QUAND ON VEUT, ON PEUT !!
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- Création : dimanche 30 août 2015 13:47
- Mis à jour : dimanche 30 août 2015 13:50
- Publication : dimanche 30 août 2015 13:47
- Écrit par MedSouilah
- Affichages : 1566
Juste après publication de cet article: http://jijel.info/local/1525-la-direction-des-sports-a-ouled-aissa, concernant cette histoire de détritus portant atteinte à la façade de la direction des sports, les choses sont rentrées dans l'ordre, les abords de la direction des sports nettoyés ! Enfin !
Notre ami, Noureddine de la rédaction jijel.info, est revenu sur les lieux: "...C'est à 19 heures 30 hier que trois employés de la direction des sports se sont mis à l'oeuvre pour tout nettoyer des détritus qui se trouvaient le long du mur de clôture de cette direction, enfouis sous les plantes ! Le travail avait duré une heure sans plus. Ce matin c'est propre, grâce à Dieu et aux efforts des gens quand il veulent bien s'y mettre. La seule remarque à apporter est que ces plantes n'ont pas reçues une goutte d'eau depuis le début de l'été. Le trottoir aurait gagné à être arrosé également pour en enlever les poussières. Mais c'est peut-être trop demandé !
Noureddine Bousdira
Commentaires
(tahrakou terzaqou)
Allah ne viendra pas si vous ne prenez pas vous-même en main votre propre destin.
Allah n'aide pas les gens qui dorment.
(wa ala koulihel) il n'arrive que ce que Allah veut.
C'est assez marquant des esprits, le colonialisme !
Surtout celui aussi sauvage du français !
Peut-être que gratuitement, en tant que conseiller contacté par téléphone !!
L’ETRANGE CLIMAT SOCIAL DE JIJEL
Il semble qu'une étrange fatalité ait frappé cette ville depuis déjà assez longtemps.
Je me doute d'une malédiction divine, doublée d'une autre prononcée par les hommes.
Si les gens de Jijel s'entredéchirent sans ménagement c'est dû au fait, déjà, de l'origine tribale de chacun.
N'oublions pas que nos tribus ont de tout temps été belliqueuses et sans concession les unes envers les autres. En 1839 et ensuite en 1851, Le capitaine à l’époque, Saint Arnaud, en savait quelque chose ! Et bien avant, en 1664, le duc de Beaufort.
Du temps de leur vie en montagne, c’était la guerre permanente entre individus des tribus rivales. C’était la dispute pour le territoire. Il suffit que les feuilles d'un arbre dépassent de la clôture du voisin pour que ce soit le motif à du bellicisme ! Si c'est une vache qui vient brouter dans le pâturage voisin, c'est carrément une déclaration de guerre, faite en toute animosité, qui s'ensuit !
Une fois que les individus de chacune des tribus environnantes se soient installés en ville, voilà deux siècles, plus ou moins, leur hargne et leur haine les uns des autres ne s'était pas éteinte pour autant.
De ce fait, en ville, dans chaque quartier, chaque famille se défie de l'autre.
- "Ne parle pas avec les enfants de telle famille, leur tribu est l'ennemie de la nôtre depuis toujours"
- "Ne parle pas avec les enfants qui habitent le boulevard, ce sont des "kbayèles" et des "b'ni raâyen""
Ne parlons pas des autres "aâtaress" venus par la suite après l'indépendance, ainsi qualifiés par les premiers "tribuns" s'étant installés en ville. Ni ceux habitants les villages voisins, visitant la ville pour quelque besoin, qui sont également qualifiés de « aâtaress et de kbayèle", etc.
A Jijel, il règne depuis toujours une extraordinaire animosité permanente, nourrie avec grande conviction, les uns envers les autres. Il ne saurait jamais y avoir conciliation ou réconciliation.
De là, s'ensuivent les jalousies, le sentiment "d'aghanane" fortement ressenti, et c'est à qui de faire plus que l'autre pour lui démontrer et prouver qu'il est plus fort ou plus riche !
