Trafic de visas à Jijel: Sept personnes dont deux femmes arrêtées

Les éléments de la gendarmerie de la brigade de Settara, relevant du groupement de la gendarmerie de la wilaya de Jijel, ont présenté, hier, devant le procureur de la République près le tribunal d’El Milia sept personnes, dont deux femmes, avons-nous appris de sources judiciaires.

Elles sont poursuivies pour «faux et usage de faux», «contrefaçon de cachets», «fausses déclarations» et «infraction à la législation des changes». Après avoir auditionné les sept mis en cause, le représentant du ministère public a transféré leurs dossiers devant le juge d’instruction près le même tribunal. Le magistrat instructeur a placé l’un d’entre eux sous mandat de dépôt, deux autres sous contrôle judiciaire et les quatre derniers, dont les deux femmes, ont été cités à comparaître à une audience ultérieure.

Cette affaire de trafic de dossiers de demande de visa a été révélée au grand jour suite à une plainte déposée par un entrepreneur contre l’un des mis en cause, propriétaire d’une entreprise privée de prestations de service sise au centre-ville d’El Milia, pour «contrefaçon de son cachet rond». Dans le cadre d’une enquête ouverte immédiatement par la brigade de Settara (Jijel), les gendarmes enquêteurs ont interpellé le mis en cause. L’audition et les investigations ont permis la découverte, en vertu d’un mandat de perquisition, dans son entreprise et son domicile à El Milia de preuves irréfutables confirmant son implication dans un trafic de grande importance.

En effet, la fouille minutieuse de ces deux lieux a permis de mettre la main sur 26 passeports de candidats, 69 imprimés portant des rendez-vous de demande de visa au consulat de France à Annaba, différents documents officiels portant des cachets et signatures falsifiés, des relevés de fiches de paie vierges et de faux registres de commerce. Outre les faux documents, les mêmes gendarmes ont saisi un lot d’équipements informatiques utilisé dans cette activité illégale. Il s’agit d’une imprimante scanner, une unité centrale (PC) et des CD-Rom, ainsi que 8200 euros représentant les revenus engendrés par de ce trafic de dossiers de demande de visa. Les autres acolytes ont été identifiés et arrêtés au cours de l’enquête.

Gaidi Mohamed Faouzi