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Retour sur une page d'histoire.

Le projet Bellara

 

 

 

 

Communiqué jijel.info

 

 

 

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AUX SAGES, TRISTESSE ET SOLITUDE

Quand l’insouciance et l’inconscience l’emportent sur tout.

Est-t-il une chose plus déprimante aujourd'hui pour un homme raisonnable, donc en état de sagesse, que d'établir, bien malgré lui, le constat de l'échec massif de ses semblables. L’échec consommé d'une société ayant volontairement acceptée de sombrer dans les abîmes profonds de la déraison.

De cet échec, le sage se sent un peu coupable, mais non responsable.

A ce titre, il en fait presque son deuil. C'est au quotidien qu'il assiste, bien impuissant, à la dégradation des moeurs de la société, à sa fissuration, à sa séparation puis, inévitablement un jour, à son écroulement.

A ce stade, il y a comme une forme de résurgence de l'histoire, telle que déjà vécue par les premiers peuples. Et pour n'en citer qu'un, bien représentatif des moeurs d'aujourd'hui : celui de Sodome et Gomorrhe.

Et s'il fallait encore chercher une genèse à cette histoire, ne trouvera-t-on pas une femme à incriminer ? A partir de l'état de déliquescence dans lequel se trouve désormais cette société, le sage commence à nourrir un sentiment de solitude. Pour avoir éprouvé sur le tôt les bienfaits du sens de la retenue, de la simplicité et de la modestie, il se trouve alors seul à détenir la raison, ce pour le moins.

Pendant qu'à l'opposé, le reste du groupe se dépense en gesticulations qui s'avéreront bien vaines sur le tard. Sage, seul et triste de ne pouvoir être entendu, mais bien au contraire tourné en dérision. La médiocrité des uns étant pour rabaisser systématiquement la qualité chez autrui.

Triste de n'être compris par personne, et bien solitaire de rester seul à comprendre.

Sa solitude le fait songer, pendant un moment, à ce philosophe grec du nom de Diogène, se promenant à Athènes, un tonneau pour seul vêtement, une lanterne à la main, cherchant à trouver un homme au sens qu'il lui définissait, c'est-à-dire sans vanité pour le moins.

Voila bien que l'histoire se transpose de nouveau. Il devrait être nécessaire pour chacun de vouloir s'assurer une vie digne. D'abord et essentiellement, se reconnaître le statut d'homme.

Cet homme en lequel Dieu a insufflé une âme pure après l'avoir crée du limon de la terre. Dès avoir accédé à ce stade de considération de soi-même on en arrive à mieux comprendre les enjeux de la vie et son but final.

On apprend à donner plus qu'à espérer recevoir. C'est déjà là un geste noble et spirituel, consacrant la foi envers ce en quoi nous croyons, renforçant les sentiments les plus intimes qui forgent notre personnalité. Servir au lieu de se servir, voila un autre principe fondamental pour cimenter la relation que nous avons avec autrui.

Savoir écarter l'accessoire pour s'atteler à l'essentiel et aboutir à éliminer bon nombre de problèmes, en particulier ceux se présentant comme autant d'entraves et d'embûches sur le chemin de notre parcours. C’est déjà là une détermination.

Ainsi, à titre d'exemple, la futilité des choses dont il semble le plus souvent que les gens aiment à se remplir l'esprit, subissant sans réaction toutes sorte d'avanies, s'attardant principalement au matériel au lieu de penser accorder son importance au spirituel.

Nous avons besoin de croire au bien fondé des choses d'abord pour ensuite pouvoir tirer une certaine assurance de nos actes, leur donner une motivation et une consistance.

Le nombre de nos bons actes augmente proportionnellement le degré de notre personnalité et notre individualité qui s'en trouvent fortifiées. Se forge alors notre détermination d'aller de l'avant, notre souci encore de montrer le chemin et la voie à l'instar de bon nombre de précurseurs au cours de l'histoire de l'humanité.

A titre bénévole, uniquement préoccupés d'accomplir des buts fixés à travers des idéaux qu'ils restent sans doute seuls à pouvoir expliquer.

Bien des gens restent insensibles à toute forme de moralité, puisque vivant dans l'amoralité.

Nous constatons de la société qu'elle mène une vie complètement débridée, faisant fi du rationnel et de la bonne contenance, préférant plutôt s'adonner à l'excès en tout, en en faisant même un credo.

Ce choix l'emportant à la majorité mais non à l'unanimité, fort heureusement, a fini par occasionner tout les maux dans lesquels se débat la composante sociale qui se retrouve de fait dans la situation du noyé cherchant désespérément la main secourable.

Comme il ne se trouve presque plus personne sachant nager, la société se met subitement à sombrer dans un long et lent naufrage.

Si bien qu'au bout, ayant atteint les fonds de l'abîme, il sera bien hasardeux de pouvoir renflouer grand-chose de ce sinistre. Et voila bien encore le plus attristant.

Le temps semble sur le point de s'arrêter, suspendant un moment son cours, juste pour permettre à l'histoire de s'achever et prendre fin, à son épilogue de s'écrire et au livre de se refermer définitivement.

Par Noureddine Bousdira jijel.info

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