Réintégration des 12 aides-soignants dans leurs postes

L’affaire des 12 aides-soignants, qui n’ont pas été affectés à leurs postes de travail à l’issue de leur formation, a trouvé un heureux dénouement.

Les concernés ont été reçus, ce dimanche, par le wali, Bachir Far, pour leur remettre leurs décisions d’affectation, au cours d’une cérémonie organisée en leur honneur. Selon les services de la wilaya, les démarches entreprises par le wali auprès de la Fonction publique, qui a émis des réserves sur leur affectation, ont fini par aboutir à l’attribution d’une autorisation exceptionnelle à ces aides-soignants pour intégrer leurs postes de travail.

 

Il faut rappeler que ces derniers, qui ont suivi une formation de deux années à l’issue d’un concours auquel ils ont participé, ont vu leur affectation annulée suite aux réserves formulées par les services de la Fonction publique, au motif qu’ils sont titulaires du baccalauréat. Le concours d’accès à la formation paramédicale de ce grade est, en effet, exclusivement réservé aux titulaires du certificat de la 3e année secondaire, mais en l’absence de débouchés professionnels, nombreux sont les universitaires qui ont opté pour cette spécialité pour décrocher un poste d’emploi. Depuis la relance de la formation dans ce domaine, il y a quelques années, de nombreux universitaires ont préféré brader leurs diplômes et choisir cette voie qui leur a permis de bénéficier d’un poste d’emploi dans le secteur de la santé.

Des universitaires dans diverses spécialités sont aujourd’hui employés dans les établissements de santé publique, après avoir suivi une formation d’aide-soignant, sans qu’ils soient inquiétés dans le choix pour lequel ils ont opté. Après des années de silence, la Fonction publique est intervenue, cette fois-ci, pour émettre des réserves sur la participation des bacheliers à cette formation, ce qui a eu pour conséquence le blocage d’affectation de ce groupe d’aides-soignants. Sur un autre registre, il est à noter que la moyenne d’accès pour les bacheliers à la formation d’infirmier de santé publique (ISP) à l’Institut national de formation supérieure paramédicale de Jijel est passée à plus de 14/20 cette année. La garantie d’un poste d’emploi, après la fin de cette formation, pousse de plus en plus les bacheliers ayant des moyennes élevées à se rabattre sur cette formation pour éviter les affres du chômage post-universitaire.                                                       

Zouikri Amor