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Le projet Bellara

 

 

 

 

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Réserve naturelle de Beni Belaïd ( Jijel). Le lac menacé d’ensablement

Kheïri Oued Adjoul est une petite ville algérienne, située dans le daïra d'El Ancer et la wilaya de Jijel.
La ville s'étend sur 53,4 km² et compte 4 582 habitants depuis le dernier recensement de la population. La densité de population est de 85,9 habitants par km² sur la ville.
Entourée par Djemaa Beni Habibi, El Ancer et Oued Zehour, Kheïri Oued Adjoul est située à 6 km au nord-est de Djemaa Beni Habibi la plus grande ville des environs.
Située à 56 mètres d'altitude, la ville de Kheïri Oued Adjoul a pour coordonnées géographiques Latitude: 36° 51' 34'' nord
Longitude: 6° 8' 30'' est.

Les festivités marquant la signature de la convention sur les zones humides, le 2 février 1971, dans la ville iranienne de Ramsar, se sont déroulées, jeudi dernier, dans la commune de Khiri Oued Adjoul, à une quarantaine de kilomètres à l’est de Jijel, en présence d’une délégation officielle présidée par le wali, Larbi Merzoug. Au-delà de cet événement, marqué par ailleurs par des expositions et des interventions de spécialistes, rappelant l’importance de cette journée dans la protection de l’écosystème, c’est le lac de la réserve naturelle de Beni Belaïd qui a accaparé le plus d’intérêt.

D’une superficie totale de 600 ha, ce lac, connu et répertorié par les scientifiques comme étant l’une des plus importantes zones humides du monde, est cependant livré à un sort incertain. Et ce n’est pas un premier venu qui l’affirme, mais un scientifique, qui s’est penché sur une étude sérieuse, publiée sur un site internet spécialisé, qui le confirme. Rencontré en marge de cette journée, Mohamed Bouldjedri, enseignant- chercheur au département des sciences et environnement à l’université de Jijel, a expliqué, avec photos et arguments scientifiques à l’appui, que ce site est confronté à une situation qui l’expose à un risque d’ensablement, voire de disparition pure et simple. Pour ce spécialiste, les mesures de protection de cet espace sont aléatoires.

«Par moment, le lac devient même un lieu de pâturage pour les vaches et de braconnage pour des gens qui s’adonnent à la chasse illégale», regrette-t-il. Sur des photos que des étudiants de son département ont prises du site, l’avancée du sable est clairement identifiée et mesurée. «Tout cela contribue à la disparition d’espèces végétales et d’oiseaux», prévient-il. «Toutes ces espèces forment une chaîne, si un de ses maillons se rompt, c’est toute la chaîne qui finira par se rompre», explique-t-il.

Avançant de solides arguments scientifiques, notre interlocuteur, qui travaille sur ce site depuis plusieurs années avec des experts français, déplore le manque d’intérêt des médias et des spécialistes pour cette importante réserve.

Pour lui, si ce lac fait face à un tel état, ce n’est pas forcément la faute aux politiques. «C’est justement le rôle de ces spécialistes et des médias d’attirer l’attention de ces responsables, c’est de leur devoir d’expliquer l’importance de cette réserve», martèle-t-il. Il faut rappeler que le lac de Beni Belaïd est délimité au nord par la mer Méditerranée, au sud par des terrains agricoles, à l’ouest par l’embouchure de l’oued El Kébir, et à l’est par des terrains marécageux. Outre sa zone humide, il est composé de marécages, de peupleraies, de plages et de dunes, de terrains humides et broussailleux.

Le site présente une faune rare et particulière, notamment par la présence d’une avifaune riche et diversifiée, comprenant plusieurs espèces rares, selon une de ses fiches techniques.

Photo de Fares Ziad

jijel.info avec Amor Z. el watan

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