Ziama Mansouriah (Jijel): Le projet de gaz de ville toujours bloqué…à Béjaïa

Le raccordement au réseau de gaz de ville de la commune de Ziama Mansouriah, à l’extrême ouest de la wilaya de Jijel, est bloqué depuis plusieurs années.

Pendant qu’un programme ambitieux a été réalisé dans la wilaya, permettant le raccordement à ce réseau des localités les plus reculées, l’alimentation des habitants de cette ville côtière en gaz est plus que jamais tributaire des solutions à trouver pour régler le problème d’une opposition de citoyens au passage de la canalisation…à Béjaïa. «La situation est la même, elle perdure depuis plusieurs années, c’est un problème qui n’a pas encore été résolu, en dépit des démarches entreprises avec la wilaya de Béjaïa, notamment le nouveau wali, qui a été saisi dernièrement du problème, mais sur le terrain, rien n’a changé, nous attendons le dénouement de ce conflit», confie le directeur de l’énergie et des mines de la wilaya de Jijel. Notre interlocuteur précise, par ailleurs, que tout a été réalisé pour permettre l’alimentation en gaz des habitants de Ziama Mansouriah, avec la mise en place de toutes les infrastructures nécessaires à ce projet depuis le début l’année 2001. Il faut rappeler que de l’autre côté de la wilaya de Jijel, la situation est la même, avec le blocage pur et simple de l’alimentation en gaz des populations de plusieurs communes de l’est de la wilaya de Béjaïa.

C’est le cas pour l’ensemble des localités relevant de la daïra de Souk El Tenine, englobant les communes de Tamridjt et Melbou, qui demeurent sans gaz à ce jour. Pour rappel, cette situation, qui n’a que trop duré, pour reprendre ce qu’a tenu à dénoncer le directeur de l’énergie et de mines de la wilaya de Jijel, est due à une opposition au passage de la canalisation par des habitants dans le village de Tidelsine, à Béjaïa, qui évoquent un problème d’affaissements de terrains menaçant leur sécurité. Et c’est à ce niveau que se situe le nœud du problème, qui bloque l’arrivée du gaz dans la partie ouest de la wilaya de Jijel, plus précisément à Ziama Mansouriah, pénalisant l’ensemble des populations de cette ville à vocation touristique.

Amor Z.