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Retour sur une page d'histoire.

Le projet Bellara

 

 

 

 

Communiqué jijel.info

 

 

 

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Projet de la cimenterie de Bellara à El Milia (Jijel): Est-ce le projet de trop ?

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La cimenterie, prévue pour être implantée dans la zone industrielle de Bellara, à El Milia, dans la wilaya de Jijel, serait-elle l’usine de trop dans un secteur annoncé pour être sursaturé par la production de ciment dans les toutes prochaines années ?

Au centre d’une grande polémique, nourrie par le refus de la population locale de le voir prendre forme dans cette zone, où sont déjà implantées deux installations industrielles que certaines craignent qu’elles soient à l’origine d’émanations polluantes, ce projet continue de faire débat.

 Cependant, entre l’avis et les commentaires des citoyens, qui appréhendent dans leur ensemble les conséquences écologiques de ce projet sur la nature et la santé des habitants de cette ville, il y a certains qui interviennent dans le débat pour donner un point de vue strictement économique. Ils affirment que cette cimenterie ne serait d’aucune utilité économique pour le pays, qui arrive à saturation de ses besoins en ciment de par les installations réalisées et l’absence de débouchés d’exportation.

C’est dans cette optique qu’un ex-cadre du secteur minier a mis en ligne une lettre adressée aux autorités du pays, affirmant mordicus que ce projet n’aura pas la rentabilité économique prévue. Se basant sur un rapport de l’Agence nationale du patrimoine minier (ANPM), repris par des écrits de la presse nationale, Abdeslam Bouchama, car il s’agit de ce retraité du secteur, martèle d’emblée que ce projet ne sera pas viable, une fois achevé. Chiffres à l’appui, il donne les statistiques des 25 millions de tonnes de ciment produits en 2017, ce qui couvre pratiquement les besoins du pays, estimés à 26 millions de tonnes/an.

Entre les projets en cours de réalisation à Relizane, Chlef et Béchar, et l’augmentation prévue de la production des cimenteries de Biskra et Sidi Moussa, l’auteur de la missive prévoit une production qui dépassera, selon les quantités cumulées de toutes ces usines, les 40 millions de tonnes à l’horizon 2020. De quoi presque doubler la couverture des besoins nationaux en ce matériau de construction, qui aura un surplus sur le marché national. Le rédacteur de ladite lettre n’omettra pas, par ailleurs, de noter que trois autres projets d’envergure ne semblent pas avoir été répertoriés dans le décompte officiel.

Pour vérifier la véracité de ces informations, il renvoie les destinataires de sa lettre à la consultation des rapports de l’ANPM pour la production, d’une part, et des rapports de suivi des concessions de gisements de calcaire et d’argile octroyées pour les projets de cimenteries et non encore réalisés, d’autre part. Bref, le pays va, selon lui, au-devant d’une cascade de projets mort-nés de ses cimenteries au point que, souligne-t-il, que le sujet de la saturation très prochaine du marché du ciment est largement commenté dans les milieux initiés.

Le pire est qu’en se basant sur l’avis des professionnels du secteur, il clame qu’il sera impossible d’exporter, même le dixième de l’excédent de cette production, en raison de la concurrence internationale féroce.

Rappelant le dur contexte économique de l’Etat, «qui a recours à la planche à billets», il condamne «la réalisation à tout prix de cette usine tout juste parce qu’elle a été programmée, quitte à aggraver la situation». Face à cette dure et amère réalité, comme il l’écrit, il appelle à l’annulation pure et simple de ce projet. Sur un autre plan, l’auteur de cette missive rappelle qu’il n’a pas mentionné, à dessein, dans son écrit, les retombées néfastes de ce projet sur la flore, la faune, les ressources hydriques, les femmes, les enfants, soit une façon à lui de critiquer ses effets polluants.

Dans sa lettre, il reprend cette impression que partagent de nombreux citoyens de la ville d’El Milia, qui estiment que leur région a été marginalisée, après avoir été une zone interdite durant la guerre de Libération nationale, pour passer ensuite au «statut» de zone sinistrée de par son retard de développement et qui risque de passer aujourd’hui à un autre stade de zone invivable avec cette cimenterie.

«Que devons nous nous efforcer d’oublier de ce que l’ont nous a pris, le centre hospitalo-universitaire, Renault, le pôle universitaire ?», s’interroge-t-il, en énumérant cette panoplie de projets qui ont été promis pour être réalisés à El Milia pour ensuite ne plus voir le jour, avant de conclure : «Nous ne demandons qu’à être démentis par des décisions plus équitables pour notre région.»

Zouikri Amor

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