Jijel Ouverture de sept marchés de fruits et légumes et de produits alimentaires

29052017est

Belle initiative que celle que vient de prendre la direction du commerce, la Chambre d’agriculture, l’union de wilaya des commerçants et artisans, en  procédant à l’ouverture de sept marchés de fruits et légumes et d’alimentation générale  au niveau de cinq communes de la wilaya de Jijel dont deux marchés à Jijel à Hai Mustapha et Hai Moussa, deux à El Milia, un marché à El Aouana, un   à Taher et un dernier marché à El Ancer.  Les travaux de nettoyage et l’enlèvement de tous les objets et l’aménagement de l’espace vont être effectués dès le premier jour de Ramadhan. Il est à rappeler que la décision d’ouvrir ces marchés de fruits et légumes est venue après l’éradication définitive des marchés informels.

Par ailleurs, les promesses faites par des ministres et des responsables quant à la maîtrise des prix durant ce mois tournent court. Les spéculateurs et les intermédiaires sont entrés en jeu. 932 000 quintaux de tomates ont été collectés pour une consommation mensuelle de 640 000 quintaux seulement. «La tomate se vend à 8 DA le kilo chez le fellah dans la wilaya de Jijel, mais elle arrive dans le couffin du consommateur à… 60 DA. Ailleurs, le prix de la courgette est entre 30 et 40 DA, mais à Jijel  elle coûte entre 80 et 100 DA», souligne un fellah de Jijel. L’Etat ne peut pas intervenir dans un secteur qui obéit à la loi de l’offre et de la demande : «On peut tout simplement organiser les marchés.» Selon lui, le consommateur est le premier responsable et c’est à lui que revient le rôle d’imposer son choix. «Il y a aussi le problème du nombre très limité des marchés. La pression sur un marché fait pour 20 000 habitants n’est pas celle d’un marché pour 40 000 habitants .Il faut reconnaître qu’il y a une insuffisance aussi en marchés de gros», a-t-il souligné. Le nombre important d’intermédiaires joue aussi un grand rôle, notre interlocuteur en connaisseur explique qu’ils sont aussi responsables de l’augmentation des prix et qu’il faut réduire leur nombre. Pour les dattes qui ont disparu ces derniers jours des étals «L’Algérie a produit 500 000 tonnes en 2016, 30 000 t ont été exportées vers l’Europe et les pays du Golfe, il en reste donc 470 000. L’Algérie n’a pas encore atteint une autosuffisance en matière de céréales, de fruits et légumes et de lait, malgré les réformes agricoles entamées et le million d’hectares réservé à la céréaliculture alors que nous enregistrons des excédents dans certains fruit s», a-t-il encore souligné.odejjijel.org

L’Est Républicain 29/05/2017 Par M.Bouchama