C’EST APPRENDRE OU À «LÉSER» ?

Bonsoir; Nous sommes le 11 Mai 2021 dehors, il fait frais, le ciel est complètement couvert à Jijel, qui précède un orage. Nous l'espérons bien. Nous sommes également à queques jours du début des épreuves des examens nationaux des trois cycles: l'examen de fin du cycle primaire, le Brevet d'enseignement moyen (BEM) et le Baccalauréat.

hélas, tout a été reporté cette année, a cause du coronavirus... 

 Chez nous à Jijel, comme partout au bled, cette génération, avait appris à tricher, malgré que toute tentative de fraude aux épreuves expose son auteur à l’exclusion. Place au copiage "high-tech". Sur leurs page Facebook, les jeunes, se vantent de leurs dernières inventions en matière de triche

Ya Hasra le bon vieux temps, souvenez vous de ces opérations de sensibilisation en direction des apprenants pour les inciter à compter sur soi et à s’interdire toute tentative de fraude.

Allons y voir les réponses d'un ami, à une question qui me tient à cœur, et qui devrait tenir à cœur à tous les Algériens, qui souhaitent toujours un bon avenir pour le pays...Quelle est donc la cause du naufrage de notre école qui a réussi... à échouer ?nuageux.gif Bonne fin de journée .../

 

Est-ce la faute au manuel scolaire qui chaque année est livré aux élèves en retard et toujours en nombre insuffisant ?

Est-ce la faute à la surcharge (électrique ?) des classes qui fait que le courant ne passe pas entre maîtres et élèves ?

Est-ce la faute aux horaires, pour ne pas dire horreurs, et aux programmes, pour ne pas dire prodrames, qui font perdre aux professeurs leur temps et leur ton ?

Est-ce la faute à la démission des parents occupés à remplir des missions au marché, et ne fréquentent donc l’école qu’une fois... par an ?

Est-ce la faute à la formation inachevée des formateurs... qu’on a fini par achever à coups de « circule air » ?

Est-ce la faute à l’insuffisance ou à l’absence du matériel didactique qui a amené l’enfant à tâtonner au lieu de tâter, à regarder au lieu de voir, à entendre au lieu d’écouter ?

Oui, il y a un peu de tout cela. Mais peut-être est-ce aussi la faute à notre totale méconnaissance de l’utilisation du tamis : au lieu de l’employer pour séparer la bonne graine de l’ivraie, nous nous sommes évertués à cacher le soleil avec ?

Et dans ces conditions, bien sûr, l’insolation « scolaire » était inévitable !

jijel.info avec Khaled L.