A DJEMAA BENI H'BIBI.
    MedSouilah MedSouilah 03.12.2016 20:16
    Selon un rapport de la Gendarmerie nationale, les réseaux de trafic de véhicules recourent à 9 ...

    Lire la suite...

     
  • Retour aux souvenirs...
    yasmine yasmine 03.12.2016 18:49
    Franchement j'ai envie de pleurer en voyant ces images qui me font penser à mon enfance.Merci monsieur ...

    Lire la suite...

     
  • Monsieur le Maire: et le secrétaire général de la ville de jijel démolissez en finesse.
    dzira dzira 03.12.2016 15:32
    Les citoyens devraient s'organiser en associations pour faire respecter leurs droits, surtout face à ...

    Lire la suite...