Le souk hebdomadaire de Taher déplacé

L’ancien souk hebdomadaire, qui empiétait sur le chemin de wilaya 135, rendant la circulation automobile quasi impossible, vient d’être déplacé. C’est un ouf de soulagement pour les automobilistes et transporteurs arrivant des communes de Chekfa, El Kennar ou Bordj T’har, qui empruntent chaque jour cette voie.
Le nouvel emplacement, près de l’oued Boukrâa, est clôturé, mais demande quelques aménagements pour éviter l’accumulation de flaques d’eau. Le président de l’APC de Taher, Seddik Brihoum, a, lors de la visite du wali sur les lieux mardi dernier, expliqué qu’une somme de 5 millions de dinars a été dégagée pour réaliser la clôture et le terrassement du site.

Il a ajouté qu’une enveloppe de 3 millions de dinars a été réservée pour réaliser les canalisations d’évacuation des eaux pluviales, l’éclairage et l’installation de portails. Le souk, actuellement géré par un privé pour 10,54 millions de dinars par an, sera remis en adjudication en juillet.
Bien que nécessitant encore des travaux, ce souk tranche complètement avec la gadoue du marché de Kaous (5 km de Jijel), une étrange enclave de cette commune comprise entre les limites des communes de Jijel et de Emir Abdelkader. Le souk, en période hivernale, ressemble plus à une patinoire qu’à autre chose. Les espaces sont très mal exploités, alors que la superficie globale est assez importante pour tracer des voies de circulation.
En plus de la boues et des désagréments qu’il génère, le souk offre une piètre image du respect des règles d’hygiène, particulièrement dans l’espace réservé à la vente de volailles. Les poulets sont déplumés et leurs déchets jetés pêle-mêle, alors que certains bouchers n’hésitent pas à balancer dans les fosses destinées à évacuer les eaux de ruissellement vers l’oued des parties de carcasses de bovins. Ainsi, il n’est pas rare de se retrouver devant un crâne ou des viscères...odejjijel.org
El Watan 14/01/2017