Au coin du poète.

Et ces vagues écumantes, sur les rochers, déferlantes,
Et ce vent furieux dans sa rage,
Qui hurlait un présage,
Drôle de fête, cette tempête, je jure, elle m’inquiète.. !
Ouais… !
Eperdu plein d’angoisse, je maudis cette poisse,
Qui me froisse…
Cœur serré, je me dis bouche amère, 
Fini mec … Elle change de sphère…
Ça y est… j’ai ma dose, je sens que j’explose…
Un gamin tout près loti, disait des proses,
Par hasard qui m’interpellent, 
Evoquant le visage qui me harcèle…


Ouais..!
Il récite par hasard dans l’innocence de l’enfance,
Cet adage qui m’entame, comme une lame infâme,
Et brasse le néant, dans le vide de mon âme,
« Une de perdue, dix de retrouvées »…
Je rétorque, la gorge nouée : c’est à prouver… !
Ouais.. !
ça m’bouleverse et mes yeux alors versent,
Deux larmes qui adoucissent ma peine,
J’avais trop la haine…
Ouais.. !
Ainsi donc s’achève un rêve,
Pour un cœur de seize ans, crevant sous le glaive
De l’amour. Ce n’est peut-être qu’un au revoir,
Me rassurai-je un peu, sans vraiment y croire,
Mais c’était bien fini, la page était tournée,
En cette fin de journée…

Daoud NAFA
Drancy