Réfugiés nigériens à Jijel : L’errance au quotidien

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Les opérations de rapatriement des réfugiés nigériens dans leur pays, via la wilaya de Tamanrasset, n’ont pas dissuadé ces migrants de revenir se réinstaller à Jijel et dans les autres wilayas du pays, où ils trouvent refuge pour fuir leur misère.
Chaque jour que Dieu fait, on les voit errer d’un coin à l’autre, à Jijel et ailleurs, en groupes d’enfants et de femmes pour demander l’aumône. Des groupes arrivés récemment sont composés le plus souvent de personnes jeunes, dont des femmes avec des enfants en bas âge et des bébés. Sous le soleil chaud de ce mois de juin, on les croise pratiquement partout dans la wilaya.


La nuit, ils s’installent là où ils peuvent trouver refuge, le plus souvent dans les bâtisses désaffectées ou en construction, comme c’est le cas prés de la direction de l’éducation.
Contacté, un responsable du Croissant rouge algérien a indiqué que la situation de ces migrants est suivie de prés, sans pour autant pouvoir avancer une quelconque solution à leur cas. Selon lui, de nouveaux groupes de réfugiés sont arrivés tout juste après une précédente opération de rapatriement d’un groupe d’une centaine de personnes. Notre interlocuteur fait le constat d’une même situation dans les autres wilayas du pays, où ces migrants ne cessent d’affluer. «Ils utilisent même le téléphone portable pour s’informer des opérations de rapatriement menées ça et là afin de pouvoir y échapper», affirme-t-il. Depuis le début de ces opérations, plusieurs groupes ont été reconduits jusqu’à Tamanrasset à partir de Jijel. Au vu de ces expériences, il semble que leur sort dépend d’une autre approche pour traiter ce phénomène, qui ne cesse de prendre des proportions incontrôlées.odejjijel.org
El Watan 12/06/2016 Par Amor Z.