Nous sommes une communauté où chaque famille est un clan à part, et dans chaque clan règne une telle animosité que la chose aboutit souvent à la dépression nerveuse pour les individus.
Combien de personne à Jijel sont "zinzins". L'un parce qu'il n'arrive pas à se marier, l'autre parce que la misère lui aura dérangé l'esprit, etc.
Ceux qui n'ont rien pour se prévaloir, vivant de l’air du temps, se sont inventés un paravent derrière lequel ils cachent leur échecs de la vie face à ceux qui ne les connaissent pas :
- "Ana di keb'ha". (Je suis issu du cœur de la ville.) Cette telle référence ! La chose dite dans l’intention de se procurer, tout de go, une certaine ascendance sur l’étranger à la ville, pour l'impressionner d'emblée.
C'est du moins ainsi que je m'explique les choses, parce qu'à mon avis, il ne saurait y avoir d'autre explication plus rationnelle.
Si je me trompe, qu'on me le dise !
Bien à vous.
Amicalement
Le problème réside dans l'amalgame qui s'est produit juste après l'indépendance en continuant encore et encore, à travers un processus inévitable, remettant tout en cause du style de vie jijelien traditionnel.
C'est là une fatalité devant laquelle tout le monde demeure bien impuissant en plmus de devoir la supporter et vivre avec dorénavant....
Khoui Noureddine, La ville est à l’abandon. Elle se dégrade de plus en plus, le cadre de vie devient au fur et à mesure insupportable. Ou sont les notables de notre ville ? Moi je dirai les faux notables de la ville, ceux qui ont été les dirigeant de la JSD depuis 1936 jusqu’aux années 1970 les amis de la France sauf des cas vraiment exceptionnels. Ils ne peuvent recommander qu’une population à leur mesure et particulièrement quand on soulève un problème qui fait l’unanimité de la ville par l’affection qu’on porte à la JSD incapable de trouver un groupe pour se mobiliser autour de lui. Il y a de quoi réfléchir où sont passés ces notables. Ce qui me fait dire, qu’un notable quel qu’il soit doit taire ses intérêts et ceux de sa famille pour ne se concentrer que sur les conseils à prodiguer au bénéfice de sa ville par probité et compétence, par son influence et sa notoriété dans le domaine qui est le sien. C’est dire que les notables doivent se démarquer nettement des autres membres de la société. Les gens qui sont censés nous représenter n’ont jamais été consultés ni invités aux assises sur des projets concernant la ville. Ces gens là ont œuvré pour le bien de la ville, ils se sont dépensé sans compter, ils avaient l’amour de Jijel dans le cœur. C’est cela qui leur vaut ce titre de notables de la ville( Makench Erradjala Fi Jijel).
J'ai bien décris les relations, ou plutôt l'absence de relations entre différents jijeliens résidant dans la ville.
Bien sûr que les problèmes se sont multipliés et que les vrais jijeliens dignes de ce nom se sont effacés de la scène publique, d'une manière ou d'une autre, ou alors disparus face à la ruée du "begri"!!
Dès lors, il n'y avait plus rien à faire car la force du nombre est bien supérieure. Aujourd'hui, la ville leur appartient à tous ces débarqués du désespoir et, de la ville, ils en font ce qu'il veulent ; c'est-à-dire la plonger dans une folle anarchie en toute inconscience et en toute ignorance !.
Ils ont transformé la ville à l'image de la mechta. La mentalité du souk est quasi présente partout avec le déballage des marchandises sur les trottoirs, sans parler des autres nuisances que sont ces saletées et le bruit.
Pour le reste, ma foi, il semble bien que tout est désespéré et qu'il n'y a plus rien à tenter du fait que tout est devenu irrémédiable et tout aussi irréversible !
Allah ya rahmak ya Jijel ezzina !!
"Si l'algérien ne réussit pas à se séparer de son instinct de soumission, il ne sera jamais un citoyen revendiquant ses droits !" Sic.
Phrase tirée de son livre "L'indépendance confisquée"
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