Jijel :des cours dans des classes inondées

 

  Quand vous allez voir les trois images ci-dessous, vous allez dire: Vaut mieux cette école de "Bizert" que celles de Jijel...! cryingNotre confrère adam s du journal El-watan, que je salue très chaleureusement, tire également la sonnette d'alarme !

Les intempéries qui ont sévi ces dernières semaines dans la région n’ont pas été sans remettre au centre des préoccupations le problème des établissements scolaires, tombés dans la vétusté dans la wilaya de Jijel.

Depuis plusieurs années, des voix ne cessent de s’élever pour appeler à l’intervention des responsables du secteur pour trouver une solution à ces écoles qui n’offrent plus aucune commodité pour la mission pédagogique.

Faut-il rappeler que des mouvements de grève et des actions de protestation ont été organisés par des enseignants
et des élèves, pour dénoncer ces conditions déplorables.

Les infiltrations d’eau à travers des murs délabrés, et des toits menaçant ruine sont la cause principale de cette grogne.

 Et dire que le problème est connu de tous les responsables du secteur de l’éducation et des collectivités locales, qui semblent éprouver toutes les peines du monde à le prendre en charge. Dans les autres communes, la situation est encore plus dramatique, notamment dans les établissements anciens.

Malgré leur vétusté, de nombreuses écoles n’ont guère bénéficié de la moindre réhabilitation depuis des années. Pourtant, un programme de restauration a été retenu, mais les opérations prévues sont encore au stade du lancement des procédures. Selon la direction de l’éducation, 186 établissements du primaire sur un total de 382 écoles nécessitent des travaux de restauration. Une enveloppe de 400 millions de dinars a été débloquée, selon les mêmes services, pour cette opération.

Or, il semble qu’à ce jour, ce programme n’a pas encore été entamé.
Outre ce problème, force est de constater que le chauffage, les cantines scolaires qui continuent, dans certaines écoles, à servir, des repas froid, sont plus que jamais des sujets d’actualité dans le secteur de l’éducation. 

jijel.info avec notre confrère Adam S.elwatan


 

 

 

Le lycée Terkhouche de Jijel à l’abandon

« L’ensemble du lycée Terkhouche Ahmed lance un appel de détresse aux autorités compétentes concernées pour venir à la rescousse de cet établissement menacé par la vétusté et l’abandon ».

Le lycée Terkhouche Ahmed de Jijel, qui a marqué l’histoire de la wilaya et de l’Algérie, d’où sont sortis beaucoup de noms parmi les politiciens, scientifiques et chercheurs qui font aujourd’hui le bonheur de plusieurs pays du monde et de l’Algérie, se voit détérioré d’année on année, sans aucun geste de l'académie ou du ministère pour stopper, cette destruction.

Au contraire, les enseignants qui ont été témoins des belles années de ce lycée, à chaque rentrée scolaire sont confrontés à des surprises, surtout par la multiplication de divisions de cette rentrée scolaire 2012/2013 (40 divisions).

Mais la tutelle au niveau wilaya ou national fait toujours la sourde oreille. Depuis toujours, ce lycée a été géré par un surveillant général pour 500 élèves, par contre, cette année ce nombre a été multiplié par trois (1545 élèves) pour une seule surveillante générale, deux lycées dans un lycée, soit 46 élèves dans une classe. Cette situation est inacceptable. Comment voulez vous que l’enseignant participe à ce lycée de réussite avec plus de 40 élèves par classe ?

Hamidou qui enseigne au sein de ce lycée « Je n’arrive même pas à me déplacer entre les rangs » fustige-t-il Selon ses propos, dans de tel classe le processus d’apprentissage est handicapé. Cela va sans compter les méthodes pédagogiques inapplicables pour certaines et qui ne font profiter tous les élèves par manque de temps et d’épuisement « une situation préjudiciable aux élèves et à l’enseignant ». conclu-t-il.

Aujourd’hui, l’administration fait semblant de pouvoir assurer à tout prix une scolarité plus ou moins bien. Le lycée fonctionne dans des conditions déplorables, surtout après l’effondrement du plafond de laboratoire des sciences, sous une poussière de ciment et de saleté jamais vue, des façades nues exposées aux intempéries, des câbles électriques non branchés, des fenêtres des portes absentes et un égout à ciel ouvert traverse la court pendant deux années, sous l’œil de l’inspection et de l’académie de Jijel. Ceci nous met, parents d’élèves, dans l’angoisse et l’inquiétude pour nos enfants, car à tout moment, cela peut se reproduire et en plein milieu du cours vu l’état dégrader de cette institution.

L’ensemble du personnel du lycée Terkhouche Ahmed lance un appel de détresse aux autorités compétentes concernées pour venir à la rescousse de cet établissement menacé par la vétusté et l’abandon.

Rida Hocine, 2 mars 2013.

Jijel info