Les vrais raisons de la chute du petrole.

Les vrais raisons de la chute du petrole L’autre bras-de-fer Netanyahu/Obama autour du pétrole kurde.  Le fait qu’Israël ainsi que d’autres nations (notamment la Grèce et l’Italie, pays européens en crise) achètent du pétrole de République Kurde d’Irak a déjà fait l’objet d’articles et en soi, ne constitue pas un secret d’Etat. Alors est-ce que le Financial nous fait part de sa soudaine « découverte » uniquement par hasard, le dimanche 23 août? Le jour-même où la Grande-Bretagne et l’Iran rouvrent leurs ambassades respectives à Téhéran et Londres, après quatre ans de rupture, résultant d’une émeute qui a attaqué l’Ambassade britannique à Téhéran… Bien avant même que les sanctions ne soient levées et que Téhéran ait fait la moindre démonstration de sa conformité à l’accord nucléaire signé avec les puissances mondiales à Vienne le 14 juillet, tous les ministres européens frappaient déjà à la porte, en quête de relations financières. La République islamique est déjà réputée réhabilitée par la seule perspective d’un accord nucléaire.

Et le Royaume-Uni n’a vu aucune raison de traîner les pieds derrière les autres, bien au contraire. Ainsi le Secrétaire des affaires étrangères Philipp Hammond était présent personnellement pour assister à la cérémonie de ré-inauguration de l’Ambassade anglaise à Téhéran. L’agenda et le timing exact du reportage du Financial Times concorde parfaitement avec les plans du gouvernement britannique de développer rapidement des relations avec la République Islamique dans les domaines suivants : 1. Les industries pétrolières en Iran et en Irak. Londres cherche à se tailler la part du lion dans les contrats pétroliers et gaziers d’une valeur de 150 milliards de $ d’offre Téhéran. 2.  La République Islamique a aussi pour intention de vérifier, à partir de ce reportage du FT, que les ressources des renseignements britanniques et leurs accès puissants aux médias sont un outil disponible qui puisse contribuer à battre Israël (nouvelle puissance émergence en matière d’énergies) sur les marchés énergétiques mondiaux. 3. La politique étrangère britannique n’a aussi de cesse d’accentuer ses intérêts communs avec Washington. L’Administration Obama peut bien prendre la pose du champion et meilleur partisan de Massoud Barzani, Président de la République autonome kurde d’Irak. Son armée de Peshmergas s’est, après tout, distinguée par sa lutte acharnée contre l’Etat Islamique. Mais, en pratique, les choses sont très différentes : l’Administration américaine, afin de répondre aux attentes et souhaits de Téhéran et de Bagdad, suspend avec constance toute livraison d’armes lourdes aux Kurdes qui en ont cruellement besoin, afin de mettre Daesh en déroute. La description péjorative de l’achat par Israël de pétrole kurde était destinée à faire gagner des points à Londres -pas seulement en Iran et en Irak, mais aussi pour se ménager les bonnes grâces de l’Administration Obama. En s’alignant sur cet objectif, le Financial Times n’a éprouvé aucun besoin éditorial d’approfondir la question de l’arrière-fond stratégique tout-à-fait pertinent de ce commerce pour l’avenir du Moyen-Orient. Il y a exactement un an, Debkafile avait découvert et rapporté que le pétrole kurde était régulièrement livré en Israël. Plusieurs médias ont mis à jour un bâtiment de geurre américain décrit à l’époque comme devant arraisonner le pétrolier United Kalvyrta, qui transportait des millions de barils de pétrole kurde. Ce bateau de guerre avait prévu d’empêcher que ce pétrole ne soit déchargé dans n’importe quel port, puisque Washington concevait que ce cargo était la propriété légale du gouvernement irakien – et non le Gouvernement Régional du Kurdistan qui l’avait mis en vente. Si le pétrole parvenait à ses acheteurs, il aurait été presque impossible d’interrompre l’exportation commerciale du Kurdistan vers ses clients hors d’Irak. Cette mesure américiane d’isolement du Kurdistan faisait partie intégrante des tactiques américaines de négociation en vue de l’accord nucléaire, alors arrivées à un point crucial. L’Administration Obama était anxieuse de montrer à Téhéran à quel point les Etats-Unis jouerait étroitement la balle dans l’intérêt de l’Iran et de l’Irak dominé par les Chiites autour de la question vitale du pétrole, dès que l’accord nucléaire serait dans la poche. Mais l’épisode ne s’est pas déroulé comme prévu. Voilà, en réalité, ce qui s’est passé : « Le pétrolier Kamari partiellement chargé de pétrole brut kurde à pleines soutes, a disparu des images sattelites qui le traquaient, au nord de la Péninsule du Sinaï, en Egypte. Deux jours plus tard, le navire vidé de sa cargaison est réapparu près des côtes israéliennes. Personne dans le milieu des affaires ne doute un seul instant que le pétrole qui s’est évaporé entre-temps a été tranquillement déchargé dans un port israélien. En mentionnant ces événements à l’époque, une carte (de Debkafile) a retracé le cheminement de ce transport de frêt, depuis le port turc de Ceyhan, le terminal du pipeline pétrolier provenant des champs pétrolifères de Kirkouk, contrôlés par les Kurdes, jusqu’au port israélien d’Ashkelon. Tel est l’arrière-fond occulté par le récit du Financial Times, qui mène à sa propre conclusion disant que le pétrole kurde pèse pour 77% de la consommation israélienne, totalisant environ un quart de millions de barils par jour. Entre mai et août de cette année, les raffineries de Haïfa auraient traité 19 millions de barils de pétrole provenant directement du Kurdistan. Puisque toutes les questions énergétiques sont résolues au sein du bureau du Premier Ministre Binyamin Netanyahu, il va de soi que la décision d’acheter du pétrole au GRK (Kurdistan) découle directement du sommet de la pile. Le fait que Netanyahu soit prêt à se confronter en face-à-face à l’Administration Obama à ce sujet découle de deux motivations : D’abord, le pétrole du Kurdistan est bon marché. Erbil dément casser les prix du marché, mais les sources de Debkafile révèlent que la capitale kurde souhaitait qu’il en aille ainsi à l’égard d’Israël. Deuxièmement, le gouvernement Netanyahu et l’Administration Obama connaissent de sérieuses divergences, non seulement en ce qui concerne le nucléaire iranien, mais sur l’ensemble de la politique moyen-orientale en général – et vis-à-vis de la République autonome du Kurdistan en Irak, en particulier. Le Premier Ministre destinait à Barzani l’usage de ses revenus du pétrole afin qu’il achète les armes dont il a besoin pour combattre Daesh jusqu’à la victoire. A l’époque de cette décision, le coût du pétrole brut grimpait en flèche, dépassant les 100 $ le baril sur le marché mondial et l’Etat Islamique (Daesh) progressait en faisant une percée vers la capitale kurde d’Erbil. Si Washington a bien pu tolérer la chute de Mossoul aux mains des forces djihadistes, Israël était déterminé à empêché la chute de la capitale amicale d’Erbil. Cette semaine, Netanyahu marque les cent premiers jours de son quatrième mandat en tant que Premier Ministre, ses détracteurs le décrivent comme faible et manquant de constance dans ses réalisations. Mais l’entreprise kurde fait partie d’un ensemble de plusieurs dossiers pour lesquels on constate à quel point il est capable de prendre sereinement une initiative forte. Israël a acheté 19 millions de barils de pétrole kurde au cours des derniers mois, selon le Financial Times, fournissant ainsi à la région autonome du Kurdistan un financement essentiel dans son combat contre l’Etat Islamique (Daesh). Un « Exodus » pétrolier? Toute proportion gardée, on peut avoir le sentiment de revivre certaines phases préparatoires à la déclaration d’Indépendance d’Israël, quand il était question de ramener clandestinement une population persécutée à travers le monde et l’Europe pour constituer cette nation libre. Selon les rapports, Israël a acheté au moins 77% de ses fournitures de pétrole de la Région autonome du Kurdistan irakien, lui fournissant ainsi une ressource essentielle de financement de sa campagne contre l’Etat Islamique, selon un nouveau reportage du Financial Times, ce lundi. Ces ventes sont un signe important de l’assertivité (l’affirmation) croissante du Kurdistan irakien et de l’effilochage des relations entre Erbil et Bagdad,  qui a longtemps fait part de ses craintes que l’objectif ultime des Kurdes soit de prendre totalement leur indépendance à l’égard de l’Irak dans tous les domaines. Le financial Times mentionne des données correspondant à des cargaisons, des sources commerciales et le traçage de pétroliers par sattelites, pour dire que les compagnies pétrolières et les raffineries israéliennes ont importé plus de 19 millions de barils de pétrole kurde entre mai et août. « Cela représenterait une valeur de plus d’1 milliard de $ si on se fonde sur les tarifs internationaux, pour cette seule période », déclare ce reportage du FT. Cette énorme quantité de pétrole remplit environ 77% des besoins en pétrole pour Israël, s’élevant à environ 240.000 barils par jour. Champs de pétrole irakien Ce pétrole kurde est exporté par le port truc de Ceyhan, duquel environ un tiers des cargaisons se sont dirigées vers Israël. Beacoup d’experts industriels suggèrent qu’une fois acheminé en Israël, le pétrole est à la fois stocké dans des conteneurs et revendu à l’étranger. Ces responsables de l’industrie supposent aussi que les Kurdes vendent ce pétrole à Israël à des prix défiant toute concurrence, mais les autorités kurdes démentent ces assertions de façon virulente.   Champs de pétrole irakiens Les revenus du pétrole ont fourni une contribution financière cruciale pour les autorités kurdes d’Erbil, certains rapports suggérant que ces accords peuvent être une façon pour Israël d’apporter discrètement une aide financière et de toute nature aux autorités kurdes dirigeant les Peshmergas. Alors que le gouvernement kurde a démenti ces ventes, les liens entre le peuple kurde et Israël ne font pas mystère, les deux nations partageant des intérêts mutuels, alors que l’Occident soutient les Etats non-arabes. « Ce n’est pas notre problème de savoir où va notre pétrole une fois qu’on l’a livré à nos intermédiaires commerciaux », déclare un conseiller du gouvernement kurde d’Erbil. Les ventes en direction d’Israël jettent un éclairage sur le fossé deplus en plus profond qui se creuse entre la capitale kurde et Bagdad, qui, comme de nombreuses autres capitales du Moyen-Orient, refuse de reconnaître Israël et d’entretient aucun lien officiel avec l’Etat juif. Les Etats-Unis, au contraire, ont exhorté Erbil à travailler avec Bagdad pour tout ce qui concerne les ventes de pétrole, afin de décourager toute vente kurde indépendante. Un reportage de Reuters,le mois dernier a cité un responsable disant qu’il était prévu qu’Israël reçoive sa première cargaison de pétrole des Kurdes dans le cadre d’une stratégie bien plus vaste visant à renforcer les relations avec la région kurde.

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